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Ma vie et moi 🙂
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30 janvier 2022

"j'aime toucher"

J'aime toucher les meubles, en sentir les aspérités du bois, parce qu'ils me rappellent les accrocs que j'ai dans le coeur.
J'aime toucher les corps, parce que j'y vois un dialogue que nul ne me donne autrement.
J'aime toucher les visages,tenir les mains et poser mes mains sur les épaules dans une amitié un peu béate , un peu naive d'un homme qui serait resté un peu enfant.
J'aime toucher les vêtements, me repaître de leurs tissus, parce que c'est une magnificience qui me nourrit.
J'aime me bercer de musique, et toucher les paroles que j'entends, parce qu'elles pénètrent mon âme si troublée.
J'aime que la pluie me touche de sa fraîcheur, parce qu'elle me rend vivant, réceptif à la moindre parcelle d'existence et de lumière.
J'aime entendre des rires à gorge déployée, sincères, honnêtes, francs, parce qu'ils me touchent, enfin, comme s'ils nettoyaient ma peau de leurs scories.
J'aime toucher les pages d'un livre, parce qu'ils sont mes amis, leurs histoires sont mes compagnes de route.
J'aime toucher l'encre de mon stylo, les doigts tachés de la poésie couchée sur papier, parce qu'elle est l'incarnation de mon ressenti, du moment présent que je ne pourrai plus jamais recommencer.
J'aime pleurer, parce que mes larmes sont la présence de mon âme, de ce que je suis et que les autres ne voient pas.
J'aime chanter quand je sens ma voix vibrer dans ma gorge, parce que je ne fais qu'un avec la musique, cette sensation d'ultime présence au monde et à moi-meme, comme si je pouvais pénétrer de mes mots chantés la réalité, comme si mes souvenirs chantés pouvaient pénétrer dans le coeur des autres, partout, en même temps, dans une unité.
J'aime danser, parce que je touche le ciel, que les étoiles entendent mes pleurs, tous ces combats que j'ai menés, tous mes naufrages, danser comme une toupie qui ne finirait jamais de tourbillonner, comme une ivresse sans aboutissement, comme un appel d'âme qui serait enfin compris. Et pardonné.

 

 

 

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30 janvier 2022

"tu ressembles à ta mère"

En ce moment, je ne suis pas ce qu'on appelle de bonne humeur. J'ai des humeurs fluctuantes: parfois agressif, parfois triste au point de sangloter, ensuite indifférent. Il faut dire que je picole pas mal, ce qui n'arrange pas ma stabilité émotionnelle. J'ai l'impression que dans ma tête c'est la roulette russe, un jour j'ai la chance de me sentir bien et je me vois un avenir, le lendemain je me sens noir à l'intérieur.
Je me sens ainsi depuis que aurore m'a dit (innocemment ?) que je ressemblais à ma mère. Elle m'a dit ça sur un ton badin, comme si c'était une évidence. Si elle n'avait pas été ma fille, je l'aurais giflée. Il n'y a rien de pire pour moi que de me dire que je ressemble à ma mère. Physiquement, je sais que je lui ressemble : même cheveux foncés, même nez, même bouche, même minceur. Mais j'ai toujours fait en sorte de ne JAMAIS ressembler à ma mère mentalement. D'ailleurs, je ne la considère plus comme une mère, elle est pour moi une inconnue depuis des années. Elle a passé son temps à m'humilier, me rabaisser. Sa violence, quand elle n'est pas physique, est verbale. Et toujours ciblée contre moi. Sympa avec ma soeur, sympa avec mon frère, mais moi je n'ai droit qu'à des réflexions méchantes ou indifférentes qui me font sentir son mépris.
Je n'ai jamais compris pourquoi elle est comme ça avec moi. Qu'est-ce que j'ai qui lui inspire une haine pareille ? Elle a projeté sur moi ses ambitions déçues, mais je l'ai déçue comme à chaque fois que j'ai entrepris quelque chose. Notre médecin de famille m'avait prévenu, jadis : il m'avait avoué qu'elle exagérait sa douleur pour attirer l'attention sur elle. Ma mère est avant tout une paresseuse et une égoiste forcenée. Elle a toujours été bizarre avec moi, malsaine, ambigue. Plus d'une fois, j'ai eu l'impression qu'elle faisait des crises de jalousie et qu'elle faisait tout pour que je perde le peu d'amis que j'avais. Et ça a réussi. Et son obsession pathologique sur ma beauté, ses gestes déplacés qui me font encore cauchemarder à presque 40 ans. Une mère qui met ses mains aux fesses de son fils en disant "tu me plais... mais non je rigole !", se frotte sexuellement contre son gosse de 7 ans qui vient faire un câlin dans le lit, moi j'appelle ça une détraquée, une incestueuse refoulée.
Depuis que j'ai 7 ans, j'ai peur d'elle. C'est l'âge où j'ai commencé à faire des cauchemars à son sujet, je la voyais droguée, hagarde. Aujourd'hui, quand je rêve d'elle, c'est toujours avec une grande violence, en général je revis en rêve des scènes de dispute qui ont réellement eu lieu il y a dix ans.
Ma mère ne me frappe plus, parce qu'elle sait que je peux rétorquer. Je ne suis plus l'enfant chétif de 12 ans qu'elle insultait et giflait au point de lui faire éclater la lèvre. Il y a quelques années, je lui ai demandée de reconnaître devant mon père, ma soeur et mon frère, qu'elle m'avait maltraité. Elle a éclaté de rire.
J'ai toujours eu peur de lui ressembler. C'est comme si j'avais peur de l'hérédité qu'elle m'a légué. Peur du poison qu'elle a insinué en moi. Je me suis toujours battu contre moi-même, en étant l'opposé de cette femme, en gardant le sourire, en étant gentil avec les autres. Mais j'ai une violence au fond de moi que j'ai du mal à réfréner, une violence que je préfère retourner contre moi. Comme si elle m'avait insufflé sa haine, sa folie. Comme si, au final, c'était la seule chose qu'elle m'avait donné.
Ma mère est dépressive depuis longtemps. Elle a des périodes heureuses, d'autres malheureuses. Son esprit est profondément instable, puéril. Elle n'a jamais acquis la maturité d'une adulte. A 16 ans, elle me faisait honte et pitié. Je l'ai pourtant aidée, j'allais chercher mon frère à l'école, lui donnait son goûter, faisait faire ses devoirs à ma soeur, mais elle n'a jamais voulu le reconnaître, elle a préféré m'humilier sans cesse en disant que je pourrissais tout...Je parle de cette situation affreuse dans une partie de mon roman "la destinée du cygne noir".
Aujourd'hui, j'ai l'impression qu'elle essaye de se racheter une conduite avec aurore. Ou de l'acheter avec des vêtements de luxe, je ne sais pas. Ne manquerait plus qu'elle cherche à évincer ma fille et mon mari (ce qu'elle a déjà tenté) de ma vie, ce serait le coup de grâce. Elle en est capable. Qu'aurore m'ait dit que je ressemblais à ma mère comme si c'était une évidence a ravivé des souvenirs houleux, boueux, sales, douloureux, je n'arrive pas à y faire face. Je noie cette tristesse dans une bouteille de vin. Tous les deux jours environ.Je sais que j'ai le même attrait pour le luxe que ma mère, que j'ai une tendance à la déprime et à la violence... Et si ma fille avait raison ?

26 janvier 2022

le goût du luxe

Nous sommes particulièrement heureux de nos nouvelles acquisitions. Nous avons trouvé des perles rares : une horloge représentant un hibou en nacre et peint à la main, une tapisserie d'alphonse mucha représentant la femme-hiver, un vrai fossile (ganiolite d'il y a 400 millions d'années, trouvé en amérique du nord et europe), une reproduction de la vierge marie tenant dans ses bras l'enfant jésus inspirée d'un tableau byzantin datant entre le 11e et 13e siècle, des chemises en flanelle, un gilet dandy, une lampe tiffany représentant une danseuse de ballet avec une robe-paon en verre peint..


J'ai grandi dans le luxe, forcément ça m'a marqué. Pourtant, quand nous vivions à montréal j'avais changé de style de vie. Plus simple. J'aimais beaucoup le ranch de mes beaux-parents, qui vivent dans la campagne canadienne.On a d'ailleurs ramené un tapis en peau de vache que nous aimons beaucoup, ils nous rappellent de doux souvenirs. Tandis qu'ici, sur paris, je me sens horriblement seul. En 4 ans, je ne me suis pas fait un seul bon ami. Je ne sais pas ce qui coince. Du coup, quand je suis en période de mal -être, j'achète. Je fais quand même attention à ne pas mettre trop cher, mais j'ai clairement des goûts de luxe.

Ce que j'aime dans le luxe, c'est l'idée d'avoir des objets uniques. Je ne supporte plus les objets médiocres, j'ai besoin de qualité, cela me rassure, comble un manque affectif que même l'amour de mon cher et tendre mari n'arrive pas entièrement à remplir. Puis surtout, je repars dans l'élégance. J'ai réalisé que je ne veux plus être le gars vulgaire et provocateur que j'ai été toute ma vie. Je veux mieux, plus chic. Je crois que dans le fond, je ne veux plus faire honte à mon homme. Ni à moi-même.

24 janvier 2022

françois 1er, max gallo

PRichelieu : La foi dans la France - ebook (ePub) - Max Gallo - Achat ebook | fnacas spécialement emballé par le livre. Ressemble plus à un document sur le roi françois 1er qu'à un roman historique. L'auteur insiste beaucoup sur la relation " je t'aime moi non plus " avec charles quint. Mais n'étant fan ni de l'histoire militaire ni des rois, j'avoue ne pas avoir accroché au style de max gallo. C'est néanmoins intéressant, mais je m'attendais à ce que l'auteur présente davantage la passion de l'art faisant du roi "le prince de la Renaissance française". J'ai trouvé le style assez redondant et sec.

16 janvier 2022

écrivain

DSC_0007J'ai reçu début janvier, gratuitement, le recueil de nouvelles "dis-moi plus que des mots d'amour", concours organisé par edilivre. J'ai beaucoup aimé le mot sympathique de la part de l'équipe : "Encore félicitations pour cette magnifique nouvelle !"
Depuis que je publie des livres, je me heurte à deux réactions chez mes interlocuteurs : soit on me regarde comme si j'étais une star, soit on me lance un regard de mépris. Dans un cas comme dans l'autre, je trouve cela incompréhensible. Mais j'ai remarqué que dire "je suis écrivain" suscite rarement de l'indifférence. Souvent, on me demande : "est-ce que vous publiez ?" Euh,la réponse me semble évidente, mais elle ne l'est pas pour tout le monde apparemment. Il y a en effet beaucoup de personnes qui ne réussissent pas à se faire publier. Ils écrivent des manuscrits mais sans passer du côté de l'édition.

Quand j'étais adolescent, pour moi devenir écrivain était un rêve. C'était quasiment un honneur. J'écris de la poésie depuis mes 15 ans, des nouvelles depuis mes 12 ans. J'ai mis du temps avant de savoir bien écrire. Pour les poèmes, je me suis servi des règles littéraires que j'apprenais à l'école, puis je m'en émancipais dans mon coin grâce à de la prose sentimentale. Ce n'est que récemment que je me suis remis à l'écriture de la poésie, et j'ai réalisé combien ma façon d'écrire avait évolué. Elle est nettement plus scénique, théâtrale, artistique. C'est ainsi que j'ai réussi à constituer un recueil qui va être publié.


J'ai le sentiment qu'aujourd'hui le métier d'écrivain s'est considérablement galvaudé à cause des ebooks. Un ebook, ce n'est pas qu'un support numérique, c'est aussi autre façon d'envisager l'écriture. J'ai déjà vu des internautes qui se disent écrivains juste parce qu'ils ont publié un ebook de 20 pages et qu'ils se font de la "pub" via leurs réseaux sociaux ! Etre écrivain, c'est écrire régulièrement avec qualité. J'ai l'impression que les gens d'aujourd'hui ne respectent plus du tout ni les livres ni les auteurs. Qu'il n'y a plus d'écrivains mais des scrivaillons. C'est le moment où je suis censé dire : "mais je ne suis pas un gros prétentieux, mes ouvrages ne sont pas mieux que les autres". La vérité, je ne le pense pas. Tout simplement parce que je suis fier d'avoir publié des livres que j'ai écrits avec le coeur, avec des souvenirs, avec des recherches culturelles. J'ai tenté d'écrire de la littérature. Voilà pourquoi j'ai mis un point d'honneur à publier des livres qui ont du contenu, autrement dit au moins 200 pages. Pour moi, écrire des livres n'a rien à voir avec la source de revenus que je peux en tirer. Dans le fond, je suis poète, or la poésie est l'art le plus désintéressé qui soit. On écrit par amour des mots, de l'art. Or aujourd'hui, plein de gens publient à la va-vite des bouquins de moins de 100 pages, ne se relisent même pas eux-mêmes, n'écrivent pas des histoires cohérentes, les poèmes ressemblent à ceux d'un collégien.


Je me souviens d'une copine de classe, en seconde, à qui j'avais fait lire un de mes poèmes. Elle m'avait dit : "on dirait du rimbaud". En effet, j'écris comme les symbolistes, je m'en suis rendu compte cette année en écrivant mon recueil.
Ce qui me chagrine, c'est l'attitude des professionnels du livre, les librairies, les bibliothèques, les blogs littéraires. J'ai l'impression qu'ils ne prennent pas au sérieux mes livres parce que je ne suis pas un écrivain connu. Je suis tenté de m'énerver face à cette stituation frustrante, mais en fait je les plains s'ils ne sont pas capables de différencier les nouveautés littéraires plus ou moins merdiques des auteurs qui cherchent à publier de la qualité. Je suis également déçu de manque total de contact avec les maisons d'édition : en tant qu'auteur, je n'ai jamais entendu la voix ou vu les membres de l'équipe. Je propose mon manuscrit, si ça plaît au comité de lecture on me crée une maquette, je donne mon accord et l'ouvrage est publié. C'est chacun dans son coin.

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14 janvier 2022

le covid dans ma vie


J'ai la chance de ne pas avoir attrapé le covid. Mais je ne jure de rien, on ne sait jamais ce que nous réserve l'avenir.
Dépasser les 300 000 contaminations quotidiennes m'angoisse. Cette énorme crise sanitaire fait ressortir mon côté loup solitaire. Je me claquemure chez moi, et en suis totalement satisfait.


Au début, j'avais du mal à mettre de distance avec autrui, parce que je me suis habitué depuis plusieurs années à avoir une fausse vie sociale. Je dis "fausse" car en fait je n'aime pas du tout le contact avec les gens. Tout simplement parce que les gens sont malveillants, indifférents. L'indifférence est la plus grande des violences.
J'ai réaménagé notre appartement. A l'orgine, il n'était pas prévu qu'on reste aussi longtemps en france. Je voulais juste faire mon spectacle de danse gothique puis retourner au canada. Mais là, nous sommes coincés, d'autant plus que je ne suis pas vacciné. Pour le moment, je refuse de l'être. Non que je sois un militant anti-vaccin, simplement j'ai une peur bleue des vaccins. Avoir un virus qui se balade dans mon corps me fait horreur. Mon mari s'est fait vacciner cet automne... eh bien, il a eu de gros coups de fatigue durant trois semaines. Ma fille, elle, l'a plutôt bien supporté. Mais moi, je n'ai pas confiance dans la médecine chimique. Je refuse de donner mon argent au monde médical, qu'il s'agisse des hôpitaux, des pharmacies ou cabinets de médecins. Mon attitude est peut-être radicale, mais j'ai une grosse dent contre l'halopathie depuis que j'ai été aux urgences pour une phlébite... et que les urgentistes n'ont même pas vu les deux caillots que j'avais dans la jambe. Je suis ressorti de l'hôpital avec une ordonnance pour avoir du dopliprane. J'aurais pu mourir si mon organisme avait été moins résistant. Depuis, je boycotte le monde médical, sauf cas de force majeure.
Je pense que les gens n'ont aucune hygiène, voilà pourquoi il y a tant de contaminations. Les vaccinés diffusent considérablement le virus car ils ne prennent aucune précaution : ils ne se lavent pas les mains, certains ne se lavent pas tout court, ils crachent dans la rue, se rassemblent en bandes... On est désormais obligé de remettre le masque dans la rue. POur ma part, je n'avais jamais cessé de le garder. Certains me regardaient de travers comme si j'étais fou, mais j'avais raison de mettre le masque en public. Je ne le retire que quand je suis totalement seul, c'est à dire pas souvent. Chez moi, j'aère beaucoup. Je nettoie au savon noir et huiles essentielles purifiantes. Je ne supporte plus du tout les gens qui font comme si le covid n'était qu'un rhume inoffensif. Les boîtes de nuit sont fermées, tant mieux, cela fait des nids à délinquance en moins.


Cette crise sanitaire qui n'en finit pas me semble justice. Après tout, l'espèce humaine détruit l'environnement, il est logique que la Terre se venge en envoyant des virus qui mutent.
Le spectacle que je suis en train de co-créer avec une amie est suspendu "par précaution". Du coup, rebelote entraînement en visio. Ce n'est pas très pratique, mais au moins la troupe continue d'exister. En ce moment, on travaille sur Les Nocturnes de chopin . Mon amie joue divers morceaux au piano, et nous ajoutons une touche sobre de danse classique par derrière. C'est novateur. Par contre, on ne se voit carrément pas mettre le masque triangulaire FFP2 qu'il est conseillé de mettre en ce moment, c'est trop étouffant.
Est-ce que le covid a changé ma vie ? Oui, clairement. Déjà, les confinements m'ont fait prendre conscience que je voulais dorénavant rester fidèle à mon mari. Ensuite, le fait de ne plus avoir de vie nocturne (boîte de nuit, bar, fêtes...) m'a permis de me recenter sur mes priorités personnelles et de redevenir moi-même, sans avoir l'envie de jouer des rôles. Enfin, ça a été l'occasion de renouer avec mon amour de l'écriture. Comme ma carrière de danseur-chorégraphe ne bat pas son plein à cause de la crise sanitaire, je reviens à des passions que j'avais jadis mises de côté.


Je n'ai jamais été aussi content d'être maniaque ! J'ai toujours aimé me parfumer, prendre soin de moi, me laver, mais alors là dès que j'ai un moment j'aére, nettoie tout (jusqu'à la semelle des chaussures et les bouteilles de vin). Hélas , on ne peut pas retourner à montréal à cause des frontières. Du coup, cette situation me permet de renouer avec mon identité française, tant dans ma façon de m'habiller que de cuisiner.
Le covid n'est pas un hasard. Je fais ressortir également ma personnalité très croyante, que celaplaise ou non à autrui. Je vais souvent dans les églises pour prier, chaque jour je fais mes prières juives et demande régulièrement des bénédictions pour garder bonne santé. Je me sens mieux depuis que je ne fais plus semblant d'être athée.

Ce qui m'effare,c'est que les gens ici ont la même mentalité qu'aux usa : ils se croient plus forts que le virus. Ils ont la mentalité du "can do", ils veulent continuer à avoir une vie normale: aller à la piscine, au cinéma, aux concerts, aux manifestations... sans prendre de gants. Or, n'importe qui avec un peu de bon sens sait qu'on doit s'adapter à la situation, on ne peut pas continuer d'imposer notre mode de vie de consommation effrenée à un environnement déjà très abîmé. Le covid est là pour nous dire "stop", et qu'est-ce que nous faisons ? Nous contnuons de polluer la planète avec les iphones (qui ajoutent autant d'effet de serre que les avions), avec la voiture, avec le plastique (les médias ne parlent pas assez de la catastrophe écologique perpétrée par tous les Connards qui jettent leurs masques dans la nature). Le covid est le nouveau choléra, ce n'est pas parce que des petits médecins ont su créer un vaccin tout relatif que nous pouvons prendre le virus à la légère.

 

 

10 janvier 2022

jalousie

Le matin du 24 décembre, j'ai fait une sieste. Et durant cette pause, j'ai fait un cauchemar. Ou plutôt, un rêve qui m'a fait pleurer.
Je téléphonais à un ancien ami de fac.Une nana me répondait, je lui disais que je voulais parler à guillaume. Elle me le passait, sans même demander qui j'étais. Le gars semblait content de me parler, puis il me dit d'attendre. Je l'entends alors taper sur ordinateur, faire ci et ça... mais il ne me répond toujours pas. Et moi j'attends au bout du fil, j'attends....

En soi, ce n'est pas un rêve bien trash, mais quand je me suis réveillé, j'ai pleuré. Pourquoi ? Parce que ce rêve réaliste symbolise complètement l'état de mes amitiés : j'attends, et on ne me donne rien en retour.


Ce que je souhaite pour cette nouvelle année, c'est prendre de la distance, voire couper les ponts, avec tout le monde. Tout le monde se fout de moi, pour quelle raison est-ce que je devrais rester attentif à ce qu'on me raconte ? Je ne suis entouré que de gens indifférents à ce que je fais et dis. De mes parents à mes prétendus amis, je n'ai droit qu'à des silences. On se fout de ma gueule.
J'ai ce problème avec les autres depuis que j'ai 15 ans. Je n'ai jamais compris pourquoi mais le schéma se répète sans cesse : on me trouve super sympa, on me regarde avec des étoiles dans les yeux, on me trouve adorable, on me fait des confidences et puis un jour plus rien. Indifférence totale du jour au lendemain. Le seul qui ne m'a jamais fait ce genre de coup bas, c'est mon mari. Il est stable psychologiquement, voilà pourquoi je l'aime tant. Je lui ai parlé de cette situation nauséabonde à maintes reprises . Pour lui, les choses sont claires : mes "amis" sont tout simplement jaloux. Jaloux parce qu'ils me trouvent pus beau qu'eux, jaloux parce que j'ai réussi ma carrière de danseur, jaloux parce que mes parents ont de l'argent, jaloux parce que je suis en couple depuis près de 20 ans, jaloux parce que j'ai des enfants, jaloux parce que j'ai publié des livres, jaloux parce que je porte des vêtements élégants...La jalousie n'a jamais de limites. Pendant des années, j'ai culpabilisé. On m'a fait culpabiliser, plus exactement, en me disant que tout était de ma faute, ma propre mère qui me disait que je pourrissais tout...On me jalouse, alors on cherche à me détruire intérieurement, c'est pire qu'immonde.


J'ai du mal à parler de cette situation parce qu'elle me force à me rappeler des souvenirs douloureux que je souhaite (sans y arriver) oublier.
Du coup, je ne veux plus de contacts humains dans ma vie, sauf relations professionnelles et administratives.Les prétendues "amitiés" n'en sont pas, de même que la "famille" avec mes parents et ma soeur. D'un côté, c'est vrai, prendre cette décision me fait mal parce que je suis d'un naturel aimant et confiant, mais quand je vois les conséquences désastreuses que ça met dans ma vie, les tourments que ça met dans mon coeur, je préfère m'en passer.

9 janvier 2022

sainte alix le clerc

Sa famille habitait Remiremont dans les Vosges était riche.

Alix était belle, elle aimait la vie, la danse et les danseurs. Et puis, un jour, elle se convertit. Elle avait vingt et un ans.

Ce ne fut toutefois qu'après une vision de la vierge marie, durant la grand-messe dans l'église Notre Dame, qu'elle prit conscience de sa vocation.

Immédiatement, elle changea de vie, s'habilla d'une robe de paysanne, et refusa tout loisir, se consacrant exclusivement à la prière et aux mortifications, malgré l'étonnement et les quolibets de son entourage.

Sous la direction spirituelle de saint pierre fourier, elle se donna à l'éducation des jeunes filles en fondant la congrégation Notre-Dame (Chanoinesses de Saint-Augustin).
Sa vie est faite de simplicité, de prière et de respect de la grâce de Dieu en chaque jeune dont elle recevait la charge éducative.C'est elle qui eut l'idée de fonder une « Maison nouvelle de filles pour y pratiquer tout le bien qu'on pourrait ». Son confesseur, auquel elle s'était confiée, essaya d'abord de tempérer son enthousiasme, avant de se rendre à ses raisons et de lui donner l'autorisation de prendre avec elle quelques compagnes, leur donnant l'ordre de s'occuper des pauvres de la région.

Malgré le succès de cette première école, la foi et l'enthousiasme de la communauté réunie autour d'Alix, les difficultés ne manquaient pas, à commencer par l'hostilité des dames du Chapitre, toute de bonne noblesse, peu enclines à voir s'épanouir si près d'elles un groupe aussi vertueux et austère alors qu'elles-mêmes ne l'étaient guère. Madame d'Apremont réussit à persuader Alix et ses compagnes de s'installer à mattaincourt dans une maison qu'elle venait d'acquérir. Ce qu'elles firent avec la protection de pierre fourier, curé du lieu.

 


Elle meurt le 9 janvier 1622 au monastère de Nancy, récemment fondé. Pie XII la béatifie le 4 mai 1947.

« Ceci me réjouit, de me retirer du monde qui m'ennuyait sans en savoir la cause »

 

7 janvier 2022

vie et destin de jésus

Image d'une page de livre. Cliquez pour afficher l'aperçu.J'ai trouvé cet ouvrage formidable d'une part parce qu'il n'y a aucun prosélytisme religieux, d'autre part parce qu'il y a une grande minutie dans le travail de recherche effectué par l'auteur qui est à la fois historien et bibliste.
Il s'agit de découvrir qui était le jésus de l'histoire, autrement dit le jésus humain. Il s'appellait yechoua ben notsri. Il était juif palestinien. Il était guérisseur. Ce livre va bien au-delà de l'imagerie chrétienne traditionnelle pour le moins trompeuse. On se rend compte en lisant les chapitres que les propos de jésus ont été déformés par l'église ainsi que par les juifs, l'une voulant en faire un dieu tandis que les autres le ridiculisaient en en faisant un idôlatre. Contrairement à l'image d'épinal, jésus n'avait rien d'aryen, au contraire l'archéologie le montre avec la peau foncée, les cheveux foncés, le style sémite oriental. De même sur la croix à golgotha il n'a pas été cloué aux mains mais aux avant-bras.
Jésus fut jugé coupable de sorcellerie et de blasphème, puis condamné par ponce pilate à la crucifixion, torture hélas courante au 1e siècle.
M'étant converti au christianisme, j'ai toujours vu en jésus christ ( du grec christos qui signifie messie, devenu son nom propre après la réssurection) un sage, un prophète dont les enseignements moraux tournaient autour de l'amour universel. Par contre, je n'y ai jamais vu un dieu. C'est le prosélystisme chrétien qui a divagué sur ce sujet, notamment à cause des évangiles apocryphes (écrits après pâques). Mais le message que je retiens de ce livre, c'est que yechoua fut avant tout un croyant, probablement rabbin, qui ne cherchait pas à déformer la Torah mais qui simplement était un kabbaliste avant l'heure. Un 'hassid avant l'heure. Son message d'origine est vraiment très proche du 'hassidisme, ce mouvement juif tourné vers la pratique constante du 'hessed (générosité). Par contre, il s'en sépare pour tout ce qui touche aux lois de la pureté séparant les juifs des autres nations, les ablutions des mains et du corps, les lois alimentaires. Il considérait qu'il fallait diffuser la sainteté de soi aux autres plutôt que de se couper des autres jugés impurs. C'est d'une très grande force morale.
C'est un livre que je recommande à ceux qui veulent se débarasser des préjugés toxiques sur le personnage central du christianisme

4 janvier 2022

saint robert de reims

Image illustrative de l’article Robert de Lenoncourt (archevêque de Reims)Il est né vers 745.

D'abord abbé bénédictin d'Orbais dans la Marne, il fut archevêque de Reims. C'était à l'époque du changement de dynasties des rois mérovingiens. Exilé en Gascogne, il put revenir à Reims où il avait été supplanté par un évêque à la solde de Charles Martel. Il connut alors une vie de prière et d'humiliations, retiré dans la solitude, n'ayant pour joie que de pouvoir célébrer, de temps à autre, une liturgie dans sa cathédrale, selon le bon vouloir de son remplaçant.

Comme archevêque de Reims, il réédifie le portail de la basilique de saint rémi et la dote de dix tapisseries représentant la vie du prélat. Le 25 janvier 1515, il saxre le roi François 1e dans la cathédrale de reims.

Il fit d'autre part de grands biens à son église, nourrissant  tous les jours trois cents pauvres lors d'une famine survenue en Champagne en 1520.

2 janvier 2022

"est-ce que tu m'aimes encore ?"

Mes fêtes de fin d'année ont été mitigées.D'un côté, mon avent fut gâché par des rdv inutiles avec pole emploi, dont je me suis débarassé in extremis en m'engageant dans une formation à distance. Me voilà donc sur le chemin pour devenir écrivain public. D'un autre côté, j'ai passé un excellent noel rien qu'avec mon homme, notre fille nous faisant un peu la gueule depuis qu'on lui a retirée son iphone et qui a décidé de passer le réveillon chez mes parents. Me retrouver seul avec mon mari m'a fait du bien. Il a le don de me faire des cadeaux qui correspondent à ce que je suis. J'ai eu de somptueux bijoux, à la fois pour mon annif et pour noel. Des colliers féminins, l'un avec pendentif en saphir, un autre chrétien en forme de croix copte plaquée or portant un héliothrope, dite "pierre du martyr" qui représente le sang de jesus christ. Mon fils et sa mère m'ont envoyé un chapelet en nacre et émail.

Durant tout le mois de décembre, j'ai lu la biographie de jesus christ, cela m'a permis d'oublier la saleté flippante du monde environnant et sa flambée hallucinante de covid (94 000 le 24 et 104 000 le 25...). La pharmacie à côté de chez nous a été prise d'assaut, mon mari m'a dit qu'en allant chercher la bûche à la boulangerie, il a vu une quarantaine de personnes ( collées les unes derrière les autres) dans la rue qui attendaient de se faire tester au covid. Franchement, on peut faire ça un autre jour que noel quand même...


DSC00033Heureusement, le bon vin de caviste nous a aidés à garder bon moral, surtout la bouteille de "croix des gentis" de 2018 à 14 degrés, un vrai délice en bouche avec le fromage et la dinde farcie au foie gras de canard...
Aurore a reçu en cadeau de la part de mes parents une robe chanel et nous, une lampe Art Nouveau Tiffany avec abat-jour en vitrail et socle en résine patiné à la main.Je ne suis pas étonné, ils ne jurent que par le fric. Je n'ai pas voulu aller les voir, je souhaitais passer un noel tranquille, ma vraie famille se résumant à mon homme et ma fille. J'ai dit que je me sentais malade. Mon mari a quand même été apporter les cadeaux que j'avais achetés pour eux , ma soeur et et mon frère: des parures de lit (bouti, draps, housses de couette), vêtements (manteaux, pantalons, chaussures), livres (sur les amerindiens et romans policiers)...


Le réveillon, nous avons regardé le film "noé", on avait besoin d'avoir un noel religieux. L'aspect gamin du petit (et obèse) papa noel nous a toujours rebutés, noel est avant tout une fête chrétienne. Ce moment est un rappel de l'amour et du désintéressement. On a écouté nos messes sur radio notre-dame, cela nous a fait chaud au coeur. Par contre, on n' a pas été à la messe de minuit à cause du covid, puis on était fatigués à cause du vin. ça s'est plutôt fini en câlin de minuit lol. Mon homme me demande souvent si je l'aime autant qu'avant à cause de son âge. Il a 48 ans, quelques cheveux blancs et des poignées d'amour, mais je suis toujours raide dingue de lui tant physiquement que mentalement, même plus qu'avant.


Nous avons offert à aurore des jeux de société traditionnels, dont un mini-billard. On veut qu'elle apprenne à vivre sans iphone. Dernièrement, elle a eu des soucis de santé à cause de l'iphone. Elle avait la manie, comme beaucoup d'autres, de le poser sur son ventre, n'y voyant pas la dangerosité. Du coup, elle avait souvent mal aux ovaires. Le médecin lui a dit que les ondes de l'iphone risquaient de la rendre stérile si elle continuait. Donc, boycott iphone de merde et welcome les jeux en bois.


Quant au 31, nous l'avons fêté tranquillement chez nous. J'ai concocté un repas gourmet traditionnel : coq au vin, terrine de chevreuil aux noisettes, pâté de caille aux pruneaux, flûteaux de jambon, raviolis aux poissons avec sauce à la langoustine, papitou, soufflés de crabe et noix de saint-jacques, vin magnum "secret cathare" de gaillac, chocolats à la liqueur, saucisson au chocolat...J'ai aussi offert quelques petits cadeaux, car pour nous noel continue jusqu'à l'épiphanie : un tapis, une horloge avec chants d'oiseaux et un protège fauteuil matelassé...
Notre miss conneries a eu son repas de noel : boudin blanc-chantilly lol. Elle s'est assise sous le sapin, en plein milieu des paquets enrubannés: elle a été notre plus joli cadeau !

 

 

 

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