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Ma vie et moi 🙂
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27 juillet 2024

Je suis content d avoir réussi mes premières escalopes de poulet panées !! Avec de surcroit une sauce béarnaise faite maison, pas grasse du tout . c est juste une sauce au yaourt avec de l oignon, du citron, de l échalote et du poivre😂

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15 juillet 2024

questionnaire littéraire

Il y a un an, j'ai répondu à un questionnaire pour la revue littéraire "L'encrier renversé".

Nom (ou nom de plume) :   Alex. N / Alexandre Nolet

Mes livres : 
- l'anachorète, alex.N, écho éditions (poésie)
- le requiem du danseur, alex.N, écho éditions (roman)
- la destinée du cygne noir, alexandre nolet, édilivre (roman)
- mime ta vie, alexandre nolet, édilivre (essai)
- danse avec moi, alexandre nolet, édilivre (essai) 
- portraits brisés, alexandre nolet, édilivre (nouvelles)

 

1. La nouvelle : votre distance de prédilection ou l’un des plis de votre éventail littéraire ?
J'ai débuté mon aventure littéraire par des romans et des essais, mais récemment j'ai publié un recueil de nouvelles. Tout dépend de mon objectif. Pour brosser des portraits, par exemple, je deviens nouvelliste. Le rythme est plus court et plus intense.

2. Êtes-vous transgenre (blanc, noir, rose, fantastique, fantasy, S-F…) ?
J'aime aller au-delà des genres, qu'ils soient littéraires ou identitaires. D'ailleurs, pour moi les deux sont indissociables. J'écris selon mes humeurs bipolaires, donc mes écrits sont parfois borderline. En général je suis plutôt inspiré par le style noir. J'alterne entre noir et fantastique. Si je suis transgenre ? Oui.
 

3. Vous êtes-vous déjà autoédité(e) ?
Jamais, et l'expérience ne me tente pas. C'est très cher et on n'a aucun moyen fiable de diffuser son ouvrage.
 

4. Êtes-vous ou fûtes-vous un(e) « coureur/coureuse » de prix (d’écriture) ?
Pour le moment, je me contente de proposer certains de mes livres au Prix du roman gay, où j'ai d'ailleurs reçu ce prix en 2022 dans la catégorie érotique pour mon livre "le requiem du danseur". J'ai regardé d'autres prix d'écriture mais il y en a tellement que je m'y perds et cela me démotive car il faut pour chacun en éplucher les caractéristiques pour trouver celui qui correspond au profil exact de l'ouvrage proposé. Quitte à participer à un prix littéraire, je préfère viser haut comme Femina ou Goncourt plutôt que de perdre mon temps à participer à des prix littéraires dont personne - pas même les librairies- ont entendu parler car finalement on s'excite pour rien.
 

5. Entretenez-vous des rapports amicaux et/ou de collaboration avec certaines revues, certains éditeurs de nouvelles ?
Pas du tout, je n'ai la chance d'avoir été pistonné.
 

6. Animez-vous un blog, un site littéraires ? Fréquentez-vous les webforums dédiés à l’écrit ?
Je possède un blog qui est à la fois personnel et littéraire. J'y parle de mes lectures, non pour jouer au chroniqueur, mais parce que mon identité dépend entièrement de ce que je lis. Je lis donc je suis. En revanche, je ne vais sur aucun forum dédié à l'écriture car je n'aime pas qu'on me dicte la moindre règle de conduite en matière de lecture ou d'écriture. Je lis et j'écris ce que je suis, les réactions des autres n'y ont pas leur place, je n'aime pas être influencé par la société actuelle. Sur mon blog, je présente des bouquins que le public a zappé, soit parce qu'ils sont épuisés, soit parce qu'ils sont passés de mode. J'aime fouiner dans les rayonnages oubliés, chez les bouquinistes. C'est ainsi que je découvre des perles rares, comme certains livres chrétiens anciens dont personne n'a entendu parler et qui regorgent de sagesse.
 

7. L’atelier d’écriture est-il un passage obligé ?
L'atelier me semble une bonne idée pour les adolescents qui souhaitent apprendre à écrire correctement un texte. Un peu comme au collège, à l'époque où l'on écrivait des rédactions. Pour ma part, j'ai appris le minima à l'école, puis j'ai gagné en autonomie au fil des ans. J'ai mis longtemps avant de savoir bien écrire, mais c'est grâce à mon caractère autodidacte et libre que j'ai pu créer mon style littéraire personnel. Le problème, selon moi, des ateliers d'écriture, c'est qu'on n'apprend aucunement à développer sa personnalité littéraire, au contraire on apprend à copier les autres en y collant des règles d'écriture toutes faites qui n'auront jamais rien de percutant.
 

8. Noircir des feuillets blanchit-il vos nuits ou est-ce une activité de fin de semaine ?
Je peux passer des mois, voire des années, sans écrire. Ecrire n'a jamais été pour moi un loisir. Je n'écris pas comme on joue au mini-golf en espérant mettre le bon mot dans le bon trou pour éviter la page blanche. Toutefois, je n'écris pas non plus 100 pages en une nuit. Ecrire est pour moi vital, mais je ne force pas l'inspiration. J'écris quand j'en ressens le besoin, la démangeaison qui frise la piqûre de moustique.
 

9. Êtes-vous tourneur/tourneuse de phrases ou adepte de l’épaulé-jeté ?
Epaulé-jeté, j'adhère ! J'ai horreur de me relire. Je corrige les fautes grammaticales, de conjugaison, mais je prends le parti de l'écriture quasi-automatique. Ma tête livre sur papier des phrases dont après, bien après, je trouve le sens. C'est ainsi que j'écris ma poésie, en tout cas. Une sorte d'écriture un peu zinzin sort de moi, comme le vilain croque-mitaine de sous le lit. 
 

10. Avez-vous la ponctuation scrupuleuse, insoucieuse, inventive ?
Inventive, fantaisiste, soupe-au-lait, agressive. C'est mon caractère très direct, théâtral et acerbe qui ressort dans ma ponctuation.
 

11. Votre façon d’écrire : sobre, sèche, musculeuse, précieuse, expérimentale, synthétique, psychologisante, poétique, humoristique… ?

J'ai plusieurs façons d'écrire, cela dépend du sujet abordé. Pour mes romans, j'ai clairement utilisé une écriture psychologisante pour mieux cerner les tressaillements de mes personnages. En revanche, pour ma poésie, mon style est nettement plus expérimental, humoristique. Je borde ma poésie de jeux de mots loufoques. 
 

12. Avez-vous des tics d’écriture, des marottes (usage répété ou proscription d’un signe de ponctuation, de termes, d’un temps…) ? Un thème obsessionnel ?
J'ai deux obsessions littéraires : la mort et l'homosexualité. Mes poèmes tournent sans cesse autour du thème de la mort, de la folie car je suis inspiré depuis mon adolescence par le romantime noir et le symbolisme du 19e siècle. Quant à l'homosexualité, j'y vois probablement le besoin d'extraire une sensibilité à fleur de peau en la couchant sur papier. Je fais partie des auteurs torturés, tourmentés. Je suis obsédé par l'obsession. En fait, j'ai surtout une manière assez autiste d'écrire , je suis dans mon monde, l'environnement s'écroule sous le tremblement de terre de mes ressentis phrasés.

13. Pourriez-vous co-signer une œuvre fictionnelle ?
Pourquoi pas ? A condition que le contrat soit honnête et que les drois d'auteurs soient réels.
 

14. Écriture et relectures se font-elles à l’écran ou l’étape papier est-elle nécessaire ?
Sur écran. J'ai égaré ma machine à écrire.
 

15. En usant d’une métaphore, qu’est-ce qu’une nouvelle réussie (ex. « Un fil tendu. ») ?
Sur le fil du rasoir. Pour tenir le lecteur en haleine. Mais je n'ai pas dit qu'elle devait être rasoir pour autant.
 

16. Que vous inspirent le fleurissement sur la Toile des plateformes d’autoédition, l’éclosion des générateurs de textes par l’IA ?

Déjà, j'ignore ce qu'est l'IA. Je suis tout sauf geek, internet m'ennuie et m'indiffère. 
En théorie, je trouve cela super que des tas de gens puissent publier eux-mêmes leurs livres, trop de maisons d'édition de qualité sont fermées aux auteurs qui ne sont pas des têtes d'affiche. Toutefois, dans l'autoédition on trouve parfois de sacrées merdes, illisibles, bourrées de fotes d'ortografe, où on sent que l'auteur ne sait pas du tout mettre en scène son écriture. C'est quand même une porte grande ouverte au n'importe quoi. Ecrire, ça s'apprend, ça se développe sur des années. On ne peut pas s'investir dans une mission d'écrivain si on n'a pas les entrailles qui vont avec. Etre écrivain, c'est une âme, pas juste un paiement de 1000 euros pour dire : "youpi j'ai réalisé mon rêve" pour ensuite devenir un flop monstrueux.

 

17. La nouvelle est-elle suffisamment mise en lumière ? Quelles actions seraient profitables à sa promotion ?
Récemment, j'ai lu un excellent recueil de nouvelles : "le temps mort", de rené belletto. Ses textes ont été écrits dans les années 70, ils sont aberrants, absurdes, entre folie et génie. Comparativement à certaines nouvelles proposées gratuitement sur des librairies en ligne, c'est le jour et la nuit. René belletto a un talent fou, tandis que les nouvelles écrites aujourd'hui sont terriblement fades, calquées sur les films américains à intrigue violente. La meilleure promotion pour les nouvellistes ne serait-elle pas d'avoir du talent ?
 

18. Êtes-vous gros(se) lecteur/lectrice ? Plutôt livres papier ou « immatériels » ?
Je lis énormément. Pas un jour ne s'égrène sans lire. Je mourrai moins bête. Livres papiers pour le plaisir, ebooks si je trouve des perles rares seulement en pdf. Moi mal voir sur écran, mal à la tête.
 

19. Quel est le titre de votre recueil de chevet (tiré de la production mondiale) ?
Quand j'aime un livre, c'est à vie. Mon livre de chevet est la Bible. Mais j'ai également dans le coeur "La confession d'un enfant du siècle" d'alfred de musset, un roman qui m'a transformé, m'a rendu romantique au sens sombre.
 

20. Quel(le)s sont les nouvellistes de langue française (toutes époques confondues) de votre panthéon ?

 René belletto, Edgar poe, Guy de Maupassant. On entre dans leurs univers, on n'en sort pas sans bleus.

21. Vous sentez-vous en amitié, en cousinage avec d’autres auteur(e)s du temps présent ?
Non. Dans mon coeur réside un temple de bouquins oubliés et poussiéreux. Quitte à paraître cynique, je n'ai pas beaucoup d'estime pour le trop-plein d'auteurs actuels qui ne jurent que par le fric, le succès sur les réseaux sociaux, leur image : les couvertures insipides de la plupart des bouquins en disent long sur l'absence de sens des contenus. J'essaye tant bien que mal de me démarquer du lot. Le livre est devenu un objet de consommation comme un autre, le métier d'écrivain n'est plus pris au sérieux à cause du flot ininterrompu de gens qui ne savent pas écrire et qui écrivent quand même, au risque de salir toute la beauté du mot "littérature". Pour moi, écrire revient à jouer un rôle ; le papier est la scène.


🤩Extrait du livre " l'anachorète"🤩 :

C'est dans la peur que sa voix se faisait entendre,
De ci, de là, elle interprétait les aléas de la vie
Comme autant d'incrédulités tapies
Derrière le masque mortuaire qui voulait pendre

Celui dont l'esprit s'était envolé.

C'est dans la tristesse que les âmes quittent ici-bas,
Que les verbes hauts se métamorphosent en las trépas,
Que l'arc-en-ciel ne transporte plus de magie ni de naiveté.

C'est dans le cauchemar que s'insinue le poison
Des souvenirs que l'on fuit, à l'instar

Des hurlements mesquins que l'on pousse sur la frondaison
Des arbres desséchés par les paroles ignares.

J'ai regardé, un jour, ce tableau qui me maudit ;
Semblable à un portrait défiguré, fissures
Et balafres sur un oeil qui ne voit que blessures,
J'ai gravi les échelons d'espoirs sans fin qui m'ont trahi.

C'est sur du vélin que j'écris tant de rimes impromptues,

Des textes sacrés mangés par les vers,

Des parchemins sur lesquels j'ai aimé rêver, tête à l'envers,

Dire le juste et son opposé, timides et farfelus.

C'est sur une chanson troublante

Que j'ai vomi les mélopées teintées de faux bonheur,

Indifférente parodie qui, lassante,

S'est fait fi de toutes les tragédies qui furent les leurs.
 

15 juillet 2024

anecdotes du jardin

 

S'il y a bien une chose que je n'aime pas, c'est quand mes minettes tuent des oiseaux et souris dans le jardinet. Je culpabilise d'autant plus que je les attire en leur donnant à manger (mélange de riz-flocons d'avoine-madeleine-semoule). Il y a des mésanges, des rouge-gorges, des pies, des corneilles, des pigeons et des moineaux. Ce matin, j'ai trouvé ma miss conneries en train de jouer avec une mésange qu'elle venait de tuer 😑...Je l'ai enterrée. Il y a des gens qui n'ont aucun égard pour les animaux trouvés morts ou agonisants  chez eux, ils les foutent à la poubelle comme si ce n'était rien ! Pas moi. Je les mets en terre, je fais une prière comme pour n'importe quelle créature.

 

Chose plus marrante, ce matin j'ai trouvé dans mon carton à engrais un ...ustensile de guitare ! ça sert pour gratter les cordes sans se faire des ampoules au bout des doigts ... Je vais m'en servir ! C'est la première fois que j'en vois un avec un look aussi psychédélique ! 😂