seder
C'est la 1e fois que je vais à un repas communautaire pour pessa'h. J'ai demandé à ce qu'on me donne des matsot, c'est le directeur d'une yechiva qui me les a livrés et ensuite m'a invité au séder. J'ai été surpris, il ne me connaissait pas du tout. Les invités étaient mixtes, hommes et femmes mélangés, des familles principalement. J'y suis allé seul, j'avais peur qu'amener matthew soit mal perçu. J'ai goûté pour la 1e fois un vin cahère nommé Rashi en hommage au rabbin qui a laissé tant de commentaires sur le tana'h (bible hébraique). J'ai d'ailleurs sifflé une bouteille entière à moi tout seul, mais bon ça ne faisait que 5° hein. Au début, je ne parlais pas. Par contre, les gamines qui étaient assises à côté de moi (des jumelles de 5 ans) avaient l'air de me trouver assez sympa pour me tirer la langue et me montrer leurs poupées...Je me suis aussi cassé la gueule dans les chiottes en dérapant sur le sol et en me prenant la porte vitrée dans le nez...top ! J'ai discuté avec une des filles du rabbin qui dirigeait la haggadah, une belle jeune fille de 23 ans qui enseigne à jérusalem. En regardant les invités qui connaissaient les chants, je me suis senti moins juif qu'eux. Côté identité, je me sens perdu. Juif, chrétien, transgenre : qu'est-ce que je suis ? Au moins, les habad sont gentils, ils acceptent tout le monde, chacun avec son chemin de vie particulier. Ce que j'aime, c'est leur joie. Il est minuit, et les religieux chantent avec coeur tandis que tous les autres, fatigués, cuvent leur pinard. Ce qu'ils ont aimé chez moi, c'est mon humour décalé.
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