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Ma vie et moi 🙂
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Ma vie et moi 🙂
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25 avril 2026

bellefontaine

J'ai pensé d'emblée qu'il s'agissait d'un film ringard. En fait, c'est juste gentiment beauf, dans un sens attachant. C'est l'histoire du retour d'un ancien prisonnier dans son village natal. Un homme qui a fait 10 ans de prison pour un crime qu'il n'a pas commis. Il a cherché un témoin qui aurait pu le sauver, en vain. Quand il revient, il fait peur à tout le monde. Lui ne cherche qu'à retouver la vie qui lui a été volée. C'est une comédie dramatique qui se termine bien et a le charme des villages français. Réalisé en 1992, c'est un téléfilm avec jean lefevbre bien sympathique.
 

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11 mai 2026

l'épouvanteur

Voilà bien des années que j'ai lu la série L'épouvanteur. Il y a 11 tomes. Le dernier ne m'a pas emballé, trop différent des autres. C'est l'histoire d'un septième fils d'une mère sorcière, le récit se déroule vers le 16e ou 17e, sans indication de dates précises, quand il y avait l'Inquisition en angleterre. J'ai particulièrement aimé la maturité du jeune personnage principal. C'est une série dite "de jeunesse", mais je l'ai trouvée particulièrement horrifique, sans bons sentiments. C'est même violent parfois. Les créatures affrontées sont tirées de la mythologie. J'ai lu tous les tomes d'une seule traite depuis décembre, j'ai adoré me replonger dans la tête de tom ward. L'auteur a mis plus de 10 ans pour tout écrire. Il y a un film qui est sorti, inspiré par le tome 1, mais ça n'a pas le charme des écrits.
 

18 mai 2026

vision nocturne

Il y a une scène dans le film Entretien avec un vampire qui m'a toujours inspiré : celle où claudia et louis partent sur un bateau, après avoir tué lestat. On voit claudia peindre des paysages nocturnes. Je faisais jadis des arrêts sur image pour m'imprégner de ces visions de nuit, de ces traits au crayon noirs. J'adore.
 

20 mai 2026

double-vue

Eh bien voilà une nouvelle de 38 pages (publiée en 2002) qui m'a franchement interpellé ! Je me suis vraiment reconnu dans ce qui arrive à la jeune femme accidentée et qui se découvre un don de double-vue. Elle développe un don qui lui permet de voir les auras des autres, ou plus exactement de deviner avec exactitude ce que les autres sont et ce qu'ils cachent.
Cela m'arrive, à moi aussi. J'ai vu plusieurs fois des auras. J'ai une intuition très forte qui me permet de "sentir" certaines personnes, et je devine des choses importantes sur elles, des choses qui vont au-delà de leur apparence. 
C'est très difficile de décrire ce qu'on vit, ce qu'on voit, ce qu'on sent, ce qu'on ressent, sans être vite taxé de barjot. Mais la médiumnité existe bel et bien, elle se révèle parfois suite à des chocs neurologiques, un peu comme le roman de stephen king "dead zone" dans lequel il aborde ce sujet.
 

25 mai 2026

eon

Je connaissais l'appelation "chevalier d'éon" mais pas "éon l'étoile". Remarque,ce n'est pas très étonnant car on ne sait pas grad-chose sur lui. En gros, il s'agit d'un ermite

défroqué au 12e siècle qui commit ses méfaits en bretagne, vers la forêt de brocéliande. Il fut accusé par l'église d'hérésie et mourut dans sa geôle, une tour qui porta son nom. On l'accusa de commettre des actes de sacrilèges et de pratiquer la magie ; il aurait récité des messes sans être ordonné et passé un pacte avec Merlin pour tenter de faire vivre le druidisme. Il se considérait comme le fils de Dieu et a réussi à avoir de nombreux fidèles de sa secte. Le problème, c'est que les témoignages concernant cet ermite qui préfèra le brigandage aux prières sont parfois contractoires. Felix Bellamy publie ici un document d'historien très précis, plein de citations en latin et vieux français, tentant de démêler le vrai du faux.
 

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10 juin 2026

école des robinsons

Voilà un roman surprenant ! Jules Verne a écrit là une sorte de comédie avec l'histoire d'une mystification. Un homme achète une île ; son neveu veut voyager avant de se marier ; le bateau fait naufrage ; le neveu retrouve un professeur de danse grotesque ; ils apprennent à se débrouiller seuls comme des robinsons dans le roman de daniel de foe ; enfin, le lecteur apprend que tout était faux, tout était orchestré par l'acheteur de l'île qui a tout fait pour son neveu reprenne le goût de la vie civile ! J'ai lu ce livre publié en 1932.

19 juin 2026

happy days

 

Happys Days. Le nom de cette série a fait fureur pendant longtemps. Je me souviens, dans mon enfance il m'arrivait de voir des épisodes à la télé. Mais je ne connaissais pas vraiment. En fait, elle est top. Elle a été créee dans les années 70 mais les histoires se déroulent dans les années 50. Cette série est un vrai doc sociologique qui montre le changement de mentalité. C'est une bande de copains de lycée, richie, potsie et ralph sont gentiment obsédés par les filles. Puis il y a fontzie, le faux voyou adorablement macho qui a le don pour attirer les nanas. Il y a aussi la mère de richie, mère au foyer qui, diplômée en archéologie, a parfois l'envie de se moderniser. Quant au papa de richie, il joue au chef de famille au grand coeur, compréhensif.La soeur, janie, jolie ado plutôt râleuse qui a envie qu'on l'écoute. C'est une série qui n'est pas malsaine, elle donne vraiment le sourire avec sa musique de générique rock'n roll.
 

4 juillet 2023

chrétien et transgenre

J'ai écouté une émission qui m'a troublé. Il était question de la dignité de l'homme dans le cadre du christianisme. Nous sommes à l'image de Dieu, notre dignité ne réside donc pas en ce que nous faisons mais dans notre nature. L'intervenante a ensuite abordé la question transgenre. ça fait sérieusement polémique depuis quelque temps, il y a des tempêtes d'opinions sur les réseaux sociaux. Soit on est contre, soit on est pour. Pour ma part, si j'ai décidé de ne pas aller à la gay pride ou de faire partie d'une asso trans, ou encore de participer aux "débats" sur les réseaux sociaux, c'est parce que je vois ma transidentité comme une chose privée. Je ne peux pas nier qu'elle existe. Plus les années passent, plus elle est forte. Il y a plusieurs degrés dans la transidentité. Très souvent, on ne remarque que les cas extrêmes comme les filles de 15 ans qui se font retirer les seins et les ovaires, ce qui évidemment provoque de très très gros dégâts de santé par la suite. Dans mon cas, je vis ma transidentité au sein de mon couple. Oui, je me sens femme dans un corps d'homme. Mais n'est-ce pas là le propre de l'homosexualité masculine ? Pour moi, être gay, c'est confondre les genres. Avant tout cet ouragan médiatique autour de la question trans, tout le monde savait que les homosexuels étaient souvent éffeminés. Il suffit de regarder le film "la cage aux folles". Pour en revenir à l'émission, l'intervenante disait que nous vivons aujourd'hui dans une société gnostique qui cherche absolument à se séparer du corps pour idéaliser l'esprit comme une nouvelle idole. On sacrifie notre corps, on oublie qu'il y a une unité entre le corps et l'âme. Nous voulons créer notre propre corps, comme si nous étions Dieu. Elle a fait mention de jacques maritain, un ancien athée qui voulait se suicider parce qu'il a grandi dans le vide et qui un jour s'est converti au christianisme. Il est devenu un chrétien qui a développé une philosophie humaniste, probablement assez proche de Lévinas (c'est moi qui fait la comparaison).
Le fait de proclamer depuis plusieurs décénnies que nous décidons de nos vies, décidons de nos corps est à double tranchant. Si les femmes ont choisi de légaliser l'avortement, c'est parce qu'avant elles mouraient des avortements illégaux. Si les homosexuels ont voulu pouvoir se marier et adopter des enfants, c'est pour ne plus être considérés comme des pervers criminels. Si l'euthanasie est revendiqué comme un droit, c'est pour pouvoir mourir dans la dignité. Mais il est vrai qu'aujourd'hui revendiquer la mutilation coporelle par des gosses de 14 ans sans l'accord des parents, c'est extrêmiste. 


Ce qui personnellement me fait de la peine, c'est que je ne peux parler de ma transidentité avec personne. Sauf avec mon mari qui est psychologue et a parfois pour patients des ados malheureux à cause de leur identité non binaire. Le problème de la transidentité, c'est qu'on n'est jamais en paix avec soi. On cherche tellement à se renouveler qu'on n'arrive plus à vivre avec soi-même. D'où l'automutilation sur le corps pour se punir de ce qu'on est et n'est pas. Certains amerindiens voient la transidentité, non comme une tare psychiatrique, mais comme une ancienne vie qui refait surface à l'esprit. C'est beau. Pour eux, je suis un homme qui a été femme dans une autre vie et qui dont le corps a des souvenirs. Ce qui me sidère dans tous ces "débats" sur la qustion trans, c'est que c'est un sujet extrêmement complexe, et beaucoup de gens ignorants s'en emparent simplement pour déverser leur haine. C'est un sujet Humain, avant tout. On ne peut pas réduire cette question à "je suis pour" ou "je suis contre", ça demande de la compassion pour comprendre les enjeux personnels qui en découlent. Moi-même étant chrétien, j'ai du mal à accepter cette transidentité. C'est une division en soi-même, en son corps, en son esprit, on est détesté par tout le monde, rejeté comme un moins-que-rien, c'est difficile, très difficle, de se voir comme quelqu'un et non comme un objet. Récemment, je me suis coupé moi-même les cheveux. J'étais si fier de mes longs cheveux dans le dos, et pourtant je les ai coupés à l'arrache, à la barbare. Le  lendemain, j'ai cruellement regretté. Puis j'ai réfléchi à la raison qui m'a poussé à faire ça, complètement ivre de surcroît. Je crois que j'ai eu profondément honte de ma féminité, j'ai coupé ce qui faisait ma fierté de transgenre. Quand on est rejeté du jour au lendemain, comme une merde, par quelqu'un en qui on croyait pouvoir confier certaines choses, c'est comme un deuil. Comme une mort. Une faute, une punition. Alors on se punit en coupant, en arrachant ce qui m'était si cher : ma feminité. Pour combler ce vide, à la fois physique et intérieur, je me tourne vers la religion. C'est la seule chose qui me fait du bien en ce moment. Cela aussi , on me le reproche. Quand on vous traite de fou, on finit par le croire. Je voudrais tellement pouvoir accepter mon corps d"homme et mon esprit de femme, retrouver mon unité. Dans l'émission, l'intervenante a parlé de la théologie de l'homme comme moyen de se guérir de tous ces égarements existentiels. Le message c'est "La notion théologique de l'homme « créé à l'image de Dieu » implique l'égalité entre les humains : il ne peut y avoir des humains plus dignes que d'autres".

 

6 juillet 2020

harcèlement

C'est un sujet de moins en moins tabou depuis qu'on sait à quel point une mauvaise utilisation des réseaux sociaux peut être destructrice, surtout pour les jeunes. Ma fille a 16 ans, l'âge de toutes les conneries hein !, j'essaye d'être au maxi compréhensif, en revanche mon homme et moi restons plutôt intransigeants concernant l'iphone. Qui dit iphone dit forcément web et au bout d'un moment ça gâche tout : les repas de famille, les annifs, noel, soirées resto-ciné, apéros entre amis. On regarde son écran plus que les visages et ça, moi, ça coince. Mais le + grave c'est quand internet devient babysitter et que les gosses traînent sur les réseaux sociaux où certains font parfois de sales rencontres: les salauds harceleurs.

J'ai fait lire à ma aurore un livre "douche froide" : "marion 13 ans pour toujours" de nora fraisse.

L'histoire hélas vraie d'une gamine qui s'est tuée (en pendant son tel à une corde pour faire comprendre la raison de son suicide) à cause du harcèlement sans fin subi à l'école et sur internet. Cette histoire est une "enquête" faite par sa mère qui ne comprend pas pourquoi ce drame. Puis au fil des pages est bien mis en avant le gros souci de la direction de l'école qui fait l'autruche en ne reconnaissant pas le harcèlement...

Perso je pense à une évidence assez simple : internet n'est pas un jouet et surtout pas pour les mômes.

25 août 2021

Me vider la tête, la nuit

Cette nuit, je suis sorti. Je me suis réveillé vers minuit, mon homme dormait. J'ai écrit un mot, que j'ai déposé sur la table de chevet : "ne t'inquiète pas de mon absence, je rentre ce matin". Finalement, je suis revenu vers 2h30. Je voulais réfléchir. J'ai juste déambulé, sans trop de me préoccuper de la direction.Juste le besoin de me vider la tête, mais aussi de retrouver un semblant de sensation qui était celle de mes 19-20 ans: la liberté. Je suis nocturne depuis très longtemps, par périodes. A chaque fois que je mène une vie diurne et rangée, je finis par étouffer et craquer. Ou alors je deviens super intolérant, comme si mes pensées et sentiments se bloquaient dans un tiroir hermétique.


J'ai beaucoup discuté avec ma belle-mère sur skype, ces derniers jours. C'est une femme que je respecte énormément. J'aime son bon-sens. Elle m'a aidé plus d'une fois à accepter mon homosexualité. Car dans le fond, malgré mes sourires, malgré mes provocations et mes extravagances, je n'aime pas être gay. J'ai trop associé l'homosexualité aux gens malsains que j'ai rencontrés.Et je n'arrive pas à défaire cette image négative de mon esprit. Ma belle-mère a été sexologue. Elle discerne vite les "noeuds" chez les autres. Le souci auquel je suis confronté, elle l'a deviné rapidement, après quelques phrases. Parce qu'elle me connaît.


Depuis quelque temps, je me tourne vers le judaisme traditionnel. J'écoute des cours. Seulement voilà, ces cours contiennent parfois des propos homophobes. Comme celui de l'autre jour, où la rabbanite décriait les lois civiles du gouvernement d'israel au sujet des mariages interdits. "Puis cette... G.pride...brrr, je ne veux même pas les nommer". Voilà, tout est dit : pour les juifs religieux, je suis inommable, abominable. La religion est très importante pour moi, j'en ai besoin. Mais ces propos méprisants sont pour moi comme une lance qu'on pointe vers moi pour m'empêcher d'entrer dans leur monde. Cela fait des années que je n'ai pas mis les pieds à la synagogue, parce que mon aspect efféminé m'a rendu suspect aux yeux des pratiquants. ça m'a fait mal. Seulement, je n'aime pas non plus les juifs libéraux. Ils sont censés être plus ouverts d'esprit, mais de ce que j'en ai vu, je ne les trouve pas plus bienveillants que les autres. Du coup, je me sens coincé entre mon désir de pratiquer une religion qui me parle, et celle d'être heureux en ménage.

Quand je suis rentré cette nuit, j'ai réalisé une évidence depuis 18 ans : je me sens bien avec mon homme, mon mari. Je me sens en sécurité avec lui. Je n'ai pas envie d'aller chercher ailleurs un bonheur que j'ai déjà chez moi. Je me suis couché, il a ouvert un oeil instinctivement, m'a souri. Je me suis pelotonné tout contre lui, lui ai pris la main. Nous nous sommes endormis ainsi, entrelacés. Peut-être qu'aux yeux des juifs religieux nous sommes un couple interdit et innommable, mais à mes yeux il est un trésor. J'ai besoin de l'amour de Dieu mais aussi de celui de matthew. J'espère juste que Dieu ne me voit pas comme une abomination.

 

 

15 janvier 2021

lgbt phobe ?

Cela fait maintenant 3-4 ans que j'ai du mal à fréquenter la communauté lgbt. Si je suis honnête avec moi-même, je ne peux pas -plus- faire semblant d'aimer ces gens. Chose assez risible venant d'un homme gay, mais voilà je n'ai que de mauvais souvenirs. Ces deniers se résument en trois mots  : frappé , violé, drogué. Ce n'est pas l'homosexualité en soi qui me dérange autant mais tout ce qui gravite autour, notamment la drogue, le jeunisme qui frise la pédophilie  et la prostitution. Toute ma vie, j'ai joué un rôle parce qu'on me disait : "tu ne peux pas rester dans ton coin, fréquente d'autres gens comme toi !". La réalité lgbt est très très loin des romances gnan gnan qu'on peut lire à tout-va. Personne -ou très peu- parle de la violence des lgbt entre eux. Les gays haissent les lesbiennes, les lesbiennes haissent les bi, les bi haissent les trans, les trans haissent les pd...C'est tout un engrenage de haine. Puis cette manie "obligatoire" de se shooter au popers ou la coke pour paraître cool, comme si c'était un rite de passage...J'ai été maintes fois à la gay pride, j'en suis aujourd'hui écoeuré. Probablement parce que j'ai une vie "rangée" avec époux et enfants. Néanmoins j'ai une personnalité provocatrice, parce que je suis artiste et que selon moi l'art est toujours une provocation quand il est intelligence. Seulement les lgbt sont loin d'être tous les artistes sensibles. Ils provoquent connement, avec leurs costumes fétichistes.


 Avant, j'étais bisexuel. Puis je suis devenu gay, ensuite non-binaire. Je n'ai jamais su qui j'étais. Mon entourage lgbt y a été pour quelque chose, parce qu'on m'a toujours poussé à devenir ce que les autres voyaient en moi : une pute, une salope, un suceur, un enculé, une proie, un shooté. Je suis très vulgaire là, mais c'est la réalité. On m'a toujours vu comme une caricature. Et j'en suis devenu une.


 Ce qui s'est passé avec mon "amie" me flingue. Ce n'est pas compliqué : je pleure tous les jours.J'essaye de me raccrocher à mon spectacle, mais j'ai le coeur brisé. Certains mots résonnent en moi, flottants, irréels comme un cauchemar qui retient encore notre attention une fois éveillés : "mauvais ami", "on ne se comprend pas", "pas à la hauteur", "on est devenus des inconnus". J'avais confiance en cette personne. Je pensais pouvoir être moi-même avec. J'ai toujours eu un mal fou à garder des amis. Je m'en fais facilement parce que j'ai une nature sociable, souriante, mais assez rapidement on me jette comme si j'étais le dernier des abrutis. Mon homme est le seul vrai ami que j'ai, celui qui ne m'a jamais insulté, jamais abandonné du jour au lendemain.


 D'anciennes blessures très douloureuses refont surface, me donnant la nausée, le vertige d'être moi-même. Et comme à chaque fois que je subis un état de choc, ma personnalité change par la suite. Sûrmement par mécanisme de défense. Rien à faire, je ne supporte plus les lgbt, cette communauté est à l'image de la société : écartelée totalement à cause de l'hyper egoisme de chacun.

J'ai du mal à cerner mes émotions par rapport à cette histoire : colère ? amertume ? rancune ? mépris ? déception ? incompréhension ? trahison ?  Je me sens trahi, oui. C'est d'ailleurs ce que je supporte le moins.


 Toute ma vie on m'a reproché mon absence. Ami absent. Frère absent. Fils indigne. Père absent. Epoux absent qui couche à droite à gauche. J'ai passé mon temps à fuir. A fuir moi-même, sans aucun doute. Mais ce n'est pas sans raison que j'en suis venu à fuir, préférant l'absence à la présence. C'est la trahison qui m'a poussé à fuir.

11 décembre 2020

"mi-ange mi-démon" 🎭


C'est une expression poétique pour désigner en fait "bipolaire", qui est un terme nettement plus rude, plus médical. Mais la réalité semble la même.


Depuis de longues années maintenant, je suis double. J'ai toujours été un peu lunatique, enfant, mais il y a eu une année fatidique durant laquelle ma personnalité s'est scindée en deux. A l'âge de 15 ans, j'ai tout simplement été victime de harcèlement scolaire, et cela m'a flingué. J'étais le bouc émissaire de ma classe à cause d'un gars qui n'assumait pas du tout son attirance pour moi et qui s'est vengé. Le truc classique, quoi, mais qui a eu un effet dévastateur sur mon caractère. Son homosexualité non assumée le rendait très méchant avec moi. Après, il a mêlé ses potes à sa haine contre moi. Tous les jours, c'étaient des insultes, des insinuations humiliantes. Je ne cachais pas être gay, mais je n'étais qu'un gosse avec sa fragilité de gosse. Tous les jours pendant un an j'ai été humilié. Plus des problèmes familiaux avec mes parents.

Au bout de quelques mois, j'ai craqué. Je n'ai pas fait de dépression nerveuse, mais plutôt ... je ne sais pas expliquer car à l'époque aller voir un psy n'était pas à la mode et je me suis retrouvé avec des parents indifférents à mon état psychologique. Disons que j'ai commencé à développer deux comportements opposés : il y avait moi, le gosse sérieux, bon élève, un peu solitaire mais pas trop, tranquille. Et puis l'autre aspect de moi, nettement plus sombre et fantaisiste, langue de vipère, excentrique, hypersensible. Les gens autour de moi ont commencé à dire que j'étais "bizarre", parce qu'on ne comprenait pas mes réactions. Je n'ai bénéficié d'aucune aide pour régler ce traumatisme. La seule chose que je pouvais faire, c'était oublier. Alors j'ai lu beaucoup, je m'évadais complètement dans les livres. Puis après je suis passé à la cocaine. J'avais 16 ans, la première fois. J'étais mannequin à mes heures perdues pour des magazines, là-bas la drogue coule à flots. Puis, à 18 ans, le  premier viol.

C'est à partir de là que j'ai clairement commencé à me dédoubler au niveau de la personnalité, donnant plus tard ma transidentité. Quand j'ai cessé la drogue, j'ai eu un moment l'impression de redevenir "un" mais je me suis rendu compte que ce dédoublement revenait dès que ma mémoire traumatique était ravivée. J'ai la chance d'être en couple avec un homme qui m'accepte comme je suis et ,qui plus est , a la finesse du psychologue. Mais cette dualité fait désormais partie de moi. Elle est ravivée pour un oui pour un non : quand j'ai écrit mon roman psychologique sur la drogue, par exemple, mais aussi quand j'ai lu "jolis jolis monstres". Je n'ai pas le choix, j'ai une personnalité divisée qui ne pourra jamais être réunifiée. Et puis, dans le fond, peut etre que je n'en ai pas l'envie. Parce que ses deux moi forment mon vécu, mes identités. ça devait m'arriver, puis voilà, même si ça fait mal.

4 septembre 2021

confusion

En ce moment, dans mon coeur et ma tête, c'est la confusion. Tout un tas de pensées, de souvenirs se mêlent à des émotions négatives. Je suis à cran. Pour diverses raisons. Les énumérer me semble fastidieux, mais je vais essayer de le faire pour éclaircir les ténèbres qui sont les miens :


- l'émancipation de ma fille me pèse plus que je ne l'aurais cru. Son indépendance est normale, elle a 17 ans, mais je me sens un peu seul depuis qu'elle a son petit copain. L'an prochain, elle sera majeure, ira à l'université. Elle commence sa vie de jeune femme. Du coup, je me sens vieux. ça me tombe sur la gueule comme une crotte de pigeon.


- je ne supporte plus mon homosexualité. Je m'en sens la victime. Je la vis comme une sorte de folie, de maladie. Je me sens pute. Cet été, j'ai écrit un récit qui s'appelle "la grimace". Il fait partie intégrante de ma saga sur l'homophobie qui va bientôt être publiée. "La grimace" était le nom donné à une catégorie de mon premier blog, tenu sur 20 six, où j'y parlais de mon rapport difficile avec ma mère. La grimace, c'est elle. Quand j'ai écrit cet été, je me suis senti soulagé, parce que je me suis souvenu des débuts de mon homosexualité, avant que je ne me sente pute. Avant de me droguer. Avant d'être violé. En revanche, je me faisais déjà agresser à 12 ans à cause de mon aspect féminin. Tous ces souvenirs m'ont permis de me rendre compte que je ne supporte plus mon homosexualité, je la vis très mal malgré ma situation d'homme marié. Du coup, je tente de me redéfinir en tant qu'homosexuel, loin de l'image cradingue. Je ne sais plus où j'en suis, ni qui je suis.


-je suis dans une période binaire, depuis plusieurs mois. Dans ces moments-là, je ne supporte plus de voir mon reflet. Parce que je sais qu'un jour ou l'autre, je vais retomber dans une période non binaire. J'ai parfois l'impression d'être à moitié schizophrène. Parfois, il m'est arrivé d'avoir des trous de mémoire quant à certains gestes que je fais. Comme des absences. Cela ne m'arrive pas souvent, heueusement, mais je me pose des questions sur mon cerveau.


-je suis panier percé en ce moment, j'ai acheté beaucoup d'artisanat. J'achète pour éviter de chialer comme une madeleine, pour éviter de ressentir le mépris que j'ai pour moi.J'essaye de redorer un peu mon blason, de mettre un peu d'élégance dans ma vie. J'ai toujours voulu être comme mon homme. Il est flegmatique, calme, sociable. Pas perturbé comme moi. S'il ne m'avait pas demandé en mariage à 22 ans, je serais mort. Mort de honte, et mort tout court. J'avais prévu de me suicider. J'avais écrit une lettre à mon frère pour lui dire que je l'aimais. Quelques heures à peine plus tard, j'ai fait une crise d'épileptie à cause de la drogue. C'est ce qui m'a sauvé de la mort. Matthew a tant flippé à l'idée de me perdre qu'il a demandé ma main. J'ai dit oui, avec des larmes de joie aux yeux. Jamais je n'avais espéré devenir quelqu'un d'aussi important à ses yeux, ses beaux yeux bleus acier.


- je repense beaucoup à la cocaine. Peut-être ai-je l'envie d'en reprendre. Je ne le ferai pas, car avec l'anticoagulant que je suis obligé de prendre, je ferais direct une crise cardiaque ou un avc. Alors je me contente de me souvenir. Bien souvent, je me dis qu'on est un drogué à vie. Même quand on arrête physiquement, on ressent toujours une certaine dépendance émotionnelle. On a besoin de se défoncer d'une manière ou d'une autre, pour oublier. S'oublier, oublier les autres, oublier la société que je ne supporte plus. La modernité me fait peur.Je ne me sens pas à ma place. Les gens me mettent mal à l'aise, avec leurs obsessions. J'ai besoin de fuir, de vivre ailleurs mentalement. Voir les visages me cause des heurts, des blessures. Je ne vois plus des visages, des identités, mais des trognes patibulaires. On me dit que je suis fragile, perturbé. Je suis surtout fatigué. Et las d'être rejeté pour ce que je suis et ce que je ne suis pas.


-J'ai besoin de faire une pause. Mais une pause avec quoi ? qui ? Je n'ai plus 20 ans, je me sens terriblement las. Je ne veux plus lire de livres modernes, ils me donnent la nausée. Je n'aime ni les couvertures trop réelles, ni le ton provocateur idiot des phrases. Je n'y arrive plus, je suis arrivé à un point de non -retour. Avec le port du masque, j'ai pris l'habitude de ne plus faire semblant de sourire. Car avant le covid, je souriais constamment. Pour cacher mes véritables sentiments et réactions. Cacher mes peines, mes hontes, mes chocs, mes larmes. Sourire, pour éviter de pleurer et hurler de détresse. Faire une pause avec moi meme me semble irréalisable, comment faire sans tomber dans un abîme de paradoxes asphyxiants ? Comment rester cohérent si je suis dans le flou ? Envie de faire une pause avec tout.

- je songe très souvent à ma jeunesse, mon adolescence, comme si ça pouvait combler un manque. J'étouffe, j'aspire à retrouver une liberté que je ressens plus, je me sens coquille vide. Je repense à mes 17 ans exactement, l'âge de ma fille, et me dis que je n'étais qu'un sale con. Sale con mais libre. Aujourd'hui j'ai une vie d'époux, de père, je travaille, je paye les factures, je fais des spectacles de danse. Mais après, est-ce que je me sens épanoui pour autant ? Pourquoi est-ce que je me sentais plus libre avant ? Parce que je n'avais aucune responsabilité ? Pour moi, être libre signifie-t-il être dénué de toute responsabilité ? J'ai toujours eu une personnalité compliquée, complexe, à la fois grave et légère. D'une certaine manière, je suis en train de m'aduler au travers des souvenirs sûrement déformés par le temps. A l'époque, je n'étais pas heureux. A 38 ans, pas plus. Envie de tout envoyer valser, de partir vivre en roulotte, qu'on ne me fasse pas chier. Je bouillonne. Mais le remords, l'envie de retrouver mon homme est la plus forte. Besoin de stabilité, d'un foyer, d'un abri qu'on ne me refuse pas.


- je me sens comme un raté. Danser est pour moi l'unique issue qui me permet de respirer. Mais j'arrive à l'âge de la retraite. Avoir quitté ma vie à montréal, ma famille, mes amis, pour me retrouver ici à paris, dans un pays que je n'aime pas, me bousille intérieurement. J'ai le mal du pays, je ne me sens chez moi qu'au canada. Les français me sont étrangers. Danser me permet de m'évader, m'envoler, redonner un peu de classe à celui que je n'arrive pas à être. Un bien triste vilain petit canard.

7 avril 2022

sans amis

L'amitié a toujours été une chose difficile pour moi. C'est un des drames de ma vie, un qui ne se referme pas.

Quand j'étais enfant, j'avais une "meilleure amie". On avait très peu d'écart en âge et, comme nos mères étaient amies, on se disait naturellement frère et soeur. Mais elle habitait dans le sud de la france, moi à paris, on se voyait peu. On s'écrivait des lettres. Puis, à l'adolescence, elles ont commencé à s'espacer parce que nos personnalités avaient changé. Elle avait sa troupe de potes dans son lycée, tandis que moi je me faisais agresser dans le mien. Je pense qu'elle avait honte de moi. La dernière fois que je l'ai vue, je venais d'atteindre mes 18 ans .Elle est passée en coup de vent, elle était avec son mec, qui l'attendait dans la voiture. Elle m'a dit : "surtout ne fais pas comme moi". Elle est partie, sans un au revoir, comme si on n'avait jamais été amis. Intuitivement, j'ai su que je ne la reverrais jamais. Je lui ai écrit un long poème et l'ai glissé dans un tiroir de sa chambre. Je n'ai jamais su si elle l'a lu. Je lui disais adieu. C'est à ce moment -là que ma personnalité a nettement changé. Elle me manquait tellement que j'ai fait une sorte de transfert de personnalité : j'ai développé des attirances que cette fille avait et que je n'avais pas auparavant. J'ai commencé à boire de l'alcool, comme elle, à avoir des tas d'amants, comme elle, à fumer du canabis, comme elle, à avoir de mauvaises fréquentations, comme elle. Elle ne faisait plus partie de ma vie, et pourtant son ombre me possédait complètement. Quelques mois plus tard, je me suis fait violer. C'était l'été. Une fête entre copains. Un gars me fixait sur la terrasse, j'étais ivre. J'étais assis sur une chaise, il n'y avait que nous. Il s'est approché de moi sans un mot, a sorti sa bite et m'a dit de le sucer. Je n'en avais pas envie, j'avais surtout envie de dégueuler. Il m'a pris par les cheveux, m'a forcé à le faire. Il s'est retiré, m'a levé de la chaise, m'a poussé dans un coin de la terrasse, a baissé mon pantalon, m'a plaqué contre le mur et m'a pénétré en me faisant mal. Il m'a plaqué la main contre la bouche pour que je ne crie pas. J'étais tellement bourré que je me rendais à moitié compte de ce qui se passait, j'avais un voile dans les yeux, une pauvre vélléité de rébellion. Ensuite, j'ai vomi. Le reste, je ne m'en souviens plus. Ce dont je me souviens parfaitement, c'est de l'immense, l'intense et effroyable sentiment de solitude, d'isolement et de froid, qui fut le mien durant les semaines qui ont suivi. Je n'avais personne à qui en parler. Personne. J'ai fui ce froid glacial intérieur grâce à la drogue qui me réchauffait.


J'avais un ami gay, à l'époque. Manu. On s'est connus à l'école de danse. Curieusement, je n'ai jamais réussi à lui parler de ce viol, ni des autres. Il me filait de la cocaine. On s'est perdus de vue quand je suis parti au canada.
L'appelation "sans amis" me colle à la peau depuis l'adolescence. Aujourd'hui aussi, j'ai l'impression d'etre encore ce pauvre type que les autres n'aiment pas. D'ailleurs, ce n'est pas une impression : les gens ne m'aiment pas. Peut-etre parce que je suis trop direct, je ne sais pas. Avant mes 15 ans, je réussissais quand meme à voir quelques amis, mais après mes 15 ans, il y a eu une rupture dans ma vie. J'étais exténué par les engueulades violentes et malsaines entre mes parents. Mon père était alcoolique, un jour il m'a pris à la gorge et m'a soulevé de terre avec une haine viscérale dans la voix. J'ai découvert la haine, les insultes, la violence à ce moment. A l'école, on se moquait de moi parce que j'avais de gros cernes sous les yeux, que j'avais du mal à parler et que j'avais des trous de mémoire. Je suis devenu le bouc émissaire des élèves. Ensuite, pour me venger de leur mépris, je me suis forcé à devenir un pédé éfféminé pour me foutre de leur gueule, mais cela n'a fait qu'intensifier leur haine contre moi.
Si je raconte ça, c'est parce que depuis quelque temps je fais une dépression nerveuse à cause de ce sentiment de solitude qui refait surface. Meme si j'ai la chance d'avoir un mari protecteur et aimant, ainsi qu'une fille adorable, j'ai l'impression d'etre redevenu l'adolescent mal dans sa peau que j'étais. L'enfant seul. Cette enfance solitaire, j'en ai parlée dans mon roman "la destinée du cygne noir", les souvenirs ont ressurgi comme autant de bulles de savon. Je me suis souvenu de la violence de ma mère, des agressions au collège. De cette colère qui a débuté à ce moment de ma vie. Du premier pédophile avec qui j'ai eu des rapports sexuels tellement je me sentais seul. C'est comme ça que j'ai commencé à coucher avec n'importe qui : pour ne pas me sentir seul. Le sexe était un palliatif au mal-être. Comme je n'arrivais pas à me faire des amis, je donnais mon corps à qui en voulait, en espérant du respect et de l'affection en retour. Ce que je n'ai jamais eu.


J'ai eu beaucoup d'amants, mais extrêmement peu d'amis dans ma vie. Le seul vrai ami que j'ai, c'est mon mari. Mais, par moments, j'ai l'impression d'etre un poids pour lui. Alors j'ai cherché à me faire d'autres amis, via internet. ça n'a pas marché. ça se finit toujours comme avec ma "meilleure amie", c'est à dire dans l'indifférence, le silence, le rejet. Comme si je n'avais jamais existé pour quiconque. Souvent, on me trouve superficiel, formidablement égocentrique et désagréable. En vérité, je ne le suis pas plus que ça, mais je cache ma souffrance, mon hypersensibilité derrière un masque de légèreté, d'égo surdimentionné. Un faux moi qui cache le vrai moi pour ne pas souffrir. Mais la souffrace reste quand meme là, comme un prédateur tapi dans un coin sombre. Je n'arrive pas à me faire de vrais amis sur le long terme. Je ne veux pas de relations de potes, mais de vrais amis avec qui partager, échanger, réfléchir, douter, aimer, se disputer puis se réconcilier. Mais il y a des gens qui ne sont pas faits pour êtres aimés, qui ne sont pas faits pour avoir de véritables amis sur qui compter. Comme moi. J'ai l'impression de mendier des amitiés qui ne viendront jamais. Mais j'aurais tellement aimé retrouver un ami avec qui pouvoir parler de ces douleurs qui me hantent encore 20 ans après. Un ami, un seul.

11 avril 2021

fragilités

Eh bien nous y voilà, aurore a eu 17 ans. On lui a offert des livres.
Bien que confinés, on lui a donnée l'autorisation ce jour-là de voir son petit ami. C'est un gars normal, qui semble équilibré. Ils sont tous deux férus d'écologie. 
La seule chose que j'ai toujours souhaité pour aurore, c'est qu'elle ne me ressemble pas psychologiquement. Qu'elle mène une vie saine. Elle en prend le bon chemin. 
Avec ses cheveux bleu et rose, elle nous fait marrer :-)

Mon homme a été voir le médecin : il a un souci d hypertension. Il est le seul à se démener depuis des mois à travailler pour nous éviter un gouffre financier, cela l'a stressé. Du coup je me suis inscrit à pole emploi. ça ne m'enchante pas du tout mais on a besoin momentanément d'une allocation, on n'a pas envie de ne plus pouvoir payer notre loyer.
Je n'achète plus rien depuis des mois, hormis des courses alimentaires.

J'ai l impression que le covid sonne le glas de ma carrière.
A presque 40 ans, on est jugé trop vieux pour rester danseur, on doit se reconvertir ou en chorégraphe ou en prof de danse. Avec les écoles fermées, je ne risque pas d'enseigner et chorégraphe est compromis. En tant que danseur pro, je peux continuer le spectacle, mais c'est à nos risques et périls. Je ne dirige pas (par choix) une grosse troupe, mais deux danseurs ont attrapé le covid, ainsi qu'un musicien. Cela plombe le reste. Pourquoi répéter en salle si le spectacle ne peut pas etre représenté à cause du couvre-feu ? Vais-je quand meme me produire dans des théâtres privés ? Est-ce que je vais de nouveau louer une salle alors que le spectacle est terminé et qu'il vaut mieux répeter directement sur scène ?

Autant de questions qui m'angoissent et me fragilisent.

Je m'occupe de mon cher et tendre mari pour qu'il ne se stresse pas inutilement. Petit dejeuner au lit, bisous dans le cou, douceur sexuelle, massages relaxants, tisanes bienfaisantes. 

Depuis quelque temps, j'ai des reminiscences de mon enfance. Des instants simples, positifs. Très brefs, toujours les mêmes. Je me revois en train de lire quand j'avais 12 ou 13 ans. A cette époque, lire était pour moi un refuge, un abri qui me permettait d'occulter la réalité néfaste qui m'entourait. Je me revois à 17 ans quand je m'essayais à la peinture. C'était pour moi un moment où je me sentais libre d'etre créatif, d'etre moi meme. Je me sentais en paix avec moi. Je me voyais un avenir. J'avais le sourire quand je peignais.

J'en ai parlé avec mon homme. Comme il est psy pour enfants, il a l habitude de reconnaitre les traumatismes quand ils ressurgissent. C'est apparemment mon "enfant intérieur" qui refait surface pour faire la paix avec moi. C'est une obsession, ces souvenirs reviennent en boucle dans ma tete et sous forme d'émotions. ça ne dure pas plus de quelques secondes, mais c'est très prenant. Selon mon merveilleux chéri, c'est mon désir de retrouver mon identité réelle qui se manifeste. Je pense qu'il a tout à fait raison. J'ai perdu mon Moi en chemin il y a bien longtemps.

Quitte à etre confiné et fragilisé, autant retrouver mon identité profonde, loin des apparences. Du coup j'étudie le texte d'éthique juive "alé chour" du rav wolbe, un livre qui aborde la connaissance de soi.

25 juin 2020

a prioris sur danseurs

La danse est un domaine qui subit encore pas mal de prégugés de genre, comme :

-tous les danseurs sont gays

-les danseuses sont des salopes

Rien que ça, c'est super énervant car faux.

Dans mon profil, j'ai mis volontairement une photo "ambigue": un homme en tutu rose ! 🤣

Nous y voilà: le rose pour les nanas, le bleu pour les gars; c'est très caricatural et simpliste. Je m'amuse parfois à un jouer "le trouble-genre" pour faire avancer les mentalités. Un jour, y a 3 ans , quand je faisais des phlébites on disait de moi que je serai incapable de danser aussi bien qu'avant, alors je me suis pointé ...avec des bas de contention noirs sexy, un corset et du rouge à lèvres et j'ai dansé devant l'équipe ! ça a bluffé tout le monde.Je déteste les a prioris qui cadenassent l'esprit et les décisions qui en découlent !

On est tous complexes, on n'est pas à 100% femme ou 100% homme.

Pour moi danser est l'occasion d'utiliser l'art pour provoquer les moeurs et être moins intolérant.

12 août 2022

mon livre est en promotion

 

Mon livre "le requiem du danseur" est en promotion, 3 euros au lieu de 8 euros.
J'ignore si je dois m'en vexer ou m'en réjouir, mais  c'est une bonne nouvelle pour les lecteurs, donc n'hésitez pas !

Pour ceux qui ne savent pas de quoi il retourne, je résume. Ce roman est une double histoire : celle de camille, un jeune homme qui vit plutôt mal son homosexualité et tombe dans la drogue pour oublier ses amants violents ; d'autre part géraldine, une très jeune fille qui se destine au patinage artistique de haut niveau, mais son identité féminine la complexe beaucoup. Ce roman parle de la transidentité et de l'homophobie. Je l'ai mis dans la catégorie "érotique", mais il s'agit davantage de sensualité que de vulgarité. J'ai tenté d'aborder, en me fiant à mon propre vécu, le sujet du viol et de l'identité trouble. J'ai écrit ce texte pour les jeunes qui ont du mal à accepter l'homosexualité, mon objectif est de sensibiliser sur la dérive du communautarisme gay (drogue, viol, orgies, suicide)  tout en souhaitant m'adresser à un public large afin de mettre en lumière le mal-être qui existe encore chez beaucoup de jeunes homosexuels.

Le requiem du danseur - Alex N.

2003, Paris. Camille est un jeune homme gay en quête d'amour et d'identité. Nous suivons ses tribulations extrêmes au travers d'un texte érotique et noir, avide de poésie désespérée et de sensations émoustillantes, qui oscille entre drames humains et scènes de sexe. Cet ouvrage aborde les suj...

https://www.decitre.fr

22 février 2023

la santé de mes livres

Ce n'est pas facile du tout de se faire connaître comme auteur. Je me rends compte que, si on ne fait pas partie de grosses maisons d' édition comme gallimard, hachette, albin michel, on vend très difficilement. Chez edilivre, il n'y a aucune visibilité pour les auteurs. Trop de publications par jour, ça finit par noyer les livres parus. Chez echo editions, plus élitiste, au moins les livres sont plus visibles par les internautes. Dernièrement, l' émission "des livres en bonnes voix" a présenté mon recueil de poésies "l'anachorète", sur lyondemain.

Vous découvrirez également de belles pépites littéraires ! Poésie, science-fiction, roman d’aventure…
avec les auteurs Serge Lapisse (L’annonce d’un printemps) , Alex N. ( L’anachorète) , Christopher
Johan (l’Univers n’oublie rien), Emilie Courts (Parallaxe) , Michèle Marie-Lapanouse (Le secret des
commodes), Patrice Cochet-Balmet (les chroniques de Zemla).

Quant aux autres, ils sont présents sur des lieux que j'estime prestigieux : le centre national de la danse, le centre supérieur d'art dramatique, les centre LGBT de paris et lyon, la bibliothèque de l'Odéon. Il faut vraiment se démener pour faire connaître ses bouquins aux librairies. J'ai même essayé de convaincre des librairies quebecquoises, mais sans succès, on me répond que "la consignation n'est pas au point"ou que les rayons sont déjà pleins à craquer. 

C'est certain qu'il y a beaucoup, beaucoup, de livres publiés chaque mois, on est obligé de faire le tri dans ses rayons. Surtout que les maisons d'edition en ligne fleurissent, sans toutefois être prises bien au sérieux. Parfois, je passe une heure devant mon ordi à contacter ....100 librairies !!

Ce que ça me fait d'avoir mes livres dans des bibliothèques, sans compter le prix littéraire reçu en novembre ? Je suis fier. Même si parfois j'ai quand même l'impression de ne pas être pris au sérieux en tant qu'écrivain ; ni en tant que personne, d'ailleurs. Désormais je boycotte les gens de ma vie, j'en ai vraiment assez qu'on s'adresse à moi avec arrogance et intolérance comme si j'étais un pestiféré. Au moins, j'ai laissé une trace plus durable avec mes bouquins.

22 décembre 2020

la danse, mon âme

Parfois, je me dis que si je me suis lancé dans la danse classique, c'était surtout pour faire plaisir à ma mère. Mais comme c'est une garce, je n'ai jamais eu la moindre reconnaissance (ni même amour, disons-le) de sa part.


Quand elle était jeune, elle voulait devenir prof de danse, mais suite à un souci au dos elle s'est reconvertie dans le stylisme. Elle m'a poussé très jeune à me former à l'école nationale de l'opéra de paris, dans l'espoir que je devienne un surdoué, un danseur étoile. Sauf qu'être danseur étoile ne court pas les rues. Quand elle a vu que je ne prenais pas la direction tant souhaitée, elle m'a regardé avec mépris, comme si tous mes efforts étaient vains.


Je viens de terminer un second roman, cette fois-ci sur le domaine de la danse classique. C'est tout ce que j'ai toujours voulu dire sans oser. On nous apprend surtout à être discipliné, or être un bon petit soldat n'a jamais été mon fort. Même si j'aime énormément les ballets, je ne supporte plus l'élitisme et l'arrogance de ce milieu. Quand on a une santé défaillante, on est vite dégagé de la liste des danseurs intéressants. Bien que j'aie connu un certain succès au canada, ici je ne suis personne. C'est l'anonymat le plus dur à digérer, je pense. Et justement, je ne veux pas faire une dépression à cause de cet anonymat.


Le spectacle que je crée est le mien, dans le sens où j'ai crée mes propres chorégraphies. Je ne réinterprète pas pour la énième fois le lac des cygnes ou perséphone. La plupart des danseurs classiques sont mûs par la gloriole. Moi en premier, je l'ai été. Mais après les phlébites musculaires, j'ai réflechi à mon avenir. ça a été un tournant décisif. Cest la première fois que je remonte sur scène depuis ce souci de santé. Je suis obligé, une fois par an, de voir un flébologue pour contrôler l'état de mes jambes par un doppler et avoir l'ordonnance pour l'anticoagulant que j'ai sur le long terme. Seuls me proches le savent, mais c'est parfois difficile pour moi de me projeter en tant que danseur dans le futur. Heureusement que j'ai mon mari et mes deux enfants, sinon je n'aurais pas tenu je pense.

5 février 2021

déphasé


A plusieurs reprises, il m'est arrivé, après une représentation de spectacle, d'être attendu par des admirateurs assez jeunes qui quémandaient des conseils pour devenir eux-mêmes danseurs. Ils me complimentaient sur ma façon de danser, mon physique. Je les écoutais gentiment, je ne les envoyais pas promener. Après tout, le ballet fascine. Le monde du classique est jugé presque féérique, alors que la réalité est nettement plus dure. Déjà, un ballet se répète au moins 4 heures d'affilée par jour. En plus des 3 heures de technique quotidienne. Les répétitions sont difficiles, pas mal de discordes au sein du groupe, parfois on se fait des foutus claquages qui bousillent une carrière. Arrivé vers 40 ans, on est jugé trop vieux pour etre danseur, du coup on doit se reconvertir, soit en prof de danse soit en chorégraphe. Voilà pourquoi je pense de plus en plus au cabaret, mais bon... j'espère ne pas m'illusionner car il n'y a pas beaucoup de demandes dans ce milieu. A moins d'ouvrir son propre théâtre. Ou de créer sa compagnie de danse. Que d'idées mais pas toujours les moyens pour réaliser... Personnellement je ne suis pas inscrit comme intermittent du spectacle car je connais trop d'artistes qui sont emmerdés par pole emploi juste parce qu'ils ont des allocations. Je ne veux pas qu'on se mêle de ma carrière. Heureusement que mon homme est psy pour enfants avec son cabinet et son site internet pour assurer les consultations régulières. La vie est dure en ce moment, je n'ai pas de salaire à proposer. Puis comme mes charmants parents m'ont coupé les vivres quand je me suis marié...Alors je ne dépense rien, en attendant que le spectacle reprenne, ou plutôt se finisse enfin, et fasse des entrées. En espérant surtout ne pas être encore une fois reconfinés...

13 février 2021

exit twitter

J'ai supprimé mon compte twitter. A quoi bon le garder puisque je n'y ai pas particulièrement de bons souvenirs ? A qui la faute ? A mon "amie" trans. Celle-là, je ne peux pas la voir en peinture. Pour la faire chier, je lui ai dit qu'elle était comme tous les mecs : un enfoiré. C'est l'argument qui tue, pour une trans. Mais voilà, je ne peux plus supporter son hypocrisie. Tout était constamment de ma faute, c'est à cause de moi qu'elle se sent grosse merde quand je lui parle, je suis incohérent, elle n'a plus aucun sentiment pour moi, des engueulades à tout-va sur twitter en messages privés. Bref que du bonheur. Donc ce bonheur, je l'ai supprimé. Je l'avais rencontré sur un site de rencontres il y a 2 ans, pour une amitié avais-je bien spécifié. Bon feeling dès le départ. Soi-disant un coup de foudre de son côté. Mon cul, oui. Que des mensonges.

15 septembre 2020

anniversaire de mariage

Ce fut probablement notre plus bel anniversaire de mariage. A cause du coronavirus qui nous fait tristement prendre conscience de notre mortalité et, surtout, du risque plus ou moins imminent que l'on peut perdre son conjoint.


Il est ma moitié. Une partie de mon âme, celui que j'attendais depuis toujours. Sans lui...😪 Vivre sans lui, pour moi, ce n'est pas vivre mais seulement survivre avec un trou béant dans le coeur. Je ne m'imagine pas être sans lui. Il y a quelques années , mon homme a eu un léger accident de moto alors qu'on se trouvait à vancouver. C'était une commotion de rien du tout, mais j'ai eu si peur de le perdre, j'ai à peine dormi pendant une semaine, je me voyais déjà veuf, j'avais des crises de larmes et d'angoisses à l'idée de le perdre. Mon frère m'a toujours reproché ma "dépendance" à mon homme, mais je n'y peux rien... quand j'aime quelqu'un, je suis soumis et dépendant.


M'être marié avec lui était un rêve qui se réalisait. Tout de suite, au début de notre relation, je suis tombé amoureux fou de lui.Au bout de 3 semaines, j'étais accro ! Lui a mis plus de temps pour m'avouer ses sentiments mais il a été pour moi la lumière de ma vie, alors qu'à cette époque j'étais dans de sombres abîmes. Fêter chaque année notre date de mariage est précieux pour nous deux. On est deux. Trois avec sa fille adoptive (que je considère totalement comme ma fille, soit dit en passant). On est parti au canada à l'origine pour se marier, à l'époque on ne peut pas le faire en france; puis on est resté. Je n'ai jamais, jamais, eu de regrets quant à notre liaison. 17 ensemble, ça se fête à chaque fois comme une nouvelle moisson de vécu et de sentiments qui nous lient. 17 ans de compréhension mutuelle (même si je suis explosif par moments, j'avoue, j'avoue !), de passion sexuelle, de douceur, de rires, 17 ans où je peux pleurer dans ses bras quand ça ne va pas. Il est mon meilleur ami, mon meilleur amant et mon seul amour. Les mots ne suffisent pas pour décrire ce que je ressens : c'est ça l'Amour.

7 août 2020

manque de repères

"C'étaient la peur, le désarroi et le manque de repères qui lui faisaient éprouver des sentiments contradictoires..." de fiona McIntosh "La rose et la tour"

Comme je me retrouve dans cette citation...Depuis que je suis revenu sur panam, j'ai peur que mes anciens démons ne refassent surface : désir de drogue, fuite nocturne, besoin de scarification, agoraphobie...Mais à la différence de mes 19-20 ans, mon mari est là. Ma fille aussi. Etre entouré par des gens qui vous aiment avec simplicité et honnêteté change tout.

Allez alexandre, respire...

Avant je vivais dans la peur constante .Peur de la haine homophobe de mes parents.Peur de décevoir leurs ambitions. Peur de mes amants violents. La cocaine était ma seule compagnie et vérité.

On ne me donnait que du fric, jamais l'affection que j'attendais. Quand j'en parlais on me traitait de capricieux. Alors j'ai appris à me cacher dans les contradictions. Volontairement je me masquais de moi-même pour me protéger des autres et me punir d'être moi.

J'écrivais compulsivement de la poésie pour débarrasser ma tête des souvenirs asphyxiants, ça ne marchait pas. Seul l'amour sincère de mon homme m'a sauvé de moi-même.  Grâce à sa gentillesse, j'ai eu une vie. Amen.

18 janvier 2024

cracher à la gueule de l'autre quand on ne se comprend pas

Depuis plusieurs mois, mon mari a des difficultés avec certains de ses patients. Lui et ses collègues ont remarqué que depuis la crise du covid les gens ne supportent plus du tout d'être contrariés. Je veux bien que la mentalité change après une grave maladie, on se rend compte de ce qu'on aime vraiment ou non, mais là c'est très problématique parce que les gens se prennent tous mutuellement pour des abrutis. Dans mes souvenirs de jeunesse, jusqu'à ce que je parte vivre au québec, les gens se parlaient plus facilement. Même si les points de vue étaient différents, le dialogue était présent. Aujourd'hui les gens sont très prétentieux et vides. Il y a peut-être 3 ou 4 ans, on avait été dans un camping pour les vacances. A la fin du séjour, je vais à l'accueil pour payer. Il y avait une queue d'enfer. Moi, étourdi, je me trompe de sens. Je me mets à la fin de la queue au lieu de me mettre au début. Et là, au lieu de rire de mon étourderie, les gens ont commencé à s'énerver comme si j'étais un délinquant. Ils semblaient littéralement Outrés par ce que j'avais Osé faire ! J'ai naturellement eu droit à des réflexions sur mon manque de savoir-vivre notoire... Etant donné que je n'ai pas ma langue dans la poche et que j'ai une personnalité assez explosive, je leur ai rétorqués qu'ils devraient prendre encore une semaine de vacances ... Cette anecdote n'est pas bien grave mais elle reflète un problème populaire dans ce pays. Depuis qu'ils vont tous sur les réseaux sociaux, ils pètent tous plus haut que leur cul.
Plus ça va, plus je pense m'acheter un petit pied-à-terre en sicile. J'ai besoin de renouer avec mes origines italiennes parce que je me sens complètement étranger aux français. C'est du gâchis de revenir vivre dans un pays pour finalement s'y sentir très mal et pas à sa place du tout. Dire que les français avaient autrefois la réputation d'être l'incarnation de la politesse, il y a de quoi devenir cynique. J'ai des réactions très italiennes que les français ne pigent absolument pas, ça me déprime totalement, j'ai besoin d'air.

17 janvier 2024

perdu

Je ne me suis jamais entendu avec les mecs binaires. Hier comme aujourd'hui, le contact avec eux se finit toujours en prise de bec.
Bien des fois j'ai essayé de jouer le rôle d'un gars binaire, dans le but de refouler ma non binérarité. Le problème majeur quand on se sent transgenre, c'est qu'on n'est pas du tout compris par les autres. On ne vit pas sur la même planète, on n'a pas le même système de valeurs. On ne suscite aucune compassion. Quand je cache ma transidentité, on me trouve très sympa, mais dès que je la montre ouvertement alors étrangement on me trouve tous les défauts : je suis incohérent, égocentrique, je me pose en victime, je suis odieux ... Quand ce mépris vient de la part de gays, c'est d'autant plus douloureux que c'est incompréhensible. Les mecs binaires, hétéros ou homos, ont toujours été salauds avec moi, parce qu'ils justifient leur haine, ils se donnent toutes les raisons pour retourner la situation en ma défaveur, pour me faire culpabiliser. Ces mecs sont toxiques car ils déforment systématiquement mes propos pour se donner raison et me faire passer pour celui que je ne suis pas. J'ai mes qualités, mes défauts, point.
Toute ma vie, j'ai rencontré des gens toxiques. Toute ma vie j'ai rencontré des individus abusifs. Avant je ne répondais rien, maintenant je leur rétorque. Mais c'est peine perdue d'essayer de se défendre face à ces salopards car ils s'estiment dans leur droit. Tout ce qu'on leur reproche, ils vous le reprochent ensuite en des termes similaires comme un jeu de ping pong.
En france il y a vraiment un gros problème avec les transgenre. On est rejété de partout, par les hétéros et les homos. Moi, je me sens désormais dans une impasse, je ne sais plus vers qui je dois aller, à qui je peux parler. Ces mecs binaires sont dangereux car ils vous poussent vers la dépression nerveuse, le suicide ou la drogue. Leur haine pathologique est d'autant plus fourbe qu'ils la camouflent derrière une morale sur le savoir-vivre.
C'est à cause de ces gens-là que je n'ai jamais réussi à assumer ma transidentité. Parfois, j'ai envie d'en parler mais le dialogue avec les autres est systématiquement absent. Voilà pourquoi le vin est par moments une compagnie préférable à celle des autres. Je suis perdu. Je ne sais plus quelle voie suivre, parce qu'à chaque fois que je me montre enfin moi-même c'est là qu'on me rejette.

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