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Ma vie et moi 🙂
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16 août 2020

répétition au jardin

Avec le virus, on peut difficilement faire des projets, mais j'ai appris à  ne plus reporter à plus tard ce que je peux faire maintenant.
Un ami de mon homme m'a donné son accord pour que j'utilise son jardin comme piste de danse (2000 mètres carré !!!). Il est super serviable ! ça m'a permis de revoir mes "doublures". Du lundi au vendredi, de 10 à 15h, répétition sur l'herbe ! Ce n'est qu'à 20 km de panam, on y allait en moto. Heureusement le temps s'est refroidi !


Avant le confinement, j'ai filmé avec mon tel les séquences du spectacle quand c'était nickel et je les ai agencées avec un logiciel video pour en faire un minifilm, du coup j'ai montré aux doublures ce qu'ils devaient apprendre parfaitement. C'est un ami metteur en scène qui m'a filé ce conseil futé .


Stagner durant 6 mois, c'est toxique pour un spectacle, du coup je prends les choses en main même si ce n'est pas officiel ! Etre directeur artistique n'est pas reposant, surtout pour les autres vu que je suis têtu ! 😉


Comme j'ai vu mes 2 danseurs dans un environnement plus cool qu'au théâtre, on a sympatisé. Ils ont donc appris avec stupeur que j'avais deux gosses à peine plus jeunes qu'eux ("à 37 ans il  a des gosses de 16 ans , mais il les a eus super jeune !") et que j'étais marié ...à un homme ! Eh oui, je suis fier de mon alliance 😁


Vie privée compliquée
Vie professionnelle compliquée
J'adore le joyeux bordel ! 😂

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10 août 2020

cabaret d'amour

A 21 ans j'ai été initié au cabaret par une amie drag queen. J'ai adoré jouer dans le spectacle, à la fois pour la danse et pour le théâtre. Ce style m'a toujours plu pour son humour  provoc'. Il y a 2 ans j'ai découvert "maud amour" , une actrice et danseuse burlesque, une drama queen à la fois très osée et sublime.
Parfois les gens restent gênés de dire qu'ils aiment le cabaret alors que c'est un art avant tout...libertin certes 😉 mais un art ! Le film "cabaret" montre bien le côté subversif de ce genre théâtral, qui d'ailleurs a reçu 8 oscars !

 

 

3 août 2020

pierres de soin

ça m'énerve quand j'entends dire que la lithothérapie est un délire !

J'utilise souvent les pierres semi-précieuses pour guérir des bobos quotidiens : fatigue, mal de dos, stress...Les pierres de soin sont à la mode et attirent parfois des gens un peu "fragiles", mais qui ne l'est pas franchement?!

-tourmaline noire renforce l immunité

-pirite donne de l'énergie

-opale verte calme

-bois fossilisé renforce les os

Je les prends en main chaque matin et ça m'aide à rester en forme (en plus d'être très jolies en déco !)

Je fais aussi des massages à mon mari et mes enfants, entourés de pierre, leur état s'améliore ! Si la lithothérapie marche, c'est parce que le tissu de la peau se gorge des minéraux naturels des pierres (calcium, sélénium, fer, magnésium...)

5 juillet 2020

"cheval rouge"

Voilà un bouquin que j'ai trouvé génial !

Connaissez-vous serge brussolo ? Cet auteur a aujourd'hui 70 ans et est toujours aussi pertinent qu'il y a 20 ans.

Ce roman est à la fois policier et critique de moeurs, caricaturant au vitriol le showbiz américain avec sa folie des grandeurs et ses manipulations!Bourré d'humour noir, c'est trop top ! 👍

Brussolo est un écrivain prolixe dont j'ai lu une dizaine d'ouvrages et que j'ai découvert vers 18-19ans. Je suis accro à son style incisif et irrévérencieux.

Vraiment, je vous le recommande ! 

3 juillet 2020

réaliser un rêve

Orchestrer un spectacle est long, coûteux et fatigant nerveusement. Exaltant aussi car on est passionné par ce qu'on crée. En tant que danseur, j'ai toujours subi des ordres ("place-toi comme ci","bouge pas pendant tant de temps", "mets bien ton costume") et vu que j'ai un petit souci avec l'autorité, j'avais parfois du mal à  ne pas réagir.

C'est exactement comme pour réaliser un film. Il y a plusieurs niveaux : producteur qui finance, metteur en scène qui réalise, acteurs qui jouent.

J'ai toujours été acteur, là je suis réalisateur 😀

C'est un rêve qui se réalise aussi 😉

Pour le moment on me trouve pas chiant, ça va. Je fais gaffe à la réputation, sinon ça peut tout faire rater.Mais je suis quand même exigeant !

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28 juin 2020

traumas

Mon chéri a tenu une galerie d'art pendant quelques années mais sa grande passion est la psychologie. Aujourd'hui il est psy pour enfants 😀

Il aime énormément aider les gosses à avancer, voir clair en eux et régler certains traumatismes (maltraitance, inceste, viol, harcèlement...), car le gros problème du trauma c'est le mutisme! Il est formidable.Il se sent utile chaque jour. C'est grâce à lui que notre fille est équilibrée 🙂

 

24 octobre 2023

voir un enfant pleurer ...

Hier je suis allé à la piscine. Je fais mes 40 longueurs, en brasse et en crawl. Il y avait, dans le couloir d'a côté, une famille, un mec, une nana et leurs trois gosses. Puis j'entends la mère crier sur la fille aînée, âgée d'environ 7-8 ans. ça me gonflait, je plongeais la tête sous l'eau pour ne pas entendre les cris. La fille s'est totalement recroquillée sur elle-même pendant une demi-heure, elle pleurait et refusait d'entrer dans l'eau. La mère, insensible à son chagrin, lui disait de ne pas faire son cinéma ; le père lui, barbotait dans l'eau comme s'il était dans le petit bassin et me jetait de fréquents coups d'oeil comme si je lui plaisais. A un moment, j'ai ressenti de la compassion pour la fillette, tout le monde ricanait sous cape comme si ses pleurs étaient du vent. Or, quand je vois un enfant pleurer, je ne peux pas m'empêcher de devenir triste moi aussi. Je me rappelle encore trop vivement ma mère qui me hurlait dessus au moindre prétexte et les adultes auour de moi qui lui donnaient forcément raison parce qu'elle était adulte.  Aujourd'hui c'est plus fort que moi, je déteste les adultes, je prends sans cesse le parti des enfants lorsqu'ils ont du chagrin. Ce n'est pas sans raison si un enfant pleure longuement, ses larmes ne sont pas du "cinéma". Les femmes sont méchantes avec leurs gosses aujourd'hui, elles me dégoûtent. Je me suis arrêté un moment, lui ai demandée si elle allait bien, si elle avait mal quelque part, elle a relevé la tête, avec ses cils tout mouillés, a fait non dela tête puis est retournée dans son boudin. Je me suis éloigné, ai demandé à dieu de faire passer sa tristesse. Je n'aime pas voir un enfant pleurer, j'ai vraiment l'impression que les parents prennent leurs gosses pour leurs propriétés sans se soucier de leur sensibilité.

26 juin 2023

retrouver la paix

Cette nuit, j'ai rêvé qu'une femme me donnait une médaille de la Sainte Vierge Marie. En me réveillant, j'ai compris que je devais pardonner. Le pardon, c'est ce qu'il y a de plus difficile car on a beaucoup de mal à aller au-delà de son égo, de sa souffrance, de sa colère. Comme disait Jésus-christ : "pardonnez-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font". S'Il nous pardonne nos fautes, on peut bien pardonner à ceux qui nous blessent , même si on ne comprend pas du tout pourquoi ils le font...

17 juin 2023

piscine party

J'ai quand même revu céline . Elle habite désormais une maison avec un très grand jardin en région parisienne, avec son conjoint qui a l'âge de son père. On a un bon feeling. C'est quelqu'un qui a bourlingué pendant sa jeunesse, partie de chez elle à 17 ans, voyageant beaucoup en inde où elle s'est pas mal défoncée. C'est, disons-le, une grande gueule. Elle dit haut et fort ce qu'elle pense, quitte à s'engueuler avec les autres. J'aime ce franc-parler. On a beaucoup fumé, on a passé deux heures dans la piscine, je l'ai aidée à arroser son immense potager, elle s'est fâchée contre son chat qui a tué une souris, on a pris un apéro au whisky coca. Tout ça sous un beau soleil. Pourtant, quand je suis rentré chez moi, j'ai ressenti exactement ce que je redoutais : un malaise. Son mec, je ne le sens pas. Je n'aime pas les gens qui ne regardent pas dans les yeux quand ils me parlent. Puis cette manie de me tutoyer d'emblée me tape sur les nerfs. En 25 ans, on change. J'ai raconté toute ma vie à céline , ma judéité, mes agressions, mes études, ma carrière, mon exil au québec. Sa soeur habite montréal. On a beaucoup discuté, beaucoup rigolé. Mais il y a ce sentiment de vide dont je n'arrive pas à me départir. Le sentiment, encore et toujours, ne pas me trouver à ma place dans le monde non-juif. Rien à faire, ça coince. C'est fatiguant, mais fatiguant, d'entendre sans cesse les mêmes moqueries dès que je parle des loubavitch que j'ai fréquentés.

J'avais le souvenir d'une gamine rigolote et pleine de vie, aujourd'hui je découvre une femme de 40 ans au visage bouffi par l'alcool, accro quotidiennement au canabis et à l'apéro, constamment connectée, ravagée par ses fausses couches et une ancienne grave dépression nerveuse, complètement allumée. Je sais qu'on traîne tous des casseroles derrière soi, qu'on se sent parfois écorché vif, mais là je suis mal à l'aise à l'idée de la revoir. J'ai moi aussi de multiples défauts, mais une rencontre pareille ne fait que renforcer un sentiment de décalage total avec les autres. Et après, c'est moi qu'on trouve bizarre ? Bah putain. Il faut croire que je fais partie d'une génération déglinguée.

10 juin 2023

je suis alcoolique

Depuis que ma carrière de danseur a pris fin à cause de mes douleurs au genou et au bassin, je vais mal. Sur le conseil de mon homme, je suis une psychothérapie. Mais je passe le plus clair de mon temps à à mennuyer... et à boire. Tout est prétexte pour ouvrir une bouteille de vin. La gourmandise, l'anxiété, la déception...

Moi qui ai toujours su m'occuper, en lisant, en écrivant, en faisant du sport ...je n'arrive plus à rien.

Le pire, c'est que l'alcoolisme a toujours été ma hantise, car mon propre père était jadis alcoolique. Le plus dur, c'est de briser les chaînes de certaines tares familiales pour ne pas tomber dans les mêmes travers. Il est vrai que j'ai toujours eu le profil des personnes qui fuient la réalité en développant des addictions, mais j'ai toujours plus ou moins réussi à faire front. Tandis que maintenant, je n'arrive plus à voir la réalité en face. J'esquive. Je détourne. On ne voit plus de combats à mener.

Le plus dur, c'est d'admettre sa défaite. Dire : "oui, c'est vrai, j'ai un problème avec l'alcool." Au fond de soi, bien entendu, on le sait mais se l'entendre dire à voix haute constitue la première étape d'une guérison intérieure. C'est tout un ensemble de sentiments très négatifs qu'il faut sortir de soi, pas seulement l'envie de boire. Je ne pense pas être vraiment dépendant de l'alcool, mais je suis sur une pente raide...Et je ne veux pas gaspiller ce que j'ai mis tant d'années à construire.

L'alcool me rendait joyeux, au début. Maintenant, ça me rend flippé ; ça augmente mes angoisses, mon  chagrin. Au début, je prenais un verre juste pour me détendre ; maintenant,je finis systématiquement la bouteille de 75 cl, je bois à jeûn en pleine nuit parfois... Sauf que ce n'est pas du tout sans conséquences sur le cerveau. J'ai du mal à me concentrer, je m'énerve très facilement, je réponds à côté, je ne comprends pas toujours ce qu'on me dit, j'ai des trous de mémoire...Donc là, je dis stop. C'est difficile, parce que l'alcool rend vélléitaire, on n'a plus beaucoup de volonté, on prend l'habitude de se laisser aller. Quand je ne bois pas, je retrouve mon sourire et mon énergie, mais aussi un sentiment dérangeant de vide. Un vide que j'ai l'illusion de combler en picolant.

C'est évidemment le sentiment de honte qui revient le plus souvent le lendemain, quand j'ai la terrible migraine de la gueule de bois accompagnée de nausées. Le pire, c'est qu'on essaye d'en parler autour de soi comme d'une évidence marrante dans le but de dédramatiser cette culpabilité, mais ça ne fait qu'empirer son ressenti négatif quand les autres ne réagissent pas avec autant de légèreté qu'on le voudrait. Double honte...

L'alcool n'est vraiment pas la meilleure des solutions au quotidien pour combler un vide intérieur, un sentiment de solitude, un mal-être, une impression d'inutilité. C'est déroutant de se voir changer ainsi, devenir une sorte de loque. On gâche tout, tout en croyant passer une bonne journée en étant totalement ivre. On s'égare encore et encore. Mais malgré cette prise de conscience, il n'y a là qu'une simple première étape pour désamorcer cette chute qui peut s'avérer fatale.

4 octobre 2023

châtaignes

Ce que j'aime faire tout particulièrement à l'automne, c'est aller en forêt et ramasser des châtaignes pour ensuite les manger. J'en ai rempli un sac à main entier. J'en choisis des grosses, pour pouvoir bien les entailler avant de les mettre à bouillir et leur retirer aisément la coque. Je les intègre à des purées, des soupes, des choux farcis. Souvent je les mange crues, c'est plein de vitamines excellentes pour la santé, même si je m'en sers également en accompagnement saucé avec un poulet rôti.

5 juillet 2023

nouveau chapelet

Je me suis acheté un nouveau chapelet. Ou plutôt, on m'en a offert un autre. Désormais j'achète mes objets religieux dans une abbaye. Celui que j'avais commandé (avec pierres de lune) était en rupture de stock. Ce que j'apprécie, c'est que les moines n'ont pas joué aux commerçants en m'envoyant un avoir qui m'aurait forcé à commander de nouveau ; non, ils m'en ont simplement envoyé un autre, qui d'ailleurs coûte plus cher que l'originel. Et il est superbe. Rien à voir avec celui que j'avais acheté sur un site bazar à noel. Non seulement celui-ci est en partie plaqué or, mais il est nettement plus grand. La croix est somptueuse, on sent l'amour du christianisme dans la fabrication portugaise. Puis il est présenté dans une boîte, comme un vrai bijou. . En y regardant de plus près, j'ai compris que c'est un chapelet de Noel, avec l'étoile, les mages, les boules vertes et rouges. C'est bon signe. Là, au moins, j'ai vraiment l'impression de faire mon chapelet. L'autre s'est cassé. La croix s'est détachée alors que je dormais avec le chapelet dans la main. Comme je suis superstitieux, j'y ai vu un mauvais signe. Et pour cause, je n'ai eu que des emmerdes depuis. Ce nouveau chapelet m'était destiné. ll est, selon moi, l'image de ce que Dieu attend de nous : accepter l'imprévu. On décide quelque chose, Dieu nous envoie autre chose à la place et c'est mieux pour nous. J'ai récité une prière du saint curé d'ars. J'ai aussi décidé de bénir mon chez-moi, je me suis senti maudit ces derniers temps à cause de ma colère.

20 juin 2023

manque de déontologie

C'est rare quand mon mari se met en colère.  
Il a signé une pétition contre un de ses collègues qui manque cruellement de déontologie dans son métier. Ce dernier a comme patiente une femme d'une trentaine d'années qui ne peut pas avoir d'enfants ; elle est tombée dans un processus d'autodestruction en ayant des crises de boulimie-anorexie car elle se dégoûte. Le psy lui a mis dans la tête des "faux souvenirs" d'inceste pour expliquer son état. C'est un procédé extrêmement malhonnête utilisé par certains très mauvais psychologues pour garder leur clientèle pendant des années. C'est de la corruption.

Mon mari est patient, compréhensif, mais ne supporte pas la malhonnêteté. 
Il faut se méfier, ne pas choisir n'importe quel psychologue. Pour ma part, c'est mon mari qui m'a conseillé de suivre une psychothérapie avec un psy spécialisé dans les questions de Genre, afin d'éviter des réactions homophobes qui auraient pu me détruire davantage.

13 juin 2023

sorcier


Quand je dis  que je suis un sorcier, on ne me croit pas. Aujourd'hui, on ne croit plus en rien, ni en dieu ni en diable. Et pourtant... ça existe. Les anges et les démons existent vraiment. Depuis très jeune, je connais cette réalité. Je suis médium. J'ai des visions. Puis surtout, certaines de mes malédictions se réalisent. Si je suis blessé à mort et que je décide de récite une formule de magie, ça fonctionne. A plusieurs reprises, certaines personnes qui m'ont harcelé ou fait beaucoup de mal sont morts soudainement, ou alors leur magasin a fait failllite. La plupart du temps, j'essaye de ne pas faire sortir cette partie de moi que je ne contrôle pas. Il y a des origines sorcières dans ma famille. De la sorcellerie est pratiquée depuis longtemps. Mes origines tsiganes y sont pour quelque chose. C'est en moi, je n'ai pas besoin de rites magiques pour révéler cette magie, c'est dans mon sang, je connais intuitivement les gestes à faire. C'est effrayant, mais je sais que j'ai le mal en moi. Je le sais depuis enfant. J'ai un démon en moi, d'où mes griffures sur le corps depuis des années. Voilà pourquoi dieu me rejette. Que les gens me rejettent. Je suis mauvais.

 

 

27 mars 2023

prix lausanne

Le prix lausanne a été crée en 1973 par Philippe et Elvire Braunschweig (en suisse) pour récompenser les meilleurs jeunes danseurs de ballet. 
Ce prix permettait à l'origine de faire connaître les élèves des petites écoles de danse souhaitant se professionnaliser, mais ne bénéficiant pas de soutiens financiers.

 

 

 

17 janvier 2023

posséder le monde

Je viens de lire "la possession du monde" de guillaume duhamel. Il a été écrit pendant la 1e guerre mondiale. L'auteur a achevé son ouvrage en 1918. Non seulement ce livre est un véritable trésor de philosophie de vie, mais en plus c'est un témoignage vivant du quotidien des soldats dans les tranchées. On est assez loin du journal des tranchées nommé "le mouchoir", fait de dessins et de bulles humoristiques sur la vie des soldats pendant la guerre. Les écrits de duhamel sont profondément humains. J'ai vraiment aimé l'état d'esprit qui voit dans les petites choses en apparence sans importance des éléments essentiels de la richesse intérieure.

Je l'ai acheté chez un bouquiniste ancien, j'ignore s'il est encore publié, mais il regorge d'humanité, de gentillesse, de morale, de bienveillance. Je l'ai trouvé complémentaire avec le livre de marsen que j'ai lu juste avant, car tous deux traitent du bonheur. Ecrits à la même époque, les auteurs mettent en avant la simplicité de vie qui mène à l'harmonie intérieure. ça fait énormément de bien de lire des écrits qui transpirent la bienveillance.

L'idée principale de l'ouvrage, c'est de comprendre le monde dans sa complexité : le rapport à autrui, la grâce divine...En tant que lecteur, je me suis vraiment senti accompagné comme avec un ami. D'ailleurs, le ton employé par duhamel interpelle personnellement le lecteur, car l'auteur y parle de ses propres expériences, mais aussi des citations de philosophes qui font réfléchir... On est très loin des bouquins chiatiques de développement personnel qui puent le marketing à plein nez sans que les auteurs aient quoi que ce soit de sincère à donner aux lecteurs.

Je me suis beaucoup reconnu dans ses mots sur l'importance des livres, le lien qu'on entretient avec eux. Aujourd'hui, les gens ne comprennent plus l'amitié que l'on peut ressentir pour les livres de qualité, on est habitué à tant de merdes qu'on en a oublié toute la force, la beauté et l'intimité de nos lectures quand on se sent démuni face au monde extérieur.

Merci à guillaume duhamel d'avoir écrit ce livre généreux. La toute dernière partie est ma favorite : c'est un essai de réflexion sur les dommages causés par la société scientifique et ses faux besoins, altérant ainsi la notion de bonheur.J'ai trouvé cet ouvrage prophétique. On sent que l'auteur a d'immenses qualités de coeur et d'esprit, il a écrit ce livre pour aider d'autres personnes à prendre soin de leur âme, par le moyen de l'altruisme. Aujourd'hui, plus aucun livre ne parle ainsi. Ce livre m'a aidé en ce que ses mots ont eu un formidable écho en moi, comme si j'attendais depuis toujours sa présence dans ma vie.

"Le culte des réalités immédiates conduit à de faciles victoires qui grisent les esprits grossiers. Il cause parfois des désastres irréparables, car il est amène à mépriser les choses secrètes et délicates qui préparent à l'âme ses revirements et ses élans les plus hardis."

15 décembre 2022

monstrueux


La veille de mon anniversaire, j'ai fait un cauchemar atroce. Vraiment horrible. Je ne sais pas si j'ai attrapé froid ou si c'était une réaction nerveuse, mais j'ai fait une assez forte fièvre. J'avais très chaud, il m'était impossible de dormir. Mais j'étais plongé dans une sorte d'état semi-éveillé, semi-somnolent, et je me sentais tiré vers ces images affreuses, ça ressemblait à un délire version Bosh, mon mari n'arrivait pas à me réveiller... C'était pire qu'un film d'horreur. Je crois que c'est le cauchemar le plus trash de toute ma vie. Tout commençait avec mon père qui me disait : "je t'ai entendu pleurer, cette nuit". Alors, je me mettais à hurler de façon hystérique et entrais dans une pièce labyrinthique où je croisais des gens très bizarres, plutôt monstrueux, démoniaques. Le pire moment a été vers la fin, quand je voyais un homme nu hurler de douleur, à qui on arrachait à coup de pioches la moelle épinière... le sang giclait partout... Une nana me disait qu'un film avait été réalisé sur ce fait réel, ça s'appelait "correnzyme"... Un autre film dans le même genre horrifique se basait sur un homme à qui on avait arraché la mâchoire... Ah et aussi, je couchais avec deux gars africains, deux cuistots que j'avais rencontrés à la yechiva loubavitch que je fréquentais à montréal...Ils étaient sympas avec moi, dans ce cauchemar, je ne sais pas pourquoi ...


Vraiment, je me suis pas senti au top de ma forme quand je me suis réveillé...Je me suis dit : "il ne faut pas que je l'oublie"; évidemment, j'en ai oublié une bonne partie... A la fin du cauchemar, quand je quittais cet endroit infernal, je retrouvais mon père et je comprenais combien je me sentais coupable. "Coupable", c'était le mot clef pour comprendre le message de ce cauchemar.

25 avril 2022

écrire

Voici un commentaire que je viens de poster sur un blog dont l'auteur ne supporte pas "les diatribes" :

Réflechir à ce que l'on écrit, oui ; s'autocensurer par peur des représailles tyranniques, non. Vous avez oublié de mentionner le pamphlet, cette caricature dont nous avons le droit d'user en france. Critiquer et se moquer sont des droits inspirées des Lumières, même s'ils sont désagréables.
J'ai pour ma part écrit deux romans inspirés de mon vécu : l'un sur la drogue, l'autre sur l'homophobie. Cela m' effectivement permis de dire haut et haut ce que les individus refusent d'écouter : le viol. C'est une réalité sur la laquelle j'insiste car elle n'est écoutée par aucun LGBT, cette communauté qui préfère se voiler la face en jouant la victime au lieu de reconnaitre qu'elle aussi fait souffrir les autres.
La liberté d'expression est à double tranchant : elle peut certes être un formidable exutoire qui permet de reconnaître des réalités douloureuses que nul ne veut voir, mais elle peut hélas être utilisée à mauvais escient, comme le fait zemmour, en se permettant de réviser l'histoire au profit de délires néonazis.

Ecrire et être publié permet de rendre compte des réalités méconnues. S'exprimer en parlant de soi n'est pas forcément un égocentrisme forcené, contrairement à ce que pensent les intolérants. Parler de soi, cela peut être une façon d'enrichir d'exemples concrets une idée. Après tout, l'Histoire n'est faite que d'anecdotes quotidiennes, de vécus personnels ; si nous censurons les opinions personnelles, nous censurons le concept de Vie qui découle des coeurs et des esprits : c'est la pire chose à faire. Le propre de la démocratie consiste à engager un dialogue avec autrui, à voir que l'Autre a ses propres humeurs, ses faiblesses, ses forces. La tyrannie, elle, ne fait que censurer les opinions qui dérangent l'ego faible en niant l'altérité. Ecrire est un acte démocratique, politique, philosophique, artistique. On crée, on crie, on dénonce, on se moque, on invente, on aime, on déteste, on renouvelle, on espère, on désespère. Ecrire, c'est dire beaucoup de soi et d'autrui, c'est raconter ce que l'on est dans son intimité, ce que l'on a parfois honte de dire aux autres. Quand j'ai écrit "requiem pour un danseur " et "la destinée du cygne noir", cela m'a rendu malade, car j'ai extrait de moi des souvenirs douloureux, vrais, cruels, mais cela m'a permis de voir la vérité en face. En tant qu'écrivain, je ne peux que défendre l'acte d'écrire comme un acte de foi envers l'humanité, un acte d'espérance et de repentance. En tant qu'auteur, je ne peux que cautionner la liberté de connaître et de reconnaître l'Humain comme le faisait Levinas. Et surtout, je prône la liberté de dire et de hurler la nécessité d'exprimer nos propres réalités. La société est constituée d'individus qui ont des droits et des devoirs. Certes, nous ne pouvons pas tout dire n'importe comment, les mots ont un sens, un poids, mais nous n'avons pas le droit de censurer ce qui ne plaît pas à notre ego blessé.

8 octobre 2022

pôle emploi rayé de ma liste !


Je me suis désinscrit de pôle emploi. Enfin. Je pousse un ouf. Vraiment, je ne supportais plus. Mon expérience à pôle emploi fut assez déplaisante, j'ai passé mon temps à fuir ce qu'on me proposait. Je m'y étais inscrit l'an passé, pour faire face aux soucis financiers dûs au covid. Cette allocation nous a aidés. Heureusement que je me suis trouvé ilico presto une formation à distance pour empêcher la conseillère de me mettre dans un atelier bidon. Je me souviens encore de cette réunion collective idiote, début décembre, qui n'a servi à rien du tout, sauf à me faire chier pendant 4 heures en me sentant comme dans un CIO de lycée pour comprendre quelles étaient mes "compétences"...J'ai donc choisi en catstrophe une formation d'écrivain public au cned, puis la conseillère a repris le contact pour savoir si je voulais monter mon entreprise. Je lui ai dit oui pour qu'elle me foute la paix, mais elle avait en tête de me mettre pendant trois mois à l'atelier "créa projet".

Ce que je déteste à pole emploi, c'est que ça me semble hautement bidon, comme une sorte de piège qui se renferme sur les demandeurs d'emploi. Quoi que tu dises ou fasses, ça se retourne contre toi. Tu dis que tu as un souci de santé, on t'indique le chemin pour demander le statut d'handicapé ; tu dis que tu veux te mettre à ton compte en micro-entreprise, on te fout d'office dans un atelier de 3 mois ; tu dis que tu fais une formation à distance, on te répond que tu es quand même obligé d'assister aux prestations de pôle emploi ; tu poses par email une question d'ordre purement informatif, la conseillère t'envoie une convocation...Dès que tu touches de l'argent à pôle emploi, tu es catégorisé fainéant et surtout "redevable". Je n'ai pas du tout aimé l'incompétence des conseillers ni l'ambiance "centre social", je préfère abandonner l'allocation et revenir à mon travail de danseur qui n'est pas payé régulièrement. C'est juste que, tout est tellement plus cher depuis l'inflation, en particulier nos factures, y faire face demande certains sacrifices. Remarque, ce n'est pas plus mal, ça m'apprend à être plus responsable avec l'argent.

4 avril 2022

le monde impitoyable de la danse classique

Nous avons repris les chorégraphies en salle. Le contrat est d'un an. D'ici la rentrée, nous présenterons le spectacle. Cette fois-ci, ce n'est pas moi qui gère les lieux de représentation, étant donné que c'est avant tout le spectacle musical de mon amie québecquoise.
Elle choisit des morceaux au piano que nous apprécions beaucoup, comme chopin, dvorak, scarlati, raspughi...


De mon côté, je suis content d'avoir opté pour une chorégraphie participative, cela nous a permis de continuer à créer nos danses en visioconférence. Une choré participative consiste à ne pas établir à l'avance les pas de danse, on n'impose pas un plan chorégraphique mais on s'adapte au fil des morceaux. Cela développe l'esprit d'équipe, indispensable à un spectacle de qualité.

Cela fait plusieurs années que ma carrière de danseur est en berne. Depuis mes phlébites musculaires, en fait. Pour un danseur professionnel, c'est la catastropphe, le drame dont on ne se remet pas. Martha graham a dit : "un danseur meurt deux fois, la première fois c'est quand il ne peut plus danser". Cette détresse, je l'ai ressentie plus d'une fois. Mes phlébites successives m'ont fauché en plein vol. Le monde du ballet est impitoyable, car on est remplaçable, à moins de s'appeller Noureev, ce qui n'est pas le cas de tout le monde.Si on a une santé fragile, on trouve difficilement une place dans un spectacle de choix. Puis surtout, on est stressé à l'idée de ne pas satisfaire nos ambitions car un danseur est considéré vieux dès 40 ans. Plus qu'un an, et je serai officieusement à la retraite. Heureusement que je suis désormais chorégraphe, cela me permet de garder une assise professionnelle dans cet univers.


J'aime créer, inventer, orchestrer les chorégraphies. Hélas, le public ne retient quasiment jamais le nom des chorégraphes, seuls les danseurs (et danseuses, principalement) sont mis en lumière. Ce qui est dur à supporter, c'est le retour à l'anonymat. Pendant notre formation à l'école de danse, on nous met dans la tête des rêves de gloire, on entend des propos d'élitisme. Je n'ai jamais envoyé de cv pour trouver une place de danseur, le piston suffisait. Qui dit piston dit aussi relations sexuelles plus ou moins forcées. Prostitution déguisée. C'est quelque chose qui me semblait normal il y a encore 10 ans ; aujourd'hui j'en ai profondément honte car je me rends compte que cela ne m'a servi que sur le moment,sur le court terme. A long terme, c'est ma réputation qui en a subi les frais. Or, la réputation fait tout, quand on est danseur de ballet.


Au moins, en étant chorégraphe et accessoirement directeur artistique pour le spectacle que j'ai présenté l'été dernier malgré le covid, je redore mon blason, je recouvre ma fierté d'artiste. Je ne couche pas avec la troupe ni le producteur. Je crée, cela me suffit. Peut-être enseignerai-je aussi la danse, après mes 40 ans.

1 avril 2022

de la neige au printemps !

Comme à mon habitude, ce matin à 5 heures je faisais mon sport dans le jardinet. Quelle n'a pas été ma surprise quand j'ai vu... de la neige qui tombait !
De la neige le 1e avril, peut-être est-ce une plaisanterie de la part de l'environnement ? Hélas non, le dérèglement climatique est bien une réalité qui s'impose de plus en plus. Avec toute la pollution des voitures, des avions, des iphones, du wifi, des produits chimiques, la déforestation, le forage intempestif dans les glaciers, la surconsommation, le gaspillage, l'électricité abusif...A titre individuel, peut-on faire quelque chose ? Etre plus responsable, boycotter les produits chimiques, marcher au lieu de prendre systématiquement la bagnole, éteindre sa livebox la nuit (au minimum), ne pas laisser la tv ou la radio allumée toute la journée, ne pas gaspiller la nourriture, privilégier les téléphones basiques plutôt que les iphones/smartphones, agir au sein d'associations environnementales comme green peace...

7 février 2022

good news

Bonne nouvelle, tout à l'heure j'ai vu le phlébologue à la clinique et il m'a dit que comme je n'ai pas fait de phlébites depuis plusieurs années et que je tolère bien le médicament, je pourrai peut-être cesser le traitement l'année prochaine. Alleluia !
Par contre, en sortant j'ai vu dans la rue un cradingue de service qui, en passant juste à côté de moi, a jeté sa morve par terre, a craché et a toussé de manière dégueulasse. Heureusement que je portais mon masque ffp2, mais je me suis quand même douché entièrement en rentrant chez moi pour éviter d'attraper le covid. Contrairement à ce que prétend le gouvernement, je ne pense pas que pire soit derrière nous. Je ne suis pas du genre à enlever le masque dans la rue ou dans les endroits fermés.

10 janvier 2022

jalousie

Le matin du 24 décembre, j'ai fait une sieste. Et durant cette pause, j'ai fait un cauchemar. Ou plutôt, un rêve qui m'a fait pleurer.
Je téléphonais à un ancien ami de fac.Une nana me répondait, je lui disais que je voulais parler à guillaume. Elle me le passait, sans même demander qui j'étais. Le gars semblait content de me parler, puis il me dit d'attendre. Je l'entends alors taper sur ordinateur, faire ci et ça... mais il ne me répond toujours pas. Et moi j'attends au bout du fil, j'attends....

En soi, ce n'est pas un rêve bien trash, mais quand je me suis réveillé, j'ai pleuré. Pourquoi ? Parce que ce rêve réaliste symbolise complètement l'état de mes amitiés : j'attends, et on ne me donne rien en retour.


Ce que je souhaite pour cette nouvelle année, c'est prendre de la distance, voire couper les ponts, avec tout le monde. Tout le monde se fout de moi, pour quelle raison est-ce que je devrais rester attentif à ce qu'on me raconte ? Je ne suis entouré que de gens indifférents à ce que je fais et dis. De mes parents à mes prétendus amis, je n'ai droit qu'à des silences. On se fout de ma gueule.
J'ai ce problème avec les autres depuis que j'ai 15 ans. Je n'ai jamais compris pourquoi mais le schéma se répète sans cesse : on me trouve super sympa, on me regarde avec des étoiles dans les yeux, on me trouve adorable, on me fait des confidences et puis un jour plus rien. Indifférence totale du jour au lendemain. Le seul qui ne m'a jamais fait ce genre de coup bas, c'est mon mari. Il est stable psychologiquement, voilà pourquoi je l'aime tant. Je lui ai parlé de cette situation nauséabonde à maintes reprises . Pour lui, les choses sont claires : mes "amis" sont tout simplement jaloux. Jaloux parce qu'ils me trouvent pus beau qu'eux, jaloux parce que j'ai réussi ma carrière de danseur, jaloux parce que mes parents ont de l'argent, jaloux parce que je suis en couple depuis près de 20 ans, jaloux parce que j'ai des enfants, jaloux parce que j'ai publié des livres, jaloux parce que je porte des vêtements élégants...La jalousie n'a jamais de limites. Pendant des années, j'ai culpabilisé. On m'a fait culpabiliser, plus exactement, en me disant que tout était de ma faute, ma propre mère qui me disait que je pourrissais tout...On me jalouse, alors on cherche à me détruire intérieurement, c'est pire qu'immonde.


J'ai du mal à parler de cette situation parce qu'elle me force à me rappeler des souvenirs douloureux que je souhaite (sans y arriver) oublier.
Du coup, je ne veux plus de contacts humains dans ma vie, sauf relations professionnelles et administratives.Les prétendues "amitiés" n'en sont pas, de même que la "famille" avec mes parents et ma soeur. D'un côté, c'est vrai, prendre cette décision me fait mal parce que je suis d'un naturel aimant et confiant, mais quand je vois les conséquences désastreuses que ça met dans ma vie, les tourments que ça met dans mon coeur, je préfère m'en passer.

22 septembre 2021

changement de design

Voilà, j'ai modifié l'apparence de ce blog afin qu'il devienne MON blog. Je sais que la nuance semble un peu vaseuse, mais elle m'importe néanmoins. Je me remémore parfois le design de mon premier blog quand j'avais 19 ans (j'ai bonne mémoire !), et ce qui en ressort est le sentiment de sécurité, voire d'intimité lorsque je le regardais. J'écrivais des notes, les postais publiquement , je me sentais à la fois exister pour les autres et pour moi-même.
L'autre mise en page est jolie, mais elle ne me ressemble pas trop trop. Celle-ci est plus sobre, plus intimiste en quelque sorte. Je suis très sensible aux couleurs, aux formes, et cela me pousse à ne pas jouer de rôle, à ne pas me mentir. Ma colonne est moins chargée que l'autre, plus sommaire, elle va plus à mon essentiel. Pas de compteur de visites (dont je me fous, à dire vrai), je n'ai pas besoin que tout le monde voit les commentaires qui me sont laissés. On vient voir mon blog parce que les notes plaisent (j'espère !), pas pour voir si je suis au hit parade. Besoin de vrai, même ici. Je suis là pour écrire, raconter, pas pour jouer à la gloriole. Puis je suis content d'avoir fait cette bannière automnale : c'est ma saison favorite, celle qui me donne envie de lire, d'écrire, de me recentrer sur mon essentiel, celle qui m'apaise. Elle me semble éternelle. Elle représente mon chemin de vie.

17 septembre 2021

"Je vous rincerai de vos abominations"


Fêter yom kippour me fait toujours du bien, physiquement et mentalement. Cela me remet les idées en place. C'est une journée où je renouvelle mes décisions intérieures.


Cette année, ce fut pourtant spécial. La veille, j'ai reçu tout un tas d'objets indiens et bouddhistes tibétains, dont un varja et un ganha (cloche) qui sont des objets rituels anciens. Le but est de vaincre l'ignorance, l'obstacle à l'Eveil intérieur, mais aussi de réunifier le principe féminin et le principe masculin. J'ai acheté ces deux objets pour leur puissance ésotérique. Je crois profondément aux énergies mystiques des objets artisanaux, ou anciens. C'est pour moi l'occasion d'éliminer la colère. Qu'il s'agisse de kippour ou du bouddhisme, il y a le même désir de vaincre les "poisons" de l'âme comme l'orgueil, la colère, la médisance, la jalousie... Durant toute une journée, on ne boit pas, on ne mange pas, on ne se lave pas, on prie constamment. Je réalise que si je cherche la colère, la colère viendra à moi. Si je cherche la névrose, la névrose viendra à moi. Si je recherche les mauvaises choses, alors les mauvaises choses viendront à moi. Il est vrai que je ne supporte plus les dérives de la société moderne, les réactions humaines me font l'impression d'être plastifiées, étouffantes, toxiques. J'ai besoin d'authentique, de vrai, de réel.


Les objets indiens m'ont été envoyés dans un carton tout simple, sans code barre ni "application". Juste l'adresse de la boutique écrite à la main. Les objets n'étaient pas pas emballés, mais juste posés les uns sur les autres. Il en manque d'ailleurs quelques-uns. Mais cela ne me dérange pas plus que ça, parce que je sens une présence humaine derrière cette commande.


La nuit de kippour, je me suis réveillé à 3 heures. Je me suis recouché à 4 heures. Dès mon second réveil, à 8 heures, j'ai prié sans arrêt jusqu'à 11 heures. Puis je me suis rendormi jusqu'à 14h30. J'ai fait un drôle de rêve : je me trouvais dans la ville où j'allais jadis avec mes parents en vacances, en bord de mer. C'était l'été. Puis, d'un coup, l'hiver arrivait, il se mettait à neiger. Je m'apercevais alors que j'étais seul sur le plage, avec mon manteau de laine, je marchais jusqu'au rebord et je voyais tous les autres gens au loin, en t-shirts. Puis je voyais un poème que j'avais écrit, le mot qui ressortait était "malaimé". Ma mère surgissait,et me prenait dans ses bras. Je me suis réveillé en pleurant. Cela fait des années et des années que ma mère ne m'a pas pris dans les bras. Le covid l'arrange bien pour ne plus me faire la bise. Je me sens orphelin. Je crois fermement à la puissance et la réalité des rêves que je fais les jours religieux. A yom kippour, on dit qu'il faut demander pardon à ceux que l'on a blessé. Est-ce moi qui demandais pardon à ma mère, ou ma mère qui me demandait pardon ? On a tellement eu de paroles méchantes et blessantes l'un envers l'autre...


Les fêtes de tichri sont dures, en ce qu'elles chamboulent celui qui prie sincèrement. J'en fais partie. Personne ne m'a obligé à respecter le dogme de la religion juive, je l'ai choisie et je l'aime. Je trouve cela profondément injuste et erronné de dire que les religions sont dangereuses et malveillantes. C'est faux. Il ne faut pas confondre les religions et l'instrumentalisation des religions par des tyrans qui veulent satisfaire leur folie des grandeurs. Les religions sont là pour nous apporter une conscience, nous aider à retrouver notre dignité. Après yom kippour, je me sens en paix avec moi-même, débarassé de mes scories. Je ne veux plus de la colère dans ma vie, je ne plus de cette violence intérieure qui m'empoisonne. Je ne veux plus de toc.


chana tova oumetouka.

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