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Ma vie et moi 🙂
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danse
30 octobre 2021

Danse avec moi

dan

Cela faisait longtemps que j'avais l'envie d'écrire un ouvrage sur la danse classique. Voilà c'est fait !
J'ai choisi une couverture culturelle qui montre le premier genre de tutu qui couvrait les genoux. C'est surtout au 20e siĂšcle que le tutu s'est considĂ©rablement raccourci pour voir le jeu de jambes de la danseuse, au point d'en ĂȘtre selon moi assez vulgaire.
Vous y trouverez l'histoire générale du ballet, mais également des citations sur la danse, les explications de termes techniques, des ouvrages anciens sur la danse classique...
J'espÚre que cela vous intéressera !

 

 

Danse avec moi - Alexandre Nolet - Edilivre

Histoire de la danse classique Par Alexandre Nolet ThÚme : Arts et spectacle Des débuts du ballet sous Louis XIV à la technique des pointes, en passant par des portraits de danseurs célÚbres du XXe siÚcle, l'histoire de l'Opéra de Paris, des citations poétiques, les costumes, la représentation de la danse dans la peinture ou encore les spectacles majeurs, le lecteur découvrira le monde élégant du ballet.

https://www.edilivre.com

 

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16 octobre 2021

confinement mental

Depuis le mois de septembre, je débute un nouveau spectacle. C'est trÚs différent de l'autre. L'autre, c'était entiÚrement ma création. Là, c'est un "plus" sur le spectacle musical de mon amie.

J'ai repris les trois mĂȘmes danseurs de l'ancienne troupe, ainsi cela m'a Ă©vitĂ© de faire passer des auditions.
J'ai en tĂȘte de crĂ©er une chorĂ©graphie participative, c'est Ă  dire un spectacle oĂč le thĂšme n'est pas imposĂ© Ă  l'avance. Je suis chorĂ©graphe, pas tyran. Du coup, les idĂ©es et mouvements avancent "ensemble". Il y a une bonne ambiance. Et surtout, ce qui compte pour moi, une ambiance professionnelle. 

Comme la salle est louĂ©e les aprĂšs-midi par un autre groupe, je ne travaille que le matin. Cela m'arrange. Je lis, je me mets au tricot, j'Ă©cris.  Je rĂ©alise que je me sens toujours en confinement "mental" dans le sens oĂč je n'ai aucune envie de reprendre une vie sociale. Je ne supporte plus ni les centres commerciaux, ni les cinĂ©mas, ni les restaurants. Le covid m'a fait changer d'aspirations. 

C'est juste un peu gĂȘnant Ă  l'Ă©gard de mon mari, parce qu'il aime bien sortir. Pour notre anniversaire de mariage, nous avons mangĂ© dans le jardinet, nous avons fait notre valse. J'ai eu plaisir Ă  organiser un bon repas. Mon mari a vu mes efforts. Il comprend Ă©galement mon besoin de vivre en reclus depuis quelque temps. Je fuis le monde extĂ©rieur. Je n'oublie mes traumas que quand je danse.

Je vais participer à un concours littéraire ce week-end.

20 septembre 2021

vanaja

Vanaja - film 2006 - AlloCiné

J'ai beaucoup aimĂ© ce film documentaire indien. L'histoire se passe de nos jours, mais dans l'inde traditionnelle. 
Vanaja est une jeune fille de 15 ans de caste inférieure qui est embauchée comme domestique chez une patronne. Puis un membre de la famille de celle-ci vient d'amérique, il est politicien. Il viole vanaja, qui tombe enceinte et accouche d'un fils. La patronne décide alors de le faire passer pour son petit fils pour cacher la honte que cet enfant illégitime provoque dans l'entourage.

Ce film est trÚs fort, trÚs réaliste. On voit bien la condition des femmes dans une société régie par le systÚme de castes. Cela m'a fait penser à un article que j'ai lu récemment (qui date de 2017) :

"L'un des plus grands dĂ©fis sociaux en Inde aujourd'hui concerne la perception gĂ©nĂ©rale envers les femmes, en particulier les femmes cĂ©libataires. La constitution stipule que tous les hommes et les femmes sont Ă©gaux par droit, mais en pratique ils ne sont pas et n'ont jamais Ă©tĂ© Ă©gaux.
Notre sociĂ©tĂ© a Ă©voluĂ© avec la conviction que l'existence d'une femme Ă©tait principalement pour donner naissance Ă  des enfants, les Ă©lever et fournir de la nourriture pour toute la famille. Au-delĂ  de cela, il y avait peu d'attente ou de tolĂ©rance pour toute autre activitĂ©.
En Inde aujourd'hui, les femmes commencent de plus en plus Ă  affirmer leur droit Ă  l'Ă©galitĂ© et Ă  la libertĂ© de choisir leur propre carriĂšre. Cette affirmation fait face Ă  une forte rĂ©sistance de la part des parents, des membres de la famille et de la sociĂ©tĂ© en gĂ©nĂ©ral, selon la communautĂ© Ă  laquelle elle appartient et d'oĂč elle vient.

Les filles qui choisissent de ne pas se marier et de rester cĂ©libataires font face Ă  des dĂ©fis encore plus grands et elles restent rattrapĂ©es entre l'ambition, la perception et la rĂ©alitĂ©.Dans les zones rurales et semi-urbaines, les filles qui ont l'ambition d'Ă©tudier et de construire une carriĂšre pour elles-mĂȘmes sont dĂ©couragĂ©es et mĂȘme mĂ©prisĂ©es. DĂšs le plus jeune Ăąge, ils doivent faire face Ă  des barbes et des menaces que personne ne les Ă©pousera s'ils continuent Ă  Ă©tudier ou Ă  travailler.

C'est effectivement tout Ă  fait vrai. Dans les villages et les petites villes, la plupart des jeunes hommes sont complĂštement analphabĂštes ou partiellement lettrĂ©s. Trouver des jeunes gens en Ăąge de marier qui sont diplĂŽmĂ©s est un dĂ©fi et donc, ils Ă©vitent une fille instruits, car elle est censĂ©e ĂȘtre indĂ©pendant et une menace Ă  ses beaux-parents et l'autoritĂ© du mari. C'est pourquoi les parents des filles ont tendance Ă  les Ă©loigner de trop d'Ă©ducation.
Dans les zones urbaines et les mĂ©tros, le simple coĂ»t de la vie force les hommes Ă  encourager leurs femmes et leurs filles Ă  travailler et Ă  complĂ©ter le revenu familial. Mais les raisons sont l'illumination Ă©conomique et non sociale sur l'Ă©galitĂ© des sexes.

Dans cette toile de fond, pour une jeune fille de se lever et de dire qu'elle souhaite Ă©tudier, vivre et travailler dans la ville tout seul, est toujours un grand non-non. Si elle vient d'une rĂ©gion rurale, elle est considĂ©rĂ©e comme un marginalisĂ© social qu'aucun homme du village ne voudrait se marier.

Si sa famille vit dans une zone urbaine alors il ya une plus grande chance d'acceptation par la famille, mais cette acceptation est soumis au montant qu'elle gagne. Une fille rĂ©ussie et simple, travaillant est trĂšs bienvenue mais une fille simple, travaillant avec un revenu faible ou modĂ©rĂ© a Ă  faire face aux barbes de la famille.

La famille remet constamment en question sa dĂ©cision «anormale» de rester cĂ©libataire et se sent embarrassĂ©e face Ă  la famille et Ă  la communautĂ© pour son compte. Ils continuent Ă  plaider et Ă  la contraindre Ă  se marier. L'ambition de poursuivre une carriĂšre et de rester cĂ©libataires sont des choix oĂč les femmes se retrouvent isolĂ©es. 

Les filles et les femmes doivent avoir la libertĂ© totale de choisir leur parcours de vie et de carriĂšre. Mais ceux qui ont choisi de rester unique font face Ă  toutes sortes d'obstacles dans la conduite d'une vie libre.

Une seule femme vivant seule dans une ville est vue avec une suspicion pure et simple. DerriĂšre les discussions de retour discuter les raisons de son seul restant et centre autour de savoir si elle est disponible, immorale ou une lesbienne. Peu sont disposĂ©s Ă  accepter qu'elle peut ĂȘtre aucun de ceux et est juste quelqu'un qui souhaite mener sa vie seul et de la maniĂšre qu'elle choisit. Mais c'est une pilule difficile Ă  avaler pour beaucoup.

Comme elle se dĂ©place dans sa localitĂ© ou mĂȘme son lieu de travail, elle se trouve ĂȘtre le centre de l'attention de tous. Les hommes font les ricanements habituels tandis que les Ă©pouses restent suspectes de ses intentions.

Au-delĂ  de la sociĂ©tĂ© et de la perception, c'est l'autre rĂ©alitĂ© avec laquelle les femmes cĂ©libataires doivent composer. Des choses simples comme les propriĂ©taires de maison refusant de laisser sortir Ă  des femmes cĂ©libataires peut ĂȘtre un vĂ©ritable dĂ©fi. Une autre rĂ©alitĂ© est l'absence de sĂ©curitĂ© sociale. Les femmes qui dĂ©cident de rester cĂ©libataires et indĂ©pendantes doivent prendre en compte les soins mĂ©dicaux.

Contrairement aux États providence comme le Canada, qui se rendent seuls Ă  l'hĂŽpital ou en post-hospitalisation en Inde, les femmes seules peuvent faire face Ă  de vĂ©ritables dĂ©fis. Si la maladie est prolongĂ©e, les femmes auront de la difficultĂ© Ă  survivre par elles-mĂȘmes. Puis il ya la vieillesse Ă  penser.

Dans le cas oĂč une femme souhaite Ă©lever un enfant par elle-mĂȘme, alors cela prĂ©sente son propre ensemble de dĂ©fis. Les femmes cĂ©libataires dĂ©couvriront pendant les admissions scolaires que de nombreuses Ă©coles semblent fuir les parents cĂ©libataires bien que personne ne l'admettra ouvertement. C'est juste un des nombreux facteurs que les femmes devront considĂ©rer comme ils dĂ©cident de passer leur vie par eux-mĂȘmes.

La solitude, surtout dans les Ăąges plus ĂągĂ©s, est la pire situation pour se retrouver. Les femmes cĂ©libataires dĂ©couvriront que tous leurs vieux amis et connaissances auront moins de temps Ă  rencontrer car ils eux-mĂȘmes traitent des problĂšmes de vieillesse et de problĂšmes familiaux."

Cette jeune vajana est jugĂ©e impertinente, et sa rĂ©putation de salope lui colle Ă  la peau. J'ai beaucoup apprĂ©ciĂ© ce film-documentaire parce qu'on est trĂšs loin du style bollywood. Non seulement, il traite les sujets difficiles  de la condition fĂ©minine et de la misĂšre en inde, mais il montre aussi la danse kuchipudi que je trouve superbe et empreinte de mythologie / spiritualitĂ© hindouiste. Une merveille qui permet de dĂ©couvrir les rites et la vie quotidienne en inde, loin des clichĂ©s.

 

 

28 août 2021

la tournée

Un mot sur ma tournĂ©e, quand mĂȘme.


C'est la premiĂšre fois que je prĂ©sente un spectacle de danse en france. Et j'ai bien aimĂ© le faire dans des théùtres privĂ©s. En fait, ce sont des petits chĂąteaux privĂ©s qui ont besoin d'argent, que ce soit en faisant visiter le parc au public ou en organisant des Ă©vĂšnements culturels-artistiques. J'avoue qu'on a beaucoup apprĂ©ciĂ© faire le spectacle dans ces chĂąteaux, car la danse classique est Ă  l'origine une danse de cour royale. Les dĂ©cors Ă©taient inspirants, on avait envie de donner le meilleur de nous-mĂȘmes.


Au canada, je dansais dans des opéras ou des des théùtres trÚs grands, impressionnants, qui me filaient parfois les chocottes. Ici, c'était assez petit, mais le public était au rendez-vous. On faisait des représentations presque quotidiennement, en soirée comme en fin d'aprÚs-midi. C'était fatiguant. Quand je rentrais dans la chambre d'hÎte, je prenais un bain avec de l'huile essentielle de lavande pour me détendre, je me passais sur le corps entier de l'huile d'arnica pour éviter les courbatures, je mangeais, je regardais un peu la télé puis dodo.


Evidemment, on a dansĂ© avec le masque, ce qui n'Ă©tait pas pratique mais obligatoire. Sauf les deux fois oĂč nous nous sommes produits en extĂ©rieur (quand il ne pleuvait pas ).


J'ai débuté la tournée sur paris et sa région pour ensuite m'enloigner un peu en province. On a découvert des lieux sympathiques. Il pleuvait souvent.
Toute la troupe (danseurs et musiciens) voyageait en autocar (constamment aéré) pour transporter les instruments et costumes. On dormait dans des auberges, les repas étaient bons. Par contre, je me sentais un peu seul dans les chambres d'hÎtel. Un mois sans voir mon chéri, ça fait longuet...
Contrairement à mes autres tournées, j'ai dormi seul. Je voulais réfléchir au spectacle, voir ce que je pouvais éventuellement améliorer en matiÚre de sauts, de pas...

Je ne suis pas allĂ© volontairement sur internet -sauf une fois pour regarder mes emails- car pendant une tournĂ©e j'aime avoir la tĂȘte uniquement au spectacle. Je ne supporte pas le manque de professionnalisme, ce qui m'a par le passĂ© valu la rĂ©putation de diva...Or je ne fais pas de caprices, simplement j'aime le travail bien fait.


Et la surprise Ă  laquelle je ne m'attendais pas du tout, c'est que j'ai revu manu.
Manu, c'est mon ancien meilleur ami. Mon premier amour, aussi.
Comme j'utilise un nom de scĂšne pour mes spectacles, il ne pouvait pas savoir que c'Ă©tait moi le chorĂ©graphe/danseur/ directeur artistique. J'Ă©tais dehors en train de me dĂ©saltĂ©rer quand je l'ai vu. Il a un peu grossi, mais sinon il est restĂ© le mĂȘme. On a Ă©tĂ© surpris de se revoir. Et ravis, aussi, meme si ça fait 16 ans qu'on n'a pas Ă©tĂ© en contact. Il est dĂ©sormais prof de danse, habite en rĂ©gion parisienne. Il m'a conviĂ© Ă  venir le voir cet Ă©tĂ©.


Les critiques ont été dans l'ensemble positives. Mise en scÚne créative, bon choix musical (dvorak), costumes sobres mais élégants, cohérence chorégraphique.
On a salué mon opiniùtreté surtout. Organiser un spectacle de danse en plein covid, c'était dur pour les nerfs. Mais j'ai tenu bon la barre, j'aime aller au bout des choses.


Je suis fier d'avoir produit en public mon spectacle. Fier d'avoir rĂ©ussi Ă  danser intensĂ©ment aprĂšs avoir eu les jambes fragilisĂ©es il y a plusieurs annĂ©es. Fier d'avoir rĂ©alisĂ© un spectacle gothique sur fond de dvorak, un rĂȘve que j'avais dans le coeur depuis mes 13 ans.
J'ai un autre contrat pour septembre, avec une amie canadienne qui vit entre toronto et paris. Elle est pianiste.

TOP 5 Antonin Dvorak (1841-1904)

D'abord musicien d'orchestre, Dvorak se frotte au rĂ©pertoire et dĂ©couvre les Ɠuvres de Smetana. Ce "pĂšre de la musique tchĂšque" influence ses propres compositions. Dvorak s'inspire plus d'une fois du folklore, que ce soit dans les Danses slaves, le Trio "Dumky" ou l'opĂ©ra Rusalka. Sa musique est apprĂ©ciĂ©e aussi bien du public que du monde musical.

https://www.radioclassique.fr

 

22 juin 2021

programme de l'été

On commence Ă  reprĂ©senter le spectacle. ENFIN. C'est un soulagement. DĂšs la fin du 3e confinement, on a modifiĂ© nos plans. Normalement, le spectacle aurait dĂ» ĂȘtre reprĂ©sentĂ© l'an passĂ©, en automne. HĂ©las, la crise sanitaire a annulĂ© la date prĂ©vue.

Avec le producteur, on a décidé en avril de ne pas se produire dans les salles publiques à cause de l'administration trop longue pour obtenir une autre date. Du coup on se produit dans des théùtres privés. ça va plus vite. Par contre, il y a moins de publicité autour du spectacle. Qui dit moins de communication, dit forcément moins d'entrées. Mais là,notre patience est à bout. Le spectacle a été retardé de plus d'un an à cause du covid, on a perdu de l'argent. Et comme on pense qu'il y aura derechef un confinement / couvre-feu aprÚs les grandes vacances, on préfÚre se contenter de moindre car on ne veut plus songer au long terme.

Avec le recul, je me rends compte que j'ai peut-ĂȘtre vu trop grand avec ce spectacle, que j'ai Ă©tĂ© un peu trop amibitieux. J'ai commencĂ© Ă  imaginer les chorĂ©graphies il y a 10 ans, pour crĂ©er MON spectacle, mais je ne m'attendais pas Ă  ce qu'un virus bousille ma vie professionnelle. Fin mai, j'ai dĂ» allĂ©ger certaines scĂšnes, car danser avec le masque reste malgrĂ© tout Ă©touffant mĂȘme si on a trouvĂ© des astuces pour mieux le supporter. Cela dit je ne me plains plus, on reprĂ©sente le speptacle, une petite tournĂ©e est prĂ©vue juin-juillet. 

En thĂ©orie, j'aimerais vraiment partir en italie revoir mon fils, mais il faut ĂȘtre vaccinĂ©. Or , je ne le suis pas encore. J'attends, Ă  cause des phlĂ©bites que j'ai faites. On voudrait aussi aller au canada revoir nos proches, mais comme c'est le pays le plus strict au plan de sĂ©curitĂ© sanitaire, on doit ĂȘtre vaccinĂ©, faire un test Ă  aller et au retour Ă  l'aĂ©roport. Et si on attrape entre-temps le covid, on est mis en quarantaine...super perspective...

 

En attendant, écoutez moi un peu de ce bon smooth jazz...

 

Smooth-jazz - Musique gratuite de relaxation

Le style musical smooth-Jazz s'adresse à un public néophyte en matiÚre de jazz favorisant davantage les mélodies, le rythme entraßnant et cool...

http://www.musiquerelaxante.fr

 

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15 juin 2021

La dictature du physique

En devenant chorégraphe, j'ai souhaité que mes danseurs s'épanouissent durant le spectacle, pas qu'ils se sentent fautifs.

 

18 avril 2021

la danseuse du bolchoi

La Danseuse du BolchoĂŻ | Danse | Film complet en français - YouTubeUn film que j'ai beaucoup aimĂ©, qui montre trĂšs bien la duretĂ© et la rigueur extrĂȘme  du monde de la danse classique. On voit tous les sacrifices que doit surmonter une jeune "Ă©lue". Personnage inspirĂ© par la danseuse Anastasia Shevtsova.

Le corps de ballet russe du bolchoi est l'un des plus difficiles Ă  intĂ©grer et l'un des plus  reconnus pour ses talents artistiques.
Ce film parle aussi de la maladie d'alzeihmer.

 Un film qui m'a fait du bien, vu qu'on ne peut plus danser normalement.

11 avril 2021

fragilités

Eh bien nous y voilĂ , aurore a eu 17 ans. On lui a offert des livres.
Bien que confinĂ©s, on lui a donnĂ©e l'autorisation ce jour-lĂ  de voir son petit ami. C'est un gars normal, qui semble Ă©quilibrĂ©. Ils sont tous deux fĂ©rus d'Ă©cologie. 
La seule chose que j'ai toujours souhaitĂ© pour aurore, c'est qu'elle ne me ressemble pas psychologiquement. Qu'elle mĂšne une vie saine. Elle en prend le bon chemin. 
Avec ses cheveux bleu et rose, elle nous fait marrer :-)

Mon homme a été voir le médecin : il a un souci d hypertension. Il est le seul à se démener depuis des mois à travailler pour nous éviter un gouffre financier, cela l'a stressé. Du coup je me suis inscrit à pole emploi. ça ne m'enchante pas du tout mais on a besoin momentanément d'une allocation, on n'a pas envie de ne plus pouvoir payer notre loyer.
Je n'achĂšte plus rien depuis des mois, hormis des courses alimentaires.

J'ai l impression que le covid sonne le glas de ma carriĂšre.
A presque 40 ans, on est jugé trop vieux pour rester danseur, on doit se reconvertir ou en chorégraphe ou en prof de danse. Avec les écoles fermées, je ne risque pas d'enseigner et chorégraphe est compromis. En tant que danseur pro, je peux continuer le spectacle, mais c'est à nos risques et périls. Je ne dirige pas (par choix) une grosse troupe, mais deux danseurs ont attrapé le covid, ainsi qu'un musicien. Cela plombe le reste. Pourquoi répéter en salle si le spectacle ne peut pas etre représenté à cause du couvre-feu ? Vais-je quand meme me produire dans des théùtres privés ? Est-ce que je vais de nouveau louer une salle alors que le spectacle est terminé et qu'il vaut mieux répeter directement sur scÚne ?

Autant de questions qui m'angoissent et me fragilisent.

Je m'occupe de mon cher et tendre mari pour qu'il ne se stresse pas inutilement. Petit dejeuner au lit, bisous dans le cou, douceur sexuelle, massages relaxants, tisanes bienfaisantes. 

Depuis quelque temps, j'ai des reminiscences de mon enfance. Des instants simples, positifs. TrĂšs brefs, toujours les mĂȘmes. Je me revois en train de lire quand j'avais 12 ou 13 ans. A cette Ă©poque, lire Ă©tait pour moi un refuge, un abri qui me permettait d'occulter la rĂ©alitĂ© nĂ©faste qui m'entourait. Je me revois Ă  17 ans quand je m'essayais Ă  la peinture. C'Ă©tait pour moi un moment oĂč je me sentais libre d'etre crĂ©atif, d'etre moi meme. Je me sentais en paix avec moi. Je me voyais un avenir. J'avais le sourire quand je peignais.

J'en ai parlé avec mon homme. Comme il est psy pour enfants, il a l habitude de reconnaitre les traumatismes quand ils ressurgissent. C'est apparemment mon "enfant intérieur" qui refait surface pour faire la paix avec moi. C'est une obsession, ces souvenirs reviennent en boucle dans ma tete et sous forme d'émotions. ça ne dure pas plus de quelques secondes, mais c'est trÚs prenant. Selon mon merveilleux chéri, c'est mon désir de retrouver mon identité réelle qui se manifeste. Je pense qu'il a tout à fait raison. J'ai perdu mon Moi en chemin il y a bien longtemps.

Quitte à etre confiné et fragilisé, autant retrouver mon identité profonde, loin des apparences. Du coup j'étudie le texte d'éthique juive "alé chour" du rav wolbe, un livre qui aborde la connaissance de soi.

11 mars 2021

le tueur de l'opéra

Le tueur de l'opéra - Film Complet en Français (Thriller, Drame) 2011 | Julie Engelbrecht - YouTube

Un film que j'ai regardĂ© plus pour le plaisir des chorĂ©graphies que pour son aspect thriller. Il dĂ©nonce bien la cruautĂ© du monde de la danse classique : les blessures physiques, les blessures psychologiques pouvant mener au suicide si on n'arrive pas Ă  satisfaire ses ambitions professionnelles, l'indiffĂ©rence des directeurs artistiques. Deux phrases reflĂštent parfaitement la mentalitĂ© : "tout le monde couche avec tout le monde ici" et "c'est un panier de crabes ici". J'ai passĂ© un bon moment. 

5 février 2021

déphasé


A plusieurs reprises, il m'est arrivĂ©, aprĂšs une reprĂ©sentation de spectacle, d'ĂȘtre attendu par des admirateurs assez jeunes qui quĂ©mandaient des conseils pour devenir eux-mĂȘmes danseurs. Ils me complimentaient sur ma façon de danser, mon physique. Je les Ă©coutais gentiment, je ne les envoyais pas promener. AprĂšs tout, le ballet fascine. Le monde du classique est jugĂ© presque féérique, alors que la rĂ©alitĂ© est nettement plus dure. DĂ©jĂ , un ballet se rĂ©pĂšte au moins 4 heures d'affilĂ©e par jour. En plus des 3 heures de technique quotidienne. Les rĂ©pĂ©titions sont difficiles, pas mal de discordes au sein du groupe, parfois on se fait des foutus claquages qui bousillent une carriĂšre. ArrivĂ© vers 40 ans, on est jugĂ© trop vieux pour etre danseur, du coup on doit se reconvertir, soit en prof de danse soit en chorĂ©graphe. VoilĂ  pourquoi je pense de plus en plus au cabaret, mais bon... j'espĂšre ne pas m'illusionner car il n'y a pas beaucoup de demandes dans ce milieu. A moins d'ouvrir son propre théùtre. Ou de crĂ©er sa compagnie de danse. Que d'idĂ©es mais pas toujours les moyens pour rĂ©aliser... Personnellement je ne suis pas inscrit comme intermittent du spectacle car je connais trop d'artistes qui sont emmerdĂ©s par pole emploi juste parce qu'ils ont des allocations. Je ne veux pas qu'on se mĂȘle de ma carriĂšre. Heureusement que mon homme est psy pour enfants avec son cabinet et son site internet pour assurer les consultations rĂ©guliĂšres. La vie est dure en ce moment, je n'ai pas de salaire Ă  proposer. Puis comme mes charmants parents m'ont coupĂ© les vivres quand je me suis mariĂ©...Alors je ne dĂ©pense rien, en attendant que le spectacle reprenne, ou plutĂŽt se finisse enfin, et fasse des entrĂ©es. En espĂ©rant surtout ne pas ĂȘtre encore une fois reconfinĂ©s...

19 janvier 2021

spectacle bientĂŽt fini ?


Parfois, il m'arrive de consulter sur internet des vidéos montrant des spectacles de danse...catastrophiques !! Non pour en mémoriser les erreurs, bien entendu, mais plutÎt pour me rendre compte de ce qui ne va pas dans mon spectacle. Une chose hyper essentielle dans les chorégraphies de groupe, c'est ... la coordination des mouvements. DerniÚrement j'ai vu une video montrant des élÚves assez jeunes (ados) dont les mouvements de départ étaient complÚtement décalés les uns par rapport aux autres. Une horreur !


On arrive Ă  la fin du spectacle. Je peaufine les dĂ©tails. MalgrĂ© la fermeture des salles de danse, on a rĂ©pĂ©tĂ© plus ou moins clandestinement durant le mois, avec une "dĂ©rogation" du producteur. Mais on a arrĂȘtĂ© car on a la trouille de se prendre chacun une amende de 135 euros. Seulement il faut quand mĂȘme  se rafraĂźchir la mĂ©moire musuclaire, sinon on oublie les chorĂ©s. La situation est une catastrophe. Horrible.

Quand on voit de loin un spectacle de danse, on voit tout : les qualitĂ©s comme les dĂ©fauts. ça saute aux yeux bien plus facilement que quand on a le nez sur les danseurs pour faire rĂ©pĂ©ter les chorĂ©s. On est obligĂ© de rĂ©pĂ©ter dans le théùtre oĂč on va se produire. Il faut qu'il y ait une harmonie entre les danseurs et les musiciens. Il n'y a pas de comĂ©diens, ce n'Ă©tait pas utile et en plus ça revenait trop cher. La salle de danse, ça allait au dĂ©but, mais Ă  la fin il faut rĂ©pĂ©ter dans le lieu oĂč on se produit officiellement pour visualiser la scĂšne et rendre les chorĂ©graphies mieux coordonnĂ©es. Plusieurs dates sont potentiellement retenues pour paris et sa rĂ©gion. Peut-ĂȘtre pour lyon et aix-en-provence, mais c'est pas sĂ»r. Avec le covid, rien n'est certain.


J'ai trouvé une astuce pour permettre aux danseurs de réaliser leurs chorés sans étouffer à cause du masque. On met une goutte d'huile essentielle d'eucalyptus sur le tissu, ça permet de mieux respirer. Il faut aussi bien ajuster les ficelles sur les oreilles pour éviter que les masques ne tombent (on se croirait dans hercule poirot en disant "que les masques tombent "). Ce n'est pas moi qui gÚre la communication. Mon domaine, c'est la création artistique.
Assez curieusement, je n'ai pas envie de me faire de la pub. Je suis trĂšs fier de rĂ©aliser ce spectacle qui me tenait Ă  coeur depuis plusieurs annĂ©es, mais je ne veux plus ĂȘtre bouffĂ© par l'ambition. Je crĂ©e, point, peut importe si la critique est bonne ou mauvaise. Je ne crois plus en la pertinence des critiques d'art depuis longtemps.

14 janvier 2021

imprévus ?

Cette histoire de covid casse mon entrain et ma motivation en tant que D.A.  J'y vais Ă  reculons. Pour mon spectacle, je suis Ă©galement danseur mais je ne me mets pas en avant. Jadis, je ne jurais que par ma carriĂšre. Le premier rĂŽle. Oui, j'Ă©tais clairement carrĂ©riste et ambitieux, je ne m'en cache pas du tout. PrĂȘt Ă  tout pour avoir du succĂšs. ça s'est retournĂ© contre moi. Maintenant, mon Ă©tat d'esprit a changĂ©.


Le problĂšme de la danse classique, c'est selon moi la redondance des spectacles : faust, carmen, les contes d'hoffmann...Ils sont magnifiques, mais c'est bien aussi d'innover. Et ça, dans le monde de la danse classique, ça ne passe pas. On n'aime pas la nouveautĂ©, encore moins la provocation. Et mĂȘme si on ose, on a toujours peur des critiques d'art qui peuvent Ă  eux seuls ruiner la carriĂšre d'un chorĂ©graphe / danseur. Ces messieurs-dames ont plein pouvoir tyrannique sur la vie professionnelle des artistes dont ils ne pigent pas la mentalitĂ© novatrice. Enf*****!


Bref. Le problĂšme avec le covid, c'est que ça fait perdre beaucoup d'argent aux producteurs de spectacles. Théùtres, opĂ©ras...On veut faire des entrĂ©es. Et on est obligĂ© de rĂ©duire le financement car on ne sait jamais si on va ĂȘtre reconfinĂ©s Ă  tel moment, ou si tel comĂ©dien va tomber malade du coronavirus...Il y a Ă©normĂ©ment d'imprĂ©vus Ă  prendre en compte. Dans un spectacle, il y a les danseurs bie sĂ»r , les figurants, les musiciens, les costumes, les lumiĂšres-sons, la mise en scĂšne, le chef d'orchestre (s'il y a ). C'est un boulot qui prend longtemps. C'est passionnant, mais en ce moment c'est trĂšs trĂšs compliquĂ© de s'impliquer dans un tel projet. J'ai modifiĂ© les costumes pour m'adapter au risque de covid. Met-on le masque ou non pendant les danses , au de le perdre Ă  cause de certains mouvements, voire d'Ă©touffer? Pour Ă©viter tout contact entre danseurs, j'ai choisi des costumes de voguing, souples, entiĂšrement couvrants. Tant pis pour la production qui rĂąle, je ne mets pas la santĂ© de mes danseurs en danger juste pour faire du fric, ce n'est pas dans ma mentalitĂ©. Il y a un timing impossible Ă  respecter en ce moment de crise sanitaire. J'ignore si mon spectacle a un avenir, j'ai l'impression de me battre dans le vide depuis mars.

22 décembre 2020

la danse, mon Ăąme

Parfois, je me dis que si je me suis lancĂ© dans la danse classique, c'Ă©tait surtout pour faire plaisir Ă  ma mĂšre. Mais comme c'est une garce, je n'ai jamais eu la moindre reconnaissance (ni mĂȘme amour, disons-le) de sa part.


Quand elle Ă©tait jeune, elle voulait devenir prof de danse, mais suite Ă  un souci au dos elle s'est reconvertie dans le stylisme. Elle m'a poussĂ© trĂšs jeune Ă  me former Ă  l'Ă©cole nationale de l'opĂ©ra de paris, dans l'espoir que je devienne un surdouĂ©, un danseur Ă©toile. Sauf qu'ĂȘtre danseur Ă©toile ne court pas les rues. Quand elle a vu que je ne prenais pas la direction tant souhaitĂ©e, elle m'a regardĂ© avec mĂ©pris, comme si tous mes efforts Ă©taient vains.


Je viens de terminer un second roman, cette fois-ci sur le domaine de la danse classique. C'est tout ce que j'ai toujours voulu dire sans oser. On nous apprend surtout Ă  ĂȘtre disciplinĂ©, or ĂȘtre un bon petit soldat n'a jamais Ă©tĂ© mon fort. MĂȘme si j'aime Ă©normĂ©ment les ballets, je ne supporte plus l'Ă©litisme et l'arrogance de ce milieu. Quand on a une santĂ© dĂ©faillante, on est vite dĂ©gagĂ© de la liste des danseurs intĂ©ressants. Bien que j'aie connu un certain succĂšs au canada, ici je ne suis personne. C'est l'anonymat le plus dur Ă  digĂ©rer, je pense. Et justement, je ne veux pas faire une dĂ©pression Ă  cause de cet anonymat.


Le spectacle que je crĂ©e est le mien, dans le sens oĂč j'ai crĂ©e mes propres chorĂ©graphies. Je ne rĂ©interprĂšte pas pour la Ă©niĂšme fois le lac des cygnes ou persĂ©phone. La plupart des danseurs classiques sont mĂ»s par la gloriole. Moi en premier, je l'ai Ă©tĂ©. Mais aprĂšs les phlĂ©bites musculaires, j'ai rĂ©flechi Ă  mon avenir. ça a Ă©tĂ© un tournant dĂ©cisif. Cest la premiĂšre fois que je remonte sur scĂšne depuis ce souci de santĂ©. Je suis obligĂ©, une fois par an, de voir un flĂ©bologue pour contrĂŽler l'Ă©tat de mes jambes par un doppler et avoir l'ordonnance pour l'anticoagulant que j'ai sur le long terme. Seuls me proches le savent, mais c'est parfois difficile pour moi de me projeter en tant que danseur dans le futur. Heureusement que j'ai mon mari et mes deux enfants, sinon je n'aurais pas tenu je pense.

24 novembre 2020

du balai

 

ça m'est bénéfique d'aller moins sur internet. Je ne supporte plus les photos d'hÎpital en page d'accueil msn.


Je reviens Ă  mes premiĂšres amours : musique classique et poĂ©sie. J'Ă©cris un recueil de poĂšmes en ce moment, j'avais ce projet en tĂȘte depuis longtemps, que je n'ai pas eu le temps de concrĂ©tiser Ă  cause de ma carriĂšre.


Je réalise ce qui m'angoisse:
-je culpabilise d'ĂȘtre venu en france et d'avoir Ă©loignĂ© mon homme et ma fille de leur famille canadienne
-le monde du ballet me lasse. J'aime Ă©normĂ©ment la danse classique mais ne supporte plus la mentalitĂ© de peste qui rĂšgne dans ce milieu : ultra-compĂ©titif, Ă©litiste, individualiste. Pas assez fantaisiste Ă  mon goĂ»t. Je m'Ă©panouirai plus dans le cabaret. Je ne suis pas idiot, je sais que mes phlĂ©bites rĂ©pĂ©tĂ©es m'ont fragilisĂ© et que ça m'a exclu en tant que danseur de  ballet.

Hier, miss conneries a Ă©lu domicile dans mon gilet en cuir qu'elle a fait tomber du canapĂ© 😉

DSC05033 (2)


Il est 2H44 et j'écris une note (que je publierai tout à l'heure). Vive l'insomnie !

10 novembre 2020

"ma vie de prostituée"

J'avoue que ce livre m'a déçu dans sa forme. L'auteur ne sait clairement pas comment Ă©crire un livre. Il a peut-ĂȘtre voulu ĂȘtre original mais le rĂ©sultat est un fiasco. NĂ©anmoins, cet ouvrage aborde un thĂšme qui m'est cher : la prostitution.
L'ouvrage retrace un dialogue, imaginaire ou rĂ©el on ne sait pas trop, entre plusieurs prostituĂ©es qui se racontent comment elles sont tombĂ©es lĂ -dedans.Ce que j'ai apprĂ©ciĂ©, c'est la volontĂ© de l'auteur d'humaniser les prostituĂ©s en ne tombant pas dans la caricature du "je suis une pute et fiĂšre de l'ĂȘtre, je fais ce que je veux de mon corps". On voit en parcourant ces lignes qu'ĂȘtre pute n'est pas un choix. On ne vend son corps que quand on est au pied du mur financiĂšrement. Et puis, bien Ă©videmment, sont traitĂ©s les gros prĂ©jugĂ©s que les gens ont sur les catins.

Ma vie de prostituée

Si j'ai choisi ce lire ce tĂ©moignage, c'est parce que j'ai moi-mĂȘme subi l'appelation de "pute" dans le cadre de ma carriĂšre. Quand on bossse dans le domaine du spectacle, on a forcĂ©ment affaire Ă  du piston et les actes qui vont avec. Autrement dit, oui, on couche pour avoir un boulot Ă  la clef. On a beau ĂȘtre talentueux, on est trĂšs , trop, souvent jugĂ© sur son physique. Il suffit qu'on soit beau et c'est direct le cul. J'ai beaucoup souffert d'avoir cette sale rĂ©putation car on est trĂšs rapidement et pour longtemps mis dans une case qui vous empĂȘche d'ĂȘtre au meilleur de votre talent. 

J'ai ce souci depuis trĂšs jeune, Ă  cause de mon physique. Je ne sais pas pourquoi, mais les gens fantasment sur le genre "italo-latino". Brun, mince, sexy et voilĂ  qu'on est enfermĂ© dans une catĂ©gorie asphyxiante ! Etre gay est hĂ©las parfois associĂ© au porno et Ă  la prostitution. Fuck  ! đŸ’„đŸ’„ On est traitĂ©s comme des chiens.

A force d'ĂȘtre vu comme une pute, je me suis plus ou moins associĂ© aux prostituĂ©(e)s. J'en ai rencontrĂ©s, je leur ai parlĂ©s. J'ai Ă©tĂ© au-delĂ  des a prioris. Au-delĂ  de la haine. On peut hĂ©las tous se prostituer, pour payer un loyer, pour obtenir un poste... On a beau dire qu'il faut avoir de la moralitĂ©, la rĂ©alitĂ© est qu'il est trĂšs facile de sombrer dans ce milieu. Surtout avec internet oĂč la prostitution se fait notamment sur les sites de rencontres !

Le message du livre est clair : cessons de juger négativement les prostitué(e)s, ce sont avant tout des personnes avec un vécu douloureux !! Et je suis d'accord.

 

7 novembre 2020

clip pole dance

Heureusement que mon pote et moi avons rĂ©alisĂ© la vidĂ©o de pole dance juste avant le reconfinement... On s'Ă©tait vus un matin, Ă  6h 30. Il  faisait frais quand mĂȘme... DĂšs 5h30 j'avais commencĂ© Ă  me maquiller pour la circonstance. Il fallait que je me transforme en drag queen. Pendant plusieurs semaines, j'avais rĂ©pĂ©tĂ© la chorĂ©graphie. Elle ne dure que 3 minutes, ça va. Mais je suis perfectionniste, je voulais que le rendu soit top. Et au final, avec mon costume kitch Ă  paillettes et les lumiĂšres led connectĂ©es multicouleurs... ça le fait ! Le temps que mon pote crĂ©e le clip en alliant images et son, et voilĂ  la video mise en ligne sur le site de l'asso trans ! Il y a des commentaires de gens qui apprĂ©cient le danseur haha !!

Ma chorĂ© est Ă  la fois sexy, sensuelle, provoc' et esthĂ©tique. Comme il s'agit avant tout d'un message contre la transphobie, il a fallu montrer de la beautĂ©, de la poĂ©sie  .... et surtout ĂȘtre en tempo avec la musique electro-disco 😉

Merci jĂ©rĂŽme pour ton initiative, c'Ă©tait cool đŸ€—đŸ€©

20 octobre 2020

pole dance philo

Je lis un livre passionnant sur la pole dance:

9782414031191

J'aime le ton irrĂ©vĂ©rencieux. Pole danceuse, fĂ©ministe radicale ? Ce livre parle du genre, au-delĂ  du genre "femme". 

Art et philosophie, cet essai m'interpelle en tant qu'artiste et humain.

23 septembre 2020

Juju Alishina

C'est une danseuse et chorégraphe japonaise née en 1963.

FormĂ©e Ă  la danse traditionnelle japonaise et au ButĂŽ (« danse du corps obscur Â» nĂ©e dans les annĂ©es 60 et imprĂ©gnĂ©e du bouddhisme), Juju Alishina fonde Ă  Tokyo sa compagnie, NUBA en 1990.

En 1998, elle s’installe Ă  Paris et y dĂ©veloppe sa propre pĂ©dagogie de la danse traditionnelle et contemporaine.

Son travail chorégraphique propose une approche équilibrée et harmonieuse du mouvement ButÎ dans toutes ses formes. Considérée comme une figure incontournable du ButÎ, elle assimile plusieurs disciplines et développe depuis 1982 un style personnel en travaillant dans le respect du corps.

Sa MĂ©thode de danse, « Le corps prĂȘt Ă  danser - Secrets de la danse japonaise selon la mĂ©thode Alishina Â», est parue en version française en 2013. Elle est construite Ă  partir d’une recherche approfondie et variĂ©e des formes de danses asiatiques et de l’expĂ©rience vivante du corps dansĂ©.

 

 

9 septembre 2020

dansez masqués !

Pour ne pas ĂȘtre vu comme un D.A irresponsable, je demande aux danseurs de se couvrir entiĂšrement le corps pour Ă©viter la diffusion du covid. Du coup, on a une dĂ©gaine pas possible : masque, gants en plastoc, collant jusqu'aux pieds, t-shirt manches longues. Ce n'est pas l'idĂ©al pour danser mais inĂ©vitable vu le nombre de contaminations et la peur qui s'ensuit !

Grùce à dieu , j'y ai échappé .

Par contre je n'ai jamais fait le dépistage "par prévention " pour me rassurer car ces centres sont des nids à infection! Je suis certain que beaucoup de gens ont choppé le virus là-bas ...

5 septembre 2020

"fermé jusqu'à nouvel ordre"

Semaine chiante, techniquement et humainement.

ObligĂ© de faire le bilan avec le producteur qui a le mĂ©rite de me signaler que je ne suis QUE le directeur artistique (sans son fric, pas assez de moyens pour finir le spectacle) avec la dĂ©licatesse de me mettre la main au cul (il a failli se prendre la mienne avec alliance dans la tronche) ; reprise de contact avec les danseurs dont un qui a le covid ; théùtre fermĂ© au public, obligĂ© de faire l'aumĂŽne d'une autorisation pour les rĂ©pĂ©titions tout en sachant que les intermittents ne feront pas les 500h requises ; lĂ©gĂšres prises de tĂȘte avec les costumiers qui crient au manque de tissus, bon...; rĂ©vision de l'Ă©tat Ă©lectrique du théùtre pour Ă©viter les court-circuits Ă  la con ; dĂ©sinfection 2 fois par jour.

En gros je suis passĂ© au peigne fin, ça me donne une idĂ©e de l'annĂ©e Ă  venir. Moi, je demande juste que mes danseurs soient sĂ©rieux, compĂ©tents et professionnels. Pas la mĂȘme ambiance que cet Ă©tĂ© avec les doublures.

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