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Ma vie et moi 🙂
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Ma vie et moi 🙂
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30 octobre 2021

Danse avec moi

dan

Cela faisait longtemps que j'avais l'envie d'écrire un ouvrage sur la danse classique. Voilà c'est fait !
J'ai choisi une couverture culturelle qui montre le premier genre de tutu qui couvrait les genoux. C'est surtout au 20e siĂšcle que le tutu s'est considĂ©rablement raccourci pour voir le jeu de jambes de la danseuse, au point d'en ĂȘtre selon moi assez vulgaire.
Vous y trouverez l'histoire générale du ballet, mais également des citations sur la danse, les explications de termes techniques, des ouvrages anciens sur la danse classique...
J'espÚre que cela vous intéressera !

 

 

Danse avec moi - Alexandre Nolet - Edilivre

Histoire de la danse classique Par Alexandre Nolet ThÚme : Arts et spectacle Des débuts du ballet sous Louis XIV à la technique des pointes, en passant par des portraits de danseurs célÚbres du XXe siÚcle, l'histoire de l'Opéra de Paris, des citations poétiques, les costumes, la représentation de la danse dans la peinture ou encore les spectacles majeurs, le lecteur découvrira le monde élégant du ballet.

https://www.edilivre.com

 

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30 octobre 2021

préparation de noel

Noel a toujours Ă©tĂ© important pour moi. Parce qu'Ă  mes yeux, noel ne se fĂȘte pas seulement le soir du 24 et la journĂ©e du 25. C'est toute une mentalitĂ© qui dĂ©bute fin octobre. L'avent commence avec la veille de la toussaint. Noel est Ă  l'origine une fĂȘte paienne : c'est la fĂȘte de la lumiĂšre. Nos ancĂȘtres craignaient la duretĂ© de l'hiver et illuminaient le sapin, seul arbre qui gardait sa verdure durant l'hiver, pour garder de l'espoir.


Aujourd'hui, je n'ai plus aucun plaisir Ă  faire les achats de noel en dĂ©cembre. Trop de monde dans les magasins, les gens sont super Ă©nervĂ©s. Les autres me gĂąchent le plaisir. Avant, j'adorais voir les dĂ©corations dans les vitrines. Maintenant, je fuis ces endroits. Du coup, je fĂȘte l'avent autrement. En lisant, essentiellement. Je lis des textes sur noel, cela me permet de ne pas oublier l'Ă©tat d'esprit de noel, ses messages de bontĂ©, d'aide, de chaleur humaine.


Curieusement, j'ai toujours souhaité peu de cadeaux à noel. Un livre, un parfum, et j'étais content. Aujourd'hui, les gens veulent des cadeaux à la mode, des iphones à la con, des fringues chÚres pour ensuite les revendre sur internet. C'est aux antipodes de ce qu'est réellement et originellement noel.


Je commence Ă  prĂ©parer noel dĂšs le mois d'octobre, depuis quelques annĂ©es. J'achĂšte beaucoup, c'est vrai, parce que j'aime faire plaisir. Pour cette annĂ©e, j'ai achetĂ© de la nourriture fermiĂšre (chocolats, vins, terrines, plats du sud-ouest), des vĂȘtements atlas for men pour mon mari adorĂ©, des produits de beautĂ© artisanaux et bios (Ă  base de miel, lait de chĂšvre, eau florale, algues, rose...). En revanche, je n'ai rien achetĂ© pour moi. Je donne mais n'aime pas trop recevoir. Comme si je n'Ă©tais pas digne de recevoir quoique ce soit.


D'octobre Ă  fin janvier, dans ma tĂȘte et mon coeur c'est Noel. Le vrai noel, celui des pauvres, celui de la gĂ©nĂ©rositĂ©. C'est un moment dans l'annĂ©e que j'Ă©tale le plus longtemps possible pour fuir la cruautĂ© du monde extĂ©rieur, ses obsessions maladives, ses menteurs, ses indiffĂ©rences. Noel est la pĂ©riode de l'annĂ©e qui me redonne courage et force. J'aime me calfeutrer chez moi, m'isoler de la rĂ©alitĂ© mesquine de la rue.


J'essaye de garder en moi le plus longtemps possible la sagesse de jésus christ.
Beaucoup de gens n'ont pas compris pourquoi je me suis converti au christianisme, Ă  une Ă©poque oĂč j'Ă©tais vu comme blasphĂ©mateur. Je me suis converti tout simplement parce que peu avant j'ai vĂ©cu un miracle. J'ai fait une crise d'Ă©pilepsie le jour oĂč j'avais prĂ©vu de me suicider. J'avais prĂ©vu de me tuer le 1e janvier. Je venais d'avoir 22 ans. J'avais Ă©crit une lettre Ă  mon frĂšre. Environ une ou deux heures avant de passer Ă  l'acte, je me suis soudain senti mal devant mes parents. Et pendant quinze minutes, ce fut l'absence totale. Quand je me suis "rĂ©veillĂ©", j'ai vu du sang sur mon pantalon. J'ai cru que j'avais tuĂ© quelqu'un. Ma mĂšre, qui avait cru bon de me mettre un doigt sous la langue persuadĂ©e Ă  tort que les Ă©pileptiques avalent leur langue, n'a pas mesurĂ© la lourdeur d'une mĂąchoire qui ne se contrĂŽle pas. J'ai croquĂ© son doigt, tout en Ă©tant inconscient. Quand j'ai repris connaissance, il y avait deux pompiers. On m'a demandĂ© si cela m'Ă©tait dĂ©jĂ  arrivĂ©, je n'avais le souvenir que de ma nausĂ©e prĂ©cĂ©dant la crise. Je suis allĂ© aux urgences, j'y suis restĂ© une nuit. On ne m'a trouvĂ© une chambre qu'Ă  minuit. Je me suis retrouvĂ© avec une vieille dame ...qui avait fait une tentative de suicide. C'est Ă©trange, non ? Je voulais me tuer, le destin me sauve et je me retrouve Ă  l'hopital Ă  cĂŽtĂ© d'une femme qui a attentĂ© Ă  sa vie en se coupant les veines du poignet. Comme si ce que j'avais prĂ©vu pour moi avait "glissĂ©" sur quelqu'un d'autre. Quand je l'ai entendu raconter ce qui n'allait pas au mĂ©decin, j'ai pris conscience du miracle que j'avais vĂ©cu. J'ai Ă©tĂ© obligĂ© de prendre un mĂ©dicament pendant deux semaines. Tous les jours, je disais Ă  voix haute : "merci". Je ne savais pas Ă  qui, je ne savais pas rĂ©ellement pourquoi, mais j'ai rĂ©alisĂ© combien j'Ă©tais croyant. Combien j'avais droit Ă  une seconde chance. Quiconque a connu ce genre de miracle comprend pourquoi on se convertit ensuite Ă  une religion, pourquoi on s'y raccroche.


RĂ©cemment, j'ai eu plusieurs grosses dĂ©ceptions sentimentales. En soi, ce ne sont pas des soucis bien graves, mais je suis extrĂȘmement sensible au rejet, c'est une plaie qui ne cicatrisera jamais. Elle est bien trop profondĂ©ment enracinĂ©e moi. Des personnes qui se foutaient de ma gueule, me mentaient en prĂ©tendant ĂȘtre bien trop Ă©puisĂ©es, malades ou occupĂ©es pour rĂ©pondre Ă  mes messages, et qui en rĂ©alitĂ© allaient tous les jours sur twitter, mettaient des vidĂ©os en ligne oĂč on les voyait en grande forme. Des personnes qui ne prenaient mĂȘme pas la peine de me demander comment j'allais. Ces hypocrites me font vomir. Je les hais. Au moins, lorsque je suis seul avec la religion, lorsque je suis seul avec noel dans le coeur, lorsque je suis seul Ă  lire des textes de noel, je me sens nettement moins esseulĂ© et mal qu'en (mauvaise) compagnie des gens. Durant ce laps de temps oĂč je prĂ©pare noel dans mon coeur, je m'apaise enfin.

23 octobre 2021

le cygne noir

cygne

 Je viens de publier la suite de l'ouvrage "le requiem du danseur", sauf que cette fois-ci ce n'est pas un roman "Ă©rotique". C'est plutĂŽt une saga qui traite de l'homophobie, sous forme de flash backs. Comme pour le premier tome, c'est en grande partie inspirĂ© par mon vĂ©cu, ce qui m'a soulagĂ© d'un poids Ă©norme. Je me suis souvenu de tout un tas de choses oubliĂ©es, qui remontent Ă  l'enfance, comme les jeux vidĂ©os auquels je jouais sur le gros atari, la gameboy, mais aussi, moins agrĂ©able, les agressions que je subissais Ă  cause de mon aspect un peu maniĂ©rĂ©.

En écrivant le premier tome, j'ai mal réagi. J'ai fait une fiÚvre nerveuse, tant me rappeler cette période de ma vie fut douloureux. Mais avec celui-ci, rien. C'est une période pourtant triste que celle de l'enfance du personnage.

Dans cette saga, je vais plus en profondeur dans la psyhologie de camille. J'y parle autant de la dureté du monde de la danse classique que des crises d'angoisse dûes au covid ou la maltraitance endurée à l'ùge de 12 ans. J'ai souhaité m'attarder sur l'homophobie telle que je l'ai vécue depuis mon enfance. La haine des autres, la fuite de la réalité, les silences.


Je suis aussi trÚs fier d'avoir inséré dans ce roman une piÚce de théùtre en rimes,en m'inspirant des shows de drag queen que je faisais à montréal.


J'ai mis une semaine pour relire le manuscrit de 350 pages. J'ai tant scruté les phrases qu'il n'y a plus aucune faute d'inattention. Il faut dire que ma tendance à la dislexie ne m'aide pas,parfois j'inverse les lettres dans les mots. Mais je suis content d'avoir tout relu attentivement, je me suis ainsi rendu compte que tout tourne autour du thÚme du masque. Voilà pourquoi j'ai choisi une couverture qui représente un masque de carnaval. L'idée est de donner un sens plus profond au récit, au personnage principal. Camille cache sa vraie personnalité derriÚre des masques. L'idée est de montrer comment on devient malgré soi un cygne noir, un indésirable, lorsqu'on est rejeté de toutes parts.
Je suis heureux d'avoir trouvĂ© cette image, elle correspond Ă  100% Ă  ce que j'ai Ă©crit. A la fois masque de carnaval de venise qui est un clin d'oeil Ă  l'Ă©ducation italienne du personnage, son aspect drag queen, la couleur rouge qui correspond Ă  un passage de la piĂšce de théùtre, le maquillage tĂ©nĂ©breux sous les yeux et la tenue noire bouffante qui fait penser Ă  un plumage de cygne noir ...J'ai l'impression que cette image n'attendait que mon livre pour ĂȘtre publiĂ©e !! On peut faire la psychanalyse de camille rien qu'en examinant la couverture, sublimissime !


"Le rouge, c'était autrefois ma lumiÚre
Et ma priĂšre.
Pourquoi ? Parce que
C'était pour moi un jeu. (...)
Le rouge était ma couleur
Parce qu'elle était mon seul bonheur
Durant mes longues heures
De solitude et de pleurs.
Il y avait quelque chose de pathétique
Dans le fait de vivre : c'était ironique
De continuer Ă  faire semblant de rire
Alors que je voulais mourir...(...)
Le rouge est la couleur de mes éclats,
De mes faux pas,
Des errances
Que sur scĂšne je balance."


J'ai une maniÚre d'écrire assez particuliÚre, en fait. J'écris d'un jet, je me laisse porter par les mots, sans trop y réfléchir. Puis, c'est en me relisant que je me rends compte du sens global, de ce que je livre de moi dans mes récits. Je me découvre au travers du personnage, comme si je projetais inconsciemment ma psychologie la plus personnelle et la plus vraie.

Avant d'ĂȘtre acceptĂ© par edilivre (plusieurs essais ont Ă©tĂ© nĂ©cessaires Ă  cause des erreurs rĂ©pĂ©tĂ©es de l'Ă©quipe, c'est incroyable), j'avais envoyĂ© le manuscrit au lys bleu, mais les conditions du contrat ne me plaisaient pas (contrat de seulement deux ans, obligation d'acheter 40 exemplaires du livre, ce qui revient Ă  environ 600 euros...), cependant j'ai beaucoup apprĂ©ciĂ© l'avis du comitĂ© de lecture sur mon ouvrage : "vous dĂ©peignez avec une grande finesse les rapports humains entre les protagonistes de votre histoire. Vos personnages ont de l’épaisseur, sont cohĂ©rents et nous apprennent sur eux aprĂšs chaque page. Votre style est direct, simple, mais se prĂȘte en mĂȘme temps parfaitement Ă  l’intrigue que vous contez."


J'ai mis beaucoup de moi mĂȘme dans ce livre, tout en prenant du recul. ça m'a infiniment soulagĂ©. Et j'espĂšre de tout coeur que ce roman psychologique va plaire aux autres, comme il m'a plu de l'Ă©crire et le relire.

La destinée du cygne noir - Alexandre Nolet - Edilivre

Par Alexandre Nolet ThÚme : Roman psychologique "La destinée du cygne noir" est une saga sur l'homophobie. Tout commence avec la psychothérapie de Camille, un homme de 40 ans qui a des crises d'angoisse. Au fil des séances, il réalise qu'il ne supporte plus son homosexualité.

https://www.edilivre.com

 

23 octobre 2021

saint jean de capistran

Originaire de Capestrano dans le royaume de Naples, Jean Ă©tudie le droit, ce qui lui permet de commencer une carriĂšre juridique. Gouverneur et capitaine de PĂ©rouse, il se marie. Mais Ă  la mort de sa femme, il brise ses projets alors qu'il a 29 ans. Il a connu une vie avec quelques scandales. Il parcourt alors PĂ©rouse, montĂ© sur un Ăąne, coiffĂ© d'une mitre en carton oĂč se lisaient ses plus gros pĂ©chĂ©s.

Il entre ensuite chez les franciscains. Ses qualitĂ©s de juriste et son grand souci d'une vie religieuse plus rigoureuse lui valent de rĂ©diger les nouvelles Constitutions de la branche 'observante' de l'Ordre franciscain. Saint Jean de CapistranIl rĂ©dige aussi, pour ses frĂšres prĂȘtres, le 'Miroir des clercs' qui aura un grand succĂšs. FormĂ© Ă  la prĂ©dication par saint bernardin de sienne, il devient un prĂ©dicateur populaire qui prĂȘche la dĂ©votion au nom de JĂ©sus. Fin diplomate, il est employĂ© par plusieurs papes pour des missions dĂ©licates, en particulier pour la conversion des milieux hussites en BaviĂšre, en Saxe, en SilĂ©sie et en Pologne. La grande affaire de sa vie sera la prĂ©dication de la croisade contre les Turcs qui, par la prise de Constantinople en 1453, ont anĂ©anti l'empire des chrĂ©tiens d'Orient sous le regard indiffĂ©rent des chrĂ©tiens d'Occident.

Jean consacre toute son ardeur Ă  convaincre les Occidentaux. Les Hongrois le suivent. Il accompagne leur armĂ©e, dirige la bataille et l'avance turque est stoppĂ©e prĂšs de Belgrade en 1456. Saint Jean de Capistran mourra de la peste noire sur les bords du Danube quelque temps aprĂšs.Il encouragea le peuple des fidĂšles et contribua Ă  la dĂ©fense de la libertĂ© des chrĂ©tiens. ÉpuisĂ© de fatigue, il mourut au couvent d'Ujlak, sur la rive du Danube, alors dans le royaume de Hongrie.

Le rĂŽle de Jean de Capistran au service de la rĂ©conciliation des peuples d'Europe, autant que sa prĂ©dication pour conseiller les chefs militaires et ranimer l'espĂ©rance des chevaliers, lui ont valu d'ĂȘtre choisi comme saint patron des aumĂŽniers militaires.

 

21 octobre 2021

nouveaux rideaux

Je suis rĂ©veillĂ© depuis une heure du matin. Au bout d'un moment , j'ai commencĂ© Ă  me faire un peu chier Ă  me tourner et retourner dans le lit. Du coup, Ă  4h30, je me suis levĂ© DSC05304et... j'ai fait de la couture. Oui oui, en pleine nuit et sous le vent dans le jardinet, sur la table  !

Hier, j'ai reçu un colis que je n'ai pas du tout aimé. Des doubles rideaux qui m'ont deçu. Je ne les trouve pas esthétiques et surtout je n'aime pas le tissu. Pour la chambre, c'était non. Mais cette nuit, j'ai eu l'idée de détourner ces produits.
Depuis quelques mois, il y a de nouveaux locataires Ă  cĂŽtĂ©. Ils ne font pas de bruit mais ont la manie trĂšs dĂ©sagrĂ©able de ne pas mettre de rideaux Ă  leurs fenĂȘtres. Or, nous avons HORREUR du vis-Ă -vis. Le voyeurisme et l'exhibitionnisme, ce n'est pas notre truc. Du coup, j'ai pris les mesures des fenĂȘtres les plus exposĂ©es, j'ai coupĂ© le tissu et ai jouĂ© avec de la dentelle. Bon, je n'ai pas hĂ©ritĂ© de mes parents stylistes pour couper droit le tissu lol, mais j'ai des idĂ©es. Heureusement, j'ai fait ça avant qu'il y ait une averse. C'Ă©tait une lĂ©gĂšre tempĂȘte cette nuit.

 

 

 

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Hier, notre miss connceries a beaucoup aimé le livre et le magazine que je lisais. Elle s'est endormie dessus pendant plusieurs heures. Il faut dire que j'avais mis le paquet pour la détendre : musique classique, encens naturel, pierres relaxantes. J'ai nettoyé son poil avec un shampoing sec pour lui enlever les poussiÚres.

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J'ai terminé de planter les nouveaux rosiers. C'est la 1e fois que j'achÚte dans une pépiniÚre, j'avoue avoir été surpris par ces racines nues...Il faut les couper légÚrement pour les rafraßchir avant de les mettre en terre.

 

 

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19 octobre 2021

tableau préraphaélite

Juste une peinture de dante rosetti que j'aime beaucoup :

17 octobre 2021

femmes extrĂȘmes

Femmes extrĂȘmes de François Bott - Livre - DecitreJ'ai trouvĂ© ce livre particuliĂšrement touchant. Ce sont des portraits de femmes aux histoires tragiques. On retrouve autant la beautĂ© fatale d'ava gadner que l'autodestruction de billie holiday. Il s'agit de fictions inspirĂ©es par leurs vies, leurs drames. L'auteur se met Ă  la place de ces femmes. Un dialogue triangulaire s'Ă©tablit entre le lecteur, l'auteur et ces femmes dĂ©cĂ©dĂ©es. Comme si elles ressuscitaient au fil des pages.


Ce livre m'a de suite interpellĂ© car je suis moi-mĂȘme quelqu'un d'extrĂȘme. Plus jeune, j'Ă©tais un vrai tourbillon. Je me souviens d'une fois oĂč j'Ă©tais en italie avec monica. Elle Ă©tait enceinte de lorenzo, ce qui ne l'empĂȘchait pas de rouler Ă  fond dans sa dĂ©capotable. Les cheveux aux vent, elle Ă©tait sublime. Elle est d'une nature extrĂȘme, comme moi.


Ce livre a été l'occasion de relire des poésies de sylvia plath, une écrivaine qui s'est suicidée à 30 ans :

LES DANSES NOCTURNES

 

Un sourire est tombĂ© dans l’herbe
Irrattrapable 

Et tes danses nocturnes oĂč iront-elles
se perdre. Dans les mathématiques ?

De tels bonds, des spirales si pures —
Cela doit voyager

Pour toujours de par le monde, je ne resterai donc pas
totalement privée de beauté, il y a ce don

De ton petit souffle, l’odeur d’herbe
Mouillée de ton sommeil, les lys , les lys.

Leur chair ne tolĂšre aucun contact.
Plis glacĂ©s d’amour-propre, l’arum,

Le tigre occupĂ© de sa parure —
Robe mouchetée, déploiement de pétales brûlants,

Tes comĂštes
Ont un tel espace Ă  traverser,

Tant de froid et d’oubli.
Alors les gestes se dĂ©fond —

Humains et chauds et leur éclat
Saigne et s’émiette

A travers les noires amnésies du ciel.
Pourquoi me donne-t-on

Ces lampes, ces planĂštes
Qui tombent comme des bĂ©nĂ©dictions, des flocons —

Paillettes blanches, alvéoles
Sur mes yeux, ma bouche, mes cheveux —

Qui me touchent puis disparaissent Ă  tout jamais.
Nulle part.

17 octobre 2021

cake aux olives

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Parfois, j'invente des recettes de cuisine pour éviter le gaspillage. Quand il reste un fond d'olives, de fleur d'oranger ou de beurre, au lieu de les jeter je les utilise pour faire un cake novateur avec les ingrédients suivants : farine, beurre, olives vertes, amandes effilées, oeuf, lait, fleur d'oranger. Ainsi, j'ai plaisir à cuisiner écolo ! Et le résultat est bon (quoique un peu gras).

17 octobre 2021

saint ignace d'antioche

Son message :

 

Antioche connaissait une communautĂ© chrĂ©tienne importante et trĂšs dynamique.A la fin du 1er siĂšcle, leur Ă©vĂȘque s'appelle Ignace. Le gouverneur Pline le Jeune arrĂȘte les plus dĂ©terminĂ©s et saint Ignace est l'un d'eux. ArrĂȘtĂ©, il est condamnĂ© Ă  ĂȘtre dĂ©vorĂ© par les fauves durant les fĂȘtes romaines. Saint Ignace d'AntiocheLes lettres qu'il Ă©crivit aux diverses communautĂ©s chrĂ©tiennes durant le voyage qui le conduisit Ă  Rome sont poignantes dans leur confession d'une foi inĂ©branlable, pour la joie qu'elles expriment et pour l'imitation de JĂ©sus-Christ qu'elles proposent Ă  tout chrĂ©tien. «ll n'y a plus en moi de feu pour aimer la matiĂšre, mais une eau vive qui murmure et dit en moi: 'Viens vers le PĂšre'.»

MĂ©moire de saint Ignace, Ă©vĂȘque et martyr. Disciple de l'ApĂŽtre saint Jean, il dirigea l'Église d'Antioche, le second aprĂšs saint Pierre et, condamnĂ© aux bĂȘtes sous l'empereur Trajan, il fut conduit Ă  Rome en 107. En cours de route, alors qu'il subissait la fĂ©rocitĂ© de ses gardiens, tels des lĂ©opards, il Ă©crivit sept lettres, Ă  diverses Églises, pour exhorter les frĂšres Ă  servir Dieu dans l'unitĂ© avec leur Ă©vĂȘque et Ă  ne pas l'empĂȘcher d'ĂȘtre immolĂ© en victime pour le Christ.

 

Que je devienne donc la pĂąture des bĂȘtes. C'est par elles qu'il me sera donnĂ© d'aller jusqu'Ă  Dieu. Je suis le froment de Dieu. Que je sois donc moulu par les dents des bĂȘtes pour devenir le pain immaculĂ© du Christ.

16 octobre 2021

pétition pour sauvegarder les retraites

J'ai reçu un courrier de l'association "sauvegarde retraites". Etant donnĂ© que ma "retraite" de danseur arrive vers 42 ans, je me sens un peu concernĂ©. Puis mĂȘme si je suis officiellement trop jeune, c'est important d'aider les personnes Ă  la retraite. Il y a de plus en plus de personnes ĂągĂ©es qui font la manche dans le mĂ©tro  pour subvenir Ă  leurs besoins vitaux. Quand j'ai de la monnaie sur moi, je leur en donne. Une fois, j'ai aidĂ© un sans-abri qui voulait fĂȘter l'anniversaire de sa copine, alors je l'ai accompagnĂ© dans un magasin alimentaire et lui ai dit d'acheter ce qu'il voulait... Il en a Ă©tĂ© heureux. Une autre fois, j'ai Ă©coutĂ© une femme qui demandait de la purĂ©e aux passants, personne ne l'Ă©coutait mais moi je lui ai achetĂ©e son paquet de purĂ©e. Je me souviens de son air Ă©tonnĂ©. Il faut dire que les gens sont super egoistes, rapaces avec leur argent. Quand je peux aider quelqu'un, je le fais.  Je connais aussi une femme retraitĂ©e qui a si peu d'argent qu'elle ne peut pas manger sans faire un crĂ©dit Ă  la consommation. VoilĂ  pourquoi je fais rĂ©guliĂšrement des courses et le mĂ©nage pour une voisine ĂągĂ©e et seule. Si vous avez l'occasion d'aider votre prochain, faites-le s'il vous plaĂźt, c'est important.

Donc, j'ai reçu le courrier oĂč on me demande de signer une pĂ©tition. VoilĂ  le message : 

"L'intégration forcée des caisses de retraite complémentaire du privé, à commencer par l'agirc-arrco, dans une caisse sous controle de l'état, est aujourd'hui à l'étude. Cela reviendrait à confisquer les réserves prudemment accumulées par les actifs et les retraités du privé, au prix de sacrifices réguliers, afin d'éviter une chute brutale des complémentaires en temps de crise comme aujourd'hui. Et à les détourner, sous prétexte de mutualisation, pour éponger les déficits qui n'ont rien à voir. Une telle mesure, profondément choquante, aurait des conséquences dramatiques sans résoudre le problÚme fondamental des retraites, strucutellement plombées par le décifit des régimes spéciaux. Je vous demande donc instamment :

-de vous opposer à toute ponction et confiscation des cotisations et des réserves du privé ainsi qu'à toute intégration des complémentaires dans une autre caisse qui rendrait possible un tel pillage ;

-et de lancer sans attendre la suppression des privilÚges des régimes spéciaux, conformément à votre engagement "pour chaque euro cotisé, le meme droit à la pension pour tous".

Je vais signer. Et vous ?

 

Priorité absolue à la réforme des retraites et à l'équité !

Monsieur le ministre de l'Économie, Le 28 novembre dernier, dans un entretien accordĂ© Ă  un quotidien, vous avez dĂ©clarĂ© que la rĂ©forme structurelle des retraites doit ĂȘtre " la prioritĂ© absolue " .

https://www.sauvegarde-retraites.org
16 octobre 2021

confinement mental

Depuis le mois de septembre, je débute un nouveau spectacle. C'est trÚs différent de l'autre. L'autre, c'était entiÚrement ma création. Là, c'est un "plus" sur le spectacle musical de mon amie.

J'ai repris les trois mĂȘmes danseurs de l'ancienne troupe, ainsi cela m'a Ă©vitĂ© de faire passer des auditions.
J'ai en tĂȘte de crĂ©er une chorĂ©graphie participative, c'est Ă  dire un spectacle oĂč le thĂšme n'est pas imposĂ© Ă  l'avance. Je suis chorĂ©graphe, pas tyran. Du coup, les idĂ©es et mouvements avancent "ensemble". Il y a une bonne ambiance. Et surtout, ce qui compte pour moi, une ambiance professionnelle. 

Comme la salle est louĂ©e les aprĂšs-midi par un autre groupe, je ne travaille que le matin. Cela m'arrange. Je lis, je me mets au tricot, j'Ă©cris.  Je rĂ©alise que je me sens toujours en confinement "mental" dans le sens oĂč je n'ai aucune envie de reprendre une vie sociale. Je ne supporte plus ni les centres commerciaux, ni les cinĂ©mas, ni les restaurants. Le covid m'a fait changer d'aspirations. 

C'est juste un peu gĂȘnant Ă  l'Ă©gard de mon mari, parce qu'il aime bien sortir. Pour notre anniversaire de mariage, nous avons mangĂ© dans le jardinet, nous avons fait notre valse. J'ai eu plaisir Ă  organiser un bon repas. Mon mari a vu mes efforts. Il comprend Ă©galement mon besoin de vivre en reclus depuis quelque temps. Je fuis le monde extĂ©rieur. Je n'oublie mes traumas que quand je danse.

Je vais participer à un concours littéraire ce week-end.

15 octobre 2021

pétition contre burger king pour maltraitance

Déjà que je n'aimais pas du tout la malbouffe, mais alors là... ça confirme totalement le mal que je pensais de cette industrie !! Je boycotte définitivement.

 

La souffrance des poulets Burger King

Il était une fois des oiseaux déplumés, difformes, malades, entassés par dizaines de milliers dans des hangars sans accÚs à l'extérieur : voilà l'histoire qui se cache derriÚre les burgers et nuggets de Burger King.

https://www.l214.com

 

15 octobre 2021

sainte thérÚse d'avila

 

 

10 octobre 2021

la femme et ses images

J'ai lu "la femme et ses images" de pascal lainé, un essai sociologique sur le féminisme, datant de 1974, basé sur des entretiens réalisés deux ans plus tÎt. Quand ma fille m'a vu lire ce livre, elle a écarquillé les yeux en me demandant : "mais pourquoi tu lis ça ?" Le "ça" voulait dire : pourquoi est-ce que t'intéresses à un vieux truc d'il y a 50 ans ?" On peut légitimement me poser la question, mais ma réponse sera tout aussi légitime : parce que c'est important de connaßtre les origines du féminisme, vu dans son contexte.


Quand j'ai manifesté en 2018 pour le mouvement Metoo, j'ai vu les féministes d'aujourd'hui. Et je n'ai pas du tout aimé leur contact. Agressives, vulgaires, elles m'ont dissuadé de manifester avec elles, alors que le souci de l'agression me concernait moi aussi.
Ce que j'ai beaucoup aimĂ© dans cet essai, c'est avant tout sa clartĂ©. L'auteur Ă©crit avec du recul, sans prendre parti, mĂȘme si on sent qu'il adhĂšre Ă  une rĂ©volution des mentalitĂ©s. Il y a quelques annĂ©es, je militais sur twitter pour Metoo. J'ai Ă©tĂ© sidĂ©rĂ© de voir les commentaires haineux et complĂštements idiots de certains mecs attardĂ©s, comme "les fĂ©ministes sont des sorciĂšres, des putes". On se serait cru Ă  l'inquisition, c'Ă©tait lamentable.


Je pense que le fĂ©minisme est en berne, que les fĂ©ministes actuelles sont trĂšs proches des mecs qu'elles dĂ©nonçaient jadis. Certaines sont mĂȘme misogynes. Elles sont aussi violentes, crades, agressives que beaucoup de mecs tarĂ©s. Personnellement, j'ai du mal Ă  prendre Ă  sĂ©rieux le fĂ©minisme Ă  cause du comportement hypermasculin des nanas d'aujourd'hui. Etre une femme au foyer est vu comme une honte, une tare. Or, je trouve personnellement que ce statut est empreint de dignitĂ©, justement. J'ai grandi avec une mĂšre qui se foutait de son foyer, ne se prĂ©occcupait pas de ses enfants, parlait mal, ne faisait ni la cuisine ni le mĂ©nage, qui Ă©tait violente, parlait divorce sans arrĂȘt. Pour ma part, je trouve que c'est plus une attitude de connasse que de fĂ©ministe. En tant qu'enfant, j'ai beaucoup souffert de ne pas avoir une mĂšre aimante et bienveillante. Je pense qu'aujourd'hui, on est dans une Ăšre de dĂ©rive du fĂ©minisme, en mode pouffiasse au crĂąne rasĂ©.


J'ai voulu lire ce livre pour retourner aux sources du féminisme, savoir de quoi il est vraiment question à la base. Je suis heureux de l'avoir lu, parce que ça m'a ouvert les yeux sur des principes fondamentaux qu'on a tendance à zapper. Puis surtout, l'analyse du féminisme rejoint l'émergence de la société de consommation et sa manie de tout dénaturer. Les problÚmes abordés dans ce livre restent finalement trÚs actuels parce qu'aujourd'hui notre société trouve ses fondements dans la consommation naissante des années 70.


"On observe les mĂȘmes obstacles Ă  l'affirmation de son identitĂ©, qui doivent toujours se mesurer Ă  l'Ă©chelle et selon les normes du dominateur : l'homme, le bourgeois, l'occidental...qui sont Ă  cet Ă©gard l'unique mesure de toute chose et qui la seule culture dans notre sociĂ©tĂ©."


"L'accent est mis constamment sur l'automatisme des instruments mĂ©nagers modernes, sur l'efficacitĂ© des produits qui remplacent avantageusement le labeur fĂ©minin sur le thĂšme du travail 'qui se fait tout seul'. Ainsi la mĂ©nagĂšre se voit purement et simplement liquidĂ©e. Elle est pour ainsi dire de trop. Tout le rĂŽle de la femme se borne Ă  l'achat, un achat qui lui permet de se rĂ©aliser comme bonne Ă©pouse et bonne mĂšre mais dans la mesure oĂč l'achat lui enlĂšve proprement ses fonctions. A la limite, on pourrait parler d'ethnocide en ce sens que toute une culture spĂ©cifiquement fĂ©minine est progressivement dĂ©truite, aujourd'hui, par la concurrence de la grande industrie. On cuisine de moins en moins. Plus aucune femme ne fait elle meme ses conserves."


" Que la maternitĂ© soit en principe l'une des aspirations naturelles de la femme, sans doute. Que la maternitĂ© ne soit dans les faits qu'une minable corvĂ©e quotidienne, c'est ce qu'on observe aussi. L'enfant n'est pas en cause, mais plus souvent le mari qui se dĂ©robe Ă  ses obligations. Mais toujours la sociĂ©tĂ©, et son idĂ©ologie, fait de l'Ă©ducation qu'elle impose et qui fait de la maternitĂ© une charge bien davantage qu'un accomplissement. Et du moment oĂč la maternitĂ© n'est pas vraiment libre, non seulement consentie mais exprĂ©ssĂ©ment voulue, il est ridicule de gloser sur 'l instrinct maternel'."


"Toute l'idéologie de la consommation, qui rÚgle pour l'essentiel dans notre société les rapports économiques et sociaux, et qui forme notre morale dominante, repose sur une mythologie de l'eros, de la jouissance immédiate et coûteuse, à quoi la femme n'a en principe d'autre rÎle que de donner corps. Car l'image de la femme, c'est justement le désir rendu visible. Désir en soi, peu importe de quoi : l'image lui donnera toujours assez de sens. Et peu importe quelle image, et quelle femme sur cette image. Toutes se ressemblent instrinsÚquement sur les magazines, dans les publicités, dans les vitrines."

8 octobre 2021

moi, trop dur ?

On me reproche souvent d'ĂȘtre une personne dure. Est-ce vrai ou faux ? Je ne pense pas ĂȘtre quelqu'un de dur dans le sens de malveillant,en revanche je peux ĂȘtre trĂšs dur en certaines circonstances, surtout quand je me mets en colĂšre. Avec les annĂ©es, je suis devenu moins colĂ©rique car je suis moins orgueilleux. A 20 ans, j'Ă©tais le summum de l'arrogance. DĂ©sormais je vois les choses avec plus de simplicitĂ©, plus de recul. Mais s'il y a une chose que je ne supporte pas du tout, c'est la mĂ©chancetĂ© et la fourberie. J'ai moi meme tendance Ă  mentir, je l'avoue, mais pas par cruautĂ©. Je taquine, oui, je joue. Mais je ne me fous pas de la gueule des autres. Je suis trĂšs Curry_Timdirect, par contre, ce qui dĂ©range trĂšs souvent les autres. Du coup, quand je dis ouvertement ce que je pense et ressens, on me trouve dur. Ce que les gens ne comprennent pas trĂšs bien, c'est que j'ai Ă©tĂ© obligĂ© de m'endurcir pour survivre Ă  mes traumatismes. Ne serait-ce que d'un point de vue professionnel, j'ai Ă©tĂ© obligĂ© d'ĂȘtre moins naif. Gagner en maturitĂ©, c'est devenir dur. Mais c'est vrai que parfois, cette duretĂ© me bouffe dans mes relations sociales. Je dis les choses abruptement, surtout quand il s'agit de rĂ©alitĂ©s orduriĂšres comme le viol ou la maltraitance. Parce que, quand on subit des Ă©vĂšnements traumatisants, humiliants, violents, on ne peut voir la rĂ©alitĂ© de ces choses
qu'avec dureté, avec vérité, avec froideur. On se dénude de sa sensibilité pour en parler parce que sinon on implose, on meurt. Il y a des gens qui préfÚrent se taire par rapport à leurs traumatismes, moi j'ai décidé d'en parler ouvertement, radicalement, comme une mise à nu , d'une brûlure qui ne cicatrise pas.

 

VoilĂ  pourquoi j'Ă©cris des romans sur l'homosexualitĂ© : pour dire au grand jour ce qui est toujours restĂ© enfoui dans mon coeur, emprisonnĂ© dans le carcan de la honte. Avant, quand j'avais environ 20 ans, j'extirpais les traumatismes du viol et de la maltraitance par une sexualitĂ© exarcerbĂ©e. Pour cela, parce qu'on ne comprenait pas la portĂ©e de mes gestes ni mes intentions, on me traitait de pute. Il existe des hommes gays qui aiment se faire traiter de salope, de pute. Pas moi. Mais j'avais une douleur si intense, si brĂ»lante en moi que le seul moyen qui s'avĂ©rait ĂȘtre Ă  la hauteur des traumatismes Ă©tait...la violence sexuelle consentie. C'est TRES compliquĂ© Ă  expliquer,cela m'a valu des sĂ©ances chez le psy, donc ici rĂ©sumer semble un peu illusoire... Ce que je veux dire (en espĂ©rant que cela intĂ©resse quelqu'un), c'est que la duretĂ© agit comme une sorte de bouclier contre la haine que l'on se porte Ă  soi. AprĂšs avoir Ă©tĂ© violĂ© la 1e fois Ă  18 ans, j'ai commencĂ© Ă  me sentir pute. Sentiment qui hĂ©las n'a fait que s'amplifier au cours des annĂ©es. L'unique moyen de me dĂ©baresser de cette violence intĂ©rieure Ă©tait la violence volontairement acceptĂ©e sur mon corps. En gros, j'Ă©tais SM. Le vrai sado-masochisme ne consiste pas Ă  mettre des menottes au lit pour dĂ©conner, c'est bien bien plus trash : ce sont des coups de couteau sur le corps, des brĂ»lures...C'est horrible. Cela ne me dĂ©rangeait pas parce qu'Ă  l'Ă©poque je me scarifiais le bras. C'est une chose que j'ai faite inconsciemment. Ce n'est que bien aprĂšs que j'ai rĂ©alisĂ© que je me punissais d'avoir Ă©tĂ© violĂ©. Je me disais que c'Ă©tait de ma faute. C'est justement la duretĂ© de la lame sur mon bras, cette douleur physique qui anesthĂ©siait la douleur Ă©motionnelle.

 

A partir de là, j'ai fait entrer la dureté dans ma vie comme mode de vie. Je me souviens d'enzo, un gars qui avait 4 ans de moins que moi. Il était italien, disait qu'il était mafioso. Je l'ai cru, parce que moi meme ayant une origine sicilienne j'étais fasciné par la mafia, par les armes. Le sexe, pour
tsss1moi, se faisait avec des ciseaux, des couteaux. Oui, bon, j'imagine votre regard affolĂ© en lisant cela, je ne vous en voudrais pas du tout. Mais je parle de la rĂ©alitĂ© du traumatisme et ses consĂ©quences, son impact odieux et sans limite sur la conscience et le corps. Ce enzo, je l'ai rencontrĂ© sur le tchat wanadoo. Quand il m'a dit faire partie de la mafia, je l'ai cru parce que je n'avais pas envie de voir en lui un menteur, je n'avais pas envie de lui cracher Ă  la figure en disant "oh t'es un mytho !". Bah oui, parfois on invente certaines choses pour rĂ©gler des tourments intĂ©rieurs, c'est comme ça. On n'a pas Ă  juger. Son pĂšre Ă©tait veuf, il prenait son fils unique pour une pute, le sodomisait au lieu de se prendre une amante. Enzo cherchait donc le respect ailleurs que chez lui. Il Ă©tait dealer, et prenait de la cocaine. On a discutĂ© pendant deux ans, on riait beaucoup. On est tombĂ©s amoureux. La derniĂšre fois qu'on s'est vus, il partait le lendemain pour l'italie, afin de fuir un rĂ©glement de compte. Nous avons fait symboliquement un "mariage rouge", c'est un lien esotĂ©rique rĂ©alisĂ© avec un bracelet sur lequel on rĂ©cite une formule de magie rouge (d'amour). Il m'a dit, en citant saint ignace de loyola : "tu m'as vu avec les yeux de l'Ăąme". Ce gars Ă©tait dur, surtout quand il me disait : "je te protĂšgerai Ă  condition que tu te soumettes Ă  moi". J'ai acceptĂ©. J'Ă©tais si dĂ©sespĂ©rĂ©, je me sentais si seul, si abandonnĂ©, que j'ai consenti Ă  son agressivitĂ© sexuelle parce qu'en retour il me protĂ©geait de la haine et de la violence des autres personnes. J'avais besoin de sa duretĂ©, de son machisme Ă  l'italienne.


Alors quand on me dit que je suis dur, j'ai clairement envie de répondre : "vous ne savez pas ce que sont les gens réellement durs".
Comme a dit asia argento au sujet de son film "scarlet diva" : "ce n'est pas moi qui suis trash, mais c'est le monde qui l'est".

5 octobre 2021

lecteur

Récemment, je me suis acheté 16 livres des années 70-80-2000, traitant à la fois de socio, de philo et d'histoire.

 

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Cette image me fait chaud au coeur, parce que depuis mon enfance j'ai toujours rĂȘvĂ© de recevoir autant de livres. Je me lasse profondĂ©ment des bouquins d'aujourd'hui, qu'on trouve Ă  la fnac, cultura... Ce n'est que de l'industrialisation. Or, ce que je cherche dorĂ©navant, c'est de l'authentique. Je trouve que les livres modernes, surtout ceux publiĂ©s depuis 10 ans ,sont trĂšs mauvais : parfois les phrases sont incomprĂ©hensibles, les rĂ©fĂ©rences une fois trop dans l'immĂ©diatetĂ©, je n'aime pas les thĂšmes abordĂ©s (les rĂ©seaux sociaux, par exemple). Or, avec ceux d'occasion, je me sens plus Ă  ma place en quelque sorte parce qu' on sent que les auteurs prennent de la distance Ă  l'Ă©gard des Ă©venĂšnements pour en tirer la meilleure analyse. Aujourd'hui, on Ă©crit parce qu'on veut vendre le plus possible. Si on ne vend pas dans les deux mois aprĂšs la publication, tout le monde vous oublie, voilĂ  pourquoi les Ă©crivains publient n'importe quel roman juste pour attirer l'attention. Je trouve ça d'un puĂ©ril ...


Quand j'Ă©tais plus jeune, je voulais devenir libraire. HĂ©las, ce domaine a commencĂ© Ă  se casser la figure avec l'omniprĂ©sence d'internet, pile au moment oĂč j'ai cessĂ© mes Ă©tudes. J'ai toujours aimĂ© le contact des livres, c'est presque charnel. Lire, c'est plus qu'une passion pour moi, c'est ce qui me dĂ©finit. Je suis lecteur au sens traditionnel du terme : je lis pour apprendre, dĂ©couvrir, rĂ©flĂ©chir, pas pour me vider la tĂȘte aprĂšs ma journĂ©e de boulot. Mary higgins clark et stephen king, j'en ai lus Ă  un moment, mais j'ai fini par les jeter. Je ne ressentais rien pour eux. Or, avec les livres dont la date semble pĂ©rimĂ©e, je suis libre de les aimer parce qu'ils ont des choses Ă  raconter. Ils laissent des traces, ils font partie de moi. VoilĂ  pourquoi je ne me fais absolument pas aux ebooks : lire sur Ă©cran, c'est quelque chose de mort. Pas d'odeur de pages, pas de toucher, pas d'Ă©merveillement quant Ă  l'Ă©poque oĂč ils ont vu le jour. Rien. Et c'est justement ce rien que je ne supporte plus dans l'industrie du livre.J'Ă©cris parce que j'aime, je lis parce que j'aime, j'achĂšte des livres qui font sens Ă  mes yeux.

4 octobre 2021

saint françois d'assise

Son message :

Sa biographie :


 

2 octobre 2021

pitié pour nos morts

Un appel Ă  tous. PitiĂ© pour les mortsCe livre est un formidable coup de pied au cul. Voire prophĂ©tique. C'est de la bioĂ©thique avant l'heure. Il a Ă©tĂ© Ă©crit en 1895 par la baronne anna lĂ©tang, mais il aurait pu tout aussi bien avoir Ă©tĂ© Ă©crit aujourd'hui tant le ton est sans langue de bois, sans concession. Cette femme devait ĂȘtre trĂšs courageuse et en colĂšre pour oser publier un tel opuscule, il a dĂ» malmener beaucoup de consciences !


Elle maintient l'idĂ©e que la mort n'est pas la fin, seulement une transformation. On retrouve cette idĂ©e dans les cultures amerindiennes, bouddhistes, hindouistes avec la rĂ©incarnation, la notion de cycles. Mais le plus intĂ©ressant, c'est qu'elle pointe du doigt la cruautĂ© humaine. Elle dĂ©nonce tout d'abord l'inconscience, voire la sottise, de certains mĂ©decins qui ne vĂ©rifient pas l'Ă©tat rĂ©ellement mort de certaines personnes. A l'Ă©poque on ne connaissait pas le coma, et les individus sombrant en lĂ©thargie Ă©taient enterrĂ©s vivants. Mais le moment que j'ai le plus aimĂ© dans cet opuscule, c'est l'analyse sur la sensibilitĂ© des animaux et la cruautĂ© inĂ©narrable de la vivisection. Le peu qu'elle donne de dĂ©tails m'a glacĂ© le sang. En gros, elle dit que comme le corps mort revient Ă  la terre sous forme de nourriture, on ingĂšre les souffrances des ĂȘtres morts dans d'atroces douleurs. Cela m'a fait Ă©videmment songer aux abattoirs oĂč des animaux sont pire que maltraitĂ©s : des veaux qui ne voient pas la lumiĂšre du jour mais qui ont les quatre pattes attachĂ©es pour garder "la chair tendre", des poules entassĂ©es par milliers dans des cages, des vaches famĂ©liques dont on force les mamelles Ă  donner du lait, les animaux sous traitement antibiotique permanent...

" L'homme a-t-il le droit de pousser l'Ă©goisme jusqu'Ă  la cruautĂ© la plus abjecte ? Il ne le peut sans que cela ne retombe sur lui-mĂȘme. Certes, la science doit ĂȘtre libre car sans la libertĂ© de la science il n'y a pas de progrĂšs possible, mais la science comme tout autre puissance humaine doit ĂȘtre forcĂ©e de s'arrĂȘter Ă  la limite du crime. Or, ces supplices affreux, imposĂ©s Ă  des ĂȘtres douĂ©s d'une sensibilitĂ© Ă©gale Ă  la nĂŽtre constitue un crime inique et lĂąche ! Qu'on se figure la terreur folle qui doit s'emparer de ces malheureuses crĂ©atures douĂ©es de raisonnement et de mĂ©moire, quand aprĂšs quelques instants de repos elles voient s'approcher de nouveau leur impitoyable bourreau !"
"Qui n'a pas de compassion des souffrances d'un animal, ne saurait avoir compassion de celles d'un homme".


HĂ©las, on a vu combien cette cruautĂ© pouvait atteindre son paroxysme avec le nazime, ces cinglĂ©s qui faisaient des expĂ©riences sur les juifs dans les camps... Mais dĂ©sormais, on fait la mĂȘme chose avec l'Ă©levage industriel.Un jour, il y a longtemps, j'avais rĂȘvĂ© que j'Ă©tais Ă  l'abattoir, j'Ă©tais suspendu Ă  un crochet, la tĂȘte en bas. J'avais le corps Ă©corchĂ© vif. J'entendais le bruit d'une cisaille qui allait me dĂ©couper en morceaux...J'imagine que les animaux d'Ă©lĂ©vage ressentent la mĂȘme chose...
Du coup, j'ai signé une petition contre la vivisection animale. Et vous ?

 

Aidez-moi à faire avancer ce combat : Stop et contre l'expérimentation animale et la vivisection

D'abord il faut se poser la question : pourquoi utilise-t-on les animaux puisque l'on sait qu'elle ne fournit aucune données pertinentes ni prédictives pour l'homme mais des raisons pratiques plutÎt que scientifiques pour l'homme ? Il y a des tas d'alternatives possibles qui sont des méthodes véritablement scientifiques sans les risques d'erreurs connues et reconnues.

https://www.mesopinions.com

 

2 octobre 2021

les voies du bonheur

Image d'une page de livre. Cliquez pour afficher l'aperçu.Etant donné que je me suis acheté plusieurs objets de culte bouddhiste tibétains, dont un bol chantant, il était logique que je lise un ouvrage du dalai lama. J'aime beaucoup le sous-titre "faire la révolution du coeur". Il est vrai qu'on a tendance à caricaturer le bouddhisme, à en faire une sorte d'image d'épinal baba cool, alors que le terme "bouddha"signifie simplement "éveil". Le but est de se libérer de nos souffrances en cultivant l'altruisme.


J'ai compris derniĂšrement que mon esprit est clairement empoisonnĂ© par la colĂšre et la haine qui en dĂ©coule. Suite Ă  de nombreux traumatismes et amĂšres dĂ©ceptions, j'ai dĂ©veloppĂ© l'an passĂ© une phobie sociale qui , honnĂȘtement, n'est pas top pour ma santĂ© mentale. Je cherche donc Ă  briser les chaĂźnes qui m'entravent. Et le bouddhisme, dans sa thĂ©orie, m'apaise, me pousse Ă  amĂ©liorer mes traits de cractĂšre. D'ailleurs, dit entre parenthĂšse, cela se rapproche beaucoup de la morale juive. J'en ai plus qu'assez d'entendre certains individus tenir des propos psychotiques comme "je ne veux pas ĂȘtre pestifĂ©rĂ© par l'amour qui me laisse sans dĂ©fense". La vie, c'est justement l'amour, la bienveillance. Une vie sans amour, sans compassion, sans altruisme, est une vie ratĂ©e. J'en ai marre qu'on me rende le mal pour le bien. J'essaye d'ĂȘtre sympa avec les autres et en retour on me crache Ă  la figure par jalousie.


Il y a un paragraphe dans lequel je me suis beaucoup reconnu : "En gĂ©nĂ©ral, lorsque nous aidons quelqu'un, nous avons tendance Ă  espĂ©rer quelque chose en retour. Par rappprt Ă  un proche, nous avons certaines attentes, et si au lieu de rĂ©agir de façon positive et de nous rendre l'amitiĂ© que nous lui portons, cette personne nous fait souffrir, nous nous sentons outrĂ©s. La dĂ©ception est si forte, la blessure si profonde que nous estimons qu'il est de notre plein droit de rĂ©agir avec colĂšre, en faisant valoir un sentiment d'injustice. Or, il est conseillĂ© au vrai pratiquant de ne pas cĂ©der Ă  ce genre de rĂ©action habituelle mais de saisir une occasion de s'entraĂźner, en considĂ©rant la situation comme une leçon et un enseignement. Pour le pratiquant, cette personne est un vĂ©ritable maĂźtre qui lui apprend la patience, car c'est dans ces moments-lĂ  que l'entraĂźnement Ă  la patience est des plus utiles. Au lieu de rĂ©pondre par la colĂšre ou l'agressivitĂ©, il faut estimer la personne comme Ă©tant d'une valeur rare. Cela ne veut pas dire qu'un vrai pratiquant doit accepter tout le mal ou l'injustice dont il est victime. En fait, selon les principes du bodhisattva, il faut rĂ©agir Ă  l'injustice en prenant des mesures fermes, surtout si l'auteur de ces actes nĂ©gatifs risque de les perpĂ©trer ou s'ils afffectent d'autres ĂȘtres. Cela demande donc d'ĂȘtre receptif au contexte. "


Ce livre a été publié il y a 20 ans, mais je le trouve d'une grande pertinence et actualité. Cela m'a fait du bien d'entendre parler de compassion universelle.
Le dalai lama est présent sur twitter, dont je lis parfois les messages.

"In my experience, what we need is a calm mind and warm-heartedness provides a basis for that. That's how we make ourselves happy as individuals in families, local communities and nations. If we can train those who are young today in these qualities we’ll create a happier world."

"When affectionate relations exist between members of a family, each one is confident of being able to call on the others for support. In a similar way, we must constantly remind ourselves of the oneness of humanity."

2 octobre 2021

fĂȘte des anges gardiens

"Vraiment, il est juste et bon de t’offrir notre action de grĂące, Dieu Ă©ternel et tout-puissant, et de te rendre gloire poor tes anges et tes Archanges :

L’admiration, que leur fidĂ©litĂ© nous inspire, rejaillit jusqu’à toi, et la splendeur de ces crĂ©atures spirituelles nous laisse entrevoir comme tu es grand et combien tu surpasses tous les ĂȘtres.

Avec ces multitudes d’esprits bienheureux qui t’adorent dans le ciel par le Christ, notre Seigneur, nous te chantons ici-bas en proclamant : Saint !"

Les croyants peuvent s’appuyer sur l’aide des anges pour se tourner vers leur Seigneur. D’ailleurs, dans chaque eucaristie, ils se joignent Ă  eux – et aux saints– pour chanter d’une seule voix et  proclamer Sa gloire. Dans sa liturgie, l’Église fĂȘte la mĂ©moire de certains anges, notamment les archanges et les anges gardiens.

C'est lĂ   l’essentiel de la vocation des anges : contempler Dieu et chanter sa louange. C’est aussi la raison d’ĂȘtre de la crĂ©ation et la mission primordiale de l’Eglise. 

Dieu est le « crĂ©ateur du ciel et de la terre, de l’univers visible et invisible Â» dont le but est de rappeler que « Dieu a tout ensemble, dĂšs le commencement des temps, créé de rien l’une et l‘autre crĂ©ature, la spirituelle et la corporelle, c’est-Ă -dire les anges et le monde terrestre ; puis la crĂ©ature humaine qui tient des deux, composĂ©e qu’elle est d’esprit et de corps ».

DĂšs l’Ancien Testament, les anges protĂšgent et guident les patriarches. « Dieu donne mission Ă  ses anges de te garder sur tous tes chemins. De leurs mains ils te porteront, pour qu’à la pierre ton pied ne heurte Â» (Psaume 90). Cette mission continue : « Du dĂ©but de l’existence au trĂ©pas, la vie humaine entourĂ©e de leur garde et de leur intercession. Chaque fidĂšle a Ă  ses cĂŽtĂ©s un ange comme protecteur pour le conduire Ă  la vie.

En faisant mĂ©moire des anges gardiens, les croyants demandent Ă  Dieu de leur assurer « le bienfait de la protection des anges et la joie de vivre en leur compagnie pour toujours Â». Mais cette mĂ©moire les encourage aussi Ă  inventer une « prĂ©sence fraternelle Â» concrĂšte auprĂšs des autres, Ă  prendre soin d’eux.

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