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Ma vie et moi 🙂
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21 février 2023

indifférence

Depuis un certain temps, je ressens une profonde indifférence à l'égard des autres. Ce n'est pas une dépression nerveuse, simplement... je m'en fous.

C'est tout un foutoir de sentiments tous plus complexes les uns que les autres et en même temps terriblement simples.
Je me sens mal en france. C'est un pays où je ne n'aurais jamais dû remettre les pieds. C'est la mort, pour moi. Quand je vivais au québec, j'avais retrouvé de la joie de vivre ; ici, ce n'est que de la détresse. Pour l'oublier, pour m'oublier, je vais voir ailleurs. Mentalement et physiquement. Je lis beaucoup, pour zapper la réalité médiocre qui s'accroche à mes rétines comme des sangsues ; physiquement, je baise. Eh oui, pour moi l'oubli va de paire avec le sexe effrené. Pas la tendresse charnelle, mais le cul, la baise. Juste qu'on me prenne vite, fort, pour que je puisse oublier. J'aime mon mari de toutes mes forces, mais je ne peux plus faire semblant. J'aime notre mariage, mais il m'impose des conditions à l'égard desquelles je ne me sens pas à la hauteur. Je ne me suis jamais senti à la hauteur.


Et puis il y a mes parents qui m'insupportent au plus haut point. Ces fachos refoulés qui se font passer pour ce qu'ils ne sont pas. Leur fourberie, leurs vannes, leurs méchanceté, leur fausseté, leur indifférence, leurs silences quand je suis là...c'est trop dur. J'ai toujours su au fond de moi que je ne les ai jamais aimés et qu'ils ne m'ont jamais aimé. Quand ils prétendent tenir à moi, ça sonne étrangement très faux. ça pue la comédie. C'est une douleur sur laquelle je n'arrive pas à mettre de nom ; j'arrive tout juste à coller d'autres souffrances, comme la scarification, afin d'oublier cette intimité bafouée. Je me fous bien que mes cicatrices au bras gauche se voient. Je l'ai dit à manu, quand on couche ensemble. Je n'ai plus la force de les cacher à mon mari, que ça attriste beaucoup parce qu'il se sent responsable de ma détresse. Ce n'est pas de sa faute, rien n'est de sa faute. Il vaut cent fois mieux que moi. Mais moi... ce pays...Je n'ai d'affinités réelles avec personne... tout ce qui intéresse les gens (sorties, manifs, ciné, restos, spectacles, bouquins...) me laisse totalement indifférent, froid, de marbre... Je me suis entièrement désociabilisé, isolé. Je n'ai même pas envie que ça change. Je n'attends aucune main tendue vers moi, je ne coule pas, je flotte. Je flotte sur la vague de l'indifférence la plus totale.

 

 

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16 juillet 2022

Soldes de non binaire

Cela fait plusieurs mois que je n'ai pas abordé ma non binéarité. Qu'en dire, aujourd'hui ? Cette sitation n'évolue ni dans un sens ou un autre, disons que j'ai des phases, des périodes pendant lesquelles je me sens homme et d'autres femme. J'ai acquis la conviction que ça ne partira jamais de moi, faut que je fasse avec. J'essaye de ne plus me rendre malade avec ce ressenti bigenre si étrange. Je m'étais même acheté des instruments bouddhistes pour équilibrer l'aspect masculin et l'aspect féminin de mon moi. En tout cas, pendant plusieurs mois je me suis senti homme. Du moins, je refoulais mes phases femme. Le problème, c'est que quand je refoule cet état de schizophrénie, ça ressort d'un coup, sans crier gare. C'est ce qui s'est passé avec les soldes. Rien de grave, mais c'est à ce genre de détails qu'on voit que je suis bigenre.

Depuis la crise du covid, j'ai la manie de changer de déco chez nous. Je redécore... tout. Même les wc lol. J'ai trouvé un siège de wc en velours qui permet de ne pas avoir mal dans le bassin quand on s'y assied. Eh oui, on n'y pense pas toujours mais moi qui ai des douleurs fréquentes dans le bas du dos, je peux dire que mes fesses apprécient la douceur du velours ... Sans parler du tapis épais et doux spécial "contour wc" pour poser avec soulagement ses pieds nus...J'ai aussi trouvé des robes de chaises. D'habitude, je vois ou des coussins moches de chaises, ou des housses qui camouflent seulement le dos. Or là, j'ai trouvé des housses longues bordeaux qui donnent un renouveau aux chaises un peu abîmées en les couvrant entièrement . Je rajoute un coussin, et hop, que du moelleux !En plus ça donne un style baroque que j'adore.


Je me suis aussi trouvé des équipements sportifs, en bénéficiant d'énormes promotions, 70 et 80 pour cent. Ce sont des petites choses en apparence anodines, mais qui en fait renforcent la musculature. Avec l'entraînement de danse ressortent mes anciennes douleurs au genou, aux chevilles et au bassin. J'ai donc opté pour un renforcement musculaire à base de gym. J'ai acheté un ballon de pilates de 75 cm de diamètre, qui me permet de retrouver ma souplesse. Je m'assieds dessus, roule de façon à ce que mon dos colle complètement au ballon tout en gardant les pieds au sol, ce qui assouplit les chevilles. Je reste ainsi 3 ou 4 secondes, les bras étendus sur le côté et me relève en croisant les bras. Ensuite, je me mets debout, roule en avant de manière à ce que mon ventre colle complètement sur le ballon, mes pieds sont déroulés, je reste une seconde maxi et reprends ma position debout très vite en gardant les jambes droites. C'est un formidable exercice d'équilibre et de concentration. ça paraît facile, mais une fois j'ai entendu un bruit, j'ai été déconcentré une seconde et ça a suffi pour que je glisse du balllon et tombe sur les genoux.Je me suis aussi trouvé un step. Je fais des mouvements basiques, mais c'est excellent pour là encore assouplir les chevilles. D'ailleurs, les danseurs se servent du step pour apprendre certains pas de danse comme le twist, le charleston ou les pas de liaison en danse classique. A tout ça, j'ai ajouté une petite haie qui me permet de faire rapidement les pas de côté, en me déhanchant sans me faire mal.


Pendant les soldes, j'ai eu également un gros, très gros, coup de coeur pour des pantalons faits par une créatrice, dans son atelier en alsace. L'un est effet cachemire avec motif fleuri, l'autre en tissu punto di roma, vert, très confortable et original. Vraiment, je ne supporte plus du tout de m'habiller comme tout le monde.


Bref, bref, voilà, avec toute cette gym, cette déco et ce tissu, bah je me sens pas toujours homme, hein ! Remarque, c'est l'avantage quand on est homosexuel , on peut se permettre d'avoir des activités et coups de coeur féminins, on trouve ça normal, "pour un pédé" !

5 avril 2022

marre du web

Mon mari est resté avec moi aujourd'hui. Hier soir, j'ai eu la tête en feu, une poussée de fièvre. Ce matin, j'avais des vertiges sans arrêt. Comme il est protecteur envers moi, il a préféré ne pas aller travailler plutot que de me laisser dans cet état. Il soupçonne une anémie, vu que je mange peu depuis quelque temps. En vérité, j'ai surtout été en état de choc, hier. Tout ça à cause d'un blogueur.


Pendant plus d'un an, j'ai lu et commenté avec beaucoup de plaisir ses notes. J'ai été plus que ravi de découvrir enfin un gay qui ne paraissait pas malsain. J'aimais ses reflexions. Ses posts m'ont été une sorte de délivrance, elles m'ont permis de dire mes pensées et mon ressenti. J'ai raconté des choses très personnelles dans mes commentaires. Je pensais que l'on aurait pu être amis, surtout qu'il m'avait demandé si jamais un compte facebook et m'avait dit qu'on aurait pu se rencontrer en vrai. J'ai cru qu'il voulait faire ma connaissance. Et puis, la semaine dernière, j'ai donné un avis assez sec sur un livre féministe qu'il avait lu. Quand il a écrit "la pseudo libération de la femme",j'ai bondi. Oui, j'ai été désagréable, parce que je trouvais cela très grave et très misogyne de parler de "pseudo libération" alors que les femmes se battent pour leur dignité. 6 jours plus tard, il en avait encore après moi. Il supprimait mes commentaires, c'était une façon de me bloquer, de me considérer comme un indésirable. Evidemment, il m'a accusé d'être égocentrique, de tout ramener à mon histoire personnelle. Quand je donne un avis sur un livre, je parle à chaque fois de mon vécu, oui, parce que pour moi un livre a forcément un écho dans notre intimité, nos sentiments, nos pensées. Pour moi, lire un livre ne reste pas extérieur à nous, c'est un acte personnel qui nous transperce afin de nous faire évoluer. Pour moi, vécu du lecteur et récit de l'auteur de font qu'un. Ce blogueur ne l'a pas compris, il a préféré me mépriser.


Hier, je me suis senti extremement blessé par son propos et son attitude d'indifférence. Cela m'a beaucoup humilié. Du coup, j'ai réalisé que je ne supporte plus du tout les internautes. A chaque fois que je crois rencontrer quelqu'un de gentil sur le web, on trahit ma confiance. Je ne suis pas parfait, j'ai mauvais caractère, je suis coléreux, mais je n'oublie jamais les humiliations, j'ai ma fierté. Me dire que le monde tourne et tournera sans moi est méchant. Selon lui, j'ai comme sali ses notes avec mon linge sale, avec mon ego traumatisé. Je me prends pour le centre du monde. Son mec aussi m'avait fait une sorte d'embrouille l'an passé, parce qu'il n'avait pas apprécié la franchise de mon commentaire. Vraiment, je me passe de ce genre d'embrouilles inutiles. Je me passe d'internet à vrai dire, j'ai besoin de revenir à une vie loin de cette connerie.

30 mai 2021

quelques nouvelles...

Nous avons été réveillés en sursaut à 3 heures du matin par ... un feu d'artifice !!Dans la rue, un gars se croyait tout seul et s'est mis à faire sauter ses pétards !Ah le spectacle était joli mais plus que bruyant étant donné que c'était juste devant l'immeuble !!! On a hésité à appeler les flics, puis on a laissé tomber vu que le gars est parti.


J'ai emballé les cadeaux pour ma mère : une huile d'argan et un roman sur les sioux. Je ne suis pas motivé à l'idée de voir ma mère, elle tire toujours la tronche quand elle la voit. Et revoir mon arriviste de soeur, encore moins. Quant à mon homme, il a envoyé un colis à sa mère avec une longue lettre. Elle nous manque. Depuis qu'on est sur paris, elle est une grande absence dans notre vie. Elle est une mère adoptive pour moi. Cest grâce à elle que j'ai accepté mon homosexualité (elle a été sexologue dans sa jeunesse, j'ai appris plein d'astuces pour donner du plaisir à mon chéri et accepter d'en recevoir). Dès qu'il n'y aura plus l'interdiction des frontières, on ira à montréal. J'ai hâte de retourner dans le ranch et de monter un cheval à cru.


J'ai appris que gibert jeune avait fermé à cause du 3e confinement. Ah, ça m'a filé un coup. J'étais déjà au courant pour boulinier. Deux librairies que j'aimais énormément, qui ont fait partie de mes souvenirs d'étudiant. Je ne compte plus le nombre de fois où je me suis réfugié là-bas. Pour moi une librairie est un abri. J'aime être entouré de livres, les feuilleter, prendre mon temps, flâner. J'ai achété beaucoup de livres d'occasion, des cds d'occasion, des dvd d'occasion, mais aussi des beaux-livres en promotion. Et tout un tas de librio quand j'avais 20 ans (romans noirs). Vraiment vraiment dommage que gibert ait fermé ses portes, pour moi Paris c'était gibert jeune et boulinier, l'amour des livres, la découverte des perles rares. Aujourd'hui le 5e est un ramassis de boutiques de fringues chinoises pourries destinées aux touristes.


Vendredi , j'ai cru avoir attrapé le covid. Jeudi, après le boulot, j'ai fait quelques courses. Dans un rayon, un femme se met à tousser grassement juste à coté de moi. Elle avait un masque, moi aussi. Mais dès que je suis revenu chez moi, j'ai commencé à avoir comme un début de rhume. Le lendemain matin, impossible d'aller au travail. J'avais mal à la tete avec un peu de fièvre, je toussais, j'avais mal au ventre, j'avais des courbatures dans le dos, la gorge me grattait, j'éternuais...Rhume ou forme légère du covid ? Je me suis quand meme forcé à rester actif le matin, j'ai fait le ménage en mélangeant savon noir et huile essentielle de pin pour purifier l'air, j'ai changé les lits, j'ai aéré. Puis surtout, j'ai dit à mon homme et ma fille de manger le midi dehors car je ne voulais pas les contaminer. Comme j'ai bombardé mon corps de doliprane, et de vitamines, ça s'est passé samedi. Mais je trouve ma réaction assez bizarre. Heureusement que je suis résistant (mais pas inattaquable). Je me demande de plus en plus si les masques que nous portons sont appropriés pour filtrer le covid variant...


La vieille dame à qui je rends service parfois a failli perdre son chat. Il a attrapé...un coronavirus à l'intestin, c'est incurable. Il n'arrivait plus à se lever ni à manger. Je lui prêtée des pierres relaxantes pour que son chat soit entouré de bonne vibrations. Je crois beaucoup à la médecine naturelle. Eh bien son chat a réussi à marcher de nouveau et à manger !! Il a un nom africain qui signifie "vaillant". Comme quoi...

Mon recueil de poésies ainsi que la suite de mon livre "le requiem du danseur" ont été refusés par echo editions. J'avoue ne pas comprendre. Ils ont très peu de publications dans leur catalogue et rechignent sur des manuscrits de qualité. Je viens tout juste de publier, et on me recale. Je n'apprécie que très moyennement.

7 février 2021

homoparentalité

Je réalise qu'en fait j'ai écrit mon roman pour ma fille, pour qu'elle comprenne certaines choses sur moi. Vivre avec un parent artiste n'est pas évident car très jeune, le monde du spectacle s'est imposé à elle comme un boulet. Mon homme prenait du recul, mais pas elle. Elle a été habituée dès son plus jeune âge à entendre des ragots sur moi. Internet et ses mutiples mensonges...La presse à scandale et tout le bataclan. J'ai fait l'erreur, au début de ma carrière, de parler trop franchement aux journalistes qui m'interviewaient. Je parlais bien trop librement, sans me rendre compte que mes propos ne concernaient pas que moi. Je n'ai pensé qu'à moi en parlant, comme si j'étais célibataire. Or, j'étais en couple et père d'une petite fille adorable. Une fillette qui un jour a été influencée par des mauvaises personnes et a pété un câble en ne comprenant pas le fait d'être queer. Elle m'en voulait d'être "pd efféminé", c'était une honte pour elle. A cause d'une putain d'interview réalisée à 26 ans et qui aurait pu faire éclater ma famille. On m'a proposé de faire un spectacle sur paris, j'ai dit oui car il fallait qu'on change d'air. J'ai préféré sacrifier une partie de ma carrière plutot que ma famille. Mon homme, ma fille sont tout pour moi.

Comme j'ai parfois la rancune tenace, j'en ai voulu à aurore de nous avoir traités de pervers, même si elle s'est excusée ensuite. Pendant plus de deux ans, j'ai gardé en travers de la gorge une amertume. Puis je me suis dit : "et si je lui racontais mon passé pour qu'elle cesse de me juger ?" Alors je me suis raconté dans ce roman. Oui, c'est crû. Trash, parfois. Mais réel. La réalité gay n'est pas toujours une romance gnan gnan à la con. Le viol, ça existe. La maltraitance, ça existe. C'est dur, mais voilà, je préfère qu'elle sache. Etre non-binaire et en couple, c'est totalement faisable. Mais etre non-binaire et avoir un (ou plusieurs) gosse...aie aie aie. Arrive forcément un moment où on s'en prend plein la gueule parce qu'on n'est pas comme les autres papas.

Je ne milite plus pour les gays, mais pour l'homoparentalité parce que ça correspond davantage à la réalité de ma vie quotidienne. Avec ma fille, on a eu une phase houleuse, mais après elle s'est fait pardonner en allant avec nous à la gay pride de montréal en tenant une pancarte sur laquelle il était écrit d'un côté : "j'ai 2 papas et je suis heureuse", sur l'autre : "j'ai un papa queer et je suis heureuse". ça m'a donné des larmes de joie.
Avant, je ne voulais pas d'enfant, puis c'est arrivé. A 21 ans, j'ai eu mon fils. La même année, mon homme a adopté aurore. Paf , deux gosses d'un coup, ça m'a fait bizarre, mais c'est une des rares situations que je ne regrette absolument pas (avec mon mariage).

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8 août 2022

Guillaume

Je rêve régulièrement de ce gars. Pourtant, cela fait bien longtemps que nous avons perdu le contact. Dans mes rêves, il est comme dans mes souvenirs, il n'a pas veilli.
Nous nous sommes connus à la sorbonne. Il avait un côté gentleman, toujours bien habillé, il parlait posément, était très intéressant, il lisait énormémement. Il nous arrivait de nous asseoir sur les marches du "perron" de la cour pavée, et de discuter pendant deux heures d'affilée. On fumait clope sur clope, on riait beaucoup. Puis on filait dans un bar continuer notre discussion. Je le trouvais adorable. J'avais bien deviné que je lui plaisais, il y avait souvent de l'excitation dans son regard quand je le fixais dans les yeux. Je ne le provoquais pas, nous étions amis. Et comme de son côté il n'a pas osé me faire d'avance ou faire le moindre geste , par galanterie je suppose, on en est restés là. Puis un jour, il a commencé à merder.


Il m'avait invité à un spectacle de soral. Comme un con, j'ignorais qui c'était, j'avais accepté l'invitation. Mais je me suis dessisté quand j'ai su que soral était un type d'extrême droite qui utilisait le théâtre comme propagande. Guillaume avait été élevé par sa grand-mère, ses parents étaient trop égoistes pour l'aimer. Son père était kabyle, mais guillaume semblait renier son origine orientale, il voulait "être plus français que les français". Il prenait de la drogue, beaucoup. Du speed, de la coke, de l'héroine, du lsd, de l'ecta...Il a failli être viré du logement étudiant tant il foutait le bordel. Il ne savait même pas cuisiner un oeuf au plat. Il est complètement parti dans ses délires, il avait des attitudes maniaques, il ne supportait pas de déplacer une bouteille d'eau à tel endroit par exemple. Il a été hospitalisé, il pensait avoir un cancer.Comme il n'avait pas de mutuelle étudiante, il a dû payer 3000 euros. Il devenait aussi créationniste.


Un jour, on s'était donnés rendez-vous, mais comme à l'époque j'étais du genre vélléitaire, je posais souvent des lapins. Je ne suis pas venu au rdv avec guillaume, il a complètement psychoté, il a été voir les flics en disant que j'avais été kidnappé. Une autre fois, j'ai reçu de lui un email aberrant où il me disait qu'il s'était enfui d'un hôpital psychiatrique, qu'il voulait venir me voir pour jouer au tennis avec moi.
Guillaume, c'est le genre de gars qui a mal fini à cause de la drogue dure. Il est devenu un "légume". Mes amis de fac étaient tous ainsi. On se droguait beaucoup. Je ne fréquentais que des parias.


Si je rêve souvent de lui, c'est probablement parce qu'il me manque. Il était le seul à prendre de me nouvelles. On avait été ensemble à un concert de marylin manson. Il me plaisait bien. C'était un homosexuel refoulé, qui n'assumait pas ses attirances sexuelles ni ses origines ethniques. En plus, il était antisémite, il a fini par devenir néo-nazi. Le jour où j'ai appris qu'il mattait des vidéos sur internet représentant des juifs squelettiques dans les camps de concentration pour "le plaisir", j'ai manqué de perdre connaissance. Heureusement qu'il y avait eu un pilier derrière moi, sinon j'aurais défailli. En rentrant chez moi, j'ai pleuré.


Souvent, ma soeur m'a dit et repété que mes "amis" de l'époque n'étaient que des paumés. C'était vrai. Des paumés, et malgré tout des gens vrais. Des gens avec qui je pouvais discuter, éclater de rire. Mais ils ont descendu la pente raide vers l'enfer. Tandis que moi j'ai survécu à la drogue dure. Je suis parti vivre au québec pour fuir cette zone de paris, mais au fil des ans je me suis rendu compte que je n'arrive pas me voir comme quelqu'un de bien. D'ailleurs, les gens "bien" ne m'aiment pas, je ne suis jamais assez intéressant ni assez cultivé, ni assez poli, ni assez sérieux ni assez pertinent ni assez respectueux pour eux . J'ai essayé de modifier mon comportement, devenir un mec bien, responsable et tout le tralala. Mais une part de moi est toujours restée paria, zonard. Je n'étais pas comme ça quand j'étais enfant, j'étais sérieux, gentil, serviable, obéissant. Mais maintenant j'ai docteur jekyll et mister hyde en moi. Un côté qui picole, qui aimerait reprendre de la coke s'il en trouvait, et en même temps un côté qui voudrait rentrer dans les rangs pour être respecté.


Je crois dans le fond que ces parias me manquent cruellement. Je me sentais libre avec eux, ils ne me jugeaient pas, parce qu'ils savaient quelle peine ça faisait d'être sans cesse montrés du doigt par les autres.
ça veut dire quoi être quelqu'un de bien, normal ? Je me vois toujours comme le vilain petit canard, celui qui ne sera jamais qu'un type boiteux et souffreteux. Comme cet étudiant qui s'est enfoncé une pique dans le pied au cimetière du père lachaise, la nuit, parce qu'il marchait pieds nus sur le sol complètement défoncé au lsd. Comme ce type qui marchait la nuit dans les rues de paris, rencontrant des prostitués qui l'abordaient, défoncé tous les jours au canabis, les dents jaunes pourries. Comme guillaume. Est-ce la psychiatrie qui m'attend ?

 

 

27 septembre 2020

rêve

Cette nuit j'ai fait un curieux rêve. J'étais à une manif étudiante, il y avait du monde. Absolument personne ne portait de masque, ni les manifestants, ni les passants. Moi, j'avais oublié le mien et il y avait tant du monde que j'étais bousculé à droite à gauche. Et je flippais en me disant : "merde j'en ai touché plusieurs, je vais attraper le virus !!"
Bon, pas besoin d'être psychanalyste pour comprendre le pourquoi d'un tel rêve, n'est-ce pas !
Je crois beaucoup dans la portée des rêves. Déjà, rêver est un exutoire qui permet de virer de son esprit tout un tas d'images,de ressentis, de pensées handicapantes. Puis surtout, j'aime analyser mes rêves pour comprendre qui je suis. L'identité est une chose très complexe, à 40 ans on peut très bien ne pas savoir qui on est parce que notre identité évolue constamment et est faite de psychologie,de vécus, d'anxiété, d'images vues...C'est la raison pour laquelle je suis totalement contre  l'omniprésence des écrans dans notre vie, parce qu'avoir les yeux rivés sur des écrans à longueur de journée nous empêche de développer notre identité ; notre cerveau n'a pas assez de souvenirs réels pour se développer (d'où les problèmes de concentration et mémoire).

30 septembre 2023

geolier, rappeur italien

J'aime beaucoup ce rappeur napolitain.
Ce que j'aime, c'est qu'il n'est pas haineux. C'est un natif de Naples, une ville très pauvre bouffée par la mafia et le chômage. Dans ses chansons à textes, pas de conneries du style "nique ta mère", "salope" ou "fils de pute j'veux t'voir disparaître wesh wesh", mais un grand engagement humain. C'est un rappeur digne de ce nom dans le sens où le rap, à l'origine, est une musique qui dénonce, à l'instar du blues, la misère et les traumatismes qui en découlent. ça parle de la vie.

Geolier est un rappeur très fier de ses origines napolitaines. Il est à l'image de cette ville : vivant.

Naples est certes une ville pauvre économiquement mais très riche humainement. Elle regorge d'un patrimoine culturel oublié que certaines associations tentent de mettre en lumière. Là-bas, l'art et la vie quotidienne sont intimement mêlés. Des artistes ont entièrement peint le métro, on marche dans la rue à côté de statues de musées. L'art n'est pas mis sur un piédestal, enfermé dans un musée vitrifié, au contraire il fait partie de la vie de tous les jours.

Geolier a du succès en italie, les jeunes l'écoutent beaucoup. Je le trouve super, en tant que chanteur et homme.

 

 

24 juin 2023

les effets de la drogue dure

Comme je me réveille très tôt, vers 4-5 heures du matin, j'entends parfois dans la rue des gens bizarres, surtout le samedi matin et dimanche matin. Depuis quelque temps, j'entends un gars hurler tout seul. Au début, je pensais qu'il était au téléphone, puis je me suis rendu compte à son intonation qu'il était complètement drogué. Je sais les reconnaître, étant donné que j'ai moi-même été toxicomane il y a longtemps. Pour être comme ça, c'est qu'il prend régulièrement de la drogue dure. On ne fait pas que ricaner bêtement, loin de là. Ma fille a 19 ans, on l'a toujours mise en garde contre la drogue. Il y a parfois des parents qui ne se rendent pas compte de la réelle dangerosité de la drogue. Sous prétexte qu'ils ont été soixante-huitards, ça les fait marrer. Sauf que prendre de la drogue, c'est surtout un aller direct vers la psychiatrie. J'ai perdu jadis des amis à cause de la drogue dure, ils sont devenus fous, des légumes parce que leur système nerveux a pété, certains se sont suicidés. Entendre ce mec shooté dans la rue m'a fait l'effet d'un electrochoc pour arrêter le vin que je buvais en trop grande quantité depuis quelque temps. Je me suis dit : "si je continue, je vais finir comme lui à hurler tout seul dans la rue". C'est ce que je veux éviter.
Certains parlent de la drogue en disant "tu vas passer une bonne soirée", "tu vas décoller", "ce sera la meilleure défonce de ta vie"...sauf qu'on ne sait pas que les dealers ajoutent dedans du poison. Je l'ai moi-même vécu, j'ai raconté cette anecdote dans mon roman "le requiem du danseur". J'avais pris de la cocaine hélas coupée avec de la mort-aux-rats, j'ai soudain vomi du sang, mon estomac a été bouffé et j'ai passé plusieurs jours aux urgences. Parfois on trouve de l'arsenic. La drogue n'est pas un jeu. C'est trash. A un moment il faut choisir entre la drogue ou la vie.

12 mars 2021

disphorie

J'ai rarement des soucis de disphorie de genre , mais quand ça m'arrive c'est très puissant. Et en ce moment, je suis en plein dedans. Je n'aime pas être comme ça, parce que j'ignore combien de temps cet état va durer. J'ignore même comment ça arrive. ça m'arrive un jour, voilà tout. Je me sens un peu prisonnier de ma non-binéarité.

Ma disphorie a commencé à se manifester quand j'avais 19 ans. Depuis, les choses ont beaucoup évolué. Ce n'est pas quelque chose que j''assume, parce que c'est très troublant. Cela me provoque un dédoublement de personnalité. Moi qui d'ordinaire adore faire l'amour avec mon homme, quand je suis dans cette période je me renferme complètement sur moi et refuse qu'il me touche. Je lui dis que ça n'a rien à voir avec lui (et c'est vrai), j'ai simplement une hypersensibilité épidermique qui me rend le moindre toucher insupportable. Allez savoir pourquoi... 

Parfois je me dis que je devrais à nouveau voir un psy pour comprendre mon évolution de ce côté-là. ça me perturbe dans ma vie quotidienne, amoureuse, sociale. Seule ma vie professionnelle est préservée parce que la danse me fait utiliser ma sensibilité féminine exacerbée.

Pourtant, ces dernières années, j'avais cessé d'être hypersensible. C'est revenu progressivement depuis janvier, depuis le coup bas que m'a fait mon "amie" trans et qui a provoqué un état de choc chez moi. Ce qui s'est passé m'a vraiment chamboulé,en profondeur. ça a ravivé d'anciennes blessures psychologiques et émotionnelles qui ne me laissent plus tranquille. Dans ces moments là, je me sens mal, sur le fil du rasoir, au bord du gouffre. L'impression que je n'intéresse personne, que je ne sers à rien. La seule chose qui me retient de faire le saut de l'ange, c'est de me rappeler le vécu très amoureux que j'ai avec mon homme et que j'ai une fille à la maison.

Je parle peu de ma non-binéarité. Qu'y a t il à en dire, de toute façon ? Qu'intérieurement je me sens femme, sans trop réussir à expliquer pourquoi ? Qu'à l'exception de mon homme, je ne suis entouré que de gens transphobes pour qui cet état est une forme d'hérésie? ça fait mal d'entendre ces propos. Parfois j'ai l'impression qu'on me prend pour un animal de foire, sauvage et docile en même temps.

 

14 janvier 2021

imprévus ?

Cette histoire de covid casse mon entrain et ma motivation en tant que D.A.  J'y vais à reculons. Pour mon spectacle, je suis également danseur mais je ne me mets pas en avant. Jadis, je ne jurais que par ma carrière. Le premier rôle. Oui, j'étais clairement carrériste et ambitieux, je ne m'en cache pas du tout. Prêt à tout pour avoir du succès. ça s'est retourné contre moi. Maintenant, mon état d'esprit a changé.


Le problème de la danse classique, c'est selon moi la redondance des spectacles : faust, carmen, les contes d'hoffmann...Ils sont magnifiques, mais c'est bien aussi d'innover. Et ça, dans le monde de la danse classique, ça ne passe pas. On n'aime pas la nouveauté, encore moins la provocation. Et même si on ose, on a toujours peur des critiques d'art qui peuvent à eux seuls ruiner la carrière d'un chorégraphe / danseur. Ces messieurs-dames ont plein pouvoir tyrannique sur la vie professionnelle des artistes dont ils ne pigent pas la mentalité novatrice. Enf*****!


Bref. Le problème avec le covid, c'est que ça fait perdre beaucoup d'argent aux producteurs de spectacles. Théâtres, opéras...On veut faire des entrées. Et on est obligé de réduire le financement car on ne sait jamais si on va être reconfinés à tel moment, ou si tel comédien va tomber malade du coronavirus...Il y a énormément d'imprévus à prendre en compte. Dans un spectacle, il y a les danseurs bie sûr , les figurants, les musiciens, les costumes, les lumières-sons, la mise en scène, le chef d'orchestre (s'il y a ). C'est un boulot qui prend longtemps. C'est passionnant, mais en ce moment c'est très très compliqué de s'impliquer dans un tel projet. J'ai modifié les costumes pour m'adapter au risque de covid. Met-on le masque ou non pendant les danses , au de le perdre à cause de certains mouvements, voire d'étouffer? Pour éviter tout contact entre danseurs, j'ai choisi des costumes de voguing, souples, entièrement couvrants. Tant pis pour la production qui râle, je ne mets pas la santé de mes danseurs en danger juste pour faire du fric, ce n'est pas dans ma mentalité. Il y a un timing impossible à respecter en ce moment de crise sanitaire. J'ignore si mon spectacle a un avenir, j'ai l'impression de me battre dans le vide depuis mars.

3 décembre 2020

être soi

Besoin de rien. Envie de rien. Non que je sois triste, mais les confinements m'ont fait prendre conscience de mon essentiel. J'ai passé ma vie à acheter, désormais je veux mieux. Surtout je veux être moi-même et c'est difficile pour les gens qui, comme moi, sont non-binaires. On ignore qui on est, on a des caractères "fluctuants". Instables, quoi. Mon homme est binaire, physiquement il fait gentleman hétéro et moi je fais pédale hystéro 🤣. J'en plaisante mais il n'empêche que c'est difficile à vivre socialement. On a tout le temps l'impression de jouer un rôle avec soi.

Le livre "jolis jolis monstres" me trotte dans la tête. Cela fait longtemps que je n'ai pas été pénétré, percuté intimement par des mots qui réveillent quelque chose en moi. Je ne sais pas si c'est de bon augure.


J'ai plusieurs visages. Une vraie boule à facettes 😉 Parfois je me perds en moi tellement je suis caméléon. En public surtout. En privé je suis cadré par mon homme et ma fille. Cadré, pas étouffé hein. Je m'entends dire parfois que c'est étonnant que je sois marié et père. J'en ris jaune. Comme si les gens comme moi étaient forcément exclus du bonheur familial. C'est en partie vrai. Si je n'avais pas rencontré mon homme, je ne sais pas ce que je serais devenu.

3 février 2021

doppler

J'ai été voir le phlébologue pour un doppler. Résultat : tout va bien dans mes jambes. Il me dit que je psychote parce que je lui ai demandé de mettre des gants en plastique avant de m'examiner. Il pense que le covid se transmet seulement par la salive... hum en ce cas pourquoi est-ce que les centres commerciaux sont fermés ?! Il est sympa, on parle bien.Il s'est fait vacciner. Il a eu quelques effets secondaires, seulement mal au bras gauche et de la fatigue. Il me disait que c'était la 1e fois qu'un vaccin le fatiguait autant. Personnellement, je ne me vaccine pas contre le covid, je préfère encore "psychoter".A cause du covid, les visites sont interdites dans tous les services. Sympa pour le moral, quand on est malade et de surcroît seul...
Dans la salle d'attente, il y en avait un qui avait le masque... en dessous du nez ! Haha il a tout compris celui-là.
Je dois faire une prise de sang pour savoir si j'ai un problème génétique, mais j'ai vraiment la flemme d'aller dans un centre...

Mon masque à usage unique était un peu trop grand.


Mauvaise nouvelle : une voisine, une femme de 60 ans, atteinte d' un cancer des poumons depuis 2- 3 ans, qui était soignée par chimio, est décédée hier. Elle laisse deux gosses de moins de 30 ans. Elle allait "mieux" puis elle est subitement tombée dans le coma et elle est morte. Arf, putain de cancer. La vie ne tient qu'à un fil.

Autre mauvaise nouvelle : faut faire réparer la voiture qui a un souci avec la direction, le volant se coince. Une facture torride à prévoir, dans les 500 euros.

Je me suis acheté 3 savons bio, alep, beurre de karité et lait d'anesse. Les savons sont plus hygiéniques que les gels douche, plus efficaces et moins chimiques. Et aussi des tisanes aryuvédiques. J'adore les messages de sagesse sur le sachet : "les battements de votre coeur sont le rythme de votre âme". Comment va mon âme en ce moment ? Un peu stressée.

Bonne nouvelle : je ne suis pas considéré comme une personne à risques par rapport au covid.

9 avril 2021

divorce des parents

Ce matin, en écoutant l'émission de radio 'en quête de sens" sur radio notre-dame sur les divorces, j'ai entendu parler du film "la guerre des rose". Sorti en 1990, il a un côté kitsh mais en même temps il permet de prendre à la dérision un sujet particulièrement houleux dans mon existence : le divorce de mes parents. J'ai vécu toute mon adolescence dans leur haine, leur indifférence, leurs insultes, leur fausseté, leur violence. Ils me mêlaient à leurs problèmes. Encore aujourd'hui, je ressens beaucoup de colère à leur encontre parce qu'ils n'ont pas su me protéger, pas su m'éloigner de leur violence. J'ai emmagasiné leur haine en la retournant contre moi. Il m'a fallu plusieurs séances de psychanalyse et de nombreuses discussions avec mon homme pour m'en rendre compte. Voilà pourquoi j'ai toujours voulu construire mon couple de façon harmonieuse, mais en m'éloignant parfois. Le fait d'avoir vécu en couple libre était pour moi révélateur de ma peur de l'engagement à cause de ce que m'ont fait subir mes parents. Mais paradoxalement, je suis prêt à tout pour mon chéri. Il est tout pour moi. Ses désirs sont les miens, je m'efface devant lui.Cela énerve mon frère, mais c'est ainsi, je fonctionne de cette manière avec mon mari et n'en changerai pas parce que c'est pour moi essentiel qu'il se sente bien avec moi, que je lui plaise, de m'occuper de lui. Il m'a toujours protégé des autres et de moi meme, désormais je veux tout lui donner de moi.

 

15 mars 2021

"sucer c'est tromper ?"

Je me souviens des émissions à la ardisson que je n'aimais pas spécialement. Des sujets vulgaires étaient souvent abordés comme : "sucer c'est tromper ?"

Je m'en rappelle aujourd'hui parce que quand je suis avec mon "amie" trans,il y a toujours du désir entre nous. Des caresses osées, des bisous sur la bouche. Ce n'est pas comme avec mon mari,que j'aime éperdûment, mais cela me pose un petit souci de conscience étant donné que j'ai pris la décision de lui être fidèle. Seulement voilà...

Quand votre "amie" met volontairement des soutifs , strings et bas affriolants en sachant pertinemment que vous y êtes sensible, bah j'ai du mal à ne pas réagir. Et je me suis senti mal vis à vis de mon homme.Du coup j'ai dit stop et on a bu une tisane à la place lol.

Que dire de cette situation ? Que j'ai une bite à la place du cerveau ? Hum, peut-être.

6 mars 2021

Notre fille nous rend pudiques

Ma fille a un petit ami. Arf. Ce n'est pas que je fais la gueule...mais presque. Elle a l'âge d'avoir une amourette, bien entendu, mais j'ai tellement la trouille qu'elle tombe sur un salopard que j'ai retardé le plus longtemps possible le moment fatidique où elle ne serait plus "notre bébé".


Je veux voir ce gars. Aurore me reproche mon coté "old school". Bah... je suis comme ça, c'est mon origine rital qui fait ça. Déjà ma mère qui me reprochait de ressembler à mon grand-père (que j'adorais mais c'était le macho sicilien), mais alors si ma fille me le reproche aussi ... ça me déprime encore plus.


Mon moral n'est pas au beau fixe en ce moment à cause du chomage forcé. Je lis, fais du stepper le matin pour perdre les 2 kilos que j'ai pris à force de picoler du pinard et des pizzas au lit depuis janvier !


Mon homme gère mieux la situation que moi. Comme toujours, remarque. Il est le super matthew tandis que je suis le minable alexandre... Je noircis le tableau mais c'est ce que je ressens. J'adore mon mari mais parfois je ressens la préférence de ma fille pour lui et ça me fout le moral à zéro. Comme si j'étais resté le vilain petit canard que j'étais à l'adolescence. Moi le cygne noir obsédé par l'érotisme.


Bon bref, je vais voir comment est le petit ami de ma fille. Et s'il ne me plait pas...attention !! J'ai trop souffert des salauds, je refuse que ma fille souffre à cause d'amourettes . Cela dit, elle sait se défendre en cas de soucis, elle a fait du judo pendant 7 ans. Mais quand même, je surveille. Les coups ne sont pas que physiques, ils sont aussi (et surtout) émotionnels.
Du coup, le fait de voir notre fille grandie nous rend, mon homme et moi, plus pudiques sexuellement. On trouve la situation un peu gênante quand elle est là. Elle n'est plus une enfant, on ne peut plus trouver des prétextes pour expliquer des bruits incongrus ! 🤣

27 janvier 2021

"have the courage to be disliked"

This really resonates with me. Taking a stand against the mainstream and the powerful requires great courage. I had to become okay with being disliked and misunderstood in order to help make a positive change to the status quo. Are you okay with being disliked? How do you deal with it? I’ve built up a defense system that I wish I didn’t have to have, but I do. I am soft, I am honest and I am brave. How do we keep these qualities protected and still survive to fight another day? That is the question

rose macgowan

10 janvier 2021

"amitié-amour"

Finalement, mon "amie" et moi avons décidé d'un commun accord de faire une pause. Elle s'est excusée. De mon côté, j'ai vraiment été en pétard contre ce qu'elle m'a dit.


J'avais l'estomac tellement noué que je ne pouvais rien avaler ces derniers jours (sauf du vin lol). J'étais...léthargique. J'ai beaucoup pleuré. Il m'a fallu une cuite hier et 4 heures de sommeil pour retrouver forme humaine.
Mon homme et moi en avons profité pour parler du couple libre. Il m'a toujours mis en garde contre ce genre de relations. Evidemment, je n'en ai fait qu'à ma tête. Je n'ai jamais été très clair sur les frontières entre amitié et amour. J'avais un meilleur ami avant, qui était aussi un amant par intermittences...Je suis un séducteur, je le sais, je ne peux pas m'empecher de draguer.Probablement parce que j'ai grandi dans un gros manque affectif.  Et encore, je me suis calmé.


J'ignore si mon "amie" a les nerfs à vif à cause de sa vie ou à cause de son traitement hormonal.
J'ai revé de gorilles, hier, pendant ma cuite. Cela a un sens bien particulier, qui signifie ou la destruction d'une relation ou son renouvellement.
Du coup, je n'ai plus très envie de nouer des "amitiés" en ce moment. Préfère rester dans mon coin..

7 janvier 2021

je ne sais pas comment l'aider ...

On dit qu'il faut savoir s'exprimer. Parler pour éviter que les maux ne restent coincés dans la gorge et ne vous étouffent en gonflant comme une tumeur. Comme je suis dans l'incapacité de voir clair dans cette situation, je demande : qu'est-ce que vous feriez à ma place ?


J'ai une amie trans. Je l'ai vue cet été. On se connaît depuis quelque temps, on a couché une fois ensemble. Je sais que je lui plais. Elle a tenté de trouver quelqu'un sur un site de rencontres, hélas sans succès. Pendant le mois de décembre, je n'avais pas envie d'etre en visio ou de tchatter, alors on ne s'est pas parlés. Pour moi, il n'y avait aucun souci. Et puis, elle m'a avoué avoir le béguin pour moi, qu'elle n'arrivait pas à donner un sens à sa vie sans moi. Elle sait que je suis en couple. Je lui alors dit hier qu'il fallait peut-être faire une pause tous les deux, qu'on se voit moins pour qu'elle prenne du recul.


Ce matin, je reçois un colis. Pas par la poste. Juste un coup de sonnette et devant la porte un colis. Elle est venue en catimini, puis est partie sans me parler, sans me voir. C'étaient les cadeaux de mon anniversaire qu'elle avait achetés pour moi et qu'elle n'avait pas pu m'offrir en temps et en heure. Avec une lettre. Une lettre disant qu'elle avait voulu  mettre fin à ses jours le 31 décembre en avalant des pilules. Cette nuit, pas dormi. Aujourd'hui, pas mangé. Hier au soir, envie de se suicider parce qu'elle ne supporte pas que je m'éloigne un peu d'elle.


Je suis rentré plus tôt du boulot. Tant pis, je voulais lui parler. Sur internet. Peut-être aurais-je l'appeler ? On a discuté, ou plutôt on s'est engueulés pendant des heures. Elle, accusant mes silences, me disant qu'elle m'aime à en mourir. Moi, totalement perdu entre mon envie d'être là pour elle et celle de la fuir désormais.


Elle dit qu'on se fiche de sa vie. C'est faux, je tiens à elle mais dès que je veux mettre un holà, elle pète un câble. Elle a passé noel seule, sans famille, sans amis. Son seul "pote" s'est révélé être un vicieux. Je culpabilise, elle accuse mon caractère solitaire d'être responsable de sa solitude. La revoir ou la laisser tomber ? Comment peut-on être ami avec une personne si fragile psychologiquement, si portée constamment sur le suicide ?

Mon homme me dit qu'elle va se calmer, mais je n'en suis pas certain ...

14 octobre 2020

spectacle au goût de covid

Moi qui envisageais de terminer le spectacle d'ici décembre, je l'ai dans le cul depuis lundi. Gymnases et salles de danse fermés...
Du coup, c'est rebelote en visio. C'est nettement moins efficace qu'en visu, mais on n'a pas le choix. Me revoici donc avec du temps libre jusqu'à la fin du mois. J'en ai profité pour...faire les courses de noel ! Eh oui,vu qu'on ne sait pas si on va être reconfinés ou non, je préfère prendre mes précautions et acheter les cadeaux à l'avance. De toute façon, je n'ai jamais trop aimé acheter en décembre, il y a trop de monde.
Je suis sidéré de voir que pas mal de gens ne portent pas de masque. Avec 27000 contaminations dimanche, il serait temps d'arrêter d'être con... J'ai voulu m'acheter des plantes en pharmacie pour renforcer mon système immunitaire mais comme je suis sous anticoagulant je ne peux pas prendre d'anti-inflammatoire, or le cyprès est un anti-inflammatoire et le pharmacien ne me l'a pas dit...depuis que j'en ai pris, je me sens un peu vaseux. Je n'ai aucune envie de finir aux urgences pour une connerie pareille.
On a inscrit notre fille au cned car à cause du covid c'est le foutoir dans sa classe. Heureusement qu'elle est autonome et bonne élève. Au moins, s'il y a à nouveau reconfinement, avec le cned elle gardera un bon niveau scolaire. Elle est forte ma aurore 🙂

J'ai envie de me replonger dans les livres en ce moment. Tout m'intéresse : témoignages, philo-socio, classiques. J'ai acheté la métamorphose de kafka, le magicien d'oz et gatsby. On m'a offert un tome de sigrid (par brussolo), j'ai hâte de commencer cette aventure déjantée !

 

8 octobre 2020

alcool

Je suis en train d'écrire un livre en ce moment. Cela me trottait dans la tête depuis quelque temps. Loin de moi l'idée de me prendre pour un grand écrivain refoulé, j'ai simplement besoin d'un exorcisme littéraire 😉
Je vis mal le fait d'être revenu vivre sur paris. Mes angoissses refont surface, au point que je lève un peu trop le coude en ce moment. Je bois facilement un litre d'alcool, ensuite je vomis facilement...Du coup je me tape une gueule de bois pas possible et je suis incapable, comme aujourd'hui, d'entraîner les danseurs. Déjà que c'est franchement compliqué d'être chorégraphe/danseur en ce moment à cause du covid, mais alors si mon côté alcolo s'en mêle, le spectacle ne va jamais finir !😉
Ah sérieusement, je n'en suis pas fier, d'autant plus que mon cher amoureux m'engueule quand je suis à ramasser à la petite cuillière. "Tu te bourres la gueule comme à l'âge de 22 ans, sauf que ta santé est moins solide". Arf, il a raison. Puis surtout, ça me fait honte à cause de ma fille quand même... J'ai encore hélas trop présent le souvenir de mon père qui rentrait ivre à 7h du matin. Je n'ai pas de dépendance à l'alcool, mais plutôt une relation ambigue avec l'alcool.
J'ai au fond de moi une détresse qui n'est jamais partie. Voilà pourquoi j'ai pris la décision d'écrire un livre. Ce récit est un témoignage. J'ai besoin de raconter, de mettre en scène par des mots le désespoir qui est le mien depuis très jeune. Ce livre parle de la maltraitance. J'ai toujours beaucoup de mal à poser des termes clairs sur mes ressentis, mais là je pense qu'il y a urgence. Entre écrire mes maux, et picoler, mon choix est vite fait !
J'ai passé ma nuit à vomir. J'ai beau essayer de me convaincre que j'ai mangé des moules pas fraîches, ma (bonne) conscience me dit "nan nan, c'est plutôt ton litre de vin".
Arf, j'ai honte quand même.

6 septembre 2020

non-binaire

Quand j'ai passé le questionnaire pour changer la société de demain, on a établi mon profil en me demandant si j'étais :
-un homme
-une femme
-non binaire


C'est la 1e fois que je vois les 3 possibilités dans une enquête sociologique générale. Ben j'ai hésité 5 minutes lol.  C'est le grand souci de ma vie. Visuellement et administrativement, je suis homme, mais si on m'interroge en privé, je dis non-binaire.
Etre non-binaire, c'est se sentir du sexe opposé à ce qu'on est physiquement: je suis homme qui se sent femme.


C'est une agression qui m'a trans-formé 😉 ; je ne supportais plus ce que mon corps avait subi, mon cerveau a trouvé une échappatoire en gros. Et c'est resté. Mon chéri l'a facilement accepté, mon frère aussi, mes parents ne le savent pas, mon fils non plus, ma fille s'en doute, ma belle-famille l'a accepté sans difficulté.


On est obligé de le cacher, mais au bout d'un moment on est fatigué de se mentir à soi ;
C'est ainsi, puis c'est tout.


"Je t'ai vu avec les yeux de l'âme", Saint Ignace de loyola

20 juillet 2020

interview

Ce matin un journaliste m'a téléphoné pour avoir une interview. Il voulait que je lui parle du spectacle en cours. Les interviews se font parfois par mail, parfois par tel. Avant j'en faisais de visu mais j'étais un peu mal à l'aise avec la caméra en face.

Je suis plus pro maintenant, je ne parle plus de ma vie privée. Jusqu'à mes 28-29 ans je mettais en avant ma provoc' gay puis j'ai arrêté quand certains journalistes anti-français (souci fréquent à montréal) m'ont traité ouvertement de catin et que j'ai subi du harcèlement sur internet. Cette histoire a failli me briser. Je parlais trop. Avec les médias , faut faire gaffe à la désinformation, la déformation des propos.

Donc voilà je m'en tiens au boulot, j'ai été bien las des sales coups médiatiques qui détruisent une carrière. Je m'estime déjà heureux d'avoir eu 9 ans de carrière de danseur au top.

Ce matin, pas de bla bla ; j'ai parlé du confinement, des masques, des costumes, de la musique. Une création dont je suis fier mais qui n'est pas encore  totalement au point. 2 ans que j' suis, toujours des détails à peaufiner. Mais comme je suis superstitieux, je n'aime pas trop aborder avec assurance un projet en cours qui peut hélas foirer...

 

13 juin 2023

Internet et moi ça fait deux

Comme mon mari est psy pour enfants, il constate régulièrement les dégâts qu'internet fait dans la tête des jeunes...Aujourd'hui internet est devenu omniprésent, on se sent obligé d'y aller tous les jours, même si on n'a rien à faire ni personne à qui parler... Les jeunes racontent à mon mari qu'ils se sentent noirs intérieurement, que la trace de ce qu'ils voient sur le web est indélibile en eux ...Des études sociologiques ont montré que beaucoup de jeunes deviennent dépressifs après avoir été sur les réseaux sociaux, sans parler des harcèlements monstrueux...

J'ai eu internet à 18 ans. Je suis souvent nostalgique de l'époque où je n'avais pas internet. La vie n'était pas parfaite, loin de là, mais au moins quand je décidais de m'éloigner des gens en me mettant dans mon coin, on ne me faisait plus chier et je me calmais... Alors qu'aujourd'hui, les jeunes se sont harceler à l'école, dans la rue mais EN PLUS ça continue chez eux, tout le temps, sur les réseaux sociaux qu'ils consultent sur leurs téléphones à longueur de journée et de nuit...
Les gens sont devenus des geeks, pas seulement les jeunes. Pour ma part je me fais royalement chier sur internet. J'ai essayé les sites de rencontres, les blogs, les réseaux sociaux, ça ne va pas du tout... On croit connaître des internautes, puis on se rend compte un jour qu'il n'y avait rien, qu'on s'était imaginé une personnalité qui ne colle pas au réel... Les internautes sont des gens que j'ai toujours trouvé extrêmement bizarres, d'ailleurs au début des années 2000 internet avait la sale réputation d'attirer le plus de fous au monde...Je ne comprends pas pourquoi internet a pris une telle ampleur dans le monde, ça a rendu les gens dépendants de la réputation, crétins, extrêmement intolérants et déshumanisés...Ils ne supportent pas la moindre contrariété... Il ne faut pas parler de ça, par dire ceci, pas s'exprimer de telle façon... Il n'y a aucune liberté d'expression sur internet, aucune...


Quand j'avais 19-20 ans, je rencontrais parfois sur des tchats des personnes avec qui je sympathisais ensuite par emails. On discutait longuement. J'ai désespérement voulu retrouver ce genre d'amitié virtuelle, ces échanges...mais la mentalité des gens d'aujourd'hui n'a plus rien à voir, on ne cherche plus le dialogue, les gens restent entre eux ... Ce qui s'est passé il y a quelques jours avec un blogueur m'a radicalement écoeuré, son inconséquence a fait ressortir mes traumatismes, mes souvenirs d'agressions et le mal d'être profond qui en découle...Ce qui s'est passé, c'est typique d'internet : tu crois apprécier quelqu'un, tu lui fais confiance pendant deux ans et puis tu te fais déchirer la gueule comme une merde parce que tu as osé écrire une phrase qui n'a pas plu à l'autre... du jour au lendement on te vire, on te dégage, on te BLOQUE.

Mon mari a souvent affaire à des jeunes qui lui parlent de ça, justement... des gamins pas très aimés que les autres "bloquent" à la fois sur internet et dans la vraie vie... J'ai l'impression que les gens ne savent plus faire la différence entre internet et la vraie vie, quel que soit leur âge. Ils bloquent ceux qui ne leur ressemblent pas, de la même manière qu'ils bloquent untel sur twitter ...Il n'y a aucun dialogue, aucune explication possible... Tu dis un truc qui ne plaît pas à l'autre, par maladresse ou saute d'humeur, et on te "bloque" définitivement ... Moi ça me dépasse complètement.Les internautes se montent la tête, fiers de leurs délires, ils prennent tout en attaque personnelle... J'ai toujours vu internet comme un moyen de communiquer, pas de tuer. ça fait déjà plus d'un an qu'aller sur internet me soûle vraiment, je n'ai rien à y faire ni personne à voir. Il faut savoir cesser internet avant que ça ne génère trop de dégâts indélibiles dans le coeur et la tête. Internet est loin d'être indispensable, même si la société nous fait croire le contraire. Je n'ai jamais été un partisan de la pensée unique.

humeur : j'ai l'air zen ? on me pète les couilles !

20 février 2023

black music

Quand j'étais ado, on me considérait "rebelle" parce que j'écoutais du rap / R and B. On me mettait dans le même camp que les noirs, en me disant (véridique) : "va les voir, tes noirs, tu vas si bien avec eux !". Un jour, rien que pour faire chier cette bande de racistes qui faisaient office d' élèves de ma classe de seconde, j'avais crée un évènement en faveur d'un magazine qui s'appellait "esclavage moderne" où étaient dénoncés les actes racistes à une époque qui se prétendait "non raciste".

Ce qui me plaisait dans cette "musique de noirs", qu'il s'agisse de gospel, de blues, de rap ou de R and B, c'étaient les chansons à textes. Ces artistes avaient un véritable engagement humain pour dénoncer les injustices. On appelait à l'unité des nations, l'égalité entre individus. Qu'il s'agisse de queen latifah, whitney houston ou de lauryn hill, j'adorais ces chanteuses parce qu'elles avaient du cran, de la personnalité. Des femmes de caractère !

Mais aujourd'hui, quand j'écoute du rap, ça ne me plaît pas du tout. Les paroles sont nazes, violentes, misogynes, cradingues, homophobes. Seul Maitre Gim's m'interpelle. 

Je garde de tous ces rappeurs des années 90 une certaine nostalgie parce que leur talent me manque. Que font les chanteurs aujourd'hui, excepté traîner sur les réseaux sociaux pour faire le buzz sur instagram avec leurs gueules filtrées ?! 

Avant, les morceaux duraient au moins 3-4 minutes, on écoutait, on s'évadait, ça faisait réagir, réfléchir. Mais aujourd'hui, merde ? Des morceaux d' une minute et demi maxi, des paroles préfabriquées sur logiciel. Les artistes vendent leurs images, mais pas leurs paroles.

Aujourd'hui on parle beaucoup de "black attitude". Je comprends l'importance que cela peut avoir de garder une identité "noire" mais le communautarisme est un vilain, vilain, défaut qui mène à une intolérance hargneuse et stérile. 

Les rappeurs des années 90 n'étaient pas aussi agressifs que maintenant, ni aussi regréssifs. Au contraire, ils oeuvraient à leur manière pour faire avancer la société dans le bon sens !! Ecoutons-les encore, ça vaut la peine.

ps : j'aime particulièrement ce clip de monie love qui est un formidable foutage de gueule sur la "virilité" !

 

 

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