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Ma vie et moi 🙂
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2 octobre 2021

fête des anges gardiens

"Vraiment, il est juste et bon de t’offrir notre action de grâce, Dieu éternel et tout-puissant, et de te rendre gloire poor tes anges et tes Archanges :

L’admiration, que leur fidélité nous inspire, rejaillit jusqu’à toi, et la splendeur de ces créatures spirituelles nous laisse entrevoir comme tu es grand et combien tu surpasses tous les êtres.

Avec ces multitudes d’esprits bienheureux qui t’adorent dans le ciel par le Christ, notre Seigneur, nous te chantons ici-bas en proclamant : Saint !"

Les croyants peuvent s’appuyer sur l’aide des anges pour se tourner vers leur Seigneur. D’ailleurs, dans chaque eucaristie, ils se joignent à eux – et aux saints– pour chanter d’une seule voix et  proclamer Sa gloire. Dans sa liturgie, l’Église fête la mémoire de certains anges, notamment les archanges et les anges gardiens.

C'est là  l’essentiel de la vocation des anges : contempler Dieu et chanter sa louange. C’est aussi la raison d’être de la création et la mission primordiale de l’Eglise. 

Dieu est le « créateur du ciel et de la terre, de l’univers visible et invisible » dont le but est de rappeler que « Dieu a tout ensemble, dès le commencement des temps, créé de rien l’une et l‘autre créature, la spirituelle et la corporelle, c’est-à-dire les anges et le monde terrestre ; puis la créature humaine qui tient des deux, composée qu’elle est d’esprit et de corps ».

Dès l’Ancien Testament, les anges protègent et guident les patriarches. « Dieu donne mission à ses anges de te garder sur tous tes chemins. De leurs mains ils te porteront, pour qu’à la pierre ton pied ne heurte » (Psaume 90). Cette mission continue : « Du début de l’existence au trépas, la vie humaine entourée de leur garde et de leur intercession. Chaque fidèle a à ses côtés un ange comme protecteur pour le conduire à la vie.

En faisant mémoire des anges gardiens, les croyants demandent à Dieu de leur assurer « le bienfait de la protection des anges et la joie de vivre en leur compagnie pour toujours ». Mais cette mémoire les encourage aussi à inventer une « présence fraternelle » concrète auprès des autres, à prendre soin d’eux.

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7 décembre 2020

"en décembre t'es ronchon"

Bah oui. Si je le suis, c'est parce que le mois de décembre est important pour moi. J'adore noel. Mais plus encore, j'aime l'Avent comme préparation psychologique à la fête de noel et au réveillon. Oui, je sais, c'est une vision très rétro que peu de gens ont encore. Mais voilà, ce n'est pas sans raison si je me suis converti au christianisme. J'ai toujours eu besoin d'une religion. C'est vital pour moi. Faute d'avoir pu retrouver mes origines juives à cause d'une mère qui a totalement renié sa judéité, je me suis tourné vers la religion de mon mari. Il est né dans la religion chrétienne. Moi, je l'ai choisie car j'aime ses préceptes pleins de sagesse. J'aime Noel parce que c'est avant tout la fête de la générosité. Aujourdhui, on prend, on jette. On veut des cadeaux dernier cri, qui coûtent cher, qui font in , puis on les revend sur internet le 26. ça me déchire le coeur quand j'entends ça aux infos. Une telle hypocrisie me dégoûte. Le plus beau noel que j'ai eu, c'était un an après mon mariage avec mon homme. On était au canada, dans la maison familiale. On a joué  à deux au piano le morceau le plus simple de "rêves d'enfant" de shumann . Le fait d'avoir fait ensemble cette partition m'est apapru comme si on faisait un enfant lol. On construisait un noel ensemble. Noel n'était pas juste là par convenance, ça avait un sens pour nous deux.


Vu de l'extérieur, je donne toujours l'impression de me fermer en décembre, d'être lunatique. En vérité, j'ai plutôt un sentiment de recueillement. J'aime aller dans les églises, pas pour prendre des photos mais pour prier, allumer des cierges. ça a un sens pour moi. Je mets toujours une petite crèche devant le sapin. Ma fille adorait jouer avec quand elle était petite, même si on le lui interdisait car les figurines des rois mages et des animaux et de jesus bébé ne sont pas des jouets. C'est important pour nous d'avoir éduqué aurore dans la mentalité chrétienne. On ne lui a pas imposée un schéma de pensée mais plutôt un chemin qui peut la guider si jamais un jour elle se sent perdue. Je voulais surtout lui épargner la perte de repères dans laquelle j'ai grandi, c'était affreux. Le mois de décembre est pour moi l'occasion de me recentrer sur ma nature, mes priorités, me recueillir. J'aime lire des textes classiques du XIXe siècle sur le sapin, les cadeaux. Des récits fantastiques, chrétiens. ça me met du baume au coeur. ça me permet de couper les ponts momentanément avec cette foutue sale mentalité de consommation qui détruit tout.

 

 

13 septembre 2021

saint jean chrysostome

Son surnom Chrysostome signifie "bouche d'or".
Il soutint la foi catholique contre la pression du pouvoir impérial. Ce qui lui valut d'être destitué de son siège patriarcal de Constantinople et d'être exilé sur les bords de la mer Noire, aux confins du Caucase.

Il  traitait tout le monde avec cordialité, prêtait une attention particulière à la femme, au mariage et à la famille, conviant les fidèles à prendre leur part à la vie liturgique.

En liturgie, il fut créatif.

Malgré sa bonté, il fut souvent plongé dans des intrigues politiques à cause de ses difficiles relations avec les autorités publiques.

Il fut  condamné à l'exil, dans lequel il mourut en 407.

Saint Jean Chrysostome a "soutenu le primat de la personne, esclaves et pauvres compris", en opposition à la société du temps dans laquelle "de vastes catégories étaient exclues de la citoyenneté, alors que la communauté chrétienne reconnaît les mêmes droits à tous, frères et sœurs".
A la fin de sa vie Jean Chrysostome réaffirma que "Dieu aime chacun de nous d'un amour infini car il veut nous sauver tous".

 

8 juin 2021

"une histoire d'albert"

J'ai découvert une formidable bande dessinée datant de 1845 : "une histoire d'albert" de simon de nantua. C'est un illustrateur suisse.
J'ai aimé pour deux raisons : d'une part, c'est réalisé entièrement à la main (dessins et narrations) ; d'autre part, outre son aspect comique, le message est politique.
Albert est un jeune homme à qui rien ne réussit. Il s'essaye à tous les métiers possibles : philosophe, poète, épicier, aide dentiste, professeur, commis voyageur en vins... pour finalement trouver sa vocation dans la politique, en éditant un journal démocratique (et révolutionnaire) dénonçant les diverses exploitations subies par le peuple.
Le message est également humain : l'engagement est ce qui donne sens à la vie.

10 mars 2022

mystère à éclaircir

Quand j'étais enfant, j'achetais de temps en temps au bureau de tabac des cahiers qui permettaient de collectionner des images autocollantes sur divers thèmes. Mon préféré, c'était l'astronomie. J'ai toujours été fasciné par les planètes. Aujourd'hui encore, je reste fasciné par le ciel, les nuages, les étoiles... et les satellites. Ce matin, j'ai revu la ligne de satellites que j'avais déjà mentionnée cet automne dans une de mes notes.


C'est étrange : ça vient de nulle part, on dirait des ballons lumineux qui se déplacent en ligne comme sur un fil invisible et ça repart dans un coin du ciel, pouf ça disparaît d'un coup. Comme je ne crois pas aux petits hommes verts de l'espace, j'opte plutôt pour un intérêt scientifique : on dirait qu'il y a des poches d'air dans le ciel qui font office de "portes" d'où sortent et rentrent ces lignes de satellites phosphorescents. Ce matin, je les ai vus durant 10 secondes à peine. Mystère à éclaircir, watson...

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30 novembre 2025

william burtley heats

William burtley heats était un poète irlandais du 19e siècle. J'aime ses poésies qui sont en quête de paix intérieure.

La Chanson du Voyageur Aengus

J’allai jusqu’au bois de noisetier
Poussé par un feu dans mon coeur
Je taillai une ligne de noisetier
Et pendis une baie à mon fil
Et quand les phalènes reprirent leur vol
Et les étoiles filantes leurs sauts
Je plongeai la baie dans le torrent
Jusqu’à y prendre une truite d’argent
 
Quand je l’eus posée là par terre
J’allai pour remettre le feu en flammes
Mais quelque chose bruissait là par terre
Et quelqu’un appela mon nom :
Ce fut soudain une pétillante fille
Des fleurs de pommier aux cheveux
Qui appela mon nom puis s’en fut
Disparut dans les brumes de l’aube
 
Or bien que vieilli de voyages
Par basses terres et hautes terres
Je trouverai où elle se cache
J’aurai ses lèvres prendrai ses mains
Et j’irai le long des longues herbes mures
Cueillant jusqu’au bout du temps et des temps
Les pommes d’argent de la lune
Les pommes dorées du soleil
6 novembre 2024

series tv que j'aime bien

- un dos tres : je regardais cette série espagnole étant jeune, j'adore les chorégraphies de danse moderne. Je trouve les personnages sympathiques, au caractère bien trempé.


- mac gyver : je regardais cette série avec ma grand-mère, quand j'étais gosse. Comme beaucoup de séries des années 80, elle est non-violente. J'adore la voix off. Ce type qui réussit des explosifs avec des astuces dignes d'une recette de cuisine, j'adore!


- sydney fox : je suis un grand fan de cette série des années 90, à la fois divertissante et culturelle, une sorte d'indiana jones au féminin professeure d'histoire ancienne et aventurière . J'aimais bien la première secrétaire, avec ses fringues originales et ses multiples coupes de cheveux. Aujourd'hui on ne voit plus de personnage masculin gentil et maladroit comme nigels.


- oscar et malika : alors là, j'adore trop les aventures vintage de ces deux gamins. On a droit à tout un panel de créatures fantastiques : gobelins, licorne, fées, robots, sirènes, pirates ...Les situations me font bien marrer.


- grizzly et les lemmings : une sorte de tom et jerry version canadienne, un ours et des lemmings qui  se font une gentille bagarre pour leurs jeux et ...leur choco yummy ! Les décors changent, des palmiers aux glaciers. "kiwee kiwee !"


- idefix et les irreductibles : tiré de la bd, ce dessin numérique est plutôt sympa, j'adore la chatte avec son accent populo à la Arletty.


-mystery lane : cette série anglaise m'a agréablement surpris, je ne m'attendais pas à des enquêtes par des hamsters ! Le résultat est drôle, avec des réparties très british. "Par mes croquettes au shédar !"


- la 4e dimension : série des années 1960, je l'ai découverte sur internet. Je l'aime beaucoup car elle contient pas mal de concepts métaphysiques derrière des scénario fantastiques. Les personnages féminins sont aux antipodes des pouffiasses idiotes d'aujourd'hui.


- desperate housewives : série qui eu un immense succès dans les années 2000 car elle abordait le thème fâcheux des femmes au foyer modernes, j'ai eu le même plaisir à la revoir. Je crois que mon personnage favori est bree, celle qui derrière sa grand froideur cache en réalité une sensibilité à fleur de peau.


- charmed : vue et revue, cette série des années 90 m'a toujours fasciné. Pas seulement à cause des créatures fantastiques et la wicca qu'on y trouve, mais aussi parce que le ton employé par les comédien(ne)s n'est pas agressif. Et puis j'adore les fringues excentriques que porte alyssa milano. Ado, cette série m'a formaté dans mon comportement.


-ghost whishperers : j'ai toujours trouvé jennifer love hewitt très belle,elle est clairement un atout charme de cette série, surtout quand elle met ses jolies robes de créateurs. J'ai une préférence pour les épisodes du début, les personnages sont un peu hors du temps, non violents. Par contre, je n'ai pas trop aimé la dernière saison avec le gosse.


-alf : cette marionnette  incarnant l'extra-terrestre qui sème gentiment la pagaille dans une famille humaine me change franchement les idées, avec ses situations un peu loufoques des années 80.


- la petite maison dans la prairie : série culte par excellence commencée en 1974, elle se base sur l'autobiographie de laura ingalls wilder, l'une des premières femmes de lettre américaines. Certaines scènes ont été clairement adaptées pour la télévision de l'époque, plus tolérantes que ce qu'étaient en réalité les pionniers. J'aime la bienveillance des personnages, leur aspect éducatif.

 

Il y a eu bien d'autres séries que j'aimais et que j'aimerais revoir : superman, hartley coeurs à vif, dawson, xéna la guerrière, highlanders, ally macbeal, flipper le dauphin, lassie, ma sorcière bien aimée, chapeau melon et bottes de cuir, startrek ...
 

7 novembre 2024

harry potter, roman politique ?

Qui ne connaît pas harry potter ? Et pourtant, quand j'ai lu les sept tomes, je me suis rendu compte à quel point ils différaient des films. Les films ont zappé beaucoup de passages des romans, notamment tout ce qui touche à l'humour anglais. Les films en ont fait une aventure fantastique comme on en voit tant, mais les romans ont un suivi entre les personnages et les évènements que l'on ne retrouve pas dans les films. A mes yeux, ces romans ont même un caractère politique car il dénonce la maltraitance et surtout l'eugénisme. D'une certaine manière, voldemort incarne une forme de néo-nazisme. Harrry potter est présenté comme un roman jeunesse, mais quand on prend le temps (cela m'a pris début avril) de tout lire, on se rend compte du message social comme c'est le cas dans la défense des elfes de maison par hermione, qui subissent leur statut d'esclaves au lieu de se révolter. De plus, j'ai particulièrement aimé la fine observation avec laquelle l'auteure rend compte de la psychologie torturée des adolescents. Les personnages des romans sont nettement moins lisses que dans les films, certains passages sont même assez laids. 

1 novembre 2024

la brume

Depuis plusieurs jours, il y a du brouillard tôt le matin.

J'ai toujours aimé la brume, surtout le 1e novembre. Elle m'a toujours inspiré de la poésie. Le brouillard permet à l'imagination de se développer, d'emmitoufler tous les contours du dehors pour qu'ils deviennent flous. J'aime quand on ne voit rien de la rue, quand on est enveloppé d'une nappe blanche. 

J'ai toujours aimé le 1e novembre, parce qu'en ce jour je prend du recul par rapport à ma vie. Quand j'étais au lycée, il y avait une fille dans ma classe qui se taisait systématiquement à chaque fois qu'elle passait devant un cimetière. Elle ne disait jamais aucun mal des morts. C'est une tradition qui s'est perdue, d'ailleurs beaucoup de gens (même croyants) ne croient plus trop dans la vie après la mort. Moi, je donne parfois de l'argent afin qu'une messe pour les défunts soit dite par des prêtres. C'est important qu'on prie pour tous ceux et celles qui sont au purgatoire et que tout le monde a oublié.

Fêter halloween est devenu le nouveau loisir automnal. Pourtant, même si au québec je la fêtais, elle me semble désormais très blasphématoire car elle est l'apologie des démons beurk

6 novembre 2024

Mr et mrs bridge

C'est une histoire vraie, une sorte d'hommage à ce couple d'autrefois qui ne s'adapte pas aux moeurs "modernes" des années 1930-40. L'image du père froid, qui n'exprime aucun sentiment, celle de la mère qui ne reçoit aucune reconnaissance de la part de son mari ni de ses enfants et qui pleure en silence, celle de la femme de banquier communiste qui se sent si peu à sa place dans la société bourgeoise qu'elle se suicide. Aujourd'hui, on a fortement tendance à diaboliser les moeurs de jadis, mettant en avant la misogynie omniprésente. Mais personnellement, parfois j'aurais aimé avoir des parents comme ceux d'avant, une mère qui s'occupe de son foyer, sa famille, un père strict mais respectueux de valeurs morales comme la décence. Au lieu de quoi j'ai grandi avec des parents qui agissent comme des ados et ne respectent rien ni personne, je sais parfaitement les dégâts que cela cause sur les enfants. Alors, on a beau décrier les valeurs traditionnelles familiales d'autrefois, j'y vois plutôt une marque de respect de l'autre. Dans ce film, j'ai trouvé paul newman excellent dans son rôle de figure paternelle disciplinée à l'extrême.

3 novembre 2024

esther williams

Esther williams est la première danseuse aquatique. Attirée très jeune par la natation, elle se destinait aux jeux olympiques. Née en 1921, elle a gagné le 100m de nage libre aux usa en 1939. C'est surtout dans le film de 1952 "la première sirène" que son style s'est fait remarquer, ce qui a  d'ailleurs permis de populariser la natation synchronisée. A partir de 1961, elle donne son nom à une ligne de maillots de bain féminins.

https://www.dailymotion.com/video/x7bn7c

29 octobre 2024

monpti

J'ai découvert ce film de 1957 récemment et j'aimerais en parler car j'ai eu un vrai coup de coeur. C'est l'histoire plutôt banale d'une rencontre amoureuse entre un jeune homme et une jeune fille à paris. L'un est étranger,  vit dans une chambre d'hôtel ; l'autre semble assez bourgeoise.

Non seulement j'ai adoré les décors des toits de paname, ses rues, ses marchands, ses passants des années 50, mais surtout le message de fond. Car au-delà d'une simple histoire d'amour, c'est une façon d'aborder les thèmes de la pauvreté et de la solitude.

Le titre est à comprendre comme l'argot titi parisien de l'époque : mon p'tit gars

La fin est tragique.

Ce film parle en fait de la puissance de l'imagination, quand on préfère imaginer sa vie au lieu de la voir telle qu'elle est en réalité.

On entend souvent dire que les films des années 50 sont niais, mais c'est faux ! Bien au contraire, plus j'en regarde et plus je me sens interpellé par les messages humains de ces scénarios d'un autre temps, nettement moins bourrés de stéréotypes qu'aujourd'hui et beaucoup plus portés sur la réflexion.

27 octobre 2024

la métamorphose

Ce petit récit de kafka m'a toujours fait penser, à tort, au film SF des années 80  "la mouche". Or, cela n'a rien à voir. Ecrit en 1912 et basé sur l'expérience de salarié de l'auteur, le texte est avant tout une allégorie du statut d'handicapé. C'est l'histoire d'un jeune homme qui, un matin, se réveille en ayant la forme d'un insecte. Evidemment il ne peut plus aller bosser et cela alerte sa famille. Ce qui est terriblement poignant dans cette nouvelle, c'est de se rendre compte à quel point ne plus pouvoir subvenir aux besoins de sa famille est vu comme un handicap, un poids mort inutile. On est vu ... comme un cafard. C'est une histoire cruelle car le métamorphosé (ou devrais-je dire l'handicapé) est jugé indigne de rester dans la maison familiale, et le père finit par le tuer presque par accident. Je ne peux pas m'empêcher de faire le rapprochement avec aujourd'hui, où le handicap, qu'il soit visible ou invisible, est encore considéré comme un poids pour la société.

26 octobre 2024

des nouvelles en vrac

Depuis septembre, ma vie a changé 😎


- Je travaille désormais dans un cabaret où nous faisons un nouveau petit show par semaine. C'est exaltant, innovant. Cela correspond bien à mon tempérament fantasque, provocateur et énergique. Les collègues sont plus sympas que dans les ballets, moins prétentieux.

-Je suis en contact régulier avec un prêtre qui a la gentillesse de me prodiguer ses bons conseils pour être plus en phase avec ma foi. Il prie pour moi chaque jour et m'envoie des fascicules. Cela me fait un bien fou de pouvoir exprimer ce que j'ai dans la tête et sur le coeur sans être jugé.

-Je vais bientôt publier un autre livre d'histoire, cette fois-ci sur les musiciens oubliés du grand public. J'ai également terminé un roman gay.

-Nous avons un nouveau chatounet qui vient manger dans le jardinet. Presque tous les matins, il se régale des sardines que je lui donne 😀. Il répond maintenant au nom que je lui ai choisi à cause de sa robe : tigrou. Et il me fait les yeux doux quand je lui dis que c'est un beau matou 😁.

-Comme j'ai fait beaucoup de photographies de danse, j'envisage de les exposer dans une galerie d'art.

-Matthew et moi avons décidé d'entamer une procédure pour adopter un nouvel enfant. Advienne que pourra, au moins on tente notre chance. 

16 novembre 2025

mort du lien français

Ma grand-mère paternelle est décédée le 10 novembre. Moi qui ne la voyais plus depuis longtemps, quand j'ai appris sa mort... eh bien j'ai pleuré. Personne ne m'avait prévenu, je n'ai appris son décès que 5 jours plus tard, en recevant un pauvre mot de la part de mon père qui me disait : "mamie voulait que tu aies des livres", avec 3 livres dans la boîte aux lettres. A ce moment-là, j'ai réalisé à quel point j'étais exclu de la famille. Ma grand-mère était mon dernier lien avec le terroir français. Je me rends compte aujourd'hui combien ma génitrice m'a manipulé pendant ma jeunesse, elle s'est servie de moi contre sa belle-famille qu'elle n'aimait pas. Et moi, je me suis retrouvé isolé comme un con. Beaucoup de mes problèmes psys viennent de cette rupture familiale forcée, je n'ai jamais vraiment su d'où je venais côté français. C'est drôle, car quand mes grand-parents maternels sont morts, j'ai aussi eu en héritage des bouquins...Je vais lire "la princesse de clèves", oeuvre que j'avais eu en lecture imposée en seconde.
 

11 octobre 2025

Quand j'étais enfant, j'avais la curieuse manie de dessiner les yeux fermés. Je prenais un crayon, dont j'appuyais la pointe sur un bout de papier. Je regardais juste le point de départ, puis je faisais aveuglément des tas de lignes sans jamais m'interrompre. Le but était de visualiser mentalement la feuille et de créer une figure continue jusqu'à retrouver le point de départ. Vu de l'extérieur,cela devait sembler loufoque, mais en fait c'était un exercice de logique, d'inutition et de concentration. Au fil des ans, j'ai réussi à construire des figures géométriques. Evidemment maintenant ...le résultat n'est pas du tout le même. Je dirais même que c'est franchement cafouillis, à croire que ma logique s'est envolée dans les limbes ... Certains y voient, comme mon matthew, une forme d'écriture automatique qui révèle la personnalité. Que dire de la mienne, alors ? Que c'est un formidable gribouillis teinté d'incohérence ? Ou que :
1. je ne prends pas toute la place de l'image, donc je tends à la discrétion ?
2. j'alterne traits droits et arrondis, donc je tends à l'assouplissement de mes opinions ?
3. je fais dépasser mes traits du cadre, donc je tends à ne pas me contenter des normes ?
4. je crée régulièrement des bulles, donc je tends à vouloir remplir un sentiment de vide ?
5. formes ressérées les unes sur les autres, donc je tends à la contradiction ?
6. que j'aime l'abstrait et que j'ai de l'humour ?
 

18 octobre 2025

les noces rebelles

J'ai toujours aimé ce film. Je l'ai vu plusieurs fois et à chaque fois il m'a ému parce qu'il aborde un sujet qui m'est cher : la différence. Dans les années 50, un jeune couple s'enlise dans l'ennui de la routine. Ils décident sur un coup de tête de partir vivre à paris, mais cet projet est écarté avec la grossesse de la femme. Celle-ci décide alors d'avorter toute seule et elle en meurt. Ce film parle de comment concilier ses rêves, jugés immatures et irréalistes, et la vie rangée d'un couple "normal", avec les dérives dépressives que cela engendre comme l'adultère et l'indifférence haineuse au sein du couple. On retrouve le duo leonardo dicaprio / kate winslet, personnages assez ressemblants à ceux de Titanic dans leur quête de mener leur vie selon leurs goûts, quête impossible dans leur carcan de rang social à tenir. Le seul personnage "sensé" du film est le mathématicien fou qui comprend l'insignifiante désespérance. Ce sujet m'est cher car j'ai toujours moi-même été tiraillé entre mes envies personnelles, plus ou moins borderlines, et mon envie de me ranger en me mariant, en ayant des enfants... Le regard des autres et la liberté sont bien difficiles à concilier, même aujourd'hui.        
 

29 septembre 2025

chewing gum à la cire ...

Il m'arrive parfois de mettre des boules quiès, lorsque mon cher et tendre matt ronfle trop fort ... Mais c'est la 1e fois que, en me réveillant, je confonds mon rêve et la réalité en mettant la boule quiès dans la bouche en pensant que c'était un chewing gum ...Heureusement que je ne l'ai pas avalé ... Bah ouais, j'étais mal réveillé hein ...
 

15 septembre 2025

le violon de la mort

J'ai toujours été fasciné par le violon, sans trop savoir pourquoi. Cet instrument est associé au juif errant et au tsignane, ce que je suis. Des écrivains comme anne rice et peintres comme chagall ont fait "parler" le violon comme s'il était un être humain qui racontait une histoire. C'est un peu l'idée d'un concert que j'ai entendu, en hommage à amnon weinstein. Un violon qui "chante" pour le première fois depuis 70 ans. Son histoire est dramatique : son propriétaire était un survivant de la shoah. Au camp de concentration, il faisait partie d'un orchestre qui acommpagnait les juifs aux chambres à gaz. J'ignorais ce détail de la shoah. Comme du côté de ma mère, mes ancêtres étaient des maranes, c'est à dire des juifs séfarades convertis de force au christianisme, ma famille n'a pas été touchée personnellement par la shoah. Je suis juif, et en même temps je ne me sens pas juif. J'ai du mal à comprendre l'identité juive, tout en ayant une sensibilité très juive. Quand j'ai écouté ce concert, j'ai été bien plus ému que pour un autre concert de musique classique, car ce violon fait revivre un drame, la dernière fois qu'il a été utilisé était au camp de concentration, c'est comme s'il livrait au bout de 70 ans toutes ses peines, tout ce dont il a été témoin silencieusement. Sa musique est sa parole, sa musique est son souvenir de mort, son chant de pleurs.
 

4 septembre 2025

magicanima

On m'a offert une invitation pour assister au concert d'un groupe espagnol : magicanima. J'aime vraiment beaucoup. C'est un duo homme-femme très simple, juste une voix a capella, une guitare acoustique. J'aime surtout la sobriété, aux antipodes de la musique "latina" commerciale. Il y a de la poésie dans les textes. C'est typiquement le genre de musique qui apaise l'esprit et le coeur.

Concert de magicanima (lien)

3 novembre 2022

Halewyn

Depuis quelque temps, fêter hallloween m'insupporte. C'est devenu comme noel, autrement dit une fête commerciale à l'extrême, dénuée de son véritable sens. Bien entendu, c'est une fête "mignonne", je l'ai vécue plusieurs fois quand je vivais au canada, j'ai eu la chance de voir un défilé dans la petite ville portuaire de salem, où cette nuit est plutôt une commémoration, le long du cimetière, de la chasse aux sorcières pendant l'Inquisition, qui fait d'ailleurs écho à son musée que j'ai beaucoup aimé.

Des gosses qui demandent des bombecs, des masques effrayants, des soirées amusantes, des concerts...ok c'est cool. Mais il est bien aussi de se remémorer qu'il s'agit à l'origine d'une tradition irlandaise nommée "samain", une fête celtique de 7 jours qui honorait la mort de l'année précédente en la décapitant à l'occasion de repas rituels, un peu dans l'idée de la saint-sylvestre, pour faire venir la nouvelle année. Cette fête paienne n'est devenue chrétienne qu'au VIII e siècle, la Toussaint le 1e novembre et la fête des défunts le 2 novembre, sur ordre du pape Grégoire III.


Halloween dérive de la légende flamande d'halewyn, écrite anonymement.J'ai eu grand plaisir à lire ce très court récit écrit en vieux français du moyen-âge. C'est l'histoire du seigneur halewyn qui est fort cruel. Toutes les personnes qui entendaient son chant étaient ensuite tuées. Un jour, une jeune princesse, séduite par ce chant fatal, décide de rencontrer halewyn dans une sombre forêt peuplée de créatures ténébreuses. Le lecteur la croit naive, mais non ! en fait elle fomente une ruse qui lui permet de décapiter halewyn dans un moment d'inattention avant qu'il ne la tue. Elle retourne dans son château, évide la tête et en fait une lampe, ce qui fait évidemment penser aux têtes de citrouille évidées illuminées pendant halloween.
Cette fête est associée au surnaturel, faisant là encore écho au "sid" de la tradition celtique, le lieu où résidait les dieux et les morts.

12 août 2022

black river meadow

J'ai découvert cette mini série sur youtube. Elle est ... étonnante.
C'est david gareth lloyd qui l'a crée. Il joue également dedans. C'est l'acteur qui interprétait ianto jones dans torchowood. 
Cette série est faite avec de petits budgets, il n'y a aucune parole, la musique ramenée au strict nécessaire pour garder le spectateur en haleine. L histoire est très simple : un couple enterre vivante leur petite fille dans une cheminée, plus tard un homme découvre sa présence mais la gamine est une morte-vivante ; il la nourrit, mais elle finit par lui arracher des doigts. 
Le décor est sommaire, le scénario aussi, les effets spéciaux minimalistes, mais je trouve que c'est quand même une réussite dans la mesure où tout passe par les expressions du visage, l'attitude et les plans cinématographiques. J'aime ce genre de mini série d'auteur, ça montre la créativité et l'autonomie de l'acteur -réalisateur. J'apprécie quand on voit le travail technique qui a été effectué, la mise en scène, les costumes, les attitudes théâtrales, ça permet de se rendre compte que le cinéma est avant tout un métier d'art, pas un star system.

 

 

30 janvier 2022

"j'aime toucher"

J'aime toucher les meubles, en sentir les aspérités du bois, parce qu'ils me rappellent les accrocs que j'ai dans le coeur.
J'aime toucher les corps, parce que j'y vois un dialogue que nul ne me donne autrement.
J'aime toucher les visages,tenir les mains et poser mes mains sur les épaules dans une amitié un peu béate , un peu naive d'un homme qui serait resté un peu enfant.
J'aime toucher les vêtements, me repaître de leurs tissus, parce que c'est une magnificience qui me nourrit.
J'aime me bercer de musique, et toucher les paroles que j'entends, parce qu'elles pénètrent mon âme si troublée.
J'aime que la pluie me touche de sa fraîcheur, parce qu'elle me rend vivant, réceptif à la moindre parcelle d'existence et de lumière.
J'aime entendre des rires à gorge déployée, sincères, honnêtes, francs, parce qu'ils me touchent, enfin, comme s'ils nettoyaient ma peau de leurs scories.
J'aime toucher les pages d'un livre, parce qu'ils sont mes amis, leurs histoires sont mes compagnes de route.
J'aime toucher l'encre de mon stylo, les doigts tachés de la poésie couchée sur papier, parce qu'elle est l'incarnation de mon ressenti, du moment présent que je ne pourrai plus jamais recommencer.
J'aime pleurer, parce que mes larmes sont la présence de mon âme, de ce que je suis et que les autres ne voient pas.
J'aime chanter quand je sens ma voix vibrer dans ma gorge, parce que je ne fais qu'un avec la musique, cette sensation d'ultime présence au monde et à moi-meme, comme si je pouvais pénétrer de mes mots chantés la réalité, comme si mes souvenirs chantés pouvaient pénétrer dans le coeur des autres, partout, en même temps, dans une unité.
J'aime danser, parce que je touche le ciel, que les étoiles entendent mes pleurs, tous ces combats que j'ai menés, tous mes naufrages, danser comme une toupie qui ne finirait jamais de tourbillonner, comme une ivresse sans aboutissement, comme un appel d'âme qui serait enfin compris. Et pardonné.

 

 

 

13 novembre 2021

errata

Image du produit : Errata - George Steiner - Livre

Que dire du livre "errata" de george steiner ? Qu'il est difficile de le résumer.Ce n'est ni un roman ni une autobiographie, mais une sorte d'essai qui concilie les souvenirs de l'auteur et ses pensées. Au fil des pages, les chapitres explorent ses réflexions personnelles diverses: le statut du juif, ses souvenirs avec gershom sholem, ses études de grec classique, ce qu'il pense de la musique. Tout cela avec le dénominateur commun du langage. Car ce livre traite avant tout du langage et ses implications dans la pensée et la construction de l'identité.


J'ai aimé cet ouvrage, je l'ai trouvé accessible malgré qu'il demande tout de même une bonne culture générale, particulièrement en philosophie. Cela m'a rappelé les discussions que j'avais avec certains étudiants de la Sorbonne, autrefois, nos charmantes "querelles" sur l'importance de l'étymologie.
Ce que j'ai aimé dans ce livre, c'est que l'auteur livre en patchwork cohérent ses pensées intellectuelles, prônant un certain élitisme non dénué de vagabondage. J'ai eu l'impression de louvoyer dans son esprit. Le message qui en ressort, selon moi, c'est que l'identité se forme et se transforme au fil du vécu. C'est une évidence, mais elle s'est perdue aujourd'hui à force de se "lisser" sur les réseaux sociaux. La société planétaire s'est américanisée, au point qu'on trouve "bizarre" toute personnalité qui diffère de cette norme. Et george steiner parle de ces personnes étranges qui ont forgé sa vie et son caractère. Ce livre a été écrit en 1997 mais je le trouve encore d'actualité. Il faudrait de nouveau des livres de cette trempe dans les libriairies.

Par contre, je n'ai pas aimé les propos athées. 


"Enfermé dans l'ingrate besogne quotidienne de la survie matérielle, dans la mise au monde et l'éducation des enfants, le commun des mortels prend ces choses, si tant est qu'il en ait un tant soit peu conscience, pour des jeux plus ou moins oiseux, qi relèvent notoirement du luxe, et sont trop souvent irresponsables ou diaboliques dans leurs conséquences. D'où les contre-icônes du savant fou, de l'artiste détraqué, du métaphysicien qui tombe dans le puits. Il demeure incontestable que, pour la presque totalité de l'homo sapiens sapiens, la religion universelle est aujourd'hui celle du football. Les thés dansants ou le rock exaltent, touchent, consolent des millions d'êtres humains pour qui une sonate de beethoven distillerait l'ennui. Organisons une consultation libre, et la majorité de mes frères humains choisira un feuilleton ou un jeu télévisé plutôt qu'eschyle , le bingo plutôt que les échecs. Et c'est précisément cette liberté de choix , alors même que les options sont préselectionnées et préconditionnées par la domination économique des médias et du marché de masse, qui est fondamentalement en harmonie avec les idéaux et les institutions de la démocratie."

3 septembre 2021

merde aux centres commerciaux

Nous avons reçu de rians des statues en pierre reconstituée pour améliorer l'ambiance du jardin. Une femme nue à genoux façon 19e siècle, un lion avec sous la patte un écusson comportant une fleur de lys, une colonnnade avec motifs du moyen âge, un oeuf enrubanné façon 18e siècle, une femme de la grèce antique drapée d'une toge, une fontaine style Renaissance italienne, vases en forme de cygne, de panier... J'ai mis en moyenne 50 euros pour chaque achat (sauf la fontaine qui a coûté presque 200 mais les autres du même genre coûtent 800 ...), sachant que normalement ça coûte dans les 400 euros. C'est de l'artisanat. Nous sommes RAVIS. On dirait des pièces de musée. Depuis quelque temps, je ressens le besoin de me "calfeutrer" dans le passé, dans l'histoire. Je fuis le tout numérique, le virtuel, la technologie. Je reviens à mes premières amours : lire, écrire, me cultiver. Ras le bol de me forcer à être "moderne" alors que je n'en ai pas l'envie.

Cela fait un moment que je me lasse de la consommation effrenée. Depuis le second confinement ,en fait, mais aujourd'hui cet ennui perdure. Je n'ai plus aucun plaisir à acheter en centre commercial. Le "made in china" toxique, je n'en peux plus. Je préfère acheter de l'artisanat au hasard de mes déambulations.



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