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Ma vie et moi 🙂
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1 octobre 2023

rêve de tichri

Le jour où j'ai fait ce rêve, c'était entre roch hachana et yom kippour, la période la plus sacrée dans le rite juif. C'est un moment où la vie et la mort sont en suspens pour chacun de nous, avant que ne soit décrété par hakadoh barou'hou si l'on doit vivre ou mourir cette année. Pendant cette période, il m'arrive de manquer d'avoir des accidents : une chute domestique le premier jour de roch hachana où je me suis bêtement pris le pied dans un meuble en m'étalant royalement sur le sol, ce qui m'a valu un hématome au bras, un genou déboité ; le second jour de roch hachana, à la piscine, une nageuse a failli me rentrer dedans alors que je faisais du dos crowlé, je me suis retourné à temps et me suis reculé instinctivement pour éviter un choc assommant.

Pendant cette période, les rêves que je fais sont très forts. J'ai donc fait un rêve étrange, assez ridicule car un mélange de Charmed, de La petite maison dans la prairie, de piscine et d'angoisses personnelles au sujet de la religion. Je rencontrais des hommes dont je prenais soin, je les nourrissais, leur parlais ; puis je décide de suivre un chien et je découvre un lac. Ravi, je commence à nager, jusqu'à que je vois des hommes dont je n'aime pas le visage ; je regarde l'eau, qui est noire ; alors je comprends qu'elle est maudite, que les hommes que j'ai nourri sont en fait des démons, que cette eau noir est un baptême sataniste.


Je pense que je culpabilise de ne pas avoir fêté roch hachana, je me sens plus proche du mal que du bien. Puis écouter du black metal avec chants de messes noires ne me pousse pas à me voir comme quelqu'un de bien. Ce rêve est là pour me faire voir ce que je veux réellement ou non : me rapprocher du bien ou du mal ?? Je m'éloignais de l'eau noire, je recrachais la nourriture, je coupais tout lien avec les démons. Au fond de moi je choisis le bien, la vie, mais une part de moi est trop, beaucoup trop, attirée par le mal et la mort.
J'ai eu ma réponse en ouvrant le Nouveau Testament. Dans Corinthiens chapitre 10 il est écrit : "Vous ne pouvez boire à la fois à la coupe du Seigneur et à la coupe des démons ; vous ne pouvez à la fois partager la table du Seigneur et celle des démons."

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7 octobre 2025

chanson

Quand j'étais au lycée, je faisais partie d'un groupe de metal. J'étais le chanteur. Cela n'a duré que deux ans. On voulait faire un album, mais on a laissé tomber après le baccalauréat. Toutefois, j'ai gardé certaines des chansons de poésie noire que j'avais inventées à l'époque, chanter sur du metal me défoulait, me permettait de mettre des mots sur un ressenti souvent douloureux et confus.

Viens, viens là, là, là
Prends-moi dans tes bras, tourne à l'infini,
Dis-moi qui je suis, ce que je suis,
Viens , viens là, là, là, chéri, chéri
Mon ange, dis-moi des mots charmants, 
Raconte-moi l'amour que tu me ferais,
Fais-moi des éloges, ces élégies,
Fais de moi ta muse ....dis-moi... dis-moi qui je suis ....
Viens, viens, viens là là là
Encorne-moi, diablotin,
Que ta magie enveloppe mon corps  enfiévré,
Que tes grifffes me tatouent ta passion, ô démon,
Viens viens, viens là, là, près de moi,
Prends-moi, prends- moi là de suite sur le seuil, 
ô oui,
Aimez-moi
Faites-moi voler,
Usurpez-moi,
Viens, viens, viens là, là, là
Faites-moi tourner entre vos bras velus,
Je ne sais plus qui vous êtes,
Dis-moi qui je suis , ce que je suis,
Viens, viens à moi, là là là
Là là là ...

 

4 mai 2023

playlist lounge

J'ai mis en ligne de la musique lounge que j'ai créée il y a bien longtemps. Ces morceaux font partie des premiers que j'ai gravés sur cd. Il ne s'agissait pas pour moi de seulement créer de la musique pour passer le temps, je transposais mes sentiments dans ces petites créations, notamment ma solitude et mon envie de mourir. En écoutant les morceaux "death" et "pianissimo", j'ai ressenti toute une vague de sentiments, comme si j'avais à nouveau 18-19 ans. La plupart du temps, j'étais drogué quand j'inventais ces morceaux, mais j'y ai mis toute mon âme esseulée de cette époque.
Comme j'allais souvent au Bouddha bar, j'étais très influencé par la musique ethnique.

 

 

30 novembre 2022

40 ans

 Le rabbi de loubavitch a dit que fêter son anniversaire était l'occasion de faire le bilan de sa vie, pour voir si on était sur le bon chemin. Pour lui, c'est une introspection, une prise de conscience. J'adhère à cet état d'esprit. Hélas, c'est aux antipodes de ce qu'on a l'habitude de faire pendant un "annif" : voir des potes, picoler, s'amuser, recevoir des tas de cadeaux. Moi, j'ai toujours vécu mes anniversaires comme des drames. Des parents qui n'avaient rien à me dire, des cadeaux impersonnels, des amis qui ne venaient pas. Je me sentais un peu comme le personnage de science fiction lex luthor, très seul, personne ne venait à ses anniversaires, un père qui ne lui manifestait aucun amour. Ces dernières années, mon mari m'a fêté dignement mes anniversaires, qui étaient très sympathiques. Mieux que sympas, c'étaient des moments personnels, ce que je n'avais jamais connu dans ma jeunesse.

Cette année, je vais avoir 40 ans. Un tournant dans une vie, semble-il. La jeunesse est derrière moi, ce n'est pas encore le moment de la veillesse : on appelle cela la maturité. Qu'ai-je à en dire ? Que je ne souhaite pas fêter mon anniversaire, cette fois-ci. J'ai comme l'envie irraisonnée de me fuir, me cacher, me terrer dans mon coin, n'être vu de personne. Je ne sais pas pourquoi j'ai fait ça, mais récemment je me suis à nouveau scarifié le bras. Je n'ai pas de douleur particulière, pas comme avant où mon bras était vraiment ankylosé, handicapé pendant une journée. Malgré mes tentatives pour cacher la plaie, mon mari s'en est aperçu. Je l'ai rarement vu pleurer, mais là il l'a fait. ça m'a bouleversé. Je me suis excusé, lui ai promis de ne plus recommencer. Pendant une heure, il m'a passé un savon, il m'a dit : "et après ce sera quoi ? Une tentative de suicide ?" Il s'était mis dans la tête qu'il n'avait pas réussi à me rendre heureux, alors qu'il est la seule et unique personne à me rendre heureux. Seulement parfois, je me dis que je n'arrive pas en profondeur à me sentir bien.

Quand je n'ai pas de soucis particuliers, une part de moi-même reste dans la noirceur. Je me suis scarifié sans raison apparente, j'avais juste bu du vin. Cela faisait vingt ans que je ne l'avais plus fait. Il y a de multiples raisons plus ou moins conscientes qui peuvent me pousser à cet acte, je ne saurais reconnaître laquelle. Peut-être une forme de lassitude, ou la peur de l'avenir, ou encore la haine de moi. Le dégoût. Je l'ignore.

Mon mari s'est tant inquiété pour moi que le lendemain il s'est mis en télétravail pour rester près de moi. Je ne cherche pas à me défendre de cet acte, j'ai eu tort de le faire, mais le pire c'est que je l'ai commis sans ressentir de chagrin violent. Comme si c'était normal de me donner ces coups de ciseaux. Quand je le fais, c'est exactement comme quand je me faisais vomir, le même dégoût de moi-même, le même tourment intérieur qui ne s'extirpe de moi que par quelque chose qui sort (du sang, du vomi).Mon mari aimerait que je suive une psychothérapie pendant un temps, un de ses collègues est prêt à me recevoir. Il pense que je devrais parler de mes parents, de cette rupture familiale avec eux qui me mine, de leurs propos qui traînent encore dans ma tête, comme des fantômes errants. De toutes ces 40 ans d'existence, je peux dire j'ai du mal à vivre. D'ailleurs, j'étais certain de mourir bien avant, du sida ou du suicide. Me scarifier est peut-être une façon d'exprimer une culpabilité enracinée en moi depuis très longtemps. J'ai commencé à me couper le bras à 18 ans, après le viol. Consciemment, je ne savais pas pourquoi je le faisais, je ressentais juste du mépris envers moi. Ce n'est que bien des années plus tard que j'ai enfin admis la raison qui me poussait à me faire mal. Cela ne finira-t-il donc jamais ? Est-ce un cercle vicieux ?

Je n'ai aucune envie qu'on me souhaite hypocritement un "bon anniversaire" qui va me laisser de marbre. L'âge n'est peut-être qu'un numéro, mais j'ai dans les yeux bien plus que 40 ans. J'ai perdu cet éclat dans le regard. Des souvenirs trop lourds à porter. Envie d'oublier. Me taire.

27 novembre 2022

la charité de noel

Parfois, quand je parle autour de moi de la charité durant l'avent, j'ai l'impression de prêcher pour des convaincus. Je suis vraiment choqué quand j'entends parler de tous ceux qui revendent leurs cadeaux sur internet le 26 décembre, des commerçants qui tirent la gueule aux clients en ne souhaitant pas de bonnes fêtes de fin d'année, des jeunes qui traînent dans la rue le 25, des gens qui râlent parce qu'ils sont "obligés" d'acheter des cadeaux au dernier moment, des familles qui préfèrent regarder leurs iphones au lieu de se parler, des personnes âgées/malades/pauvres isolées ce jour-là ...

Certains disent que noel est une fumisterie parce qu'on sait aujourd'hui, preuve archéologique à l'appui, que jesus-christ serait né plutôt vers pâques en jordanie... Rien à voir, donc, avec le chérubin blondinet mis au monde par une Vierge. Ce jour a été inventé par l'Eglise pour contrer les croyances paiennes qui sévissaient après la mort de yehouda (vrai prénom de jésus). Même si le noel qu'on connaît tous n'a pas l'exactitude historique espérée, il n'empêche que cela reste un jour de bienveillance, de pardon, de charité.

Pendant l'avent, on voit beaucoup d'associations caritatives qui quémandent de l'argent. Pour ma part, c'est la période de l'année durant laquelle je tente d'améliorer mes traits de caractère. Oui, je donne un peu d'argent à des associations qui me semblent utiles. Récemment, j'ai participé à une vente organisée par la paroisse où je suis bénévole depuis quelques mois. J'avais pas mal de fringues à vendre, alors je les ai proposées symboliquement à un euro. Ensuite, j'ai reversé la somme totale à la paroisse. Non seulement je me dis que ça aide des personnes dans le besoin qui n'ont pas d'argent pour s'offrir des vêtements, et en plus je suis en phase avec l'idée de bienfaisance de Noel.

Noel, cela représente surtout les valeurs morales chrétiennes qui s'effondrent les unes après les autres dans un monde qui ne jure que par la consommation. Ne serait-ce qu' avoir le sourire , parler avec gentillesse aux autres, rendre service... c'est diffuser une attitude bienveillante dont on a franchement besoin. Tout ne se résume pas à la course au fric.

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12 mars 2022

aider un homme...

Alors là je suis sur le cul. Il vient de m'arriver quelque chose d'étonnant. A 6h30, quelqu'un sonne deux fois à l'interphone. Comme c'est chabbat, je ne suis pas censé répondre, mais machinalement je l'ai fait. Et là, j'entends un homme qui parle d'une manière totalement hachée. Je ne voyais qu'une ombre sur l'écran. Je me suis dit : 'ah encore un gars bourré !' Et puis j'ai écouté, je n'ai pas raccroché. Il me disait qu'il s'appelait joseph van ...qu'il était yougoslave ou tchèque je ne sais plus, qu'il était réfugié depuis 2018, qu'il était orthodoxe et qu'il cherchait... une église. Je n'ai pas su quoi répondre, c'est la première fois qu'on sonne chez moi tôt le matin pour me demander où se trouver l'église orthodoxe la plus proche ! Il me disait de l'aider...Puis d'un coup, l'interphone s'est éteint. Je suis allé dans le jardinet et lui ai dit qu'il y avait une église pas très loin, mais le silence me répondait, je pensais qu'il était parti. Puis j'ai entendu des pas, et une voix qui disait 'à moi'.


Je suis troublé. D'autant plus que cette nuit j'ai rêvé de l'abbé pierre, celui qui aidait les sans-abris. Et les nuits de chabbat sont saintes, les rêves ont toujours un sens. Ce qui me fout un peu les pétoches, c'est l'idée que je n'ai pas su aider cet homme dans le besoin. Je trouve cela très étrange. Je refuse d'y voir une sorte d'arnaque, je pense que cet homme avait vraiment besoin d'aide. Pourquoi est-ce que dieu m'a envoyé cet homme perdu ? Pourquoi ai-je rêvé de l'abbé pierre cette nuit ? Pourquoi est-ce que je n'ai vu qu'une ombre ? Pourquoi est-ce que l'interphone a cessé soudain ? C'est comme si j'avais été en contact avec une âme...

27 avril 2022

mon ancienne école de danse

Je suis allé à mon ancienne école de danse. J'avais un gros coup de nostalgie et ai donc décidé, par curiosité, d'aller jeter un oeil. Question de voir si ça avait changé. L'accueil a changé, mais pas l'odeur de la salle de danse.

Une secrétaire m'a accueilli un peu froidement, me demandant si je venais voir quelqu'un ou si j'avais besoin d'un renseignement. Ni l'un ni l'autre, je venais juste en curieux, parce que j'étais un ancien élève. Et là, à ces mots "ancien élève", son visage s'est illuminé. Miracle, elle m'a souri. Elle me dit que l'école recherche justement des témoignages d'anciens élèves pour motiver les élèves actuels. Je suis un peu surpris, car en général dans une école professionnelle de danse, on veut travailler le plus tôt possible. Surtout que la formation coûte cher. S'ensuit une discussion avec la secrétaire, elle me dit que suite aux confinements beaucoup d'élèves ont abandonné la formation et que peu se sont inscrits cette année par peur des contaminations. Que nombreux sont les élèves qui craignent de se retrouver au chômage car le monde du spectacle est en berne. C'est une réalité que je confirme.

Quelques jours plus tard, je suis revenu pour parler aux élèves. Une heure en tout, durant laquelle j'ai fait un petit discours pour ensuite répondre à toutes sortes de questions. Je les connais par coeur ces langues de vipère ambitieuses pour avoir moi-même été l'une d'elles, mais je connais aussi la détresse actuelle des artistes. Les élèves ont surtout voulu savoir dans quels spectacles j'avais joué, sous quelle direction, quels spectacles j'avais organisés. Certains ont même paru (mais n'est-ce là qu'une illusion ?) intéressés par l'idée de faire partie de la troupe pour le prochain spectacle que j'ai en tête. J'ai raconté mon parcours à montréal, les débuts difficiles, raconté que j'avais été fauché en plein vol par des phlébites musculaires, que la peur de l'anonymat est une réalité, mais aussi le sentiment d'agir pour le bien public grâce à l'art, les galas, les interviews, le succès qui monte vite à la tête.

J'ai essayé tant bien que mal d'alerter les élèves sur l'inutilité d'être trop ambitieux. Mon message ? Faites votre travail avec sérieux, sans faire de coups bas aux autres car cela ne sert à rien. Je parle en connaissance de cause. Je me rappelle d'une copine que j'ai royalement virée d'un spectacle en pourrissant sa réputation car je ne voulais pas d'elle pour concurrente. Elle était sympathique pourtant, mais nous étions trop en compétition.


Je me sens revigoré en tant qu'artiste. La crise du covid a mis les nerfs (et les comptes en banque) à rude épreuve. La danse en a fortement pâti car c'est le monde même du contact corporel. Avoir parlé aux élèves, avoir réussi à les motiver pour garder le cap, fait que je me sens aujourd'hui reconsidéré. Puis surtout, je pense que je me sens quitte à l'égard d'une de mes profs qui, jadis, m'a profondément aidé. Elle avait bien deviné que je me droguais, et lorsqu'elle a vu mon absence prolongée à l'école, elle est venue chez moi et m'a proposé de faire une sorte de rééducation chez elle, une heure tous les soirs. Elle n'y était pas obligée. Sa gentillesse m'a sauvé la vie. C'est à elle que je dois ma carrière de danseur. A cette époque, j'avais beaucoup maigri à cause de la drogue dure. Matthew avait rompu avec moi car il ne supportait plus ma toxicomanie et cela a empiré mon addiction. De la cocaine, je suis passé à l'héroine. J'avais perdu plus de 10 kilos. J'étais pâle comme la mort. Je n'arrivais plus à danser. Je me suis toujours senti redevable vis à vis de cette prof. Peut-être avais-je aussi l'envie de la recroiser à l'école, mais elle est vieille maintenant, à la retraite depuis longtemps. Merci de tout mon coeur, marie. Ce témoignage, je te l'ai dédié aussi.


En acceptant de témoigner au sein de mon ancienne école de danse, je me suis rendu compte du temps qui a passé : vingt ans. ça me file d'autant plus un coup de vieux que la réalité de la danse classique est cruelle. Je sais très bien que je ne suis plus considéré comme un "bon filon". Avant de me lancer dans la création de spectacles, j'ai passé quelques auditions. Et à chaque fois, on m'a fait remarquer que je n'étais pas vraiment un bon élément à cause des phlébites musculaires que j'ai faites il y a plusieurs années. Un danseur avec une santé défaillante n'est pas "fiable", donc on ne l'intègre plus dans les spectacles. Même si j'ai regagné en souplesse, il y a malgré tout des sauts que je ne peux plus faire car mes chevilles sont fragilisées. D'ailleurs, je ne suis pas fragilisé qu'aux chevilles : je le suis également au bassin et au genou depuis mes 13 ans. Nombreuses sont les danseuses qui ont les pieds complètement bousillés à cause des pointes, sans parler du risque de se déformer la colonne vertébrale. S'échauffer est une prorité absolue quand on est danseur professionnel, surtout dans le ballet. C'est la condition sine qua non pour ne pas se faire de claquages. Car le claquage, c'est au mieux la pause, au pire la mort d'une carrière. De cela, j'en ai parlé dans mon témoignage.Ce n'est pas une réalité agréable, mais il faut la mentionner. La plupart des carrières sont courtes car la santé ne tient pas,voilà pourquoi on débute parfois sa carrière vers 16 ans. Je faisais déjà des petits spectacles à cette époque, mais sans faire partie du corps de ballet. Au moins, je sais qu'aujourd'hui en créant mes propres spectacles, je peux danser, adapter les chorégraphies à ce que je peux faire ou non. Il faut juste que je reste en bonne santé quand il y a la visite du médecin du travail.

J'ai retrouvé une ancienne vidéo que j'avais faite vite fait lors d'un spectacle de cabaret dans lequel j'avais dansé chez maxim's, à l'âge de 19 ans.

 

 

26 avril 2022

l'extrême droite, menace pour l'environnement

"Quand M. Le Pen se permet de qualifier les alertes du GIEC de "grandes déclarations sur des prétendus enjeux globaux" ou d’appeler à une transition encore "moins rapide", relativisant l’urgence climatique, elle représente un danger pour le climat.

Au-delà du climat, la menace de l’extrême droite nous concerne toutes et tous, et particulièrement en tant que sympathisants et sympathisantes d’une organisation militante comme la nôtre dont un des moyens d’action repose sur la désobéissance civile."

 

7 septembre 2021

le temps mort

Je viens de terminer l'ouvrage "le temps mort". Il est court, fait 77 pages, mais j'en ressors avec le coeur en vrac. Parce qu'il s'agit probablement d'un témoignage de la 2e guerre mondiale, précisément celui d'une résistante qui, durant 135 jours, "vit" dans sa cellule avec d'autres prisonnières. C'est évidemment poignant, très dur, tristement réel. Le récit fut publié anonymement en 1944 dans la clandestinité, sous le pseudo "minervois", écrit en réalité par claude aveline. J'ai acheté ce livre par hasard, sans savoir de quoi il était question. Je ne le regrette pas du tout parce que pour moi c'est tout à fait le genre d'ouvrage à valeur historique qui écrit pour parler, pour montrer une réalité que l'on cachait à l'époque : la violence de la gestapo durant les interrogatoires.

Ce livre ne pouvait que me parler personnellement, étant donné que mes grands-parents étaient résistants.

25 juin 2021

bonne nouvelle

Finalement, mon manuscrit vien d'être accepté par edilivre. Je suis content, je vais m'atteler à la correction. Puis surtout, je vais terminer la toute dernière partie. En fait, j'en fais une saga sur l'homophobie. J'avais déjà proposé "le requiem du danseur", qui avait été refusé. J'avais proposé le tome 2, qui a été refusé. Mais le tome 3 a plu. J'ai du mal à comprendre leurs critères de sélection. ll s'agit pourtant du même personnage, du même contexte, du même style d'écriture. Mais bon, j'arrête de râler, mon manuscrit a trouvé preneur !

Cela dit, dernièrement il m'est arrivé une chose que j'ai trouvée très bizarre. J'avais envoyé mon manuscrit aux éditions sydney laurent, en recherche d'auteurs. Il y a quelques jours, je reçois un texto me disant : "nous avons le plaisir de vous annoncer que votre manuscrit a été accepté. La maison Sydney laurent", avec un lien vers un blog collectif d'auteurs. Je regarde dans mes emails : rien. Dans mes spams, non plus. Pas le moindre contrat proposé. J'envoie un message pour demander confirmation que mon manuscrit a été accepté, pas de réponse.
Le monde éditorial a aussi ses arnaques, c'est triste.

23 mars 2021

il y a 15 ans...

En farfouillant dans le dernier carton ramené de montréal, j'ai trouvé une ancienne carte mémoire qui contenait... plus de 5000 photos ! Il s'agit des toutes les photos que j'avais prises il y a une quinzaine d'années, quand j'étais étudiant. ça m'a sidéré de les revoir. Du coup j'ai décidé de les poster ici, en l album "au hasard de paris".Ce sont mes anciens pans de vie, des soirées où j'allais, les restos que je fréquentais, mes manifs, mes déambulations dans les rues, les magasins où je faisais mes achats de noel, les cabarets où j'ai dansé, les salons, les soirées de mannequinat, les galeries d'art avec coktails, des coins de la sorbonne où je trainais mes pieds ...oh la la que de souvenirs de bobo parigot qui refont surface d'un coup !

24 août 2020

attraper le covid

Je me suis pris la tête avec un crétin ce matin. Je faisais du footing sur les quais de seine , sans masque, quand un gars arrive en face de moi, promenant son clébard. Au moment où on se croise, il me tousse limite dans la gueule ! Franchement, j'ai eu l'impression qu'il le faisait exprès ! Je ne suis pas du genre à psychoter à cause des masques ni à agressser ceux qui n'en portent pas, mais avec 4000 contaminations en moyenne par jour, je suis en droit d'attendre des passants dans la rue plus d'hygiène ! Quand il m'arrive de tousser ou d'éternuer, je mets mes mains devant mon visage! Merde à la fin, faut pas s'étonner du retour en puissance du covid si on a si peu d'hygiène !


humeur: en colère

13 juillet 2020

sébastien

Seb est un gars que j'ai rencontré sur le t'chat wanadoo littérature. Solman. Je suis venu pour parler d'un souci que j'avais à cette époque avec mon petit frère. On a discuté, sympathisé et échangé nos mails. Les premiers échanges furent un peu cahotiques à cause de mon caractère de merde, même si on s'est vite réconciliés pour ensuite discuter sur mns messenger. J'avais 19 ans.

Notre relation a duré 3 ans.

On ne s'est jamais rencontrés, pourtant on se disait "en couple virtuellement" alors que j'étais réellement en couple avec mon homme actuel. On s'adorait, on discutait presque chaque soir pendant des heures. Je le faisais rire. C'est moi qui lui avait fait reprendre des études (de littérature), il voulait me ressembler. Le problème, c'est qu'on avait des vies opposées et il a fini par me prendre pour un mythomane. Je savais que je le fascinais.

J'étais bobo parisien, mannequin, sorbonnard, accro à la cocaine, nymphomane, danseur, friqué, nocturne, noceur, de parents stylistes habitant dans le 8e. Lui était alsacien, chômeur, physiquement ordinaire, vierge à 22 ans. Nos points communs? Lire, l'état suicidaire, le cynisme, la poésie romatique. Nos différences? J'étais clairement extraverti et provocateur; lui timide.

C'est moi qui l'ai poussé à perdre sa virginité.

C'est ça qui a posé problème entre nous. Je n'ai jamais voulu le rencontrer ou lui téléphoner car je le voulais comme ami. Je savais que si je le voyais , mon côté chem sex aurait pris le dessus ; or avec lui je voulais une relation plus saine, plus honnête qu'avec tous mes amants d'un soir. Il était compréhensif, et gentil. C'est sa gentillesse qui m'a fait tomber amoureux de lui. Il était si différent des autres, lui au moins me parlait normalement, ne me frappait pas, ne pensait pas qu'à me baiser comme un chien. Jusqu'à son accident de voiture. Parti chercher des clopes, un camion l'a renversé. Il a été dans le coma pendant plusieurs jours. Quelques mois plus tard, il se plaignait souvent de migraines et devenait méchant. Il avait une tumeur au cerveau et s'est fait opérer. Je n'ai pas été à la hauteur.

J'ai fait l'erreur d'en parler à ma mère qui m'a monter la tête contre lui.

De son côté, sa meilleure amie nat lui montait la tête contre moi en disant que j'étais  un menteur. Je lui avais dit des choses très personnelles et ça se retournait contre moi, notamment quand je sniffais de la coke devant l'ordi, je me lâchais totalement pour tout oublier le lendemain...

On s'engueulait, on se réconciliait. Je lui ai envoyé un cd de ma compo, un seul titre électro de 30 min racontant notre histoire. On s'aimait mais il y avait trop de désir sexuel refoulé entre nous qui nous rendait agressifs. Puis il y a eu le clash, la phrase qui a tué notre relation :"j'aimerais te violer dans ton sommeil". II m'a juré ne pas s'en souvenir, mais comme j'avais été violé à 18 ans, j'ai pas supporté...Puis j'ai eu un souci de santé à cause de la drogue, et quand je l'ai  mis au courant par texto après mon hospitalisation, il m'a répondu qu'il ne me supportait plus. J'ai eu le coeur brisé.

Quelques mois plus tard, on s'est revus par hasard sur le t'chat wanadoo et on s'est engueulés publiquement pendant des heures pour finalement le lendemain s'avouer qu'on s'aimait toujours...

C'était la veille de mon départ pour le canada, je ne l'ai plus jamais revu sur le web même si parfois encore il m'arrive de rêver de lui.

Une folle passion cette histoire...

28 septembre 2023

"nous n'avons rien en commun"

 

Quarante ans que j'entends cette sentence,
Toujours plus près, cette triste indifférence ;
Toujours ce même effroyable silence,
Ce bruit lancinant qui déchire mon chemin :
Voici la sempiternelle punition qu'on inflige à mon destin.
C'est le visage de la cruauté, ce mauvais lutin
Dont les facéties font mourir mes rêves de pauvre humain.
J'ai beau danser avec la souffrance,
Chanter avec mes délivrances,
On me répète inlassablement qu'on n'a rien en commun avec moi.
On me repète ceci comme un coup de fouet qui me laisse pantois.
J'ai beau hurler, crier qu'on arrête cette flagellation,
Personne ne me demande pardon.
C'est une couronne d'épines qui s'accroche à mes pieds déjà ensanglantés ;
C'est le rire le plus tranchant qu'il m'a été donné d'écouter.
Sans pitié.
Sans pitié.
Nous n'avons rien en commun, pas même l'humanité,
Pas même l'humanité.
Les souvenirs sont des cotons qui m'asphyxient,
Des fumées de soufre qui font fi
De mes secousses charnelles qui voulaient une main tendue.
On m'a retiré toute compassion, faisant de moi un pendu.
Cette sentence de mort distille ces échos infernaux,
J'en garde la trace des larmes rougies sur la peau.

 

9 mars 2023

bleu bonheur de mon cul

Comme on reçoit pas mal de catalogues par courrier avec des offres privilège intéressantes, on a acheté une fringue pour notre fille, étant donné que c'est bientôt son anniversaire. Le cadeau proposé ? Un iphone 12 !! On s'est dit "waouh, aurore va être super contente avec ça ! " On ne s'est pas méfiés, car on a déjà reçu en cadeau une tablette numérique, donc... Mais alors là, quelle déception ! Au lieu du super iphone, on a reçu ... un porte-clef connecté !!!
On n'aime pas du tout ces offres mensongères. Bleu bonheur n'est pas prêt de nous ravoir comme clients, on n'aime pas se faire arnaquer. Déjà, il y a quelque temps on était censé recevoir un aspirateur de grande marque... on l'attend toujours, hein ! Non mais vraiment, y en a qui ne manquent pas d'air...

20 juin 2023

mannequinat

Je suis mannequin depuis l'âge de 13 ans. C'est le milieu où, après la danse, j'ai pu le mieux exposer ma transidentité sans en avoir honte. Désormais, même si je fais encore quelques photos en agence, je suis plutôt modèle pour peintre. Comme j'habite montmatre, je fréquente régulièrement le quartier des artistes. En tant que modèle, je donne mon corps. On m'aborde après m'avoir regardé, examaminé, voir si je conviens à l'envie du peintre. Parfois, je fais du nu, parfois c'est juste pour un portrait. Suis-je beau ? Je ne sais pas, disons que j'ai un charme qui attire. Dans mes yeux, on lit mon âme, ma dualité, ma fragilité, mon humanité piétinée. Ce que le mannequinat de podium ne regarde jamais, on se contente juste d'être un objet de mode éphémère. Alors que les tableaux sur lesquels je suis représenté, il y a une part d'éternel. Je suis homme et femme, ténèbres et lumière.

 

 

29 juin 2025

retour au québec ?

Ma fille a décidé, pour la rentrée prochaine, de retourner au québec pour faire une école de design, maintenant qu'elle a validé sa licence en histoire de l'art à la sobonne. Elle sera à montréal. Cela faisait un certain temps qu'elle nous en parlait, sa famille et ses amis lui manquent. Je peux le comprendre. Moi-même, je suis très déçu de mon retour en france, je n'aime pas du tout les gens que j'ai rencontrés. Avec matt, on a pensé à retourner au québec, mais je suis frileux à l'idée de repartir sur montréal. Je ne supporte plus la vie citadine. Le québec ne se résume pas à montréal, il y a plus loin des coins de campagne très charmants. Pourtant, mon coeur me porte toujours vers l'italie du sud, la sicile est mon terroir. Ma carrière de danseur est pratiquement finie, je peux partir ailleurs, il faut juste voir avec matt s'il accepte de faire une croix sur son cabinet de psychologue...Il s'est beaucoup investi dans son renouveau professionnel, il n'a pas envie de tout recommencer (encore) au québec.
 

3 juin 2025

confesser sa colère


Parfois, je vais à une messe en semaine. Récemment, j'ai demandé à un prêtre de me confesser. Pas de confessionnal mais juste deux chaises l'une en face de l'autre. Rien de formel, pas d'étapes dans la confession mais juste un aveu du péché qui m'empêche de vivre comme un bon chrétien. Pas non de plus de pénitence. J'ai juste retenu que je devais me tourner à nouveau vers la beauté de la vie. 
Pourquoi confesser sa colère ? Parce que c'est un péché mortel qui vous vaut un aller simple en Enfer, d'une part, et d'autre part parce que ça détruit tout. C'est un poison qui s'immisce partout, dans la façon de raisonner, dans la façon de ressentir, de percevoir les évènements, de réagir avec les autres. Toute la toxicité de la colère, toute sa dangerosité résident en ce qu'elle s'agrège en soi subrepticement, avec fourberie. C'est le truc de satan de vous faire voir la vie avec un oeil morne, dépressif, haineux, apeuré. Puis surtout, la colère est un poison qui suinte de vous, même si on ne pique pas de crises de nerfs ; c'est une aura malfaisante qui attire comme un aimant les gens dangereux. Je sais de quoi je parle, j'ai subi cette situation pendant des années. Je faisais sans cesse des mauvaises rencontres, du genre ce mec super bizarre qui m'avait suivi un jour sur un petit sentier forestier, j'ai eu une alarme intérieure qui m'a fait me retourner brusquement, et là j'ai vu cet abruti avec la main levée sur ma tête ; je l'ai fixé droit dans les yeux, avec beaucoup de surprise je dois dire, il a souri bêtement, a baissé le bras et a fait demi-tour. Je suis certain qu'il a cherché à m'assommer pour me piquer mon téléphone ou pour m'agresser sexuellement. Depuis très jeune, j'ai toujours eu la sensation déroutante d'avoir de la chance dans ma malchance, d'avoir à mes côtés à la dois dieu et diable, un ange et un démon. Quand on confesse le péché de colère, avec l'envie de ne plus recommencer, on éloigne les êtres démoniaques de soi. Il y a deux réalités à la confession : on se sent plus léger, plus vivant, plus énergique , et aussi on attire moins de personnes malsaines. La confession est un sacrement de guérison, qui permet de ne plus être malade spirituellement pour se réconcilier avec Dieu. 
 

16 mai 2025

la musique et moi

Il y a des gens qui prétendent que la musique est "un truc de jeunes". Eh bien je ne suis pas DU TOUT d'accord. A 42 ans, je suis musicien, dj électro et mélomane. Je joue de la guitare, écoute tous les jours de la musique classique et chante très souvent (et pas que sous la douche, hein !). La musique fait partie de ma vie depuis très jeune. Je me souviens, quand j'étais enfant, j'avais pris l'habitude artistique de créer mes propres histoires sur fond musical. Je m'y prenais comment ? J'avais une petite radio sur laquelle je pouvais enregistrer les morceaux en live ; ensuite, j'utilisais le micro de mon père (qui bossait avec des chanteurs, entre autres) et j'enregistrais ma voix sur le morceau déjà enregistré via la cassette . Comme j'avais environ 10 ans et que j'adorais les cartoons, je laissais mon imagination divaguer en inventant de nouvelles histoires de tom et jerry, ou titi et gros minet, sur des morceaux classiques comme "L'apprenti sorcier" de paul ducas qui sont de vraies portes ouvertes sur l'inventivité. Quand il n'y a pas de paroles, la musique laisse libre cours à sa propre science-fiction... et c'est génial ! C'est ce qui m'a logiquement amené à écouter, et triper, de la musique électro, notamment de la trance. Il n'y a qu'un pas entre le gamin de 10 ans qui délirait sur ses enregistrements et l'adulte qui fait ses dj set. Eh ouais coco !

 

https://youtu.be/3A0JfsJt98Y

2 mai 2025

bicarbonate


Depuis un certain temps, je suis un véritable adepte du ... bicarbonate de soude. C'est formidable, ce truc ! Ecologique à souhait et super efficace! ça a de multiples fonctions, je m'en sers pour faire gonfler la pâte d'un gâteau, pour nettoyer les toilettes en le mélangeant avec du vinaigre blanc pour faire l'effet d'un savon et enlever les odeurs, blanchir les dents, éliminer les aphtes de la bouche, supprimer les taches du linge (là aussi avec du vinaigre blanc) et ne plus avoir mal à l'estomac quand je le bois avec de l'eau citronnée. Quand je l'utilise dans les wc, ça n'a pas l'inconvénient de pourrir les nappes phréatiques comme avec les produits chimiques !

16 avril 2025

"Chercher à atteindre la maturité doit être l’effort de celui qui aime la sagesse. "

Voilà un ouvrage bien curieux. Rare et précieux. Le meilleur que j'ai jamais lu sur le christianisme. Ce n'est pas un prêtre qui exhorte les foules, il n'y a pas de citations bibliques, on dirait plutôt un livre écrit par un prophète. Ecrit au début du 19e siècle, l'auteur le commence en philosophant. Puis, cela prend une tournure assez étrange dans le ton employé, comme s'il livrait une vérité précieuse. C'est un livre qui parle au lecteur d'une nouvelle ère. Cela m'a fait penser à ce que le 'hassidisme dit au sujet de la nouvelle torah, la torah révélée, qui se manifestera dans les derniers temps. 


Cet ouvrage a été publié par marc haven, un homme qui avait l'ambition, au début du 20e siècle, de publier toute une série de livres oubliés, méconnus, à vocation universelle. Etaient prévues une salle de conférence, une bibliothèque de livres rares, une maison d'édition. Hélas, ce projet fut avorté à cause de la guerre de 1914.  Karl von Eckhartshausen fut un auteur prolifique, ayant publié des livres sur la morale, la philosphie, la science, mais il fut mis aux oubliettes. Dommage, car il transmet des messages très importants relatifs à la quête de lumière intérieure et de sagesse. Heureusement que cet ouvrage-ci fut sauvé de l'oubli. Voilà ce que j'en ai retenu :

 

-sensorium : organe intuitif interne, ouvert au moyen de la foi


-3 degrés pour faire apparaitre notre essence spirituelle : inspiration, illumination, vision. 


-influence de kant


-on ne peut pas connaitre la vérité absolue des choses spirituelles sans révélation divine, jesus-christ étant la sagesse.


-l'homme spirituel, celui qui est régénéré dans l'Esprit, est receptif à Dieu et voit ainsi au-delà des formes rationnelles.


-L'Eglise intérieure comme solution pour régénérer l'humanité car elle connaît tous les mystères et toutes les révélations de la Lumière divine


-les diverses religions du monde sont, avec leurs rites et leurs cérémonies, le symbole extrérieur de l'unité du Sanctuaire intérieur


-Ecole de la lumière nommée "communion des saints" où des élus apprennent la sagesse de jésus-christ


-enseignement disciplina arcani dont le but est de réconcilier l'humain avec dieu grâce à la Révélation :
Toute la sagesse dans un livre unique ; 
Toutes les forces dans une force unique ; 
Toutes les beautés dans un objet unique ; 
Toutes les richesses dans un trésor unique ; 
Toutes les félicités dans un bien unique ;
 Et la somme de toutes ces perfections, c’est Jésus-Christ, qui a été crucifié et qui est ressuscité 


-le bonheur est incompatible avec la matière grossière et corruptible du corps


-nouvelle et dernière alliance, appelée alliance de la paix où la loi sera gravée dans le coeur de chacun


-la mort de jésus-christ a pour but d'anéantir ce qui est corruptible en nous afin de guérir l'humanité de sa maladie par son sang purificateur, telle est le Rédemption pour introduire de nouveau dans le monde la substance divine


-le connaissance de dieu, de la nature et de l'homme en une synthèse parfaire pour retrouver le divin de notre être intérieur a été enseigné par melchisesdek , première prêtre qui sépare le pur de l'impur par le pain et le vin : c'est la force tinctoriale du sang répandu.


-4 étapes de la foi : foi dans le jesus historique, foi dans la moralité de ses enseignements, foi en sa divinité, foi "vive" comme expérience intérieure qui apporte la lumière

Jean (XVII, 22, 23): «Je leur ai donné et communiqué la gloire que vous m’avez donnée, afin qu’ils soient un comme nous sommes un en eux, et eux avec moi, afin  qu’ils soient parfaits dans l’unité.» 
 

 

18 décembre 2024

interview chrétienne ...

de Joseph Ratzinger donnée en 2003, que je trouve  intéressante 😀:

 

– Il est toujours de « bon ton », entre catholiques soucieux de la tradition, de parler d’une crise de la foi dans l’Église. Mais n’en a-t-il pas toujours été ainsi ?

R. – Tout d’abord, je voudrais vous donner raison. La foi du croyant individuel a toujours connu ses difficultés et ses problèmes, ses limites et sa mesure. Nous ne pouvons pas en juger. Mais dans la situation spirituelle de base, pour ainsi dire, quelque chose de différent s’est produit. Jusqu’aux Lumières, et même ensuite, il n’y avait aucun doute sur le fait que le monde était empreint de Dieu, il était en quelque sorte évident que derrière ce monde il y avait une intelligence supérieure, que le monde, avec tout ce qu’il contient – la création avec sa richesse, sa raison et sa beauté – était le reflet d’un Esprit créateur. Et il y avait aussi, par-delà toutes les divisions, l’évidence fondamentale que, dans la Bible, c’est Dieu lui-même qui nous parle, qu’il nous a révélé son visage, que Dieu vient à notre rencontre dans le Christ. Alors qu’à l’époque, il y avait, disons, un présupposé collectif d’adhérer d’une manière ou d’une autre à la foi – toujours avec toutes les limites et faiblesses humaines – et qu’il fallait réellement un acte de rébellion intentionnelle pour s’y opposer; après les Lumières, tout a changé: aujourd’hui, l’image du monde est exactement inversée.

Tout est, semble-t-il, expliqué sur un plan matériel ; l’hypothèse de Dieu, comme le disait déjà Laplace, n’est plus nécessaire, tout s’explique à travers des facteurs matériels. L’évolution est devenue, pour ainsi dire, la nouvelle divinité. Il n’y a aucun passage qui semble nécessiter un Créateur. Au contraire, son introduction semble contredire la certitude scientifique, et c’est donc quelque chose d’indéfendable. De la même manière, la Bible nous a été arrachée des mains, et on nous a expliqué qu’il fallait la considérer comme un produit dont l’origine pouvait être expliquée historiquement, reflétant des situations historiques et qu’elle ne nous disait pas du tout ce que nous pensions pouvoir en tirer, qu’au contraire il s’agissait de tout autre chose.

Dans une telle situation générale, où la nouvelle autorité – ce qu’on appelle la « science » – intervient et nous donne le dernier mot, et où même la vulgarisation scientifique s’érige elle-même en « science », il est beaucoup plus difficile de prendre conscience de Dieu et surtout d’adhérer au Dieu biblique, au Dieu en Jésus-Christ, de l’accepter et de voir dans l’Église la communauté vivante de la foi. En ce sens, je dirais, sur base de la situation objective de conscience, qu’il y a un autre point de départ, c’est pourquoi la foi exige un engagement bien plus important et même le courage de résister aux certitudes apparentes. Aller vers Dieu est devenu beaucoup plus difficile.

 

14 décembre 2024

gnocchis

Je n'ai jamais été un grand fan des gnocchis, que je trouve très fades. J'ai donc inventé des recettes pour leur donner du goût. J'ai essayé à la romaine avec de la semoule mais je m'y suis pris comme un pied et ça a raté. En revanche, les faire cuire dans de l'huile d'olive avec du poivron, de l'échalote, de la pomme, des herbes de provence, du coriandre eh bien ça change du tout au tout !!

15 mars 2025

je suis médium

Depuis une semaine, mon chéri me regarde étrangement. Jusqu'à ce que je lui lance un peu aimable "quoi ?". Là, il me dit le plus calmement du monde : "est-ce que tu te souviens de la façon dont tu as été à la mairie ?" Eh bien oui, je m'en souviens. Le maire, le flic, le directeur du cabinet. Et alors quoi ? Et alors, me dit mon matthew adoré, tu es médium. Vlan, dans la tronche. Comment cela, médium ? Que s'est-il passé ? Mais au fond de moi, ma mémoire a gardé la trace de ce qui s'est passé. Il s'est passé la même chose (en moins énorme) qu'il y a dix ans. Cela n'arrive qu'en présence de personnes juives. Or, le chef de la police était juif. Le problème, c'est que suite à mes "extravagances", j'oublie ce qui se passe. La mémoire ne me revient que plusieurs jours plus tard. Alors voilà ... On est libre de penser que je mens, pourtant je ne mens pas. Je ne suis pas fou non plus, même si je suis fantasque. 


J'ai eu soudain comme une crise de panique. Cela s'est calmé, fixer le flic me calmait. Puis mon coeur s'est encore une fois emballé, sans que j'en comprenne la raison. J'ai regardé vers le haut et ai dit "hachem". Puis je me suis effondré en arrière sur ma chaise, la tête en arrière, la respiration rauque. Je suis revenu à moi, j'ai demandé comment étaient mes yeux. Ils étaient normaux. Le flic avait un petit sourire moqueur, mais il ne comprenait pas ces choses-là, il est trop rationnel, trop féru de preuves. Je lui ai demandé de surveiller mes yeux, regarder s'ils devenaient noirs. Il a regardé attentivement, m'a secoué à un moment car le lumière de la pièce me faisait mal aux yeux. Ma vue s'est brouillée, autour de moi cela devenait très brumeux. J'ai entendu les multiples pensées de tous ceux qui m'entouraient. Je suis un empathique, je capte les vibrations des autres. La télépathie existe, même si elle n'est pas reconnue officiellement. Puis je suis devenu sourd, je n'entendais plus rien de ce que le maire, mon mari, le directeur du cabinet et le flic me disaient. Je voyais juste leurs lèvres bouger, leurs attitudes assez paniquées. Puis je suis parti dans une autre monde, une sorte de limbe où j'ai vu deux démons. On aurait dit des vélociraptors avec des têtes de morts. Leur communication ressemble à des roucoulements de poule, mais en plus aigue, plus étrange. L'un m'a regardé. Ensuite, je suis revenu à moi dans le monde humain. J'ai soudain reçu une baffe. Puis ma chaise a bougé. A gauche. A droite. Le flic en bafouillait. Le but était de me faire tomber. J'ai trouvé la force de dire aux démons de partir, avec ma projection mentale, ils sont partis. Puis je suis revenu à nouveau à moi, la lumière ne me faisait plus mal. 


On dit que les traumatismes suscitent parfois des dons de médiumnité. C'est vrai. Voilà pourquoi matthew n'a pas paniqué en me voyant, il sait que cela existe. Pourtant, cela n'est pas drôle du tout d'être médium, on vit entre deux mondes, on ne contrôle pas ses réactions. Depuis mon enfance je le suis. J'avais du magnétisme pour sauver des insectes de la noyade, j'avais des visions. Et puis il y a dix ans, dans une yéchiva à yom kippour, il m'est arrivé un truc super bizarre, que je n'arrivais pas à m'expliquer.Avais-je eu une hallucination  ? Etais-je fou ? On se pose tout un tas de questions qui ne trouvent aucune réponse. Ce don de médium fut extrapolé par les viols que j'ai endurés. A la mairire, j'ai profité de la présence du policier pour lui parler des traumas subis, j'ai même éclaté en sanglots. Les traumas psys élargissent les capacités psychiques, c'est un fait reconnu.


Il y a des gens qui se croient sorciers. Moi, la seule chose que j'ai à en dire, c'est : "oh merde, je suis médium".
 

7 décembre 2025

Il y a un truc qui me dérange chez les prêtres d'aujourd'hui : on dirait qu'ils sont

tellement complexés de ne pas être "cools"qu'ils en viennent à transgresser le fondement même de la prêtrise, c'est à dire la séparation avec le monde extérieur. ça fait christianisme pour les nuls, quand j'entends des prêtres parler dans leurs homélies de tik tok, des telefilms de noel à la télé, des réactions des gens dans la vie quotidienne ou des médias. Un prêtre n'a pas sa place sur internet, il n'a pas à regarder la télé. Comme je ne me reconnais pas dans ce christianisme du moindre effort, je lis de mon côté des livres puritains pour garder un bon niveau spirituel. Je reproche aux chrétiens actuels d'avoir abaissé le christianisme au niveau du monde, alors qu'on devrait s'élever vers l'honnêteté au lieu de se plaindre de ne pas avoir Dieu au téléphone quand on le souhaite. Henri Rossier, qui était un médecin et un théologien suisse du début du 20e siècle, a bien mis en valeur ce problème dans son petit essai de 42 pages dans lequel il incite les chrétiens à revêtir les armes de la lumière, c'est-à-dire la foi, l'amour et l'espérance, pour lutter contre les ténèbres. C'est toujours intéressant de lire des ouvrages puritains, ça permet de se recadrer avec de vraies valeurs fondamentales.
 


"La foi nous donne Christ comme objet,
 l’amour le fait habiter dans nos cœurs."

 


 

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