Le mot "stress" est un sac fourre-tout. Pendant des années, j'ai eu un gros souci d'insomnie à cause d'un traitement anticoagulant qui avait modifié mes heures de sommeil. Maintenant que j'ai cessé ce médoc, j'ai retrouvé des nuits plus calmes. Mais il a fallu que je trouve le bon moyen pour régler mon insomnie. Comme j'ai toujours refusé les somnifères qui créent une dépendance, je me suis tourné vers la phytothérapie.Hélas, la plupart des plantes sont présentées comme des solutions alternatives au Stress. Le stress, le stress, toujours le stress, on ne parle que de ça. Or ce terme peut cacher des réalités biologiques que ces petits pharmaciens incompétents ne voient pas : une anomalie sanguine, des traumatismes, une faiblesse musculaire, des carences en oligo-éléments ... Etant donné que j'en avais marre de bouffer de la valériane à tout-va sans que ça me fasse dormir, j'ai décidé d'acheter du houblon avec de la mélatonine. Eh bien, je suis très agréablement surpris, car avec une seule gélule le soir je dors (presque) comme un bébé ; même si je me réveille (pause pipi, par exemple), ensuite je me rendors sans problème. Ah! que j'en avais assez de bouquiner entre 1 h et 4 h du matin ...Bien que j'aime être actif, j'aime aussi dormir bien au chaud sous notre plaid ...même quand matthew ronflouillle
Notre arche de noé s'agrandit encore. Nous avons nos deux minettes, tigrou, les oiseaux. Et en plus ...un hérisson, une chauve-souris , deux rats musqués et un autre minet que j'appelle petit noirpiot. Parfois, les deux matous s'engueulent. Tigrou est une tête de mule quand il s'y met. Il est vraiment gentil avec nous,mais c'est un mâle dominant, il ne veut aucun autre mec dans le jardinet ! Les rats se sont trouvés un abri dans un coin du placard à bricolage, la chauve-souris dans une interstice du mur et le hérisson mange toutes les nuits ses croquettes. Chaque jour je donne du fromage aux rats, qui en raffolent. Les animaux sentent qu'ils sont les bienvenus chez nous pour venir si nombreux.
Ma fille est bénévole au sein d'un refuge pour chats abandonnés. La plupart d'entre eux ont été maltraités. Aurore parraine une petite d'un an et demi, qui a de grosses carences car avant d'être jetée à la rue (et trouvée sur un rond-point), ses abrutis de maîtres ne la nourrissaient que... de pizza !! Du coup, on essaye d'aider cette asso en fournissant du matériel, étant donné qu'elle n'a pas beaucoup d'argent. Hier, j'ai donné plusieurs de nos vieux plaids et un coussin qui ne servait plus, je préfère que ça serve à des chats malheureux plutôt que de les jeter.
Une personne âgée a sonné chez nous, l'autre jour. Elle nous dit qu'elle a vécu ici il y a bien longtemps et qu'elle aimerait voir si ça a changé. Une mémé de 92 ans, qui a vécu dans notre maisonnette avant la 2e guerre mondiale. Elle est née en 1933, est restée 6 ans. On la fait entrer. Elle était gênée. Elle nous dit que dans ses souvenirs l'endroit lui semblait plus grand. En fait, on habite dans un vieil immeuble, construit à l'époque où montmartre était encore une campagne avec ses champs de vigne. Tout y était ouvert, il n'y avait pas autant de logis qu'aujourd'hui. Elle nous dit que quand elle était petite, il y avait un chemin partant de notre jardinet, et qui allait dans un immeuble voisin, désormais disparu. Je raconte cette anecdote parce qu'environ une dizaine de fois j'ai rêvé que je sortais du jardin par un petit chemin boisé allant vers un autre immeuble. Exatement comme elle l'a décrit. Je suis resté bouche bée quand je l'ai appris. Parfois, je me dis que les murs gardent le souvenir des gens qui y ont vécu, car je ne pouvais pas savoir qu'il existait jadis ce chemin. Ou alors, c'est le fantôme d'un ancien habitant qui m'a guidé vers ce lieu, en rêve. Curieux.
Le sexe a toujours été pour moi un problème. Non que je sois "coincé", au contraire au lit je suis franchement salope. Mais, bien souvent, j'ai eu un sentiment de honte après. J'ai beau me dire que c'est le cerveau reptilien qui régit la sexualité, parfois on est dépassé par ce qu'on fait, ce qu'on aime faire.
J'ai toujours été soumis sexuellement. On me dit de faire un truc, je le fais même si cela me dégoûte. Je n'ai jamais compris pourquoi je refuse de dire non aux hommes. J'en ai parlé à ma belle-mère qui fut dans sa jeunesse sexologue. Elle ne m'a jamais jugé comme un porc, contrairement à ma mère qui a toujours vu en moi un pervers. Il m'arrive encore aujourd'hui de parler à la maman de matthew, parce qu'elle a une grande finesse psychologique qui m'aide à voir plus clair en moi. Puis surtout, c'est à elle uniquement que j'ai réussi à parler des pédophiles que j'ai rencontrés et qui, hélas, ont façonné en partie ma sexualité.
On m'a toujours dit, depuis mes 12 ans, que je dégageais énormément de sex appeal. J'ai toujours été précoce. Toutefois, il y a certains souvenirs qui me hantent encore aujourd'hui, comme ce mec d'une quarantaine d'années qui, alors que je rentrais à pied de l'école, a ouvert la portière de sa voiture,a glissé un pied nu dehors pour attirer mon attention, je me suis machinalement arrêté pour regarder, il se branlait de plus en plus vite en me fixant d'un air ahuri pour ensuite jouir sur mon manteau ; il y a aussi le souvenir d'un père ivre qui tente de me violer vers 7 ou 8 ans en me traitant de salope ...
Ces images-là, j'ai tenté de les refouler, mais elles reviennent sans cesse comme si elles voulaient me délivrer un message, comme si elles étaient là pour que je comprenne enfin ce qui se passe en moi sexuellement. Pourquoi, d'une certaine façon, j'ai fini par aimer ce qui me faisait peur, ce qui m'écoeurait, ce qui s'est intégré en moi malgré moi... Ces images si dérangeantes expliquent toutefois certaines choses que je faisais enfant, comme cette manie, qui me prenait d'un coup, d'écrire sur papier des mots qui me venaient en tête comme "salope, sale pute, tu n'es qu'une pute, je vais te baiser, baise-moi comme un chien, je suis une pute, grosse salope". C'est de cette époque que date la haine de ma mère à mon égard. Après avoir écrit ces saletés, je déchirais la feuille, la jetais dans ma poubelle de chambre... et ma mère les lisait en douce ...Quand je me suis décidé à en parler à mon mari, lui qui est psychologue pour enfants -ados, il a vite compris que mon attitude relevait d'un traumatisme refoulé, dont je ne me souviens pas. Autrement dit, je tentais par l'écriture de tous ces mots sales d'extraire de moi ce venin d'une humiliation profonde inconsciente, comme si je répétais des mots entendus. Et puis il y avait aussi cette sensation subite qui me prenait parfois dans la rue quand je voyais des hommes adultes me fixer ...j'avais soudain l'impression d'une grande faiblesse, d'un grand mal-être, je ressentais l'envie soudaine de raser le mur, d'entrer dans un trou de souris pour me cacher des autres. Comme si j'étais une proie face à des prédateurs. J'avais peur. Puis quelques secondes après, je redevenais normal. Quand j'en ai parlé à ma mère, elle a décrété que j'avais une carence en magnésium... Elle a été dans le même déni quand, il y a quelques années, je lui ai parlée de ce souvenir de la tentative de viol paternel ; comme à son habitude, elle a ricané et m'a traité de menteur. Pourtant, dans cette image douloureuse il y a des détails réactionnels m'incitant à croire que c'est du vécu, non de l'imagination, quand je dis qu'il me fait mal, qu'il me tire par le bras, que j'entends sa voix rauque qui me dit que ça va me faire encore plus mal, puis ma mère qui arrive, son air effaré quand je lui dis qu'il m'a traité de salope ...Mais il n'y aura jamais de preuves, alors ... Cependant, ce n'est pas parce que quelque chose se passe "dans la tête" que ce n'est pas réel.
Euh ben ouais. ça surprend, pas vrai ? Comme m'a dit mon cher mari : "toi qui aimes tant coucher avec deux hommes en même temps, tu veux devenir prêtre ?" Remarque, il n'a pas totalement tort. J'arrivais presque à entendre la phrase : "c'est une blague ?". Pourtant, non, ce n'est pas une plaisanterie. Mes désirs sexuels n'ont rien à voir avec ma spiritualité. Depuis mon adolescence je ressens cette envie de prêtrise. Ce qui m'y a fait renoncer, c'est le regard des autres forcément négatif, entre ma mère ambitieuse qui m'a poussé à devenir danseur de ballet coûte que coûte et la peur d'être encore plus le bouc émissaire des jeunes de mon âge. Au final, j'ai vu mon désir de prêtrise comme une honte. C'est d'ailleurs l'une des multiples raisons qui m'a fait prendre de la drogue, je voulais oublier ce désir si pressant, oppressant à cause des autres. Toute ma vie, on m'a interdit d'être ouvertement croyant et pratiquant, comme si c'était une tare. Mais entretenir une correspondance régulière avec un prêtre me permet de renouer avec ce que je ressens au fond de moi, sans craindre les moqueries. Au contraire, le prêtre est ravi de mes lettres. Je dirais même qu'on se comprend. Pendant la veillée pascale, il m'est arrivé une chose étrange. Ces deux dernières années, j'ai beaucoup souffert, des traumas ont été ravivés au point d'en rendre la douleur si insupportable que j'ai plongé dans l'alcool et la dépression suicidaire. Naturellement, j'essayais plus ou moins de le cacher, mais j'ai songé plusieurs fois à me couper les veines. Pendant cette veillée pascale, j'ai vécu une grande grâce de résurrection envoyée par jésus-christ, j'ai senti une douce chaleur à l'intérieur de mes poignets, et depuis je ne me sens plus porté vers la mort. Dieu m'a guéri, m'a sauvé. Ce n'est pas la première fois que je vis ce genre de miracle. Quand on vit ce genre de choses, c'est qu'on est fait pour autre chose que monsieur-tout-le-monde avec son train-train. Donc, j'ai pris la décision de m'engager dans la voie de la prêtrise. Pas tout de suite, mais pour plus tard. Pour le moment, j'ai surtout besoin de m'améliorer. Le terrain a été défriché depuis un an, c'est bientôt le moment de planter les graines.
On m'a toujours accusé d'être vélléitaire. Un coup je veux, après je ne veux plus. C'est probablement en partie vrai. Mais je peux aussi développer des trésors de détermination si je veux vraiment quelque chose -ou quelqu'un. Dans le domaine professionnel, ça se nomme l'ambition. Dans la vie privée, ça peut se voir comme une forme de manipulation 😉 Concernant mon rapport au vin, je suis vélléitaire, oui. Malgré ma décision "sûre et certaine" de vouloir arrêter DEFINITIVEMENT de boire du vin, ben ...deux jours après je recommence à vider la bouteille. Non que je sois dépendant à l'alcool, mais le vin est pour moi une compagnie. D'ailleurs, j'adore cette étiquette. Je n'ai pas de préférence pour le rouge ou le blanc, j'aime tout à partir du moment où je me sens bien en buvant. Il y a, et il y aura toujours, en moi un pan de solitude qui ne partira jamais. C'est dû à divers traumatismes. Depuis mon adolescence je me sens complètement exclu des autres, et le vin comble cette détresse. Les autres me rejettent, je le sais depuis longtemps, je n'en comprends pas la raison. On a tous des défauts de caractère, alors pourquoi est-ce que MOI on m'exclut forcément comme si j'étais le pestiféré de service ? J'ai renoncé à comprendre, savoir ce que les autres ont dans la tête ne m'intéresse plus. Je garde ce sentiment de solitude pour moi. Boire du vin en excès me permet d'oublier, d'effacer ce qui me tape sur les nerfs. C'est une compagnie dont je n'arrive -ni ne souhaite- à me passer. Presque un dialogue, un prochain. C'est le sourire dont j'ai besoin pour me réchauffer de l'intérieur 🤩
Je suis sincèrement heureux d'avoir découvert ce livre à la bibliothèque. Et pas seulement parce qu'il s'agit de la biographie de georges cuvier, le fondateur de l'anatomie comparée et de la paléontologie. Je suis heureux d'avoir découvert un ouvrage qui me permet de renouer avec la paléontologie, une science qui a jalonné une partie de ma jeunesse et que j'avais effacée de ma vie. Philippe taquet fut professeur de paléontologie et directeur du MNHN, auteur de plusieurs livres sur les dinosaures , dont "l'empreinte des dinosaures" que j'aimerais lire. La paléontologie était une science à la mode autrefois, après le succès phénoménal des Jurrasic park. Mais depuis quelques années, impossible de voir des docus ou de trouver des livres sérieux sur cette science, comme si les dinos étaient désormais relégués à de simples figures de cinéma.
Ce livre a été publié en 2006, il est super bien documenté même s'il est trop détaillé à mon goût. Je l'aurais préféré plus romancé, mais bon ... Cuvieur fut l'un des initiateurs de la paléontologie, adepte d'aristote, de linné et de buffon. Doué en dessin, il a fait le croquis de nombreux oiseaux, insectes et mollusques. Elève brillant, la philosophie a largement contribué à son génie scientifique.
Il y a des gens qui prétendent que la musique est "un truc de jeunes". Eh bien je ne suis pas DU TOUT d'accord. A 42 ans, je suis musicien, dj électro et mélomane. Je joue de la guitare, écoute tous les jours de la musique classique et chante très souvent (et pas que sous la douche, hein !). La musique fait partie de ma vie depuis très jeune. Je me souviens, quand j'étais enfant, j'avais pris l'habitude artistique de créer mes propres histoires sur fond musical. Je m'y prenais comment ? J'avais une petite radio sur laquelle je pouvais enregistrer les morceaux en live ; ensuite, j'utilisais le micro de mon père (qui bossait avec des chanteurs, entre autres) et j'enregistrais ma voix sur le morceau déjà enregistré via la cassette . Comme j'avais environ 10 ans et que j'adorais les cartoons, je laissais mon imagination divaguer en inventant de nouvelles histoires de tom et jerry, ou titi et gros minet, sur des morceaux classiques comme "L'apprenti sorcier" de paul ducas qui sont de vraies portes ouvertes sur l'inventivité. Quand il n'y a pas de paroles, la musique laisse libre cours à sa propre science-fiction... et c'est génial ! C'est ce qui m'a logiquement amené à écouter, et triper, de la musique électro, notamment de la trance. Il n'y a qu'un pas entre le gamin de 10 ans qui délirait sur ses enregistrements et l'adulte qui fait ses dj set. Eh ouais coco !
Quand j'avais 16 ans, je me suis découvert une passion pour l'égyptologie, grâce aux romans de christian jacq. C'était très à la mode à ce moment. Mais faute d'avoir trouvé des ouvrages intéressants sur le sujet, j'ai laissé tomber ce loisir. Désormais, j'aimerais présenter toute une série de livres sur l'égyptologie, que j'ai la chance d'avoir trouvés et dont j'aimerais partager le contenu. Un des aspects que je souhaitais apprendre à l'époque était la magie de l'ancienne égypte. C'est donc avec un petit fascicule sur ce thème-ci que je débute cette série. Alexandre moret dit que le magicien utilise l'attraction ou la répulsion des êtres ou objets, connaissant les lois de causes à effets : il utilise la magie sympathique ou la magie imitative, sachant qu'on croyait que tout être était animé par une puissance. On se protège avec des amulettes sous forme de noeuds qui empêchent la vie de quitter le corps, façonnées principalement dans de l'or pour son caractère indestructible et combinées à des formules magiques qui s'identifiaient à certains dieux suivant l'ennemi à vaincre. Plus tard ce sera au tour des stèles de comporter des figures magiques. Le magicien peut aussi guérir les malades. Il est également prophète, se basant sur l'horoscope. Sont pratiqués des cas d'envoûtements contre les hommes, les morts et les dieux en usant de figurines et des noms. D'ailleurs, la magie pénétrait même les cultes religieux où le prêtre défendait son dieu grâce au rite magique pour lui insuffler un fluide vital ; de même pour les momies que l'on entourait de statuettes destinées à en devenir les serviteurs dans l'au-delà. Cela pose toutefois un grand souci d'immoralité étant donné que les défunts peuvent aller au paradis au prétexte qu'ils ont utilisé des enchantements envers les dieux ; l'honnêteté d'une vie ne compte pas. Les magiciens ont la réputation d'être invincibles, de se rendre invisibles, de comprendre le langage des animaux ... Ils devaient toutefois mener une vie chaste et pure au plan rituel. Le pharaon était le plus puissant des magiciens.
J'ai redécouvert les chanteurs français d'autrefois. J'ai hélas grandi avec des parents qui haissaient la musique française au prétexte que ça faisait "ringard" pendant la période rock. Or j'ai toujours été sensible aux chansons à texte, certains chansons françaises sont profondes, tristes, d'autres très drôles comme celles de bourvil. J'ai découvert une chanteuse provinciale des années 1930 oubliée, andrée turcy, accro à la cocaine et pauvre.
Voilà un texte que j'ai trouvé passionnant mais assez ardu, rêche, dans le style de la controverse théologique au sujet de l'existence des anges selon l'Evangile, qui en retrace les périodes des 1e-6e siècles avec les premiers Pères de l'Eglise et 12-13e siècles avec Frère thomas et le pape Grégoire :
"Là, il nous explique dans une série de déductions, que le motif pour lequel l’Être suprême tire les créatures du néant, c’est le bien ; que le bien consiste dans la ressemblance avec Dieu ; que pour ressembler parfaitement à Dieu, une créature, doit participer au mode d’action du créateur, c’est-à-dire avoir en propre une intelligence et une volonté, attendu que Dieu agit par l’intelligence et la volonté. Le grand docteur observe à ce propos que l’intelligence et la volonté sont des facultés d’ordre immatériel, et il conclut : « Pour que l’univers soit parfait, il est nécessaire d’admettre une créature incorporelle. » Il s’agissait de savoir si les anges étaient spirituels ou s’ils avaient des corps ; on apprend, non seulement que leur nature est spirituelle, mais que c’est là une chose nécessaire et qu’il ne saurait en être autrement." saint thomas
Les anges ont des corps subtils, différents de la matière grossière des nôtres; ils ont une hiérarchie : sièges, dominations, principautés, puissances, trônes, anges, archanges, séraphins, chérubins. Il y aurait sept cieux, pour chaque ordre angélique. Les anges gardiens habitent notre monde, ils protègent les saisons, les plantes et les animaux, mais aussi les nations, les villes, les églises, les gens. Les premiers Pères de l'église croyaient toutefois que seuls les fidèles chrétiens avaient un bon ange à côté d'eux, les anges gardiens étant des intermédiaires entre dieu et les hommes, lui transmettant leurs prières ; chacun aurait à ses côtés un bon ange pour l'inciter à faire le bien et un mauvais ange pour l'inciter à faire le mal. Les anges ne sont pas impeccables, ils ont une tendance au péché. Pendant les 5 premiers siècles, aucun culte n'était rendu aux anges car ils étaient comme vus comme des créatures aussi faillibles que nous, ils ne sont devenus des intercesseurs que pour les masses populaires. Au 6e siècle fut publié l'ouvrage majeur d'angélologie "la hiérarchie céleste" de denis l'aéropagite qui décrivait trois ordres angéliques (et trois sous-ordres), l'un près de dieu, l'un près des hommes et l'un intermédiaire, théorie adoptée par saint thomas. Les anges qui interviennent dans notre monde, comme michel et gabriel, font partie de rangs inférieurs. Quant à Satan, il est un ancien séraphin qui a chuté du ciel à cause de son orgueil et son désir d'indépendance envers Dieu. Jusqu'au concile de latran, il y eut toute une controverse pour savoir si les anges avaient été créés, ou non, en même temps que la nature sensible. Puis on se demanda s'il existait plusieurs espèces d'anges ou une seule. Selon denis l'aéropagite, les anges auraient reçu des perfections proportionnées au rang qu'ils occupaient.Ils possèdent la vision béatifique et connaissent le mystère de l'Incarnation. Pendant un temps, on soutint l'idée d'une église angélique. Quand on commença à voir dans les anges de purs esprits, et non plus des corps subtils, on s'interrogea :d'où puisent-ils leur science du monde sensible ? agissaient-ils sur les êtres ou étaient-ils influencés par eux ? Ils auraient EN EUX des principes infusés par Dieu. Selon le pape grégoire, au 12e siècle, satan serait enchaîné dans l'abîme jusqu'à la venue de l'antéchrist. Selon le chapitre 20 de l'apocalypse, satan ne serait sorti de l'enfer que deux fois, pour tenter les premiers hommes et jésus-christ. Quant aux anges gardiens, leur existence n'est pas contestée, mais la question suivante se pose : les hommes damnés ont-ils aussi des anges protecteurs ? Un ange protègerait un homme jusqu'à sa mort, puis passerait à un autre jusqu'à la fin des temps.
A l'occasion de ma fête, j'ai vu monica et mon fils lorenzo. Avec eux, c'est toujours un plaisir de faire un apéritif. Moi qui ai toujours considéré les apéros comme ce qu'il y a de plus beauf au monde, avec eux cela n'a rien de péquenaud ; au contraire c'est l'occasion de goûter des mets italiens qu'on ne trouve pas en france. Même si j'ai cessé de boire du vin pour régler mes soucis personnels, j'aime quand même beaucoup le vin italien ... Agrémenté de produits siciliens, c'est un vrai régal pour les yeux et le
coeur. Le vin italien, c'est du sourire. Cela n'a rien à voir avec les alcolos que je vois au monoprix dans le rayon pinards, titubant le sourire aux lèvres avec une bouteille à la main. J'ai toujours détesté les apéros forcés avec les ringards de service, allez-viens-on-trinque-à-la-bonne-franquette-même-si-on-se-connaît-pas, pouah. Mais avec monica et lorenzo, c'est de la conversation sympa, du sourire, des bisous, des anecdotes, ça me fait chaud au coeur de les voir à chaque fois. Je trouve monica toujours aussi jolie, avec son côté dolce vita sensuelle. L'italie, c'est mon âme, ce que je suis. Lorenzo m'a offert des vins merveilleux, blancs et pas forts (11 °) dont d'ailleurs ma fille aurore a raffolé !
Quand j'étais gamin, j'étais fasciné par le look des années 90, colliers, bracelets aux poignets des mecs, veste en cuir noir pour les nanas, yeux fardés à la punk, cheveux péroxydés. Il y avait comme un vent de liberté. J'achetais des albums photo uniquement s'il y avait une superbe nana sur la couverture, cheveux longs et mini-jupe, curieusement je m'y identifiais. J'avais deux côtés (que j'ai toujours aujourd'hui) : l'un très sérieux, intello, endimanché ; et l'autre, son opposé, débraillé, superficiel, jean coupé (par mes soins) en short sur collant noir filé, gilet en jean avec pin's, doc martins noires, bracelet clouté et une seule boucle d'oreille qui pendouille, crayon noir sur les lèvres, le tout assis sur une mobylette derrière un gars que je connaissais à peine en écoutant alice cooper et scorpions au walkman. J'étais comme ça quand j'avais 13 ans. Je n'ai jamais réussi à (ré)concilier mon caractère rebelle avec mon caractère obéissant, par contre je garde de super souvenirs de quand je faisais des blagues téléphoniques à la police hihi ... Pendant longtemps je me suis servi de ce look 90 pour mes séances de mannequin. On ne naît pas punk, on le devient, aurait dit simone de beauvoir !
ps : être punk à cette époque, c'était porter des fringues d'occaz par principe, on était contre la mode, contre la société bourgeoise, contrairement à aujourd'hui où les jeunes punks dépensent un fric monstre pour avoir "le genre punky" passablement prétentieux, ce qui va à l'encontre de la véritable mentalité punk ...
Décor sobre. Deux portes boisées, un porte-manteau, une valise, un fauteuil. Années 1920-30, l'homme est en smoking.
C'est une des très rares pièces de théâtre à laquelle j'ai aimé assister. Elle est inspirée par le livre de romain gary publié en 1960. C'est un hommage à sa mère immigrée russe, douée d'un fort tempérament. Le personnage raconte la jeunesse de romain à nice, sa passion pour la littérature, ses premiers émois pour les femmes, la misère dans laquelle il a vécu à paris, son engagement dans l'armée résistante contre hitler. Il parle avant tout de la condition humaine.
Le comédien joue vraiment très bien, il a su redonner vie à ce romain gary dont l'ombre maternel l'a soutenu toute sa vie, les dialogues sont très fins et percutants. Une pièce de théâtre intelligente comme on en voit peu.
"les hommes ont le droit de manger, sans condition"
Depuis un certain temps, je suis un véritable adepte du ... bicarbonate de soude. C'est formidable, ce truc ! Ecologique à souhait et super efficace! ça a de multiples fonctions, je m'en sers pour faire gonfler la pâte d'un gâteau, pour nettoyer les toilettes en le mélangeant avec du vinaigre blanc pour faire l'effet d'un savon et enlever les odeurs, blanchir les dents, éliminer les aphtes de la bouche, supprimer les taches du linge (là aussi avec du vinaigre blanc) et ne plus avoir mal à l'estomac quand je le bois avec de l'eau citronnée. Quand je l'utilise dans les wc, ça n'a pas l'inconvénient de pourrir les nappes phréatiques comme avec les produits chimiques !