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Ma vie et moi 🙂
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sentiments
8 février 2022

"leur indifférence est humiliante"

Si je devais choisir une phrase pour décrire ce que je ressens au tréfonds de moi, ce serait celle-ci.

Le jour où j'ai posté l'article sur l'autobiographie d'asia argento, je suis allé sur son instagram et je lui ai laissée un message en disant que j'avais aimé son message de courage, que je lui souhaitais de vivre sans tourments sur son île bien-aimée, que je l'aimais. Elle m'a répondu peu de temps après en me mettant un petit coeur et en écrivant "merci, de tout mon coeur". Autant dire que j'avais un sourire béat devant mon écran ! Mais ça m'a fait mal aussi, parce que j'ai réalisé que les anonymes sont bien souvent plus prétentieux que les stars. Asia, qui est une star internationale, trouve le temps de me dire merci avec sincérité, tandis que mes prétendus amis n'ont pas le temps de prendre de mes nouvelles ou de répondre à mes mails. Pas un ne me remercie quand je suis franc avec eux.


S'il y a une chose qui me rebute complètement, c'est l'indifférence car c'est la plus grande des violences. J'ai grandi dans l'indifférence de mes parents, et elle continue de me poursuivre, comme une malédiction. J'ai beau avoir des propos sympas, on me trouve "bizarre", genre "c'est quoi ce taré qui dit qu'il m'aime bien ??" Si je suis bizarre parce que les autres sont monstrueux d'indifférence, alors je préfère rester bizarre. Au moins, je garde mon humanité. L'indifférence est devenue chose banale aujourd'hui, les gens ne se regardent plus dans les yeux, ils disent "ça va ?" comme des robots, préfèrent matter leurs iphones plutôt que d'avoir une discussion intéressante avec autrui. Autrui n'existe plus. Il y a vraiment un problème avec les gens. Ah, ça ne plait pas quand je dis ça, mais n'empêche que j'ai raison : en quoi est-ce normal de ne pas répondre à un email, de ne pas demander comment je vais, de ne pas relever quand je dis que j'ai des soucis personnels, ne pas me regarder franchement dans les yeux ? C'est genre "toi, tu n'existes pas vraiment pour moi". Combien de fois des inconnus m'ont sorti : "si tu avais eu l'intelligence de ..." comme si j'étais le roi des crétins. Les gens se prennent pour des starlettes depuis qu'ils sont tous sur les réseaux sociaux et vraiment ça me met en colère parce qu'on déshumanise sciemment, volontairement, les rapports humains. Et quand on a le malheur d'avoir un coeur qui recherche le vrai, l'authentique, on se heurte à des murs qu'on a envie de démolir. Merde à la fin, c'est humiliant cette situation. Quand est-ce que les gens cesseront d'être indifférents dans cette société où on consomme les autres comme des cannibales et où on prend tout le monde pour des déchets ?! Putain, qu'est-ce qu'on se sent seul dans cette société d'indifférence !

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30 janvier 2022

"tu ressembles à ta mère"

En ce moment, je ne suis pas ce qu'on appelle de bonne humeur. J'ai des humeurs fluctuantes: parfois agressif, parfois triste au point de sangloter, ensuite indifférent. Il faut dire que je picole pas mal, ce qui n'arrange pas ma stabilité émotionnelle. J'ai l'impression que dans ma tête c'est la roulette russe, un jour j'ai la chance de me sentir bien et je me vois un avenir, le lendemain je me sens noir à l'intérieur.
Je me sens ainsi depuis que aurore m'a dit (innocemment ?) que je ressemblais à ma mère. Elle m'a dit ça sur un ton badin, comme si c'était une évidence. Si elle n'avait pas été ma fille, je l'aurais giflée. Il n'y a rien de pire pour moi que de me dire que je ressemble à ma mère. Physiquement, je sais que je lui ressemble : même cheveux foncés, même nez, même bouche, même minceur. Mais j'ai toujours fait en sorte de ne JAMAIS ressembler à ma mère mentalement. D'ailleurs, je ne la considère plus comme une mère, elle est pour moi une inconnue depuis des années. Elle a passé son temps à m'humilier, me rabaisser. Sa violence, quand elle n'est pas physique, est verbale. Et toujours ciblée contre moi. Sympa avec ma soeur, sympa avec mon frère, mais moi je n'ai droit qu'à des réflexions méchantes ou indifférentes qui me font sentir son mépris.
Je n'ai jamais compris pourquoi elle est comme ça avec moi. Qu'est-ce que j'ai qui lui inspire une haine pareille ? Elle a projeté sur moi ses ambitions déçues, mais je l'ai déçue comme à chaque fois que j'ai entrepris quelque chose. Notre médecin de famille m'avait prévenu, jadis : il m'avait avoué qu'elle exagérait sa douleur pour attirer l'attention sur elle. Ma mère est avant tout une paresseuse et une égoiste forcenée. Elle a toujours été bizarre avec moi, malsaine, ambigue. Plus d'une fois, j'ai eu l'impression qu'elle faisait des crises de jalousie et qu'elle faisait tout pour que je perde le peu d'amis que j'avais. Et ça a réussi. Et son obsession pathologique sur ma beauté, ses gestes déplacés qui me font encore cauchemarder à presque 40 ans. Une mère qui met ses mains aux fesses de son fils en disant "tu me plais... mais non je rigole !", se frotte sexuellement contre son gosse de 7 ans qui vient faire un câlin dans le lit, moi j'appelle ça une détraquée, une incestueuse refoulée.
Depuis que j'ai 7 ans, j'ai peur d'elle. C'est l'âge où j'ai commencé à faire des cauchemars à son sujet, je la voyais droguée, hagarde. Aujourd'hui, quand je rêve d'elle, c'est toujours avec une grande violence, en général je revis en rêve des scènes de dispute qui ont réellement eu lieu il y a dix ans.
Ma mère ne me frappe plus, parce qu'elle sait que je peux rétorquer. Je ne suis plus l'enfant chétif de 12 ans qu'elle insultait et giflait au point de lui faire éclater la lèvre. Il y a quelques années, je lui ai demandée de reconnaître devant mon père, ma soeur et mon frère, qu'elle m'avait maltraité. Elle a éclaté de rire.
J'ai toujours eu peur de lui ressembler. C'est comme si j'avais peur de l'hérédité qu'elle m'a légué. Peur du poison qu'elle a insinué en moi. Je me suis toujours battu contre moi-même, en étant l'opposé de cette femme, en gardant le sourire, en étant gentil avec les autres. Mais j'ai une violence au fond de moi que j'ai du mal à réfréner, une violence que je préfère retourner contre moi. Comme si elle m'avait insufflé sa haine, sa folie. Comme si, au final, c'était la seule chose qu'elle m'avait donné.
Ma mère est dépressive depuis longtemps. Elle a des périodes heureuses, d'autres malheureuses. Son esprit est profondément instable, puéril. Elle n'a jamais acquis la maturité d'une adulte. A 16 ans, elle me faisait honte et pitié. Je l'ai pourtant aidée, j'allais chercher mon frère à l'école, lui donnait son goûter, faisait faire ses devoirs à ma soeur, mais elle n'a jamais voulu le reconnaître, elle a préféré m'humilier sans cesse en disant que je pourrissais tout...Je parle de cette situation affreuse dans une partie de mon roman "la destinée du cygne noir".
Aujourd'hui, j'ai l'impression qu'elle essaye de se racheter une conduite avec aurore. Ou de l'acheter avec des vêtements de luxe, je ne sais pas. Ne manquerait plus qu'elle cherche à évincer ma fille et mon mari (ce qu'elle a déjà tenté) de ma vie, ce serait le coup de grâce. Elle en est capable. Qu'aurore m'ait dit que je ressemblais à ma mère comme si c'était une évidence a ravivé des souvenirs houleux, boueux, sales, douloureux, je n'arrive pas à y faire face. Je noie cette tristesse dans une bouteille de vin. Tous les deux jours environ.Je sais que j'ai le même attrait pour le luxe que ma mère, que j'ai une tendance à la déprime et à la violence... Et si ma fille avait raison ?

30 octobre 2021

préparation de noel

Noel a toujours été important pour moi. Parce qu'à mes yeux, noel ne se fête pas seulement le soir du 24 et la journée du 25. C'est toute une mentalité qui débute fin octobre. L'avent commence avec la veille de la toussaint. Noel est à l'origine une fête paienne : c'est la fête de la lumière. Nos ancêtres craignaient la dureté de l'hiver et illuminaient le sapin, seul arbre qui gardait sa verdure durant l'hiver, pour garder de l'espoir.


Aujourd'hui, je n'ai plus aucun plaisir à faire les achats de noel en décembre. Trop de monde dans les magasins, les gens sont super énervés. Les autres me gâchent le plaisir. Avant, j'adorais voir les décorations dans les vitrines. Maintenant, je fuis ces endroits. Du coup, je fête l'avent autrement. En lisant, essentiellement. Je lis des textes sur noel, cela me permet de ne pas oublier l'état d'esprit de noel, ses messages de bonté, d'aide, de chaleur humaine.


Curieusement, j'ai toujours souhaité peu de cadeaux à noel. Un livre, un parfum, et j'étais content. Aujourd'hui, les gens veulent des cadeaux à la mode, des iphones à la con, des fringues chères pour ensuite les revendre sur internet. C'est aux antipodes de ce qu'est réellement et originellement noel.


Je commence à préparer noel dès le mois d'octobre, depuis quelques années. J'achète beaucoup, c'est vrai, parce que j'aime faire plaisir. Pour cette année, j'ai acheté de la nourriture fermière (chocolats, vins, terrines, plats du sud-ouest), des vêtements atlas for men pour mon mari adoré, des produits de beauté artisanaux et bios (à base de miel, lait de chèvre, eau florale, algues, rose...). En revanche, je n'ai rien acheté pour moi. Je donne mais n'aime pas trop recevoir. Comme si je n'étais pas digne de recevoir quoique ce soit.


D'octobre à fin janvier, dans ma tête et mon coeur c'est Noel. Le vrai noel, celui des pauvres, celui de la générosité. C'est un moment dans l'année que j'étale le plus longtemps possible pour fuir la cruauté du monde extérieur, ses obsessions maladives, ses menteurs, ses indifférences. Noel est la période de l'année qui me redonne courage et force. J'aime me calfeutrer chez moi, m'isoler de la réalité mesquine de la rue.


J'essaye de garder en moi le plus longtemps possible la sagesse de jésus christ.
Beaucoup de gens n'ont pas compris pourquoi je me suis converti au christianisme, à une époque où j'étais vu comme blasphémateur. Je me suis converti tout simplement parce que peu avant j'ai vécu un miracle. J'ai fait une crise d'épilepsie le jour où j'avais prévu de me suicider. J'avais prévu de me tuer le 1e janvier. Je venais d'avoir 22 ans. J'avais écrit une lettre à mon frère. Environ une ou deux heures avant de passer à l'acte, je me suis soudain senti mal devant mes parents. Et pendant quinze minutes, ce fut l'absence totale. Quand je me suis "réveillé", j'ai vu du sang sur mon pantalon. J'ai cru que j'avais tué quelqu'un. Ma mère, qui avait cru bon de me mettre un doigt sous la langue persuadée à tort que les épileptiques avalent leur langue, n'a pas mesuré la lourdeur d'une mâchoire qui ne se contrôle pas. J'ai croqué son doigt, tout en étant inconscient. Quand j'ai repris connaissance, il y avait deux pompiers. On m'a demandé si cela m'était déjà arrivé, je n'avais le souvenir que de ma nausée précédant la crise. Je suis allé aux urgences, j'y suis resté une nuit. On ne m'a trouvé une chambre qu'à minuit. Je me suis retrouvé avec une vieille dame ...qui avait fait une tentative de suicide. C'est étrange, non ? Je voulais me tuer, le destin me sauve et je me retrouve à l'hopital à côté d'une femme qui a attenté à sa vie en se coupant les veines du poignet. Comme si ce que j'avais prévu pour moi avait "glissé" sur quelqu'un d'autre. Quand je l'ai entendu raconter ce qui n'allait pas au médecin, j'ai pris conscience du miracle que j'avais vécu. J'ai été obligé de prendre un médicament pendant deux semaines. Tous les jours, je disais à voix haute : "merci". Je ne savais pas à qui, je ne savais pas réellement pourquoi, mais j'ai réalisé combien j'étais croyant. Combien j'avais droit à une seconde chance. Quiconque a connu ce genre de miracle comprend pourquoi on se convertit ensuite à une religion, pourquoi on s'y raccroche.


Récemment, j'ai eu plusieurs grosses déceptions sentimentales. En soi, ce ne sont pas des soucis bien graves, mais je suis extrêmement sensible au rejet, c'est une plaie qui ne cicatrisera jamais. Elle est bien trop profondément enracinée moi. Des personnes qui se foutaient de ma gueule, me mentaient en prétendant être bien trop épuisées, malades ou occupées pour répondre à mes messages, et qui en réalité allaient tous les jours sur twitter, mettaient des vidéos en ligne où on les voyait en grande forme. Des personnes qui ne prenaient même pas la peine de me demander comment j'allais. Ces hypocrites me font vomir. Je les hais. Au moins, lorsque je suis seul avec la religion, lorsque je suis seul avec noel dans le coeur, lorsque je suis seul à lire des textes de noel, je me sens nettement moins esseulé et mal qu'en (mauvaise) compagnie des gens. Durant ce laps de temps où je prépare noel dans mon coeur, je m'apaise enfin.

8 octobre 2021

moi, trop dur ?

On me reproche souvent d'être une personne dure. Est-ce vrai ou faux ? Je ne pense pas être quelqu'un de dur dans le sens de malveillant,en revanche je peux être très dur en certaines circonstances, surtout quand je me mets en colère. Avec les années, je suis devenu moins colérique car je suis moins orgueilleux. A 20 ans, j'étais le summum de l'arrogance. Désormais je vois les choses avec plus de simplicité, plus de recul. Mais s'il y a une chose que je ne supporte pas du tout, c'est la méchanceté et la fourberie. J'ai moi meme tendance à mentir, je l'avoue, mais pas par cruauté. Je taquine, oui, je joue. Mais je ne me fous pas de la gueule des autres. Je suis très Curry_Timdirect, par contre, ce qui dérange très souvent les autres. Du coup, quand je dis ouvertement ce que je pense et ressens, on me trouve dur. Ce que les gens ne comprennent pas très bien, c'est que j'ai été obligé de m'endurcir pour survivre à mes traumatismes. Ne serait-ce que d'un point de vue professionnel, j'ai été obligé d'être moins naif. Gagner en maturité, c'est devenir dur. Mais c'est vrai que parfois, cette dureté me bouffe dans mes relations sociales. Je dis les choses abruptement, surtout quand il s'agit de réalités ordurières comme le viol ou la maltraitance. Parce que, quand on subit des évènements traumatisants, humiliants, violents, on ne peut voir la réalité de ces choses
qu'avec dureté, avec vérité, avec froideur. On se dénude de sa sensibilité pour en parler parce que sinon on implose, on meurt. Il y a des gens qui préfèrent se taire par rapport à leurs traumatismes, moi j'ai décidé d'en parler ouvertement, radicalement, comme une mise à nu , d'une brûlure qui ne cicatrise pas.

 

Voilà pourquoi j'écris des romans sur l'homosexualité : pour dire au grand jour ce qui est toujours resté enfoui dans mon coeur, emprisonné dans le carcan de la honte. Avant, quand j'avais environ 20 ans, j'extirpais les traumatismes du viol et de la maltraitance par une sexualité exarcerbée. Pour cela, parce qu'on ne comprenait pas la portée de mes gestes ni mes intentions, on me traitait de pute. Il existe des hommes gays qui aiment se faire traiter de salope, de pute. Pas moi. Mais j'avais une douleur si intense, si brûlante en moi que le seul moyen qui s'avérait être à la hauteur des traumatismes était...la violence sexuelle consentie. C'est TRES compliqué à expliquer,cela m'a valu des séances chez le psy, donc ici résumer semble un peu illusoire... Ce que je veux dire (en espérant que cela intéresse quelqu'un), c'est que la dureté agit comme une sorte de bouclier contre la haine que l'on se porte à soi. Après avoir été violé la 1e fois à 18 ans, j'ai commencé à me sentir pute. Sentiment qui hélas n'a fait que s'amplifier au cours des années. L'unique moyen de me débaresser de cette violence intérieure était la violence volontairement acceptée sur mon corps. En gros, j'étais SM. Le vrai sado-masochisme ne consiste pas à mettre des menottes au lit pour déconner, c'est bien bien plus trash : ce sont des coups de couteau sur le corps, des brûlures...C'est horrible. Cela ne me dérangeait pas parce qu'à l'époque je me scarifiais le bras. C'est une chose que j'ai faite inconsciemment. Ce n'est que bien après que j'ai réalisé que je me punissais d'avoir été violé. Je me disais que c'était de ma faute. C'est justement la dureté de la lame sur mon bras, cette douleur physique qui anesthésiait la douleur émotionnelle.

 

A partir de là, j'ai fait entrer la dureté dans ma vie comme mode de vie. Je me souviens d'enzo, un gars qui avait 4 ans de moins que moi. Il était italien, disait qu'il était mafioso. Je l'ai cru, parce que moi meme ayant une origine sicilienne j'étais fasciné par la mafia, par les armes. Le sexe, pour
tsss1moi, se faisait avec des ciseaux, des couteaux. Oui, bon, j'imagine votre regard affolé en lisant cela, je ne vous en voudrais pas du tout. Mais je parle de la réalité du traumatisme et ses conséquences, son impact odieux et sans limite sur la conscience et le corps. Ce enzo, je l'ai rencontré sur le tchat wanadoo. Quand il m'a dit faire partie de la mafia, je l'ai cru parce que je n'avais pas envie de voir en lui un menteur, je n'avais pas envie de lui cracher à la figure en disant "oh t'es un mytho !". Bah oui, parfois on invente certaines choses pour régler des tourments intérieurs, c'est comme ça. On n'a pas à juger. Son père était veuf, il prenait son fils unique pour une pute, le sodomisait au lieu de se prendre une amante. Enzo cherchait donc le respect ailleurs que chez lui. Il était dealer, et prenait de la cocaine. On a discuté pendant deux ans, on riait beaucoup. On est tombés amoureux. La dernière fois qu'on s'est vus, il partait le lendemain pour l'italie, afin de fuir un réglement de compte. Nous avons fait symboliquement un "mariage rouge", c'est un lien esotérique réalisé avec un bracelet sur lequel on récite une formule de magie rouge (d'amour). Il m'a dit, en citant saint ignace de loyola : "tu m'as vu avec les yeux de l'âme". Ce gars était dur, surtout quand il me disait : "je te protègerai à condition que tu te soumettes à moi". J'ai accepté. J'étais si désespéré, je me sentais si seul, si abandonné, que j'ai consenti à son agressivité sexuelle parce qu'en retour il me protégeait de la haine et de la violence des autres personnes. J'avais besoin de sa dureté, de son machisme à l'italienne.


Alors quand on me dit que je suis dur, j'ai clairement envie de répondre : "vous ne savez pas ce que sont les gens réellement durs".
Comme a dit asia argento au sujet de son film "scarlet diva" : "ce n'est pas moi qui suis trash, mais c'est le monde qui l'est".

4 septembre 2021

confusion

En ce moment, dans mon coeur et ma tête, c'est la confusion. Tout un tas de pensées, de souvenirs se mêlent à des émotions négatives. Je suis à cran. Pour diverses raisons. Les énumérer me semble fastidieux, mais je vais essayer de le faire pour éclaircir les ténèbres qui sont les miens :


- l'émancipation de ma fille me pèse plus que je ne l'aurais cru. Son indépendance est normale, elle a 17 ans, mais je me sens un peu seul depuis qu'elle a son petit copain. L'an prochain, elle sera majeure, ira à l'université. Elle commence sa vie de jeune femme. Du coup, je me sens vieux. ça me tombe sur la gueule comme une crotte de pigeon.


- je ne supporte plus mon homosexualité. Je m'en sens la victime. Je la vis comme une sorte de folie, de maladie. Je me sens pute. Cet été, j'ai écrit un récit qui s'appelle "la grimace". Il fait partie intégrante de ma saga sur l'homophobie qui va bientôt être publiée. "La grimace" était le nom donné à une catégorie de mon premier blog, tenu sur 20 six, où j'y parlais de mon rapport difficile avec ma mère. La grimace, c'est elle. Quand j'ai écrit cet été, je me suis senti soulagé, parce que je me suis souvenu des débuts de mon homosexualité, avant que je ne me sente pute. Avant de me droguer. Avant d'être violé. En revanche, je me faisais déjà agresser à 12 ans à cause de mon aspect féminin. Tous ces souvenirs m'ont permis de me rendre compte que je ne supporte plus mon homosexualité, je la vis très mal malgré ma situation d'homme marié. Du coup, je tente de me redéfinir en tant qu'homosexuel, loin de l'image cradingue. Je ne sais plus où j'en suis, ni qui je suis.


-je suis dans une période binaire, depuis plusieurs mois. Dans ces moments-là, je ne supporte plus de voir mon reflet. Parce que je sais qu'un jour ou l'autre, je vais retomber dans une période non binaire. J'ai parfois l'impression d'être à moitié schizophrène. Parfois, il m'est arrivé d'avoir des trous de mémoire quant à certains gestes que je fais. Comme des absences. Cela ne m'arrive pas souvent, heueusement, mais je me pose des questions sur mon cerveau.


-je suis panier percé en ce moment, j'ai acheté beaucoup d'artisanat. J'achète pour éviter de chialer comme une madeleine, pour éviter de ressentir le mépris que j'ai pour moi.J'essaye de redorer un peu mon blason, de mettre un peu d'élégance dans ma vie. J'ai toujours voulu être comme mon homme. Il est flegmatique, calme, sociable. Pas perturbé comme moi. S'il ne m'avait pas demandé en mariage à 22 ans, je serais mort. Mort de honte, et mort tout court. J'avais prévu de me suicider. J'avais écrit une lettre à mon frère pour lui dire que je l'aimais. Quelques heures à peine plus tard, j'ai fait une crise d'épileptie à cause de la drogue. C'est ce qui m'a sauvé de la mort. Matthew a tant flippé à l'idée de me perdre qu'il a demandé ma main. J'ai dit oui, avec des larmes de joie aux yeux. Jamais je n'avais espéré devenir quelqu'un d'aussi important à ses yeux, ses beaux yeux bleus acier.


- je repense beaucoup à la cocaine. Peut-être ai-je l'envie d'en reprendre. Je ne le ferai pas, car avec l'anticoagulant que je suis obligé de prendre, je ferais direct une crise cardiaque ou un avc. Alors je me contente de me souvenir. Bien souvent, je me dis qu'on est un drogué à vie. Même quand on arrête physiquement, on ressent toujours une certaine dépendance émotionnelle. On a besoin de se défoncer d'une manière ou d'une autre, pour oublier. S'oublier, oublier les autres, oublier la société que je ne supporte plus. La modernité me fait peur.Je ne me sens pas à ma place. Les gens me mettent mal à l'aise, avec leurs obsessions. J'ai besoin de fuir, de vivre ailleurs mentalement. Voir les visages me cause des heurts, des blessures. Je ne vois plus des visages, des identités, mais des trognes patibulaires. On me dit que je suis fragile, perturbé. Je suis surtout fatigué. Et las d'être rejeté pour ce que je suis et ce que je ne suis pas.


-J'ai besoin de faire une pause. Mais une pause avec quoi ? qui ? Je n'ai plus 20 ans, je me sens terriblement las. Je ne veux plus lire de livres modernes, ils me donnent la nausée. Je n'aime ni les couvertures trop réelles, ni le ton provocateur idiot des phrases. Je n'y arrive plus, je suis arrivé à un point de non -retour. Avec le port du masque, j'ai pris l'habitude de ne plus faire semblant de sourire. Car avant le covid, je souriais constamment. Pour cacher mes véritables sentiments et réactions. Cacher mes peines, mes hontes, mes chocs, mes larmes. Sourire, pour éviter de pleurer et hurler de détresse. Faire une pause avec moi meme me semble irréalisable, comment faire sans tomber dans un abîme de paradoxes asphyxiants ? Comment rester cohérent si je suis dans le flou ? Envie de faire une pause avec tout.

- je songe très souvent à ma jeunesse, mon adolescence, comme si ça pouvait combler un manque. J'étouffe, j'aspire à retrouver une liberté que je ressens plus, je me sens coquille vide. Je repense à mes 17 ans exactement, l'âge de ma fille, et me dis que je n'étais qu'un sale con. Sale con mais libre. Aujourd'hui j'ai une vie d'époux, de père, je travaille, je paye les factures, je fais des spectacles de danse. Mais après, est-ce que je me sens épanoui pour autant ? Pourquoi est-ce que je me sentais plus libre avant ? Parce que je n'avais aucune responsabilité ? Pour moi, être libre signifie-t-il être dénué de toute responsabilité ? J'ai toujours eu une personnalité compliquée, complexe, à la fois grave et légère. D'une certaine manière, je suis en train de m'aduler au travers des souvenirs sûrement déformés par le temps. A l'époque, je n'étais pas heureux. A 38 ans, pas plus. Envie de tout envoyer valser, de partir vivre en roulotte, qu'on ne me fasse pas chier. Je bouillonne. Mais le remords, l'envie de retrouver mon homme est la plus forte. Besoin de stabilité, d'un foyer, d'un abri qu'on ne me refuse pas.


- je me sens comme un raté. Danser est pour moi l'unique issue qui me permet de respirer. Mais j'arrive à l'âge de la retraite. Avoir quitté ma vie à montréal, ma famille, mes amis, pour me retrouver ici à paris, dans un pays que je n'aime pas, me bousille intérieurement. J'ai le mal du pays, je ne me sens chez moi qu'au canada. Les français me sont étrangers. Danser me permet de m'évader, m'envoler, redonner un peu de classe à celui que je n'arrive pas à être. Un bien triste vilain petit canard.

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4 mai 2021

dominé-dominant

Mon moral va mieux.

J'ai été dans un état lamentable, mais ce fut malgré tout l'occasion d'aller mieux. Bien mieux. Et cela, grâce à mon homme.Quand je lui ai avoué l'agression que j'avais subie ily a 4 ans, j'ai bien vu qu'il a été vexé, en colère, blessé de mon silence. Mais il a été ensuite aux petits soins envers moi. Puis surtout, surtout, notre relation a formidablement évolué depuis.

 

On a toujours eu une relation dominé/dominant, et ce depuis le début. Mais comme il est d'un caractère jaloux, il avait parfois la main un peu... leste, disons, quand il apprenait que j'avais des amants. Cela est arrivé deux-trois fois, maxi. J'ai toujours pensé que je l'avais mérité, j'avais tendance à faire n'importe quoi. Puis il a regretté ses gestes-là et n'a plus recommencé. Les années ont filé, nous sommes partis vivre au canada, nous nous sommes mariés, nous avons élevé notre fille, j'ai fait ma carrière de danseur, lui a changé de boulot (il était galeriste puis est devenu psy pour enfants).

Mon aveu récent a changé ce rapport dominé-dominant. Il a pris conscience de la force, de l'abnégation dont j'avais fait preuve durant1547 quatre années afin de paraitre heureux et normal. J'avais honte de ce qui s'est passé, je ne voulais pas lui imposer ce poids. Je ne voulais plus y songer, préférant continuer à vivre malgré des cauchemars. Il a pris conscience de ce que son autorité naturelle a tendance à me faire un peu peur, d'où ma manie de cacher mes soucis.

Matthew est la seule personne aux yeux de qui je suis quelqu'un de bien, un homme de valeur. Tout le monde voit en moi un gars perdu, fragile alors que lui voit mes forces.

Aujourd'hui, notre relation prend une tournure plus égalitaire. Cela me trouble un peu car je n'ai jamais eu droit à un lien égalitaire. Ma mère qui me frappait et m'insultait au moindre prétexte, les règles de la danse classique auxquelles je devais me soumettre sans rechigner sous peine d'etre viré de l'école, mes amants violents qui se croyaient tout permis. J'ai toujours eu, aux yeux des autres, un profil d'agressé, trop "féminin". Mais pour mon mari, je suis autre chose : je suis un être humain, avec sa valeur, ses valeurs.


Quand il m'a dit que j'étais le coeur de sa vie, j'ai pleuré... mais de joie intense,cette fois-ci. Cette nuit-là quand je l'ai senti se blottir contre mon torse, alors qu'on était allongés surle lit, j'ai senti mon coeur battre d'extrase. D'habitude, c'est moi qui me pelotonne entre ses bras, pour faire de lui un rempart entre le monde extérieur et moi. Là, matt perd un peu de sa superbe machiste, autoritaire, pour me montrer un visage plus doux. Déjà qu'il me plaisait énormément avant ce moment, mais alors là .. !


Mon moral se porte mieux, néanmoins je reste figé sur ma décision de ne plus fréquenter les hommes binaires, hétéros ou gays. Je ne peux plus du tout supporter leur arrongance, leur mépris, leur intolérance, la justification de leur vices, leur rigidité , leur méchanceté. Ils m'ont trop fait de mal. Il y a un moment où le corps crie "stop !". Quand on est à saturation, on ne peut plus faire semblant. Le seul homme que je tolère dans ma vie, c'est mon mari. Au moins, lui ne me réduit pas à un corps. Il a d'ailleurs été très touché du livre que j'ai publié (il a lu le manuscrit), il le trouve vrai, humain. Puis ça lui a rappelé des souvenirs.Ce roman (qui est désormais disponible à la vente) relate le contexte dans lequel a débuté notre histoire d'amour. Il est la flamme de ma vie. Je l'aime tant.

Sur ce, j'ai fini d'étudier en vidéo le texte "alé chour". Cela m'a fait du bien d'entendre des propos qui me conviennent, j'en ai assez de faire semblant de me sentir bien dans cette société matérialiste.

25 avril 2021

J'ai craqué nerveusement

Parfois, on craque à cause d'un incident stupide. C'est ce qui s'est passé dernièrement. J'ai eu un commentaire malheureux sur un blog que j'aimais lire, l'auteur m'a répondu. J'aimais lire ses articles ainsi que ceux de son conjoint, mais aujourd hui je suis mal à l'aise car je réalise que le feeling était loin d'etre réciproque. Ils s'en foutent complètement, de moi. Je regrette de leur avoir laissé des messages très persos sur mon passé douloureux, le "partage" était à sens unique. 

Je n'ai meme plus l'envie de regarder mes mails personnels.
C'est typiquement à cause de ce genre de mépris que je suis devenu phobique social.

J'ai donc craqué nerveusement. Je me suis senti très mal et finalement j'ai avoué... J'ai raconté à mon homme ce qui s'était passé il  y 040909_sp_wo_2a 4 ans. On vivait encore à montréal, j'étais drag queen. J'avais un admirateur dans la salle. Il m'avait plusieurs fois amené des fleurs, on avait discuté, je le trouvais sympa. Puis un soir, il m'attendait près de la sortie des artistes. Je ne me suis pas méfié, il m'a agressé.

Je n'ai rien dit à mon homme, parce que je ne voulais pas etre un fardeau. J'ai gardé ce énième viol pour moi. Je les ai comptés, ces putains de viols : dix, en tout. Je parle évidemment de ceux dont je me souviens.

Je ressens un immense sentiment de solitude. Et aussi le besoin de couper les ponts avec la société. Je ne peux plus supporter de ne pouvoir partager avec aucun LGBT ce que j'ai enduré. Quand j'en parle, je me heurte au déni, à l'indifférence, ça dérange. Toujours cette fichue loi du silence et ce culte du corps, du plaisir qui emprisonne, entrave toute tentative de denoncer le viol quand on est gay. C'est horrible. Comme si on n'avait pas le droit d'en parler, pas le droit de dire non, de ne pas consentir. 


clownMon homme m'en a un peu voulu d'avoir gardé le silence, mais il a pris soin de moi quand je pleurais.Trop de larmes sont sorties, désespérées. Je suis fatigué intérieurement, vraiment. J'essaye de ne pas sombrer dans la dépression, mais là ça commence à etre difficile. Je me raccroche à la lecture, ma seule vraie bouée de sauvetage.J'ai presque terminé le 3e tome de la série "sigrid et les mondes perdus", de brussolo. Un peu trash par rapport aux deux autres, mais ça me permet de m'évader mentalement. Je suis aussi en train d'écrire la 3e partie de mon roman. Le but est thérapeutique, les mots soignent les maux, surtout quand on se sent isolé.

 

9 avril 2021

divorce des parents

Ce matin, en écoutant l'émission de radio 'en quête de sens" sur radio notre-dame sur les divorces, j'ai entendu parler du film "la guerre des rose". Sorti en 1990, il a un côté kitsh mais en même temps il permet de prendre à la dérision un sujet particulièrement houleux dans mon existence : le divorce de mes parents. J'ai vécu toute mon adolescence dans leur haine, leur indifférence, leurs insultes, leur fausseté, leur violence. Ils me mêlaient à leurs problèmes. Encore aujourd'hui, je ressens beaucoup de colère à leur encontre parce qu'ils n'ont pas su me protéger, pas su m'éloigner de leur violence. J'ai emmagasiné leur haine en la retournant contre moi. Il m'a fallu plusieurs séances de psychanalyse et de nombreuses discussions avec mon homme pour m'en rendre compte. Voilà pourquoi j'ai toujours voulu construire mon couple de façon harmonieuse, mais en m'éloignant parfois. Le fait d'avoir vécu en couple libre était pour moi révélateur de ma peur de l'engagement à cause de ce que m'ont fait subir mes parents. Mais paradoxalement, je suis prêt à tout pour mon chéri. Il est tout pour moi. Ses désirs sont les miens, je m'efface devant lui.Cela énerve mon frère, mais c'est ainsi, je fonctionne de cette manière avec mon mari et n'en changerai pas parce que c'est pour moi essentiel qu'il se sente bien avec moi, que je lui plaise, de m'occuper de lui. Il m'a toujours protégé des autres et de moi meme, désormais je veux tout lui donner de moi.

 

15 mars 2021

"sucer c'est tromper ?"

Je me souviens des émissions à la ardisson que je n'aimais pas spécialement. Des sujets vulgaires étaient souvent abordés comme : "sucer c'est tromper ?"

Je m'en rappelle aujourd'hui parce que quand je suis avec mon "amie" trans,il y a toujours du désir entre nous. Des caresses osées, des bisous sur la bouche. Ce n'est pas comme avec mon mari,que j'aime éperdûment, mais cela me pose un petit souci de conscience étant donné que j'ai pris la décision de lui être fidèle. Seulement voilà...

Quand votre "amie" met volontairement des soutifs , strings et bas affriolants en sachant pertinemment que vous y êtes sensible, bah j'ai du mal à ne pas réagir. Et je me suis senti mal vis à vis de mon homme.Du coup j'ai dit stop et on a bu une tisane à la place lol.

Que dire de cette situation ? Que j'ai une bite à la place du cerveau ? Hum, peut-être.

18 février 2021

remariage

A l'occasion de la saint-valentin, mon homme et moi nous sommes remariés. Oh bien sûr c'était un 2e mariage purement symbolique. Mais on le désirait depuis longtemps. Comme hélas le mariage religieux est encore interdit aux homosexuels, on a "fait semblant" 😉 C'est notre fille qui était contente d'imiter un prêtre ! Je lui ai fait porter mon châle de prière juif, ce qui lui donnait un vague air de toge, puis elle a récité une prière. Mon matt et moi avons juste échangé nos anneaux, vu qu'on fait la même taille de doigts..


Pas de témoins, pas de frais monumentaux. Juste mon amour et ma fille. On a volontairement "omis" d'en parler à d'autres. Personne n'est au courant. Quand la bénédiction du mariage a été prononcée, et après le baiser de circonstance, j'ai pleuré sur l'épaule de mon mari. Aurore ne comprenait pas trop le sens de mes larmes. C'était un mélange de larmes de joie et de honte. Pourquoi ai-je été chem sex ? Pourquoi n'ai-je pas pu m'empêcher de coucher avec d'autres gars qui ont clairement abusé de ma spontanéité ? La fidélité m'a toujours effrayé. Du moins la fidélité physique. Parce qu'émotionnellement je suis toujours, et resterai toujours, fidèle à celui que j'aime plus que tout au monde. Je n'ai qu'une envie : mener une vie tranquille avec lui.

Après des années de sexe sauvage avec des types que je connaissais à peine, j'ai besoin de douceur, de caresses, de tendresse avec mon homme. Il est plus âgé que moi, je ne veux pas continuer à faire le con. Je suis arrivé à un point de non-retour.  Je suis bloqué. Je n'arrive même plus à supporter qu'un mec me regarde avec du désir dans les yeux. Je reste obsédé par mes agressions. Ma phobie sociale prend de l'ampleur, c'est qu'il n'y a pas adéquation entre mon âme et mon corps. Faut que je rétablisse l'équilibre.


"Sois béni ô seigneur , qui nous as sanctifié par tes commandements...Qui as approuvé ceux qui parmi nous se sont mariés suivant le rite du dais et de la sanctification... Sois béni ô seigneur, créateur des hommes".


Un petit buffet à la cool, tirant plus vers l'apéro avec saucisses coktail (dont raffole ma fille !), olives, éclairs au choco-café, jambon cru, vin, tisane de rose. On a passé notre "noce" dans la chambre à discuter, à sourire, à rire, moi comme d'habitude pelotonné entre ses jambes quand il bouquine, la tête posée sur ses mignonnes poignées d'amour.

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13 février 2021

exit twitter

J'ai supprimé mon compte twitter. A quoi bon le garder puisque je n'y ai pas particulièrement de bons souvenirs ? A qui la faute ? A mon "amie" trans. Celle-là, je ne peux pas la voir en peinture. Pour la faire chier, je lui ai dit qu'elle était comme tous les mecs : un enfoiré. C'est l'argument qui tue, pour une trans. Mais voilà, je ne peux plus supporter son hypocrisie. Tout était constamment de ma faute, c'est à cause de moi qu'elle se sent grosse merde quand je lui parle, je suis incohérent, elle n'a plus aucun sentiment pour moi, des engueulades à tout-va sur twitter en messages privés. Bref que du bonheur. Donc ce bonheur, je l'ai supprimé. Je l'avais rencontré sur un site de rencontres il y a 2 ans, pour une amitié avais-je bien spécifié. Bon feeling dès le départ. Soi-disant un coup de foudre de son côté. Mon cul, oui. Que des mensonges.

12 février 2021

Horaires décalés

Moi qui ai toujours été bourreau de travail, j'avoue avoir du mal à gérer mon ennui abyssal depuis le 2e confinement. En novembre, j'ai réussi à gérer en écrivant un roman. En décembre, je suis resté tranquille avec mon homme et ma fille pour les fêtes. En janvier, je me suis clairement renfermé dans ma coquille. Le mois de février est en cours, mais je peux dire que je passe mon temps chez moi, à lire, je ne sors quasiment pas.. Je dors en journée, regarde un peu les blogs littéraires et me réveille souvent aux alentours de minuit. Comme je n'arrive pas à me rendormir et que je ne souhaite pas embêter mon chéri qui le lendemain travaille, je vais dehors fumer mon cannabis. Comme l'odeur est tenace, mon homme la sent parfois quand je rentre dans le lit. Cela lui déplaît mais...je suis stressé, phobique. Le seul moyen à ma disposition est de fumer tranquillement un joint, dans le calme nocturne, pour effacer brièvement mes angoisses diurnes.

27 janvier 2021

mauvais ressenti

Je ne me sens pas particulièrement bien en ce moment. J'ai un cuisant sentiment d'échec que je tente de mettre en parenthèse par la lecture, l'histoire. Même le sport ne m'aide pas à annihiler mon ressenti négatif. Seul mon homme arrive à me redonner le sourire par sa gentillesse. Je me mure dans le silence, je crois que j'ai honte de moi.

15 janvier 2021

lgbt phobe ?

Cela fait maintenant 3-4 ans que j'ai du mal à fréquenter la communauté lgbt. Si je suis honnête avec moi-même, je ne peux pas -plus- faire semblant d'aimer ces gens. Chose assez risible venant d'un homme gay, mais voilà je n'ai que de mauvais souvenirs. Ces deniers se résument en trois mots  : frappé , violé, drogué. Ce n'est pas l'homosexualité en soi qui me dérange autant mais tout ce qui gravite autour, notamment la drogue, le jeunisme qui frise la pédophilie  et la prostitution. Toute ma vie, j'ai joué un rôle parce qu'on me disait : "tu ne peux pas rester dans ton coin, fréquente d'autres gens comme toi !". La réalité lgbt est très très loin des romances gnan gnan qu'on peut lire à tout-va. Personne -ou très peu- parle de la violence des lgbt entre eux. Les gays haissent les lesbiennes, les lesbiennes haissent les bi, les bi haissent les trans, les trans haissent les pd...C'est tout un engrenage de haine. Puis cette manie "obligatoire" de se shooter au popers ou la coke pour paraître cool, comme si c'était un rite de passage...J'ai été maintes fois à la gay pride, j'en suis aujourd'hui écoeuré. Probablement parce que j'ai une vie "rangée" avec époux et enfants. Néanmoins j'ai une personnalité provocatrice, parce que je suis artiste et que selon moi l'art est toujours une provocation quand il est intelligence. Seulement les lgbt sont loin d'être tous les artistes sensibles. Ils provoquent connement, avec leurs costumes fétichistes.


 Avant, j'étais bisexuel. Puis je suis devenu gay, ensuite non-binaire. Je n'ai jamais su qui j'étais. Mon entourage lgbt y a été pour quelque chose, parce qu'on m'a toujours poussé à devenir ce que les autres voyaient en moi : une pute, une salope, un suceur, un enculé, une proie, un shooté. Je suis très vulgaire là, mais c'est la réalité. On m'a toujours vu comme une caricature. Et j'en suis devenu une.


 Ce qui s'est passé avec mon "amie" me flingue. Ce n'est pas compliqué : je pleure tous les jours.J'essaye de me raccrocher à mon spectacle, mais j'ai le coeur brisé. Certains mots résonnent en moi, flottants, irréels comme un cauchemar qui retient encore notre attention une fois éveillés : "mauvais ami", "on ne se comprend pas", "pas à la hauteur", "on est devenus des inconnus". J'avais confiance en cette personne. Je pensais pouvoir être moi-même avec. J'ai toujours eu un mal fou à garder des amis. Je m'en fais facilement parce que j'ai une nature sociable, souriante, mais assez rapidement on me jette comme si j'étais le dernier des abrutis. Mon homme est le seul vrai ami que j'ai, celui qui ne m'a jamais insulté, jamais abandonné du jour au lendemain.


 D'anciennes blessures très douloureuses refont surface, me donnant la nausée, le vertige d'être moi-même. Et comme à chaque fois que je subis un état de choc, ma personnalité change par la suite. Sûrmement par mécanisme de défense. Rien à faire, je ne supporte plus les lgbt, cette communauté est à l'image de la société : écartelée totalement à cause de l'hyper egoisme de chacun.

J'ai du mal à cerner mes émotions par rapport à cette histoire : colère ? amertume ? rancune ? mépris ? déception ? incompréhension ? trahison ?  Je me sens trahi, oui. C'est d'ailleurs ce que je supporte le moins.


 Toute ma vie on m'a reproché mon absence. Ami absent. Frère absent. Fils indigne. Père absent. Epoux absent qui couche à droite à gauche. J'ai passé mon temps à fuir. A fuir moi-même, sans aucun doute. Mais ce n'est pas sans raison que j'en suis venu à fuir, préférant l'absence à la présence. C'est la trahison qui m'a poussé à fuir.

10 janvier 2021

"amitié-amour"

Finalement, mon "amie" et moi avons décidé d'un commun accord de faire une pause. Elle s'est excusée. De mon côté, j'ai vraiment été en pétard contre ce qu'elle m'a dit.


J'avais l'estomac tellement noué que je ne pouvais rien avaler ces derniers jours (sauf du vin lol). J'étais...léthargique. J'ai beaucoup pleuré. Il m'a fallu une cuite hier et 4 heures de sommeil pour retrouver forme humaine.
Mon homme et moi en avons profité pour parler du couple libre. Il m'a toujours mis en garde contre ce genre de relations. Evidemment, je n'en ai fait qu'à ma tête. Je n'ai jamais été très clair sur les frontières entre amitié et amour. J'avais un meilleur ami avant, qui était aussi un amant par intermittences...Je suis un séducteur, je le sais, je ne peux pas m'empecher de draguer.Probablement parce que j'ai grandi dans un gros manque affectif.  Et encore, je me suis calmé.


J'ignore si mon "amie" a les nerfs à vif à cause de sa vie ou à cause de son traitement hormonal.
J'ai revé de gorilles, hier, pendant ma cuite. Cela a un sens bien particulier, qui signifie ou la destruction d'une relation ou son renouvellement.
Du coup, je n'ai plus très envie de nouer des "amitiés" en ce moment. Préfère rester dans mon coin..

10 octobre 2020

bloguer

Parfois je me demande pourquoi j'ai eu l'envie de tenir à nouveau un blog il y a 6 mois. Pourquoi ce besoin ?
Est-ce que je suis narcissique, égocentrique ?

Ai-je besoin d'une psychanalyse ?

Ai-je envie de partager, d'échanger les autres ? Ai-je envie de nouer des amitiés ? Possible, oui.

On a dit tout et rien sur les bloggueurs, j'arrive aujourd'hui que c'est la fin des blogs, ce n'est plus la mode. C'est peut-être ça qui m'a attiré, dans le fond : faire quelque chose qui ressemble vaguement à une humanité, non pas à une tendance qui plaît au plus grand nombre.

Je me souviens d'une bloggueuse un peu plus jeune que moi. A l'époque, elle avait 17 ou 18 ans. J'adorais son blog parce que ses notes restent intemporelles. Une jeune fille malgache en quête de sagesse de vie. Elle était hypersensible, moi aussi. Maintenant je le suis moins, mais je reste nostalgique de cette période où les gens racontaient discrètement, philosophiquement leurs états d'âme. Ah oui, que ça me manque cette poésie du quotidien où on se livrait un peu par désespoir, un peu par dérision, beaucoup pour rechercher du dialogue avec autrui.

Tu me manques, petite magda...

Les Sens Ciel

Hello tout le monde, j'ai appliqué un de mes nouveaux crédo "le renouveau c'est la vie!" ;-) Rendez-vous sur lessensciel86.wordpress.com ♡ ☞ Relookage complet du blog ☞ Réecriture de certaines notes ☞ Meilleure ergonomie pour nous tous J'espère sincèrement que ça vous plaira, et que vous viendrez m'y rejoindre!

http://lessensciel.canalblog.com

J'aime bien relater mes états d'âme, par besoin de me cerner parfois. Je m'éparpille facilement pour camoufler mes angoisses et je m'emmure dans le silence.En bloguant, je me libère un peu, même si je ne suis plus ado. Au fond, je crois que j'aspire à une relation virtuelle comme sébastien...Que fait-il maintenant ? Est-ce qu'on s'entendrait ? Est-ce qu'on se verrait enfin ? Est-il mort ? J'aimerais avoir des nouvelles. Parfois, dans un temps de délire, je me dis qu il lit peut-être ces posts, même si j'ai un gros gros doute...Mais qui sait ?...un jour ...?

8 octobre 2020

alcool

Je suis en train d'écrire un livre en ce moment. Cela me trottait dans la tête depuis quelque temps. Loin de moi l'idée de me prendre pour un grand écrivain refoulé, j'ai simplement besoin d'un exorcisme littéraire 😉
Je vis mal le fait d'être revenu vivre sur paris. Mes angoissses refont surface, au point que je lève un peu trop le coude en ce moment. Je bois facilement un litre d'alcool, ensuite je vomis facilement...Du coup je me tape une gueule de bois pas possible et je suis incapable, comme aujourd'hui, d'entraîner les danseurs. Déjà que c'est franchement compliqué d'être chorégraphe/danseur en ce moment à cause du covid, mais alors si mon côté alcolo s'en mêle, le spectacle ne va jamais finir !😉
Ah sérieusement, je n'en suis pas fier, d'autant plus que mon cher amoureux m'engueule quand je suis à ramasser à la petite cuillière. "Tu te bourres la gueule comme à l'âge de 22 ans, sauf que ta santé est moins solide". Arf, il a raison. Puis surtout, ça me fait honte à cause de ma fille quand même... J'ai encore hélas trop présent le souvenir de mon père qui rentrait ivre à 7h du matin. Je n'ai pas de dépendance à l'alcool, mais plutôt une relation ambigue avec l'alcool.
J'ai au fond de moi une détresse qui n'est jamais partie. Voilà pourquoi j'ai pris la décision d'écrire un livre. Ce récit est un témoignage. J'ai besoin de raconter, de mettre en scène par des mots le désespoir qui est le mien depuis très jeune. Ce livre parle de la maltraitance. J'ai toujours beaucoup de mal à poser des termes clairs sur mes ressentis, mais là je pense qu'il y a urgence. Entre écrire mes maux, et picoler, mon choix est vite fait !
J'ai passé ma nuit à vomir. J'ai beau essayer de me convaincre que j'ai mangé des moules pas fraîches, ma (bonne) conscience me dit "nan nan, c'est plutôt ton litre de vin".
Arf, j'ai honte quand même.

19 septembre 2020

gaia journey

C'est une initiative que j'applaudis avec  mes 4 pieds 😉 car vraiment c'est une vision des choses qui peut changer beaucoup dans nos relations avec autrui. Qui ne s'est jamais plaint de l'indifférence des gens dans la rue, de l'agressivité des conducteurs sur la route, de l'égoisme tapageur de certains voisins, du harcèlement de cyber-délinquants ?

On vit dans une époque où je chacun-pour-soi a largement pris le dessus sur l'altruisme.  Qu'est-ce qui marche le mieux dans notre société ultra-consommatrice ? L'iphone. I PHONE. JE. On est dans le culte du Moi. Le culte de la performance. Du coup on voit le nombre de burn out augmenter considérablement, les familles s'écarteler. C'est un enfer au quotidien. Tout l'intérêt de Gaia journey, c'est de réapprendre le contact humain. ça peut sembler surprenant ou un peu trop basique mais mon homme a eu l'occasion d'expérimenter l'efficacité concrète de cette méthode. De temps en temps il participe à des visio-conférences entre collègues pour faire le point sur leurs méthodes d'accompagnement des enfants, et cette nouvelle vision humanisante du rapport à autrui a permis à de nombreuses personnes de retrouver leur dignité, leur humanité et surtout leur capacité à exprimer ce qu'elles ressentent. Trop de gens pètent un plomb au travail à cause d'un trop-plein d'énergie négative enfouie à eux, et puis un jour elle déborde ... Gaia journey , c'est l'occasion de regagner en confiance en soi (sans parler de l'égo) et en confiance dans les autres, autrement dit de réconforter l'interdépendance qui existe naturellement entre moi et vous.

"L'homme est un animal social", artistote

Personnellement, je me sers beaucoup de ce genre de méthode psychanalytique inspirée par maria montesouri dans ma vie personnelle et professionnelle pour justement inspirer un climat opérationnel avec mes danseurs de manière à ce qu'on ne se dévore pas les uns les autres à cause du stress ! 

 

Gaia Journey and the Healing Potential of the Social Field

The GAIA journey has been a timely learning opportunity in this COVID19 moment. Through this program, thousands of people have found new ways to build towards a more empathetic and generative world. Otto Scharmer, co-founder of the Presencing Institute describes GAIA as "an impromptu global infrastructure for sensemaking, for leaning into our current moment of disruption and letting this moment move us toward civilizational renewal."

https://medium.com

 

15 septembre 2020

anniversaire de mariage

Ce fut probablement notre plus bel anniversaire de mariage. A cause du coronavirus qui nous fait tristement prendre conscience de notre mortalité et, surtout, du risque plus ou moins imminent que l'on peut perdre son conjoint.


Il est ma moitié. Une partie de mon âme, celui que j'attendais depuis toujours. Sans lui...😪 Vivre sans lui, pour moi, ce n'est pas vivre mais seulement survivre avec un trou béant dans le coeur. Je ne m'imagine pas être sans lui. Il y a quelques années , mon homme a eu un léger accident de moto alors qu'on se trouvait à vancouver. C'était une commotion de rien du tout, mais j'ai eu si peur de le perdre, j'ai à peine dormi pendant une semaine, je me voyais déjà veuf, j'avais des crises de larmes et d'angoisses à l'idée de le perdre. Mon frère m'a toujours reproché ma "dépendance" à mon homme, mais je n'y peux rien... quand j'aime quelqu'un, je suis soumis et dépendant.


M'être marié avec lui était un rêve qui se réalisait. Tout de suite, au début de notre relation, je suis tombé amoureux fou de lui.Au bout de 3 semaines, j'étais accro ! Lui a mis plus de temps pour m'avouer ses sentiments mais il a été pour moi la lumière de ma vie, alors qu'à cette époque j'étais dans de sombres abîmes. Fêter chaque année notre date de mariage est précieux pour nous deux. On est deux. Trois avec sa fille adoptive (que je considère totalement comme ma fille, soit dit en passant). On est parti au canada à l'origine pour se marier, à l'époque on ne peut pas le faire en france; puis on est resté. Je n'ai jamais, jamais, eu de regrets quant à notre liaison. 17 ensemble, ça se fête à chaque fois comme une nouvelle moisson de vécu et de sentiments qui nous lient. 17 ans de compréhension mutuelle (même si je suis explosif par moments, j'avoue, j'avoue !), de passion sexuelle, de douceur, de rires, 17 ans où je peux pleurer dans ses bras quand ça ne va pas. Il est mon meilleur ami, mon meilleur amant et mon seul amour. Les mots ne suffisent pas pour décrire ce que je ressens : c'est ça l'Amour.

17 août 2020

des étoiles dans ma tête

Ce livre m'a fait pleurer. Tout simplement parce qu'il est question de moi à 20 ans, mes souvenirs. Je ne pensais pas qu'une amie de fac se serait souvenue de mes propos. Presque tout y est. Sauf ce que je lui ai cachée.
Elle y parle aussi de tom, un gars super qui est hélas tombé dans l'engrenage de la prostitution par nécessité de survie.
Une grande finesse psy de la part de mon amie pour décrire le drame humain. Quand j'ai fini le roman, j'ai pleuré pendant une heure. C'était la période de ma vie la plus  noire, extrême, seule, sensible, humaine, perdue, confuse. Des souvenirs intenses et douloureux que j'avais enfouis au fin fond de ma conscience comme une honte.
  Peut-etre un jour révèlerai-je mes souvenirs "intérieurs" dans un roman? S'il y a un 2e confinement, ça m'occupera😉

 

 

Des étoiles dans la tête - Sarai DAVID

Cet ouvrage n'est pas tout à fait une fiction. Abordant à la fois l'homosexualité, la prostitution étudiante et la drogue, les personnages trouvent leur " chair " dans des individus croisés par l'auteur à l'université.

https://www.edilivre.com

 

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