madonna
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On m'a toujours dit que j'avais "un côté madonna", autrement dit une attitude provocatrice. Il est vrai que j'aime provoquer parce que l'intelligence est forcément une provocation en ce sens qu'elle questionne, qu'elle montre du doigt les injustices, qu'elle pointe là où ça fait mal, elle est une contestation. J'aime dire non. J'aime aller au-delà des archétypes, des préjugés, des catégories idiotes.
Quand j'ai regardé le docu "in bed with madonna", je n'ai cependant pas été attiré par la provoc de la créatrice du "like a virgin" qui fut accusée dans les années 80 et 90 d'attentat à la pudeur. J'aime son expressivité, sa personnalité d'immigrée italienne. J'aime la prima donna brune, pas la fausse blonde version californienne à califourfon sur la mode ; j'aime celle qui parle du suicide, de sexe, de son papa à qui elle téléphone entre deux concerts. J'aime la donna qui se camoufle derrière la madone, quoi. D'elle, j'ai acquis la provocation de la franchise. Mamma mia, grazie.