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Ma vie et moi 🙂
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29 mars 2022

iphone de merde

Déjà que je n'aimais pas beaucoup l'iphone mais alors là ...!Hier, un mec a photographié avec son iphone ma chatte ainsi que l'intérieur de l'appartement. Je l'ai sérieusement engueulé. Il m'a répondu connement par un "je fais ce que je veux", mais non avec moi il ne fait pas ce qu'il veut. Je l'ai menacé de porter plainte contre lui et ai appelé les flics pour obtenir une patrouille dans le quartier. Ce type pouvait être un cambrioleur. Cet incident réveille ma haine de l'iphone. Il y a 10 ans, un gars m'a harcelé sur internet. J'ignore qui il était, il faisait peut-être partie du personnel du spectacle "giselle" auquel je participais en tant que danseur. Il a fait une fixation sur moi, il a mis une vidéo sur dailymotion où on me voyait en train de danser mais aussi chez moi quand je jardinais, par exemple. Il m'avait suivi jusqu'à chez moi,cecinglé.Quand j'ai vu la vidéo sur internet , j'ai porté plainte. Au commissariat, on m'a appris que beaucoup de  gars filmaient les ébats sexuels avec leur partenaire, pour ensuite les harceler sur internet. Les iphones ne servent qu'aux délinquants, ceux qui se croient tout permis. Ils filment et photographient les gens à leur insu, en violant leur vie privée. J'en ai parlé à ma fille, je voulais qu'elle comprenne la gravité ce qu'implique l'iphone dans la vie de tous les jours. En plus, ce n'est pas écolo, les millards d'iphones dans le monde augmentent considérablement l'effet de serre dans l'atmopshère. Ce n'est pas parce que l'iphone est ma mode qu'il n'est pas dangereux. Du coup, je suis tant écoeuré de ce truc que j'ai repris un téléphone portable basique, sans internet. ça fait du bien.

iphone 

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3 octobre 2022

le danseur cassé

Les représentations du spectacle de danse se sont bien déroulées. Pas de tournée à l'étranger, nous sommes restés sur paris et sa région, nous produisant dans des théâtres modernes pour la plupart. Les critiques d'art sont positives, les morceaux de piano classiques ont plu au public, ainsi que nos chorégraphies. Nous avions des costumes volontairement très basiques : juste-au corps et collant gris, chaussons et boléros à paillettes pour renvoyer les lumières led disposées sur le bord des scènes. L'idée de ce spectacle était de danser un peu comme des ombres, sans faire ...ombrage à la pianiste. Comme si nous glissions sur scène, un peu comme une sorte de surplus. La simplicité du concept a plu, pareil pour nos chorés légères.
Une semaine après le début, j'ai eu peur de devoir arrêter. Je me suis coincé le dos en dormant, le réveil a été douloureux ! Heureusement que ça s'est produit dans la nuit d'un samedi au dimanche, sinon je n'aurais pas pu danser. Le lundi matin, la douleur était partie, notamment grâce aux massages que mon homme m'a fait dans le dos la veille. Pratiquement toute la journée, je suis resté allongé pour atténuer la souffrance qui se localisait dans l'omoplate droite et me handicapait le bras droit. Je n'ai pris aucun médicament, étant donné que sous anticoagulant je ne peux pas prendre d'anti-inflammatoire. Heureusement que mon mari a un talent de kiné ! C'est probablement à cause de mon anémie que j'ai eu ce claquage, on m'avait prévenu que le manque de vitamine D engendrait ce genre de problèmes.
 J'ai repris le spectacle en faisant bonne mine, malgré des gestes plus rigides qu'à l'accoutumée.
Parfois, je me demande pourquoi je m'évertue à danser, alors que je suis cassé de partout : aux chevilles, au genou, au bassin et maintenant au dos. J'approche non sans angoisses de mes 40 ans, âge de la retraite pour les danseurs. Cela fait déjà un an que je me cogne la tête contre les murs en me demandant ce que je vais faire de mon avenir. Rester dans la danse ou me former ailleurs ? Ma formation pour devenir écrivain public ne m'enchante pas, je m'ennuierais sec dans ce boulot. Je ne me vois carrément pas le cul sur une chaise tous les jours devant un ordi, enfermé dans une pièce aseptisée. J'ai besoin d'air, de mouvement, de créativité. Enseigner la danse ? Oui, pourquoi pas. Déjà essayer de proposer des cours particuliers, je verrai ensuite pour m'officialiser dans une école. Rester chorégraphe ? J'adore inventer des chorégraphies, mais tenir une troupe me fatigue les nerfs et le corps, déjà mis à rude épreuve depuis quelque temps.

24 août 2022

placebo

J'aime ce groupe de rock culte depuis très longtemps. Je l'ai découvert en meme temps qu'asia argento, l'actrice italienne qui a eu tant d'importance pour moi avec son film "scarlet diva". J'avais 18-19 ans. On se foutait un peu de moi quand je disais que j'étais fan de brian molko, on me disait que je réagissais seulement avec mes hormones étant donné que ce chanteur est bi.

En vérité, j'adorais ce groupe à cause d'une interview que ses membres avaient donnée à la télé, à l'occasion de leur premier album. Brian molko avait dit , en parlant de l'origine de la formation du groupe: "c'était la musique ou la mort". Cette phrase a résonné en moi de manière si forte, si profonde et si inattendue, que je n'ai jamais pu oublier ce goupe. Pour moi, c'est bien plus qu'un attrait pour leur musique, j'aime les personnalités qui se dégagent des chansons, des paroles, des mélodies. Je vibre énormément à la musique, c'est pour moi une sorte d'identité parallèle.

La musique ou la mort : c'est toute une période de ma vie qui peut se résumer ainsi. Ecouter de la musique ou me tuer. J'ai choisi la musique pour hiberner ce mal-être lancinant. Leur musique fut pour moi un placebo sur des douleurs trop dures à supporter. Je fermais les yeux et oubliais.

 

 

26 juillet 2022

i am gaga

J'aime bien lady gaga. Surtout depuis que j'ai appris qu'elle a été violée à l'âge de 19 ans, alternant crises de boulimie et anorexie depuis. J'ai été anorexique par le passé. Souvent, les gens me disent, en me dévisageant de haut en bas comme un morceau de viande : "woah, ce que tu es mince, canon le mec !".On veut me regarder quand je fais du sport, parce que ça fait fantasmer un mec qui transpire en dansant.
La danse est un sport , mais dans la tête de beaucoup de gens hélas, c'est un fantasme sexuel, le danseur est forcément sexy, il doit forcément s'allonger sur le lit en vue des fantasmes les plus crus. Et si on dit non ? Lady gaga a préféré se faire vomir, comme moi, plutôt que de dénoncer son agresseur. Pourquoi a t on aussi peur ? Pourquoi préfére t-on se faire vomir, maigrir, se punir, au lieu de prendre son courage à deux mains pour dénoncer son violeur ? Pourquoi se conforte-t-ton dans le mensonge, l'illusion et la peine sordide ? Lady gaga a parlé de son vécu traumatique pendant metoo, bravo. Elle a osé raconter son choc. Mais qu'est ce qu'une victime de viol, aux yeux des gens ? Une proie consentante, provocatrice? Immorale ?

humeur : bourré

 

 

21 août 2021

Vieux con ?


Ce matin, j'ai engueulé des jeunes qui traînaient dans la rue en face chez moi. J'étais dans le jardinet, je voulais faire mon sport mais leurs ricanements m'ont énervé. Donc par-dessus la grille, je leur ai fait la morale : "vous ne pouvez pas la mettre en veilleuse ? Il est 5 heures du matin ! Cessez de hurler, c'est la moindre des civilités !" Je m'attendais à des insultes. Ben non, un gars s'est excusé tout de suite : "excusez nous monsieur... on est jeunes, on profite...on a un peu bu...s'il y a le moindre problème, appelez la police." Cela m'a un peu destabilisé. Du coup je me suis calmé, je leur ai dit que ce n'était pas mon but, que je leur demandais simplement de parler moins fort et j'ai insisté sur le "merci" (un peuf forcé, c'est vrai).

Voilà pour l'anecdote. Le souci, c'est que je me suis senti mal après.Terriblement vieux con. Pourquoi ? Parce qu'à leur âge j'étais comme eux. Je leur ai dit "moi aussi j'ai eu une jeunesse, je ne hurlais pas comme ça". C'était un demi-mensonge. Quand je prenais de la cocaine, j'étais tout sauf discret. Il m'arrivait aussi de picoler dehors. Il n'y a pas si longtemps d'ailleurs, je levais souvent le coude...A ce moment-là, j'ai eu l'impression d'être comme ceux qui me faisaient chier constamment par le passé, et je sais à quel point ce mépris peut être destructeur...

Ma fille me traite de rabat-joie. Mon homme me dit que je tiens des propos homophobes. Alors, la question que je me pose est celle-ci : pourquoi suis-je devenu si intolérant ?
J'ai toujours eu un caractère intransigeant, c'est à la fois ma force et ma faiblesse. Cela me rend déterminé, mais borné également.
J'ai le sentiment d'être frustré depuis cette crise de covid. Est-ce qu'on est tous dans le même bateau ? Ou est-ce qu'il y a des meilleurs et des pestiférés ?
J'essaye d'être quelqu'un de bien, parce que dans le fond je ne me sens pas quelqu'un de bien. Alors, je me raccroche à des valeurs morales conservatrices. J'en ai marre qu'on ne me prenne pas au sérieux, marre qu'on me juge sans apprendre à me connaître. J'ai tout le temps tous les défauts du monde : je suis dur, je suis capricieux, je suis immature, je suis autoritaire, cinglé...On me rend responsable de la déprime des autres, on m'accuse du ton que j'emploie.

Ma fille dit avec certitude que je fais ma crise de la quarantaine. A-t-elle raison ? Est-ce que j'ai envie de devenir ce genre d'homme ? Pas vraiment, non. Je suis nettement moins patient qu'avant. Je fais des insomnies régulièrement, aussi, ce qui n'arrange pas mon tempérament,me rend aigri. Aigri, c'est le terme qui me convient le mieux. Vieux con de droite.

Parfois, il m'arrive de faire le même cauchemar : je rêve que je me suicide, que je me coupe les veines du poignet. Je me réveille à chaque fois en sursaut, avec une douleur au coeur et une envie de pleurer. Parce que, c'est souvent un sentiment que je ressens à l'état conscient. S'il n'y avait pas mon mari pour être le pilier de mon existence, je ne sais pas je resterais en vie. J'ai quelquefois des pensées très tristes. Je me dis que si j'avais une maladie mortelle, je ne me soignerais pas. Je n'en ai pas envie, j'ai assez souffert. Je laisserai dieu faire son oeuvre.


humeur : triste

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8 février 2022

"leur indifférence est humiliante"

Si je devais choisir une phrase pour décrire ce que je ressens au tréfonds de moi, ce serait celle-ci.

Le jour où j'ai posté l'article sur l'autobiographie d'asia argento, je suis allé sur son instagram et je lui ai laissée un message en disant que j'avais aimé son message de courage, que je lui souhaitais de vivre sans tourments sur son île bien-aimée, que je l'aimais. Elle m'a répondu peu de temps après en me mettant un petit coeur et en écrivant "merci, de tout mon coeur". Autant dire que j'avais un sourire béat devant mon écran ! Mais ça m'a fait mal aussi, parce que j'ai réalisé que les anonymes sont bien souvent plus prétentieux que les stars. Asia, qui est une star internationale, trouve le temps de me dire merci avec sincérité, tandis que mes prétendus amis n'ont pas le temps de prendre de mes nouvelles ou de répondre à mes mails. Pas un ne me remercie quand je suis franc avec eux.


S'il y a une chose qui me rebute complètement, c'est l'indifférence car c'est la plus grande des violences. J'ai grandi dans l'indifférence de mes parents, et elle continue de me poursuivre, comme une malédiction. J'ai beau avoir des propos sympas, on me trouve "bizarre", genre "c'est quoi ce taré qui dit qu'il m'aime bien ??" Si je suis bizarre parce que les autres sont monstrueux d'indifférence, alors je préfère rester bizarre. Au moins, je garde mon humanité. L'indifférence est devenue chose banale aujourd'hui, les gens ne se regardent plus dans les yeux, ils disent "ça va ?" comme des robots, préfèrent matter leurs iphones plutôt que d'avoir une discussion intéressante avec autrui. Autrui n'existe plus. Il y a vraiment un problème avec les gens. Ah, ça ne plait pas quand je dis ça, mais n'empêche que j'ai raison : en quoi est-ce normal de ne pas répondre à un email, de ne pas demander comment je vais, de ne pas relever quand je dis que j'ai des soucis personnels, ne pas me regarder franchement dans les yeux ? C'est genre "toi, tu n'existes pas vraiment pour moi". Combien de fois des inconnus m'ont sorti : "si tu avais eu l'intelligence de ..." comme si j'étais le roi des crétins. Les gens se prennent pour des starlettes depuis qu'ils sont tous sur les réseaux sociaux et vraiment ça me met en colère parce qu'on déshumanise sciemment, volontairement, les rapports humains. Et quand on a le malheur d'avoir un coeur qui recherche le vrai, l'authentique, on se heurte à des murs qu'on a envie de démolir. Merde à la fin, c'est humiliant cette situation. Quand est-ce que les gens cesseront d'être indifférents dans cette société où on consomme les autres comme des cannibales et où on prend tout le monde pour des déchets ?! Putain, qu'est-ce qu'on se sent seul dans cette société d'indifférence !

15 décembre 2021

incitation à la propreté

Je viens tout juste de coller un gentil petit mot sur le poteau en face de chez moi : "Jetez vos masques dans la poubelle, cradingues !!!". Vraiment, je n'en peux plus des irresponsables qui jetent leurs masques chirurgicaux par terre. C'est dégueulasse, surtout en pleine épidémie comme maintenant.
Je vous incite à faire comme moi. Meme si ces mots risquent hélas d'être arrachés par des crétins de service, au moins je me dis que le message peut faire un effet domino. Il ne suffit pas de se laver les mains, il faut changer nos moeurs. Merde à la fin, il y a en marre de ceux qui diffusent sciemment le covid par leur irresponsabilité !!

16 octobre 2021

confinement mental

Depuis le mois de septembre, je débute un nouveau spectacle. C'est très différent de l'autre. L'autre, c'était entièrement ma création. Là, c'est un "plus" sur le spectacle musical de mon amie.

J'ai repris les trois mêmes danseurs de l'ancienne troupe, ainsi cela m'a évité de faire passer des auditions.
J'ai en tête de créer une chorégraphie participative, c'est à dire un spectacle où le thème n'est pas imposé à l'avance. Je suis chorégraphe, pas tyran. Du coup, les idées et mouvements avancent "ensemble". Il y a une bonne ambiance. Et surtout, ce qui compte pour moi, une ambiance professionnelle. 

Comme la salle est louée les après-midi par un autre groupe, je ne travaille que le matin. Cela m'arrange. Je lis, je me mets au tricot, j'écris.  Je réalise que je me sens toujours en confinement "mental" dans le sens où je n'ai aucune envie de reprendre une vie sociale. Je ne supporte plus ni les centres commerciaux, ni les cinémas, ni les restaurants. Le covid m'a fait changer d'aspirations. 

C'est juste un peu gênant à l'égard de mon mari, parce qu'il aime bien sortir. Pour notre anniversaire de mariage, nous avons mangé dans le jardinet, nous avons fait notre valse. J'ai eu plaisir à organiser un bon repas. Mon mari a vu mes efforts. Il comprend également mon besoin de vivre en reclus depuis quelque temps. Je fuis le monde extérieur. Je n'oublie mes traumas que quand je danse.

Je vais participer à un concours littéraire ce week-end.

28 mars 2021

pessa'h

Autour de moi, on ne comprend pas ce qui me pousse à pratiquer la religion juive, surtout des fêtes comme pessa'h ou kippour qui sont longues, compliquées et fatigantes.

Cela fait dix ans que je renoue progressivement avec mes origines juives. Ma mère en a toujours eu honte, du coup elle m'a fait grandir dans l'athéisme. Or être athée ne me convenait pas du tout, ça me filait d'énormes angoisses existentielles. Je me suis calmé quand j'ai rencontré la communauté loubavitch.
Cela s'est fait "par hasard",pendant une rando à la montagne d'argent. J'ai vu un couple de juifs 'habad devant les chalets de l'accueil, je croyais qu'il s'agissait de hamish. J'ai engagé la conversation. Sans savoir pourquoi, ils m'attiraient. Ils me donnaient l impression de sortir d'un autre temps.

Malgré mon apparence excentrique et egocentrique, je suis un timide. Je suis mal à l'aise en société. Le monde extérieur me perturbe. J'ai toujours préféré la compagnie des livres à celle des gens. Au moins, ils ne me jugent pas. Puis surtout, avec eux s'établit un vrai dialogue, je me nourris de leurs mots, mon intimité évolue grâce à eux. 

Si j'ai fait des études en philosophie en m'inscrivant à la sorbonne, c'est parce que je voulais aller au-delà des apparences, de la mienne surtout. Je cherchais à me cultiver, non pour en mettre plein la vue aux autres mais pour rehausser le peu d estime que j avais pour moi. Les autres m'ont toujours vu comme une salope, disons le clairement. Parce que j'étais beau. Parce que j'étais mannequin. Parce que j'étais en quête d'amour au travers une sexualité débordante. Je voulais mettre de l'humanité dans ma vie, hélas le retour en a été désastreux. Tout ce que les gens voyaient de moi, c'est que je me droguais, que je baisais, que j'étais canon. C'est tout. Seul mon homme a vu l'autre moi qui se cachait derrière cette apparence sulfureuse. Mais après l'avoir rencontré, après notre mariage au canada, après l'adoption d'aurore, après ma carrière de danseur, je voulais plus. J'attendais davantage.

Les juifs loubavitch sont mal jugés par tout le monde. Parfois à tort, parfois à raison. C'est un groupuscule fier de ses traditions qui bascule parfois dans l extrêmisme. La plupart des autres juifs plus libéraux les détestent. Moi, je les aime. Ils incarnent un idéal de vie auquel je ne pourrais jamais atteindre vu mon homosexualité. Non que je regrette d'etre gay, mais je regrette beaucoup le passé que j'ai eu. Même s'il était fascinant à bien des égards, j'en garde des souvenirs tumultueux très douloureux, très proches du suicide et de la dépression nerveuse. Je suis mal à l'aise avec beaucoup de lgbt. Cela surprend quand je l'avoue, mais faudrait il encore une fois que je me mente ? Que je dise à tout le monde"yes, je suis fier d'etre homosexuel ?" Bah non. J'ai aimé une femme. Deux en fait. La mère de mon fils, monica, qui vit en italie à florence,et mon ancienne meilleure amie dont je suis tombé amoureux et qui m'a largué comme une merde. J'avais 18 ans. Je n'ai jamais réussi à m'en remettre totalement. Elle a été ma muse pour plusieurs de mes poèmes tristes.

On m'a toujours forcé à paraitre ce que je ne suis pas. J'ai toujours voulu etre ce que je ne parais pas, pour me cacher. Rencontrer les hassidim 'hadab fut une libération, une explosion de mes obstacles intérieurs. Les rencontres humaines ne sont pas hasardeuses, elles ont un sens. Et je n'ai jamais pu me défaire de l'amour que je ressens pour les loubavitch. Je comprends les libéraux avec ma tête mais les 'habad avec mon coeur. 

Feter pessa'h est long, compliqué. Le rite dure une bonne heure et demi. Il faut manger accoudé en signe de liberté, il faut recouvrir ou découvrir les matsot à ce moment là, boire les 4 coupes de vin cul sec en continuant à lire la haggadah.. Mais ce n'est pas un repas comme un autre, il est là pour nous rappeler l amertume des juifs en exil. Et la sortie de l esclavage intérieur. On a tous besoin de sortir de ses propres barrières psychologiques qui nous empêchent d etre nous-mêmes. Hier soir, nous avons fait le premier repas. Avec mon homme, avec ma fille. Nous avons eu droit à un joyeux "c'est dégueulasse" lol d aurore quand elle a mangé l oignon au vinaigre. Ah bah oui, pas délicieux hein ! On a tous fait la grimace. Mais j'ai vu aussi la fierté dans le regard de mon mari, et cela me donne une force incroyable. Mon homme a le don de me donner une force de vie que je n aurais jamais eue seul. C'est lui qui m'a poussé à renouer avec mes origines juives. Je me suis converti au christianisme à 22 ans pour adopter la meme religion que mon homme, mais moi, Moi, je suis juif. Que cela plaise ou non aux autres.

26 août 2022

désir d'amitié

Etant donné que mon mari et ma fille sont partis trois semaines à montréal, j'en ai profité pour renouer des liens perdus de vue depuis longtemps. Tout d'abord, mon fils et sa mère, venus de florence pendant le grand week-end du 15 aout. Cela m'a fait un bien fou de les revoir, mon fils est un beau gosse maintenant, hehe, il ravit le coeur des filles à ce que je vois ! Quant à monica, je la trouve toujours aussi canon. Même si elle a grossi après ses deux grossesses, elle a un charme qui m'enveloppe toujours un peu plus chaque fois que je la vois. Elle a clairement ce je-ne-sais-quoi de dolce vita propre à certaines italiennes. C'est sa façon de rire, de me regarder, de bouger les cheveux, de se déhancher... Et, évidemment, à chaque fois que je la revois je tombe dans ses bras. Ou elle tombe dans les miens, je ne sais pas. Mon fils est habitué à cette situation, il a compris depuis longtemps que sa mère, malgré son mariage avec un homme d'affaires, est toujours amoureuse de moi et que je suis encore amoureux d'elle. D'ailleurs, on ne sait même pas si sa petite soeur anna donna est de moi ou de ce type qu'elle a épousé. Avec monica, j'ai toujours eu un lien d'amitié ambigue. On couche ensemble même si on n'est pas un couple.Mais c'est plus que passer un bon moment ensemble, elle m'a vraiment attrapé dans ses filets. Elle est la seule et unique femme que j'aurais, peut-être, aimé épouser.


Ensuite, toujours dans l'ordre de l'amitié ambigue, il y a eu manu. Manu, c'était mon meilleur ami quand j'étais jeune. Nous avions 8 ans quand nous nous sommes rencontrés à l'école de danse. J'en suis devenu fou amoureux dès mes 13 ans, mais ce n'était pas vraiment réciproque. Nous sommes sortis ensemble pendant 3 mois quand j'avais 15 ans, puis il a arrêté car il n'était pas prêt pour assumer son homosexualité. Nous sommes donc restés amis, et j'ai eu mon premier gros chagrin d'amour. Ensuite, nous avons pris de la drogue, c'est lui qui me refilait de la cocaine. Je n'ai jamais compris pourquoi il prenait de la drogue, il n'avait pas une famille pourrie comme moi qui le harcelait, il ne subissait pas de violences homophobes. Parfois, je ne le voyais pas pendant plusieurs semaines, il disparaissait. Puis je suis parti vivre au québec et je n'ai plus eu de nouvelles de lui.

C'est l'an passé, pendant la représentation de mon spectacle en province, que je l'ai revu. Il est venu me voir pour me féliciter du spectacle, sans savoir que c'était moi le directeur artistique-danseur puisque j'utilise un nom d'artiste, je me désaltérais quand il est venu me parler. ça été un choc de nous reconnaître. Il m'a donné son adresse, mon mari et moi sommes venus, ça s'est bien passé, puis on s'est téléphonés de temps à autre cette année. Mais j'ai réalisé qu'il m'avait terriblement manqué quand je vivais au canada, alors je suis allé seul chez lui, dans sa maison de banlieue parisienne. Il l'a achetée il y a plusieurs années, avant que son conjoint ne décède d'un accident de la route. C'est un havre de paix, clos de mur, le jardin est agréable, c'est calme, il n'y a aucun vis-à-vis avec les voisins. Pendant une semaine, je suis allé chez lui, comme nous le faisions avant. J'ai fait des allers-retours en moto, je partais en fin d'aprem après le boulot, je passais la nuit chez lui, le matin j'allais à l'entrainement du spectacle, puis rebelote. Nous avons beaucoup discuté, beaucoup fait l'amour, beaucoup ri. Avec moi, l'amitié avec un homme est toujours ambigue, ça se finit généralement au lit. Mais avec manu, c'est assez différent, parce que je ne veux plus d'amants qui me sont inconnus. J'ai passé ma vie à baiser des inconnus, je ne les supporte plus, ils ont fini par me dégoûter du sexe. Avec manu, c'est bien, c'est agréable. Il est normal, il est doux avec moi. Après, on s'endort tranquillement, dans les bras l'un de l'autre ( sauf quand il me réveille avec sa manie de me caresser les cheveux et ça me décoiffe !!).

Manu sait tout de moi, il a été là quand je me suis pété le genou à 13 ans et que je n'ai pas pu continuer à l'opéra de paris, il savait pourquoi parfois j'avais un oeil au beurre noir, il savait que j'étais le bouc émissaire à l'école, il savait ce qui se passait avec ma mère qui m'insultait sans cesse, il connaissait mon besoin vital d'oublier ma vie au travers la drogue, il savait que je n'aimais pas être mannequin tandis que tout le monde autour de moi faisait une fixation là-dessus en me faisant passer pour un éphèbe, il connaissait ma passion dévorante pour la lecture, il connaissait ma colère, ma honte. Par contre, je n'ai jamais réussi à lui parler des viols que j'ai endurés. Pendant la semaine où on s'est vus, je lui en ai parlé. Evidemment, des larmes ont coulé. Je n'arrive pas à en parler en détails à voix haute sans avoir envie de vomir, je me contente du minimum. Il m'a juste regardé avec un air triste, il a mis une main amicale sur mon bras et m'a fait un bisou sur les lèvres en me disant qu'il était désolé que cela me soit arrivé. C'est étrange mais... jamais personne (excepté mon mari) ne m'a dit ça. C'est pourtant une phrase toute simple, mais même mes propres parents n'ont jamais eu ce genre de gentillesse, de compassion à mon égard quand je leur ai parlés de ces agressions sexuelles.


ça m'a été un vrai soulagement de lui raconter certaines choses, de faire l'amour avec lui. De le retrouver enfin après toutes ces années d'absence. Surtout le dimanche, assis entre ses jambes sur le canapé devant scoobidoo, son bras autour de mon cou, ma tête sur son épaule, exactement comme quand nous avions 14 ans.

9 mars 2022

prédiction covid

Je ne suis pas devin, mais je vais tout de même faire une prédiction au sujet du covid : dans un mois, on aura une flambée phénoménale de covid en france. La faute à qui ? Au gouvernement qui a la très très mauvaise idée de supprimer le masque obligatoire dans les transports, les écoles, les entreprises, les musées... Je suis pour qu'on retire le pass vaccinal, mais pas pour inciter le maximum de gens à l'irresponsabilité la plus totale !! ça va être bien pire qu'au début de la crise sanitaire. Dans le train, il n'y avait que 30% de risque de contamination en portant le masque. Si les gens ne prennent plus aucune précaution, on va se retrouver très bientôt avec 80% de contamination.


Nos amis et notre famille canadiens sont sidérés de cette décision française qui flatte l'ego des irresponsables. A montréal, les gens font nettement plus attention au covid. En france, on veut faire l'autruche, faire comme si le covid n'existait plus. Rien que dans ma famille, 9 personnes ont attrapé au moins une fois le covid alors qu'ils étaient tous vaccinés. Je connais des personnes qui ont attrapé 3 fois le covid. Quand est-ce que les gens cesseront de faire n'importe quoi ?! Une chose est certaine, cette situation ne va pas améliorer ma phobie sociale, bien au contraire. Je ne suis pas prêt à retourner dans un ciné, dans une manif ou au resto.


C'est tout ou rien : ou on a affaire à des médecins qui vous font flipper en disant : "vous avez le nez qui coule, oh la la, vous avez certainement le covid, vous allez vous retrouver en réanimation si vous ne vous vaccinez pas", et d'un autre on voit le gouvernement qui pousse les gens à ne prendre aucune précaution d'hygiène en public. C'est incohérent. Avec cet état d'esprit, le covid est loin de se terminer. Le vaccin est expérimental, provisoire, il ne protège pas des contaminations, seuls le masque ffp2 et la propreté personnelle sont efficaces. J'aurais préféré vivre la crise sanitaire à montréal.

27 mai 2021

anecdote covid

Hier on a entendu une anecdote qui nous a faits froid dans le dos. En apparence, elle est ordinaire, anodine, mais quand on y réfléchit elle est très grave.


C'est une histoire banale depuis un an : un couple de personnes âgées, dont le mari a attrapé le covid. Pas la forme grave au point d'être en réanimation, mais il a été bien malade. Après s'être remis, il a développé une dépression nerveuse qui lui a valu une mois et demi d'hospitalisation en psychiatrie. Le couple a décidé de se séparer, car l'homme ne supporte plus rien.


Ce qui nous choque, c'est la facilité avec laquelle les couples se séparent.
Je suis probablement vieux-jeu, mais quand on est ensemble (marié ou en concubinage), c'est qu'on s'aime , non ? Quand on s'aime, on est censé prendre soin de l'autre, non ? Si on prend soin de l'autre dans les moments difficiles, c'est parce qu'on a construit un foyer, non ?

La facilité qu'ont les gens à se délester du poids du couple me sidère. Si mon homme attrapait le covid, je ne le rejetterai pas sous prétexte qu'il a un effet secondaire handicapant! Au contraire, je le soignerai du mieux possible.


Plus encore, cette anecdote me fait grincer des dents contre ceux qui ne mettent pas le masque dans la rue. J'en vois beaucoup. J'entends dire aussi des conneries comme : "si la gay pride avait lieu cette année, j'irai car j'en ai marre de vivre dans la peur". J'ai envie de répondre : "oh hé mec t'as 30 ans, réfléchis un peu !"


On vit dans une société où les rapports humains sont déresponsabilisés. On ne veut plus s'occuper de rien ni de personne. On veut vivre comme un éternel ado. Je ne comprends pas ce rejet. Je trouve ça dégueulasse. Même si mon mari avait un accident, s'il avait un cancer, s'il avait un handicap, je ne le jetterai pas ainsi !!


(ps : mes parents ont fait la 1e injtection du vaccin le 25, la 2e est le 6 juillet. Ils angoissent pour la 2e qui a des effets secondaires problématiques).


Humeur : choqué

12 novembre 2020

we green

C'est un nouveau réseau social spécialement conçu pour les militants écolos. Ma fille nous l'a fait découvrir. Comme elle trouve facebook, twitter et tik-tok cons, elle s'est mise là. J'en parle ici car c'est un très bon moyen d'utiliser le web intelligemment !

 

Bienvenue | WeGreen

WeGreen est composé de personnes ayant au moins un point commun : la volonté d'agir pour la planète. Agir vous démange aussi ?

https://wegreen.fr

 

7 novembre 2020

clip pole dance

Heureusement que mon pote et moi avons réalisé la vidéo de pole dance juste avant le reconfinement... On s'était vus un matin, à 6h 30. Il  faisait frais quand même... Dès 5h30 j'avais commencé à me maquiller pour la circonstance. Il fallait que je me transforme en drag queen. Pendant plusieurs semaines, j'avais répété la chorégraphie. Elle ne dure que 3 minutes, ça va. Mais je suis perfectionniste, je voulais que le rendu soit top. Et au final, avec mon costume kitch à paillettes et les lumières led connectées multicouleurs... ça le fait ! Le temps que mon pote crée le clip en alliant images et son, et voilà la video mise en ligne sur le site de l'asso trans ! Il y a des commentaires de gens qui apprécient le danseur haha !!

Ma choré est à la fois sexy, sensuelle, provoc' et esthétique. Comme il s'agit avant tout d'un message contre la transphobie, il a fallu montrer de la beauté, de la poésie  .... et surtout être en tempo avec la musique electro-disco 😉

Merci jérôme pour ton initiative, c'était cool 🤗🤩

5 novembre 2020

test psy

Mon cher mari se sert d'un logiciel de tests psys ludiques pour aider les enfants en difficulté à cerner leur identité. Je m'en suis servi 😉
"si tu étais..."
-un aliment? café
-un péché?  luxure
-un pays? tibet
-une période de l'histoire? moyen-âge
-une qualité? fantaisie
-un sport? danse
-un animal? panthère
-un habit? string (je déconne 😃 : tricot)
-un objet? pinceau
-un trait de caractère ? dérision
-un principe? ne pas faire aux autres ce que tu n'aimerais pas qu'on te fasse
-un film? forrest gump
-un mot ? art
-un instrument? orgue
-une vedette? bob dylan
- un projet? voyager

 Mon profil : personnalité créative, aimant la liberté, alternant entre recherche d'harmonie et fantaisie.

15 juin 2023

fin de carrière

Depuis quelques semaines, je suis en psychothérapie. C'est mon mari qui me l'a fortement recommandé, moi j'étais plutôt réticent. Mais à un moment, il faut admettre quand on va mal et qu'on a besoin d'une aide extérieure. Je parle beaucoup de ma fin de carrière de danseur. Il n'y a que mon mari et mon amant qui comprennent ma situation. Mais sinon, on me juge sans connaître ce que je ressens. Les gens ne se rendent pas compte de ce que c'est de cesser une carrière de danseur professionnel. Je danse depuis l'âge de 8 ans, j'ai donc dansé pendant 32 ans. La danse a toujours fait partie de moi, aujourd'hui je me sens amputé d'une partie de moi-même. Je me sens partiellement mort. Voir ce psy me fait du bien, parce que ça me permet de prendre un peu de recul. Puis surtout, ça me permet de mettre des mots oraux sur mon mal-être. La vérité, c'est que j'en ai plus que marre d'être environné de connards. Mes problèmes personnels sont une chose, mais c'est encore plus dur de les régler quand on est entouré d'individus très intolérants. Cesser d'être danseur, c'est d'autant plus difficile qu'on perd complètement de sa valeur professionnelle au yeux des autres. Presque du jour au lendemain, vous n'êtes plus personne, plus rien, vous devenez inutile, on vous oublie. C'est le plus cruel dans cette situation. On a l'impression d'avoir vécu pour rien. Et maintenant, je ne sais pas du tout comment redonner un sens à ma vie, d'autant que mes douleurs au genou et au bassin perdurent. J'ai fait un petit remplacement comme prof de danse dans une école, mais maintenant que c'est terminé je ne sais plus quoi faire de mes journées. Moi qui ai toujours été bourreau de travail, je me retrouve dans une situation où je me sens une loque. Et j'aimerais bien que les autres soient plus compréhensifs à mon égard.

27 décembre 2025

"pourquoi j'adore boulinier"

Pour ceux qui ne connaissent pas, boulinier est un magasin où l'on touve de tout en matière de disques, livres et dvd. C'est le principe du bouquiniste où les gens revendent (chaque produit repris 10 centimes, pas de quoi se payer un café). Je trouve cet endroit formidable pour diverses raisons : c'est pas cher du tout (cd à 2 euros, dvd à 50 centimes, bouquins à 2 euros) et les vendeurs font parfois de grosses remises si on achète un lot. A chaque fois que j'y vais, je trouve des perles rares, des artistes oubliés ou inconnus. Il y a beaucoup de musique des années 90-2000, pareil pour les films. Chez boulinier on ne touve que des vieux trucs. On peut trouver des livres anciens à 10 euros pièce, aussi des disques vinyles. ça permet de découvrir. Boulinier c'est vraiment un état d'esprit de farfouilleur, et c'est tout le plaisir. Par contre, le souci majeur c'est que tout part à une vitesse folle. Il n'y a qu'un exemplaire pour chaque livre et cd, si on n'achète pas tout de suite hop ça vous passe sous le nez définitivement. Je n'ai jamais été déçu en cd, c'est de la super bonne zik, sauf une fois, un cd que je croyais être de l'électro, en fait c'était du metal trash et très violent, brrr, je l'ai revendu.
 

6 février 2026

oh putain !

A force de m'entendre éclater régulièrement en sanglots tout en essayant de refouler mes larmes, mon matthew s'est demandé si j'avais eu un problème récemment. Je ne voulais pas lui en parler, puis bon c'est sorti. ça m'a fait du bien. Mon matthew a lâché un "oh putain" auquel je ne suis pas habitué dans sa bouche, mais il a eu raison... Oui, oh putain, ça craint. Ce qui s'est passé et qui m'a fait pleurer, c'est l'attitude du prêtre que j'ai vu dans le cadre de la formation. Bon, je ne peux pas nier être efféminé, même quand je fais des efforts pour le cacher. Je lui ai dit que j'étais gay.A un moment ou un autre, ça finit par se voir, même subrepticement. Et quand le prêtre s'en est rendu compte, il a commencé à jeter des regards déplacés en direction de mon sexe (j'étais assis sur un canapé en face de lui, à quelque distance). Je l'ai fixé, n'en croyant pas mes yeux. J'ai fermé les jambes et lui ai dit que je ne le provoquais pas. Là, il a levé les yeux au ciel en disant "c'est ça !". ça m'a sidéré, je me suis énervé, lui ai dit que sa réaction était inadmissible pour un prêtre, il a fait "oh !" avec un sourire, je me suis levé en voulant partir. Je ne me suis rassis que parce que j'avais mal dans le bas du dos. Autant j'aime beaucoup les enseignements de Jesus christ, mais alors je n'ai jamais pu spporter l'église qui est un énième instrument de pouvoir, idolâtre de surcroît, qui regrette que les femmes, les gosses et tous les gens différents de leur norme ne soient pas leurs esclaves. Leur discours prétendûment tolérant sur l'amour du prochain me faire marrer jaune, ce n'est pas sans raison si la société s'est autant déchristianisée. Cela n'a fait que confirmer ce que je pense depuis longtemps des prêtres : qu'ils ne sont pas nets. Je suis content de ne pas avoir donné suite, j'aurais eu des problèmes avec ce type. L'église, c'est la loi du silence. Loi de mafia, ouais. J'en ai vraiment marre des mecs avec leurs problèmes de bites.
 

14 janvier 2024

les salauds et moi

Toute ma vie, j'ai été environné de salauds. Tout d'abord mes parents, ensuite des pédophiles, puis des coups bas de la part de prétendus amis. Ce sont des traumatismes que j'ai toujours essayé de refouler le plus possible afin qu'ils ne me handicapent pas dans ma vie personnelle ou professionnelle. Ce ressenti extrême qui est le mien par rapport à ces individus exécrables ressort dans des cauchemars, quand je dors. Mais ce qui rend ce genre de traumas particulièrement horribles, c'est qu'ils s'insinuent progressivement dans la personnalité de façon à déformer en grande partie le regard que vous portez sur vous-même, durablement.

Toute ma vie, pour ne pas souffrir des salauds, j'ai fui la réalité, y préférant largement le déni. Quand j'étais au collège et que je me faisais agresser par des élèves, le soir je rentrais chez moi et j'oubliais ma journée en me plongeant dans un roman.Quand ma mère m'insultait et me frappait, je cachais ma peur derrière des sourires. Quand les pédophiles m'abordaient dans la rue, j'oubliais cette sensation de souillure en travaillant sur mes devoirs. Puis après, après, je suis passé à la drogue. Aujourd'hui c'est l'alcool. Faudrait-il encore que je mente pour faire croire aux autres que je vais bien ? Tout le monde s'en tape que j'aille bien ou mal. C'est peut-être ça le pire, de sentir au fond de soi que les salauds ont gagné, que leur acharnement à vous détruire a réussi. Parfois je me dis que je devrais replonger dans ma bulle, choisir encore une fois le déni qui, cette fois-ci, aura le visage de la transidentité.

2 mars 2026

J'ai vu une tourterelle qui ne bougeait pas, ne mangeait pas. Elle semblait avoir froid, elle gonflait ses plumes. Peut-être est-ce une femelle qui attend des petits...Peut-être est-ce la même que celle qui est tombée l'autre jour dans la courette ? Elle et moi, nous nous sommes regardés pendant pas mal de temps, je lui parlais, elle ouvrait souvent le bec comme si elle avait faim.Pauvre petite, j'espère que ça va aller. Qu'elle soit bénie par Dieu. 
Quand j'ai fermé la porte du jardinet, elle est partie. Je l'ai vue le 3e dimanche de carême: était-ce une manifestation du st-Esprit ? 
 

11 février 2021

stérilisation

On a emmené notre miss conneries se faire opérer chez le vétérinaire. Comme elle avait ses premières chaleurs (avec les roucoulements et les mamours qui vont avec !), on a bien fallu la faire stériliser. Arg. Cette opération me fait horreur. Cela choquerait tout le monde si je disais que j'allais faire opérer ma fille de 16 ans pour qu'elle n'ait jamais d'enfants, en prétextant la surpopulation mondiale...pourtant on trouve ça normal pour une chatte ou une chienne domestique ! Cette mentalité me dérange beaucoup parce qu'on continue de se croire "maitre et possesseur de la nature", décidant du droit de vie ou de mort sur les créatures. C'est totalement contre le droit animal.

1 novembre 2023

toussaint

Même si je me suis converti au christianisme il y a longtemps,je n'ai jamais assisté à une messe de la toussaint. Aujourd'hui est donc une première. C'est curieux car, même si j'aime vraiment beaucoup le Nouveau Testament et les enseignements de Christ, souvent je suis mal à l'aise à l'Eglise. En général, j'y vais quand il n'y a pas grand-monde, je me mets dans mon coin. J'évite les jours fériés, et même le dimanche, quand il y a trop de gens, sinon la crise d'angoisse se pointe et je n'ai qu'une envie : partir en courant...Ce qui me met si mal à l'aise, c'est de voir certains chrétiens qui tirent une gueule d'enfer, je déteste la mentalité petits bourgeois de certains cathos qui se permettent de regarder leurs iphones pendant la messe pour ensuite prier à genoux hypocritement. Je lis sur les visages de la fausseté, de la méchanceté, de l'indifférence, un air hautain, tout ce qui est contraire aux enseignements de Jésus. J'ai même pleuré un peu, car ils me rappelent l'absence de famille qui m'a tant fait défaut étant jeune et qui m'a durablement marqué. Parfois, je me sens mieux avec les juifs loubavitch que je trouve bien plus humains malgré leurs défauts. De toute façon, jésus-christ était un 'hassid, ce qu'oublient beaucoup de cathos englués dans l'aspect institutionnel de l'Eglise. Je préfère aider des personnes qui n'ont rien, ou des animaux errants qui ont tellement besoin d'affection et de soins. Cela au moins, c'est être conforme au Nouveau Testament.
Après la messe, nous sommes allés dans un parc où j'ai ramassé des châtaignes. ça m'a rappelé ce que j'ai toujours ressenti à la Toussaint, même sans religiosité : comme un apaisement dans l'air. Pour moi, prier à la Toussaint n'a rien d'une formalité ou d'une obligation, je le fais pour tous ceux qui sont dans le purgatoire. Je me dis que, quand je serai mort, j'aimerais peut-être bien qu'on se soucie de mon âme.

Quand je ne connais pas les règles d'un rite chrétien, je demande à christ de m'aider. Ce matin, j'ai demandé ce que je devais apprendre dans la Bible en ce jour de toussaint. Ma main a ouvert la page sur l'Apocalypse de jean, chapitre 7 (les 144 000 marqué du sceau divin). Eh bien pendant la messe, le prêtre a parlé exactement de ce passage ! Dans ces moments-ci, je sais que la communion avec christ est réelle, j'ai momentanément la sensation de ne pas être quelqu'un de mauvais, c'est un baume au coeur et à l'esprit.

26 octobre 2023

lobotomisés par l'iphone

Ce matin, je suis parti faire un jogging dans un parc. Pas de pot, comme il a plu toute la nuit j'ai glissé sur de la boue et suis tombé. ça s'est passé juste devant un gars d'environ 35 ans, qui m'a pas daigné me venir en aide ni même me demander si j'allais bien. Il préférait regarder son iphone ! J'en ai particulièrement assez de cette obsession pathologique d'internet, je ne supporte plus du tout ces accros de l'iphone dont l'unique intérêt dans leur vie consiste à zoner sur les réseaux sociaux comme des désoeuvrés. D'ailleurs, cette navrante manie de baisser la tête toute la journée devant son smartphone est devenue franchement ringarde ; il n'y a que des loosers sur les réseaux sociaux qui n'ont rien à dire, harcèlent les autres, ne fonctionnent qu'à la moquerie et la méchanceté. Un iphone, ce n'est qu'un téléphone, mais les gens réagissent comme si leur vie dépendait de ce boitier ! On le leur enlève, ils pètent un plomb. Ce qui me révolte, c'est de voir l'indifférence des gens totalement anesthésiés par cette stupidité d'iphone. Comme je ne veux pas être associé à ces gens-là, je ferme presque tout le temps le mien, je ne suis pas un mouton lobotomisé par un écran.
Quand j'étais plus jeune, j'adorais regarder les visages des gens dans la rue, le métro. Aujourd'hui, il n'y a plus personne à regarder puisque tous les gens sont pareils, ils font la même et unique chose : matter leurs iphones. Si ça, ce n'est pas être esclave, qu'est -ce que c'est ? Du coup, je ne regarde que les paysages, les monuments historiques. Les seules personnes dont j'aime encore voir les visages, ce sont celles des vieux films.

Quand je vois qu'à l'Eglise, il y a un prospectus disant : "Pour prier, connectez-vous" incitant à télécharger une appli catho, franchement... je ne sais pas si je dois en rire ou en pleurer.
Parfois, on me trouve trop sévère dans mon jugement, trop passéiste dans mon rapport à la technologie. Or, il y a plusieurs années, quand j'habitais montréal, j'étais un accro du smartphone, de facebook et d'instagram ! J'ai arrêté quand je me suis fait harceler par un "fan" qui adorait ma façon de danser et faisait une fixette sur moi. Après quoi, je me suis rendu compte que l'iphone (et internet) nous déshumanise complètement. ça fourne au délire. Ce n'est pas ça être moderne ; ça, c'est être obsédé, manipulé et dépendant d'une machine au point d'en perdre notre capacité à prendre des décisions. Mon mari, en tant que psychologue, incite souvent ses patients adolescents à boycotter les réseaux sociaux et jeux vidéos en ligne, tout en leur faisant comprendre que le virtuel ce n'est pas la vie !

Vraiment, je n'ai aucun regret à couper mon téléphone très souvent, je ne l'allume que de temps à autre pour voir si j'ai des messages personnels.

12 juin 2023

quitter la france

A plusieurs reprises, depuis la crise du covid, j'ai songé à m'établir ailleurs qu'en france. Je ne suis pas heureux ici. J'aime le patrimoine français, sa gastronomie, sa haute couture, ses musées, ses châteaux, ses villages, ses églises...mais je ne m'entends pas du tout avec les gens. Depuis très jeune, je n'ai eu que des problèmes à cause des gens : agressions verbales, agressions sexuelles , harcèlements, violences physiques. Si je suis parti vivre au québec à 22 ans, c'était pour fuir le france, avec un passé très douloureux et un avenir quasi-nul. A montréal, je me liais facilement avec les autres. Mais je ne me vois pas retourner vivre au québec aujourd'hui. J'aimerais plutôt renouer avec mes origines siciliennes. J'ai toujours eu des comportements italiens, malgré moi. Bien que l'italie soit désormais un pays d'extrême droite, les gens que j'y ai connus sont plus humains qu'ici. Ils sont tactiles, vous prennent dans les bras, vous embrassent, vous caressent les cheveux, vous regardent dans les yeux, vous souhaitent un bon noel avec de grands signes de la main, ils savent rire, se reposer ... et aimer. Ce que je reproche aux français, c'est leur méchanceté quotidienne. Ce n'est pas sans raison si la france est le pays d'europe où l'on prend le plus d'antidepresseurs : quand on a affaire quotidiennement à des connards qui se croient tout permis, crachent à la gueule de ceux qui ne leur ressemblent pas et refusent tout dialogue, il est normal de finir dépressif.
Mais je ne peux pas imposer mon envie de partir à ma famille. Mon mari a établi son cabinet de psychologue sur paris, ma fille fait ses études sur paris. Tant mieux s'ils ont bien réussi à s'adapter à la vie française. Moi, non. Il faut que je parte, la france est un pays qui m'est anxiogène.

9 juin 2023

S'il avait raison ?

J'ai passé ma journée à pleurer. Dès 6 heures, surprise de taille : un email d'adieu bien énervé d'un blogueur avec qui j'ai échangé quelques messages pendant une semaine. Tout ça parce qu'il a pris une de mes reflexions sur une critique littéraire pour une vengeance personnelle. Ah bon. J'ai tout d'abord été stupéfait, puis écoeuré, extrêmement triste et en colère.
Pendant deux ans et demi, j'ai commenté ses notes. Je les adorais. Je lui en ai parlé, je ne cache pas ce que je ressens. Ni ce que je fais, d'ailleurs. En ce moment, je bois beaucoup de vin, c'est vrai. Par gourmandise, mais aussi pour oublier le mal-être dû à ma fin de carrière de danseur. Au début, tout allait bien, il semblait content d'échanger des mails avec moi. "Pourquoi n'aurais-je pas répondu à vos messages ? Vous êtes d'un pessimisme crispant". Il a reconnu ma sensiblité exacerbée. Il avait même acheté deux de mes livres. Puis j'ai eu le malheur de répondre alors que j'étais aviné. Mes messages étaient, selon lui, totalement hors de propos. Ensuite, tout est parti en vrille. Parce que j'ai eu le malheur de lui faire lire un post que j'avais jadis écrit sur sa personne. Un post où je le remerciais, dans lequel je disais être content de l'avoir rencontré. Cela ne lui a pas plu du tout, il a estimé que je le jugeais méchamment. Puis il décidé de couper tout lien avec moi et mon blog, prétextant ma prétendue intolérance envers lui. J'avoue avoir parfois un ton péremptoire. Je ne suis pas ouvert d'esprit sur tous les sujets. Ce matin, j'ai éclaté en sanglots quand j'ai lu son email. La veille, il me dit qu'il me trouve sympathique et une heure après vlan je m'en prends plein la gueule. J'ai beaucoup culpabilisé. J'ai eu vraiment honte de ma personne, de mes propos, de mes notes ici. Après de nombreuses crises de larmes non alcoolisées, après moult excuses passées sous silence définitif, j'ai pris du recul et je me suis rendu compte que son attitude envers moi était cruelle.
Toute ma vie, j'ai subi ce genre de comportements de la part des autres : on me fait croire qu'on m'apprécie, et d'un coup on me tourne le dos pour me poignarder. Je me sens profondément trahi. J'avais confiance en cet homme que je respectais. Je ne comprends pas ce qui lui a pris de me cracher soudain à la gueule comme un cafard. Parce que pour lui, je n'ai été qu'un énergumène, un cafard, un pestiféré. Il me l'a dit clairement : "nous n'avons rien en commun, pas même de quoi partager virtuellement".
Comment garder la tête haute, comment garder une quelconque fierté quand on vous lynche ainsi ? Il m'a viré d'instagram, de babelio, a sûrement bloqué mes mails et ne reviendra jamais ici. Il m'a même ordonné de ne plus aller sur son blog. Quand j'en ai parlé à mon mari, il m'a dit : "tant pis pour lui, laisse le tomber toi aussi". Oui. Mais c'est quand même très douloureux de sentir sa confiance ainsi bafouée, piétinée par une personne qu'on a estimée pendant plus de deux ans et qui se relève cruelle. Ce blogueur savait pertinemment combien son message d'adieu allait me blesser. J'ai eu tort de lui parler à coeur ouvert, de lui parler de mes traumatismes et de mon sentiment de solitude. Je ne sais pas ce qui a déclenché sa haine. Avec le recul, je reste partagé : je me dis que c'est en partie de ma faute, que je n'aurais pas dû lui faire remarquer que son amitié virtuelle ne correspondait à ce que j'attendais. Peut-être cela l'a-t-il blessé dans son amour-propre. J'ouvre trop ma gueule. Qu'est-ce qui pousse quelqu'un a apprécier l'autre, puis tout à coup à changer radicalement d'attitude en le boycottant de son cercles d'amis ? Là encore, je continue de culpabiliser malgré ma colère. Pourquoi ai-je aspiré à tant d'attentions de sa part ? Pourquoi lui ai-je fait remarquer ma déception ? Il en était désolé.
Putain, mais j'aimais ce gars. Et j'ai tout fait foirer. Comme un con. Je n'ai jamais su m'y prendre avec les autres. Jamais su comment leur parler. Il m'avait dit : "vous pouvez parler de vous, si vous en avez besoin, cela me permettra de mieux vous connaître". Une semaine plus tard, c'est : "pour qui vous prenez-vous pour juger les autres ?" La vérité, c'est que je me sens minable. Parce que cet homme a en partie raison. Je voulais tellement son amitié que j'en ai récolté sa haine, son mépris. Pardon. Suis-je si intolérant que j'y parais ? Il m'a accusé d'avoir des jugements à la va-vite. Est-ce que je suis aussi con que je le semble ? Apparemment, oui. Je n'ai vraiment pas l'impression de valoir grand-chose comme être humain. Je me sens si confus que mes propos en sont incohérents. Et s'ils avaient raison, tous ces gens qui me méprisent ? J'aimerais recommencer cette semaine, ne pas boire de vin, être moins centré sur moi, être plus intéressant, et surtout ne pas avoir écrit cette note littéraire où j'ai émis un jugement erronné sur les juifs. J'ai tout perdu : son amitié virtuelle, ma fierté, mon envie de continuer d'écrire. Malgré ma colère, malgré mes jugements hâtifs : pardon.
Je ne suis qu'alexchore, un pseudo virtuel, une coquille vide tout juste bonne à se soûler la tronche, se faire vomir et se scarifier le bras.

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