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Ma vie et moi 🙂
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30 janvier 2022

"tu ressembles à ta mère"

En ce moment, je ne suis pas ce qu'on appelle de bonne humeur. J'ai des humeurs fluctuantes: parfois agressif, parfois triste au point de sangloter, ensuite indifférent. Il faut dire que je picole pas mal, ce qui n'arrange pas ma stabilité émotionnelle. J'ai l'impression que dans ma tête c'est la roulette russe, un jour j'ai la chance de me sentir bien et je me vois un avenir, le lendemain je me sens noir à l'intérieur.
Je me sens ainsi depuis que aurore m'a dit (innocemment ?) que je ressemblais à ma mère. Elle m'a dit ça sur un ton badin, comme si c'était une évidence. Si elle n'avait pas été ma fille, je l'aurais giflée. Il n'y a rien de pire pour moi que de me dire que je ressemble à ma mère. Physiquement, je sais que je lui ressemble : même cheveux foncés, même nez, même bouche, même minceur. Mais j'ai toujours fait en sorte de ne JAMAIS ressembler à ma mère mentalement. D'ailleurs, je ne la considère plus comme une mère, elle est pour moi une inconnue depuis des années. Elle a passé son temps à m'humilier, me rabaisser. Sa violence, quand elle n'est pas physique, est verbale. Et toujours ciblée contre moi. Sympa avec ma soeur, sympa avec mon frère, mais moi je n'ai droit qu'à des réflexions méchantes ou indifférentes qui me font sentir son mépris.
Je n'ai jamais compris pourquoi elle est comme ça avec moi. Qu'est-ce que j'ai qui lui inspire une haine pareille ? Elle a projeté sur moi ses ambitions déçues, mais je l'ai déçue comme à chaque fois que j'ai entrepris quelque chose. Notre médecin de famille m'avait prévenu, jadis : il m'avait avoué qu'elle exagérait sa douleur pour attirer l'attention sur elle. Ma mère est avant tout une paresseuse et une égoiste forcenée. Elle a toujours été bizarre avec moi, malsaine, ambigue. Plus d'une fois, j'ai eu l'impression qu'elle faisait des crises de jalousie et qu'elle faisait tout pour que je perde le peu d'amis que j'avais. Et ça a réussi. Et son obsession pathologique sur ma beauté, ses gestes déplacés qui me font encore cauchemarder à presque 40 ans. Une mère qui met ses mains aux fesses de son fils en disant "tu me plais... mais non je rigole !", se frotte sexuellement contre son gosse de 7 ans qui vient faire un câlin dans le lit, moi j'appelle ça une détraquée, une incestueuse refoulée.
Depuis que j'ai 7 ans, j'ai peur d'elle. C'est l'âge où j'ai commencé à faire des cauchemars à son sujet, je la voyais droguée, hagarde. Aujourd'hui, quand je rêve d'elle, c'est toujours avec une grande violence, en général je revis en rêve des scènes de dispute qui ont réellement eu lieu il y a dix ans.
Ma mère ne me frappe plus, parce qu'elle sait que je peux rétorquer. Je ne suis plus l'enfant chétif de 12 ans qu'elle insultait et giflait au point de lui faire éclater la lèvre. Il y a quelques années, je lui ai demandée de reconnaître devant mon père, ma soeur et mon frère, qu'elle m'avait maltraité. Elle a éclaté de rire.
J'ai toujours eu peur de lui ressembler. C'est comme si j'avais peur de l'hérédité qu'elle m'a légué. Peur du poison qu'elle a insinué en moi. Je me suis toujours battu contre moi-même, en étant l'opposé de cette femme, en gardant le sourire, en étant gentil avec les autres. Mais j'ai une violence au fond de moi que j'ai du mal à réfréner, une violence que je préfère retourner contre moi. Comme si elle m'avait insufflé sa haine, sa folie. Comme si, au final, c'était la seule chose qu'elle m'avait donné.
Ma mère est dépressive depuis longtemps. Elle a des périodes heureuses, d'autres malheureuses. Son esprit est profondément instable, puéril. Elle n'a jamais acquis la maturité d'une adulte. A 16 ans, elle me faisait honte et pitié. Je l'ai pourtant aidée, j'allais chercher mon frère à l'école, lui donnait son goûter, faisait faire ses devoirs à ma soeur, mais elle n'a jamais voulu le reconnaître, elle a préféré m'humilier sans cesse en disant que je pourrissais tout...Je parle de cette situation affreuse dans une partie de mon roman "la destinée du cygne noir".
Aujourd'hui, j'ai l'impression qu'elle essaye de se racheter une conduite avec aurore. Ou de l'acheter avec des vêtements de luxe, je ne sais pas. Ne manquerait plus qu'elle cherche à évincer ma fille et mon mari (ce qu'elle a déjà tenté) de ma vie, ce serait le coup de grâce. Elle en est capable. Qu'aurore m'ait dit que je ressemblais à ma mère comme si c'était une évidence a ravivé des souvenirs houleux, boueux, sales, douloureux, je n'arrive pas à y faire face. Je noie cette tristesse dans une bouteille de vin. Tous les deux jours environ.Je sais que j'ai le même attrait pour le luxe que ma mère, que j'ai une tendance à la déprime et à la violence... Et si ma fille avait raison ?

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30 octobre 2021

préparation de noel

Noel a toujours été important pour moi. Parce qu'à mes yeux, noel ne se fête pas seulement le soir du 24 et la journée du 25. C'est toute une mentalité qui débute fin octobre. L'avent commence avec la veille de la toussaint. Noel est à l'origine une fête paienne : c'est la fête de la lumière. Nos ancêtres craignaient la dureté de l'hiver et illuminaient le sapin, seul arbre qui gardait sa verdure durant l'hiver, pour garder de l'espoir.


Aujourd'hui, je n'ai plus aucun plaisir à faire les achats de noel en décembre. Trop de monde dans les magasins, les gens sont super énervés. Les autres me gâchent le plaisir. Avant, j'adorais voir les décorations dans les vitrines. Maintenant, je fuis ces endroits. Du coup, je fête l'avent autrement. En lisant, essentiellement. Je lis des textes sur noel, cela me permet de ne pas oublier l'état d'esprit de noel, ses messages de bonté, d'aide, de chaleur humaine.


Curieusement, j'ai toujours souhaité peu de cadeaux à noel. Un livre, un parfum, et j'étais content. Aujourd'hui, les gens veulent des cadeaux à la mode, des iphones à la con, des fringues chères pour ensuite les revendre sur internet. C'est aux antipodes de ce qu'est réellement et originellement noel.


Je commence à préparer noel dès le mois d'octobre, depuis quelques années. J'achète beaucoup, c'est vrai, parce que j'aime faire plaisir. Pour cette année, j'ai acheté de la nourriture fermière (chocolats, vins, terrines, plats du sud-ouest), des vêtements atlas for men pour mon mari adoré, des produits de beauté artisanaux et bios (à base de miel, lait de chèvre, eau florale, algues, rose...). En revanche, je n'ai rien acheté pour moi. Je donne mais n'aime pas trop recevoir. Comme si je n'étais pas digne de recevoir quoique ce soit.


D'octobre à fin janvier, dans ma tête et mon coeur c'est Noel. Le vrai noel, celui des pauvres, celui de la générosité. C'est un moment dans l'année que j'étale le plus longtemps possible pour fuir la cruauté du monde extérieur, ses obsessions maladives, ses menteurs, ses indifférences. Noel est la période de l'année qui me redonne courage et force. J'aime me calfeutrer chez moi, m'isoler de la réalité mesquine de la rue.


J'essaye de garder en moi le plus longtemps possible la sagesse de jésus christ.
Beaucoup de gens n'ont pas compris pourquoi je me suis converti au christianisme, à une époque où j'étais vu comme blasphémateur. Je me suis converti tout simplement parce que peu avant j'ai vécu un miracle. J'ai fait une crise d'épilepsie le jour où j'avais prévu de me suicider. J'avais prévu de me tuer le 1e janvier. Je venais d'avoir 22 ans. J'avais écrit une lettre à mon frère. Environ une ou deux heures avant de passer à l'acte, je me suis soudain senti mal devant mes parents. Et pendant quinze minutes, ce fut l'absence totale. Quand je me suis "réveillé", j'ai vu du sang sur mon pantalon. J'ai cru que j'avais tué quelqu'un. Ma mère, qui avait cru bon de me mettre un doigt sous la langue persuadée à tort que les épileptiques avalent leur langue, n'a pas mesuré la lourdeur d'une mâchoire qui ne se contrôle pas. J'ai croqué son doigt, tout en étant inconscient. Quand j'ai repris connaissance, il y avait deux pompiers. On m'a demandé si cela m'était déjà arrivé, je n'avais le souvenir que de ma nausée précédant la crise. Je suis allé aux urgences, j'y suis resté une nuit. On ne m'a trouvé une chambre qu'à minuit. Je me suis retrouvé avec une vieille dame ...qui avait fait une tentative de suicide. C'est étrange, non ? Je voulais me tuer, le destin me sauve et je me retrouve à l'hopital à côté d'une femme qui a attenté à sa vie en se coupant les veines du poignet. Comme si ce que j'avais prévu pour moi avait "glissé" sur quelqu'un d'autre. Quand je l'ai entendu raconter ce qui n'allait pas au médecin, j'ai pris conscience du miracle que j'avais vécu. J'ai été obligé de prendre un médicament pendant deux semaines. Tous les jours, je disais à voix haute : "merci". Je ne savais pas à qui, je ne savais pas réellement pourquoi, mais j'ai réalisé combien j'étais croyant. Combien j'avais droit à une seconde chance. Quiconque a connu ce genre de miracle comprend pourquoi on se convertit ensuite à une religion, pourquoi on s'y raccroche.


Récemment, j'ai eu plusieurs grosses déceptions sentimentales. En soi, ce ne sont pas des soucis bien graves, mais je suis extrêmement sensible au rejet, c'est une plaie qui ne cicatrisera jamais. Elle est bien trop profondément enracinée moi. Des personnes qui se foutaient de ma gueule, me mentaient en prétendant être bien trop épuisées, malades ou occupées pour répondre à mes messages, et qui en réalité allaient tous les jours sur twitter, mettaient des vidéos en ligne où on les voyait en grande forme. Des personnes qui ne prenaient même pas la peine de me demander comment j'allais. Ces hypocrites me font vomir. Je les hais. Au moins, lorsque je suis seul avec la religion, lorsque je suis seul avec noel dans le coeur, lorsque je suis seul à lire des textes de noel, je me sens nettement moins esseulé et mal qu'en (mauvaise) compagnie des gens. Durant ce laps de temps où je prépare noel dans mon coeur, je m'apaise enfin.

25 mars 2021

Besoins

Le confinement ne me rend pas malheureux, bien au contraire. J'aime voir mon homme quotidiennement, lui apporter le petit-dĂ©jeuner au  lit, lui glisser un bisous dans le cou quand il travaille sur ordinateur, lui octroyer une pause câlin... J'ai besoin de lui, de sa prĂ©sence physique et morale. Il est mon pilier. 

Le confinement me permet de me retrouver, de retourner à ma source. J'ai besoin de solitude. Ma phobie sociale s'est accentuée depuis le mois de novembre, voir ne serait-ce que la silhouette ou l'ombre de gens au-dehors me met les nerfs à vif. Impossible de réfréner la peur qui s'ensuit. Je sais d'où ça vient : de mes traumatismes. Tant que je vivais à montréal, mes angoisses se sont estompées, mais depuis que je suis sur paris, elles refont surface comme un marécage puant. J'ai un besoin vital de m'isoler du monde. Je suis bien chez moi, d'autant que c'est calme.

Beaucoup de choses dĂ©coulent de ce besoin de solitude. 
Je lis pour ne pas songer à mes angoisses, pour m'évader, changer de vie momentanément, voire de percevoir chez des auteurs des ressentis qui sont proches des miens.
Je retourne à la pratique de la religion juive. Je fais le HITAT quotidien: houmach, tehilim, tefila (étude de la bible, lecture des psaumes, prière). J'ajoute des cours de 'hassidout. ça me repose les nerfs, m'offre l'occasion de me concentrer sur autre chose que la consommation matérialiste.

L ultraconsommation me donne des boutons. Je ne peux plus. Les centres commerciaux et Cie me font vomir, me nouent l'estomac. Je suis comme sartre, j'ai la nausée :-)
J'ai la chance de ne pas avoir attrapé le covid, ni mon amoureux ni ma fille (par contre mon fils en italie, si, arf), j'en profite pour rééquilibrer tant que c'est possible mon système nerveux qui a été mis à l'épreuve trop de fois ces dernières années sans que je m'en rende vraiment compte. J'étais hyperconnecté, carriériste, hyperconsommateur, nymphomane, noceur. Quelque chose en moi s'est cruellement fatigué, brisé même. Je me suis brisé à vouloir devenir autre que moi. Du coup, j'ai besoin de revenir à plus de simplicité. Je cuisine, aussi. Ce matin, j'ai fait une quiche.

La sortie de mon roman est prévue pour le mois de mai. Patience...

20 septembre 2021

la phénicie

S'il y a bien une chose que je suis heureux d'avoir retrouvé sur paris, c'est la possibilité de retourner voir les bouquinistes. J'y découvre à chaque fois des petites perles, comme cet essai d'histoire de raymond weill intitulé " la phénicie et l'asie occidentale", publié en 1939. Bien que depuis cette époque l'archéologie ait livré beaucoup d'autres connaissances, j'avoue avoir un coup de coeur pour cet ouvrage parce qu'il est très clair, l'auteur sait amener les faits historiques comme un roman. En tant que lecteur, je ne me suis pas du tout ennuyé. On y découvre l'histoire de l'égypte ancienne mais aussi celle de l'histoire hébraique. D'une certaine manière, je trouve que cet essai fait l'effet d'une bombe dans ce qu'il révèle de "l'archéologie" biblique. Quand je lis la bible, je suis toujours perplexe quant à la géographie. La plupart des lieux me sont totalement inconnus (comme canaan). Or, grâce à ce livre, j'ai appris que les hébreux se sont inspirés de légendes phéniciennes. En hébreu, dieu se dit "adonai", eh bien on apprend que ce mot est issu de la légende paienne d'adonis et astarté, que l'on retrouve en egypte ancienne sous la légende d'osiris et isis. C'est passionnant de voir la corrélation qui existe entre ces peuples. J'ai trouvé ce livre formidable.


"Les jacob et joseph historiques du canaan prĂ©israĂ©lite sont Ă  la source des Patriarches de la lĂ©gende biblique. Les isrĂ©alites, arrivĂ©s en palestine et ayant fini de s'y installer vers le XIe siècle, lorsque la lĂ©gende des origines nationales commence de s'organiser, il se produit qu'on incorpore Ă  cette lĂ©gende des rĂ©cits visant au double rĂ©sultat d'accaparer , pour le dieu national, les vieux sanctuaires indigènes, et de lĂ©gitimer, juridiquement, la possession du pays conquis par la force. Les Patriarches sont conçus dans ce double but. Ce sont des ancĂŞtres du peuple, censĂ©s avoir vĂ©cu plusieurs siècles avant la conquĂŞte et avoir dĂ©jĂ  rĂ©sidĂ© en palestine. Les conquĂ©rants rĂ©els ont trouvĂ© lĂ , dans les villes, des sanctuaires immĂ©moriaux : bethel, hĂ©bron, sichem, beer seba... Il sera entendu, en thèse nationale, que ce sont les patriarches abraham, isaac, yaacov et yossef qui ont rĂ©vĂ©lĂ© et conquis les dieux de ces places et fondĂ© les sanctuaires qui seront foncièrement israĂ©lites et dont les dieux locaux deviendront identiques au dieu national israĂ©lite. En mĂŞme temps, dans leur lĂ©gende, on fera mĂ©rite Ă  ces ancĂŞtres du peuple d'avoir passĂ© des traitĂ©s de possession et de rĂ©sidence avec les cananĂ©ens."

20 août 2021

covid, un an après

Nous avons fait vacciner notre fille. Comme elle a de l'asthme, elle est fragile. Nous ne voulons pas risquer de l'emmener aux urgences. Son petit ami aussi s'est fait vacciner. Mon homme y pense, quand à moi je refuse. Je n'ai pas confiance dans les vaccins, et surtout dans l'allopathie en général depuis que j'ai rencontré une femme qui a développé une hépatite et une scélore en plaques à cause d'un vaccin.


J'ai boycotté une phramacie près de chez moi qui fait aussi office de centre de dépistage. Hier, on était 6 clients dans la salle minuscule, presque agglutinés les uns sur les autres. De plus, le pharmacien en titre ne met pas le masque. Du coup je vais ailleurs.
Je ne suis pas "complotiste", ni "antivaccin", simplement j'attends de voir la réelle efficacité du remède pour me lancer. Ce vaccin a été crée dans l'urgence de la crise sanitaire, avec un virus qui mute sans cesse. Le vaccin est peut-être valide pour la première forme virale, mais sera-ce encore le cas plus tard ?


Je ne supporte plus DU TOUT ceux qui ne portent pas le masque. Ce sont de vrais abrutis qui se croient tout permis. Cela n'a rien d'étonnant qu'à cause d'eux on se retrouve avec une 4e crise de covid.


Je ne sais pas si je l'ai attrapé ou non, mais dès que je suis à l'extérieur je mets systématiquement le masque avec une goutte d'huile essentielle d'eucalyptus. Quand je rentre chez moi, je me lave systématiquement les mains. Quand je prends une douche, j'utilise un savon bio, et surtout je mets dans l'appartement de l'huile essentielle antivirale pour nettoyer le sol. Je fortifie mon organisme avec des graines de pavot, de chia, du germe de blé, des feuilles d'orties, des algues...Jusqu'à présent, cela a été efficace.


Désormais, je ne ressens plus de compassion pour les malades du covid, parce que je trouve qu'ils sont profodément irreponsables. J'ai été sidéré de voir tous ces gens sans aucune protection à la fête de la musique et à la gay pride. Ils veulent faire comme si c'était un rhume inoffensif, tant pis pour eux s'ils l'attrapent.

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3 mars 2021

vacances bonnes

La fidĂ©litĂ© que j'ai jurĂ©e Ă  mon homme nous a rapprochĂ©s sexuellement. Faire l'amour avec lui est dĂ©licieux. La fidĂ©litĂ© lui importe beaucoup, c'est un aphrodisiaque pour lui. Pour moi aussi, finalement. Je lui appartiens. Le sexe est toujours liĂ© Ă  l'appartenance. MĂŞme si je ne suis pas sa propriĂ©tĂ© , Ă©videmment. Le sexe entre nous est extrĂŞmement puissant, humainement parlant, ça  nous unit totalement. On ne fait qu'un.


Pendant les vacances scolaires, j'ai initié notre fille au bodycombat. Génial pour défouler ses nerfs sans prendre de place !
J'ai cessé le vin (momentanément). A cause de l'ennui , je levais trop souvent le coude, mon quotidien prenait une tournure que je n'aimais pas. Du coup, je lis.

 

 

10 octobre 2021

la femme et ses images

J'ai lu "la femme et ses images" de pascal lainé, un essai sociologique sur le féminisme, datant de 1974, basé sur des entretiens réalisés deux ans plus tôt. Quand ma fille m'a vu lire ce livre, elle a écarquillé les yeux en me demandant : "mais pourquoi tu lis ça ?" Le "ça" voulait dire : pourquoi est-ce que t'intéresses à un vieux truc d'il y a 50 ans ?" On peut légitimement me poser la question, mais ma réponse sera tout aussi légitime : parce que c'est important de connaître les origines du féminisme, vu dans son contexte.


Quand j'ai manifesté en 2018 pour le mouvement Metoo, j'ai vu les féministes d'aujourd'hui. Et je n'ai pas du tout aimé leur contact. Agressives, vulgaires, elles m'ont dissuadé de manifester avec elles, alors que le souci de l'agression me concernait moi aussi.
Ce que j'ai beaucoup aimé dans cet essai, c'est avant tout sa clarté. L'auteur écrit avec du recul, sans prendre parti, même si on sent qu'il adhère à une révolution des mentalités. Il y a quelques années, je militais sur twitter pour Metoo. J'ai été sidéré de voir les commentaires haineux et complètements idiots de certains mecs attardés, comme "les féministes sont des sorcières, des putes". On se serait cru à l'inquisition, c'était lamentable.


Je pense que le féminisme est en berne, que les féministes actuelles sont très proches des mecs qu'elles dénonçaient jadis. Certaines sont même misogynes. Elles sont aussi violentes, crades, agressives que beaucoup de mecs tarés. Personnellement, j'ai du mal à prendre à sérieux le féminisme à cause du comportement hypermasculin des nanas d'aujourd'hui. Etre une femme au foyer est vu comme une honte, une tare. Or, je trouve personnellement que ce statut est empreint de dignité, justement. J'ai grandi avec une mère qui se foutait de son foyer, ne se préocccupait pas de ses enfants, parlait mal, ne faisait ni la cuisine ni le ménage, qui était violente, parlait divorce sans arrêt. Pour ma part, je trouve que c'est plus une attitude de connasse que de féministe. En tant qu'enfant, j'ai beaucoup souffert de ne pas avoir une mère aimante et bienveillante. Je pense qu'aujourd'hui, on est dans une ère de dérive du féminisme, en mode pouffiasse au crâne rasé.


J'ai voulu lire ce livre pour retourner aux sources du féminisme, savoir de quoi il est vraiment question à la base. Je suis heureux de l'avoir lu, parce que ça m'a ouvert les yeux sur des principes fondamentaux qu'on a tendance à zapper. Puis surtout, l'analyse du féminisme rejoint l'émergence de la société de consommation et sa manie de tout dénaturer. Les problèmes abordés dans ce livre restent finalement très actuels parce qu'aujourd'hui notre société trouve ses fondements dans la consommation naissante des années 70.


"On observe les mêmes obstacles à l'affirmation de son identité, qui doivent toujours se mesurer à l'échelle et selon les normes du dominateur : l'homme, le bourgeois, l'occidental...qui sont à cet égard l'unique mesure de toute chose et qui la seule culture dans notre société."


"L'accent est mis constamment sur l'automatisme des instruments ménagers modernes, sur l'efficacité des produits qui remplacent avantageusement le labeur féminin sur le thème du travail 'qui se fait tout seul'. Ainsi la ménagère se voit purement et simplement liquidée. Elle est pour ainsi dire de trop. Tout le rôle de la femme se borne à l'achat, un achat qui lui permet de se réaliser comme bonne épouse et bonne mère mais dans la mesure où l'achat lui enlève proprement ses fonctions. A la limite, on pourrait parler d'ethnocide en ce sens que toute une culture spécifiquement féminine est progressivement détruite, aujourd'hui, par la concurrence de la grande industrie. On cuisine de moins en moins. Plus aucune femme ne fait elle meme ses conserves."


" Que la maternité soit en principe l'une des aspirations naturelles de la femme, sans doute. Que la maternité ne soit dans les faits qu'une minable corvée quotidienne, c'est ce qu'on observe aussi. L'enfant n'est pas en cause, mais plus souvent le mari qui se dérobe à ses obligations. Mais toujours la société, et son idéologie, fait de l'éducation qu'elle impose et qui fait de la maternité une charge bien davantage qu'un accomplissement. Et du moment où la maternité n'est pas vraiment libre, non seulement consentie mais expréssément voulue, il est ridicule de gloser sur 'l instrinct maternel'."


"Toute l'idéologie de la consommation, qui règle pour l'essentiel dans notre société les rapports économiques et sociaux, et qui forme notre morale dominante, repose sur une mythologie de l'eros, de la jouissance immédiate et coûteuse, à quoi la femme n'a en principe d'autre rôle que de donner corps. Car l'image de la femme, c'est justement le désir rendu visible. Désir en soi, peu importe de quoi : l'image lui donnera toujours assez de sens. Et peu importe quelle image, et quelle femme sur cette image. Toutes se ressemblent instrinsèquement sur les magazines, dans les publicités, dans les vitrines."

28 septembre 2020

le grand théâtre de ...l'épidémie !

On m'a parlé d'une pièce plutôt surprenante. ça s'appelle... Le grand théâtre de l'épidémie ! Elle a été crée par le journaliste christophe barbier. Elle se compose d'un montage littéraire joué par plusieurs personnes. On y trouve des textes de sophocle, de ionesco, de camus...L'idée, c'est de dire tout haut ce que christophe barbier a été obligé de censurer sur bfm tv : autrement dit, il lynche la paranoia au sujet du covid en dénonçant le consensus , la soumission des hommes politiques, des intellectuels et du commun des mortels.
"Le coronavirus va-t-il faire mourir notre civilisation ou bien le coronavirus est-il apparu parce que notre civilisation est morte ?"
Alors...je suis assez partagĂ©.  Parce que l'idĂ©e de ce spectacle est clairement anti-masques ! Le but est que le public enlève le masque sanitaire pour montrer qu'il ne se soumet pas Ă  cette peur contagieuse de cet Ă©trange Ă©pidĂ©mie virale...
Je salue vraiment christophe barbier d'avoir osé faire ce spectacle, mais en même temps j'ai un peu peur qu'il signe la fin de sa carrière journalistique en poussant les gens à enlever leurs masques. Le problème avec cette épidémie, c'est qu'on n'est finalement au courant de rien. On ne sait pas ce qu'est exactement ce virus, d'où il vient ni même les effets réels sur l'organisme. On nous fait un lavage de cerveau quotidien avec des statistiques flippantes. On nous met dans la tête uniquement des chiffres mais sans lire des articles qui font réfléchir sur cette pandémie. Le mérite de barbier, c'est qu'il a clairement osé parler d'un tabou journalistique par un ton contestaire et subversif!
Par contre, au niveau de la mise en scène, il y a un truc un peu chelou... Il paraît qu'aucune femme ne joue dans le spectacle et qu'aucun texte écrit par une femme ne soit lu...Christophe barbier est-il misogyne ?

30 novembre 2025

qu'est-ce qu'un trauma ?


On dirait le sujet d'une dissert pour un exam. Pourtant c'est une vraie question, que je me pose vraiment. 


Il y a des gens qui ne comprennent pourquoi matt et moi sommes ensemble : il y a en effet de grosses différences de personnalité : il a 10 ans de plus que moi, est plutôt flegmatique, se met rarement en colère, est très à l'écoute mais est aussi autoritaire, voire péremptoire ; moi, je m'emporte facilement, je suis passionné, colérique, assez dogmatique, mais je suis aussi généreux et logique.Bien des gens s'imaginent de moi la personne que je ne suis pas : egocentrique, méchant, délinquant, dilettant, loufoque, pessimiste. Pendant des années, j'en ai joué, tant je trouvais ces préjugés complètement débiles. Mais je me suis rendu compte combien ces réactions extérieures m'ont bousillé de l'intérieur. Quand vous essayez pendant longtemps, inlassablement, de prouver aux autres que vous n'êtes quelqu'un de mauvais, et que les gens restent butés, on finit par intégrer leur haine, leur mépris.


J'ai vécu beaucoup de traumatismes dans ma vie. Agressions sexuelles, harcèlement scolaire, violence familiale, exclusion sociale, drogue.Fut un moment où je me voyais comme un clochard, je vivais même partiellement dans la rue. Matthew a été la seule personne à me redonner confiance en moi et en la vie. Malgré nos tempéraments différents, on se complète, on se comprend, on évolue ensemble. Mais je ne peux pas non plus nier l'importance que les traumas ont eu dans mes décisions de vie. Ma décision de devenir prêtre est irrévocable. Je ne sais pas si cela va se réaliser, mais tous les traumas que j'ai endurés à cause des autres ont tué une partie de moi, c'est définitif. Quand on décide de couper les ponts avec la société, quand on refuse de vivre comme tout le monde, c'est parce qu'on ne se remet pas de blessures trop fortes. Il y a 2 ans et demi, j'ai cru que j'allais mourir. J'avais régulièrement des douleurs cardiaques, je picolais une fois de trop, je n'arrivais plus à rien professionnellement. Tout ça à cause de deux crétins qui, ne me connaissant pas du tout, avait décrété que j'étais quelqu'un de mauvais, un "énergumène" qu'il fallait absolument fuir. Même aujourd'hui je n'arrive pas à en parler, car ce fut un état de choc qui m'a profondément, viscéralement secoué. Heureusement que le christianisme m'a sauvé, sinon ...
 

6 novembre 2025

personnalité non définie

Quelqu'un m'a dit récemment : "aujourd'hui, être homo, hétéro, bi, transgenre ou sans genre, neutre, on ne sait plus vraiment". C'est tout à fait ce que je ressens. Je me considère comme une personnalité fluctuante et évolutive. Dans ma jeunesse, hétéro. A l'adoleslence, bisexuel. Vers 22 ans, homo. Depuis 5-6 ans, transgenre. Mon identité n'est pas définie. Il n'y a  que les cons pour se définir DEFINITIVEMENT comme ceci ou cela. Quand on me voit dans le metro, j'ai un look spécial : collier en perles blanches, des bagues à tous les doigts, pantalon de femme, boucles d'oreilles punk aux oreilles, chaussures compensées goth. Je suis "un truc", plus qu'un homme. Un être indéfini, en constante évolution, progressant, rétrogradant, homme, femme, enfant, grande gueule, timide. Il est vrai qu'aujourd'hui on a tendance à réfléchir en dehors des catégories psychologiques. Est-ce une avancée identitaire ou une confusion psychotique ? Mon homme, qui est psy pour jeunes, a souvent affaire à des personnalité assez bordeline comme moi. Est-ce forcément un tort ? A t-on tort d'exister comme on est, sans réussir jamais à se définir selon des criètes sociétaux ? Question ouverte, presque sans réponse. On ne sait même plus si on cherche la vérité sur soi ou si on se plaît dans le reflet du mensonge.
 

18 septembre 2025

dur dur d'être chorégraphe

A la rentrée, on m'a proposé un "accompagnement" spécialement pour les chorégraphes qui ont du mal à se faire connaître. On a beau être un excellent danseur, on a beau avoir des tas d'idées de chorégraphies, monter un spectacle est avant tout une réalité économique. Quand j'ai crée mon 1e spectacle, c'était pendant le covid, le concept gothique n'a pas plu et au final j'ai fait perdre de l'argent au producteur. Pour mon 2e spectacle, j'ai choisi de le monter en indépendant, avec un concept plus simple, collaborant avec une pianiste de jazz, au final le tout a été réalisable et a plu au public. Etre chorégraphe est au danseur ce que le réaliseur d'un film est à l'acteur :l'un dirige tandis que l'autre exécute. Depuis gosse j'invente des chorégraphies, j'adore ça, mais aujourd'hui il y a tout un aspect éco auquel on ne pense pas forcément avant de créer un spectacle. Je me suis donc inscrit à ce suivi, contenant d'ailleurs pas mal de courtes formations en ligne, en espérant que ce soit un tremplin dans ma carrière de chorégraphe.
 

4 juillet 2022

danza de la hacha, luis de briceno

J'aime beaucoup cette musique, elle me fait penser à l'italie (même si le compositeur fut espagnol et a habité paris, sous le règne de Louis XIII au 17e siècle. Il n'a vécu que 20 ans, mais est l'un des premiers à avoir établi une tablure pour guitare). Elle a été plusieurs fois remasterisée, modernisée.

 

26 janvier 2022

le goût du luxe

Nous sommes particulièrement heureux de nos nouvelles acquisitions. Nous avons trouvé des perles rares : une horloge représentant un hibou en nacre et peint à la main, une tapisserie d'alphonse mucha représentant la femme-hiver, un vrai fossile (ganiolite d'il y a 400 millions d'années, trouvé en amérique du nord et europe), une reproduction de la vierge marie tenant dans ses bras l'enfant jésus inspirée d'un tableau byzantin datant entre le 11e et 13e siècle, des chemises en flanelle, un gilet dandy, une lampe tiffany représentant une danseuse de ballet avec une robe-paon en verre peint..


J'ai grandi dans le luxe, forcément ça m'a marqué. Pourtant, quand nous vivions à montréal j'avais changé de style de vie. Plus simple. J'aimais beaucoup le ranch de mes beaux-parents, qui vivent dans la campagne canadienne.On a d'ailleurs ramené un tapis en peau de vache que nous aimons beaucoup, ils nous rappellent de doux souvenirs. Tandis qu'ici, sur paris, je me sens horriblement seul. En 4 ans, je ne me suis pas fait un seul bon ami. Je ne sais pas ce qui coince. Du coup, quand je suis en période de mal -être, j'achète. Je fais quand même attention à ne pas mettre trop cher, mais j'ai clairement des goûts de luxe.

Ce que j'aime dans le luxe, c'est l'idée d'avoir des objets uniques. Je ne supporte plus les objets médiocres, j'ai besoin de qualité, cela me rassure, comble un manque affectif que même l'amour de mon cher et tendre mari n'arrive pas entièrement à remplir. Puis surtout, je repars dans l'élégance. J'ai réalisé que je ne veux plus être le gars vulgaire et provocateur que j'ai été toute ma vie. Je veux mieux, plus chic. Je crois que dans le fond, je ne veux plus faire honte à mon homme. Ni à moi-même.

14 janvier 2022

le covid dans ma vie


J'ai la chance de ne pas avoir attrapé le covid. Mais je ne jure de rien, on ne sait jamais ce que nous réserve l'avenir.
Dépasser les 300 000 contaminations quotidiennes m'angoisse. Cette énorme crise sanitaire fait ressortir mon côté loup solitaire. Je me claquemure chez moi, et en suis totalement satisfait.


Au début, j'avais du mal à mettre de distance avec autrui, parce que je me suis habitué depuis plusieurs années à avoir une fausse vie sociale. Je dis "fausse" car en fait je n'aime pas du tout le contact avec les gens. Tout simplement parce que les gens sont malveillants, indifférents. L'indifférence est la plus grande des violences.
J'ai réaménagé notre appartement. A l'orgine, il n'était pas prévu qu'on reste aussi longtemps en france. Je voulais juste faire mon spectacle de danse gothique puis retourner au canada. Mais là, nous sommes coincés, d'autant plus que je ne suis pas vacciné. Pour le moment, je refuse de l'être. Non que je sois un militant anti-vaccin, simplement j'ai une peur bleue des vaccins. Avoir un virus qui se balade dans mon corps me fait horreur. Mon mari s'est fait vacciner cet automne... eh bien, il a eu de gros coups de fatigue durant trois semaines. Ma fille, elle, l'a plutôt bien supporté. Mais moi, je n'ai pas confiance dans la médecine chimique. Je refuse de donner mon argent au monde médical, qu'il s'agisse des hôpitaux, des pharmacies ou cabinets de médecins. Mon attitude est peut-être radicale, mais j'ai une grosse dent contre l'halopathie depuis que j'ai été aux urgences pour une phlébite... et que les urgentistes n'ont même pas vu les deux caillots que j'avais dans la jambe. Je suis ressorti de l'hôpital avec une ordonnance pour avoir du dopliprane. J'aurais pu mourir si mon organisme avait été moins résistant. Depuis, je boycotte le monde médical, sauf cas de force majeure.
Je pense que les gens n'ont aucune hygiène, voilà pourquoi il y a tant de contaminations. Les vaccinés diffusent considérablement le virus car ils ne prennent aucune précaution : ils ne se lavent pas les mains, certains ne se lavent pas tout court, ils crachent dans la rue, se rassemblent en bandes... On est désormais obligé de remettre le masque dans la rue. POur ma part, je n'avais jamais cessé de le garder. Certains me regardaient de travers comme si j'étais fou, mais j'avais raison de mettre le masque en public. Je ne le retire que quand je suis totalement seul, c'est à dire pas souvent. Chez moi, j'aère beaucoup. Je nettoie au savon noir et huiles essentielles purifiantes. Je ne supporte plus du tout les gens qui font comme si le covid n'était qu'un rhume inoffensif. Les boîtes de nuit sont fermées, tant mieux, cela fait des nids à délinquance en moins.


Cette crise sanitaire qui n'en finit pas me semble justice. Après tout, l'espèce humaine détruit l'environnement, il est logique que la Terre se venge en envoyant des virus qui mutent.
Le spectacle que je suis en train de co-créer avec une amie est suspendu "par précaution". Du coup, rebelote entraînement en visio. Ce n'est pas très pratique, mais au moins la troupe continue d'exister. En ce moment, on travaille sur Les Nocturnes de chopin . Mon amie joue divers morceaux au piano, et nous ajoutons une touche sobre de danse classique par derrière. C'est novateur. Par contre, on ne se voit carrément pas mettre le masque triangulaire FFP2 qu'il est conseillé de mettre en ce moment, c'est trop étouffant.
Est-ce que le covid a changé ma vie ? Oui, clairement. Déjà, les confinements m'ont fait prendre conscience que je voulais dorénavant rester fidèle à mon mari. Ensuite, le fait de ne plus avoir de vie nocturne (boîte de nuit, bar, fêtes...) m'a permis de me recenter sur mes priorités personnelles et de redevenir moi-même, sans avoir l'envie de jouer des rôles. Enfin, ça a été l'occasion de renouer avec mon amour de l'écriture. Comme ma carrière de danseur-chorégraphe ne bat pas son plein à cause de la crise sanitaire, je reviens à des passions que j'avais jadis mises de côté.


Je n'ai jamais été aussi content d'être maniaque ! J'ai toujours aimé me parfumer, prendre soin de moi, me laver, mais alors là dès que j'ai un moment j'aére, nettoie tout (jusqu'à la semelle des chaussures et les bouteilles de vin). Hélas , on ne peut pas retourner à montréal à cause des frontières. Du coup, cette situation me permet de renouer avec mon identité française, tant dans ma façon de m'habiller que de cuisiner.
Le covid n'est pas un hasard. Je fais ressortir également ma personnalité très croyante, que celaplaise ou non à autrui. Je vais souvent dans les églises pour prier, chaque jour je fais mes prières juives et demande régulièrement des bénédictions pour garder bonne santé. Je me sens mieux depuis que je ne fais plus semblant d'être athée.

Ce qui m'effare,c'est que les gens ici ont la même mentalité qu'aux usa : ils se croient plus forts que le virus. Ils ont la mentalité du "can do", ils veulent continuer à avoir une vie normale: aller à la piscine, au cinéma, aux concerts, aux manifestations... sans prendre de gants. Or, n'importe qui avec un peu de bon sens sait qu'on doit s'adapter à la situation, on ne peut pas continuer d'imposer notre mode de vie de consommation effrenée à un environnement déjà très abîmé. Le covid est là pour nous dire "stop", et qu'est-ce que nous faisons ? Nous contnuons de polluer la planète avec les iphones (qui ajoutent autant d'effet de serre que les avions), avec la voiture, avec le plastique (les médias ne parlent pas assez de la catastrophe écologique perpétrée par tous les Connards qui jettent leurs masques dans la nature). Le covid est le nouveau choléra, ce n'est pas parce que des petits médecins ont su créer un vaccin tout relatif que nous pouvons prendre le virus à la légère.

 

 

29 mai 2025

arche de noé

Notre arche de noé s'agrandit encore. Nous avons nos deux minettes, tigrou, les oiseaux. Et en plus ...un hérisson, une chauve-souris , deux rats musqués et un autre minet que j'appelle petit noirpiot. Parfois, les deux matous s'engueulent. Tigrou est une tête de mule quand il s'y met. Il est vraiment gentil avec nous,mais c'est un mâle dominant, il ne veut aucun autre mec dans le jardinet ! Les rats se sont trouvés un abri dans un coin du placard à bricolage, la chauve-souris dans une interstice du mur et le hérisson mange toutes les nuits ses croquettes. Chaque jour je donne du fromage aux rats, qui en raffolent. Les animaux sentent qu'ils sont les bienvenus chez nous pour venir si nombreux. 
 

29 mai 2025

refuge pour chats

Ma fille est bénévole au sein d'un refuge pour chats abandonnés. La plupart d'entre eux ont été maltraités. Aurore parraine une petite d'un an et demi, qui a de grosses carences car avant d'être jetée à la rue (et trouvée sur un rond-point), ses abrutis de maîtres ne la nourrissaient que... de pizza !! Du coup, on essaye d'aider cette asso en fournissant du matériel, étant donné qu'elle n'a pas beaucoup d'argent. Hier, j'ai donné plusieurs de nos vieux plaids et un coussin qui ne servait plus, je préfère que ça serve à des chats malheureux plutôt que de les jeter.

22 mai 2025

moi, prĂŞtre ?


Euh ben ouais. ça surprend, pas vrai ? Comme m'a dit mon cher mari : "toi qui aimes tant coucher avec deux hommes en même temps, tu veux devenir prêtre ?" Remarque, il n'a pas totalement tort. J'arrivais presque à entendre la phrase : "c'est une blague ?". Pourtant, non, ce n'est pas une plaisanterie. Mes désirs sexuels n'ont rien à voir avec ma spiritualité. Depuis mon adolescence je ressens cette envie de prêtrise. Ce qui m'y a fait renoncer, c'est le regard des autres forcément négatif, entre ma mère ambitieuse qui m'a poussé à devenir danseur de ballet coûte que coûte et la peur d'être encore plus le bouc émissaire des jeunes de mon âge. Au final, j'ai vu mon désir de prêtrise comme une honte. C'est d'ailleurs l'une des multiples raisons qui m'a fait prendre de la drogue, je voulais oublier ce désir si pressant, oppressant à cause des autres. Toute ma vie, on m'a interdit d'être ouvertement croyant et pratiquant, comme si c'était une tare. Mais entretenir une correspondance régulière avec un prêtre me permet de renouer avec ce que je ressens au fond de moi, sans craindre les moqueries. Au contraire, le prêtre est ravi de mes lettres. Je dirais même qu'on se comprend. Pendant la veillée pascale, il m'est arrivé une chose étrange. Ces deux dernières années, j'ai beaucoup souffert, des traumas ont été ravivés au point d'en rendre la douleur si insupportable que j'ai plongé dans l'alcool et la dépression suicidaire. Naturellement, j'essayais plus ou moins de le cacher, mais j'ai songé plusieurs fois à me couper les veines. Pendant cette veillée pascale, j'ai vécu une grande grâce de résurrection envoyée par jésus-christ, j'ai senti une douce chaleur à l'intérieur de mes poignets, et depuis je ne me sens plus porté vers la mort. Dieu m'a guéri, m'a sauvé. Ce n'est pas la première fois que je vis ce genre de miracle. Quand on vit ce genre de choses, c'est qu'on est fait pour autre chose que monsieur-tout-le-monde avec son train-train. Donc, j'ai pris la décision de m'engager dans la voie de la prêtrise. Pas tout de suite, mais pour plus tard. Pour le moment, j'ai surtout besoin de m'améliorer. Le terrain a été défriché depuis un an, c'est bientôt le moment de planter les graines.
 

2 mai 2025

la promesse de l'aube 

Décor sobre. Deux portes boisées, un porte-manteau, une valise, un fauteuil. Années 1920-30, l'homme est en smoking.
C'est une des très rares pièces de théâtre à laquelle j'ai aimé assister. Elle est inspirée par le livre de romain gary publié en 1960. C'est un hommage à sa mère immigrée russe, douée d'un fort tempérament. Le personnage raconte la jeunesse de romain à nice, sa passion pour la littérature, ses premiers émois pour les femmes, la misère dans laquelle il a vécu à paris, son engagement dans l'armée résistante contre hitler. Il parle avant tout de la condition humaine. 
Le comédien joue vraiment très bien, il a su redonner vie à ce romain gary dont l'ombre maternel l'a soutenu toute sa vie, les dialogues sont très fins et percutants. Une pièce de théâtre intelligente comme on en voit peu.


"les hommes ont le droit de manger, sans condition"
 

12 avril 2025

payer ou charité ??

Quand on est lecteur régulier de mon blog, on comprend vite que je suis très croyant. Pourtant, certaines choses dans l'Eglise me tapent sur les nerfs. Notamment ce système de retraite spirituelle, apparemment à la mode. Le stress de la vie citadine est utilisé comme argument. Venez au monastère goûtez un peu de quiétude. Mouais, à partir du moment où l'on paye. Je ne savais pas que la paix du christ s'acquérait à plus de 60 euros la nuitée. 


C'est très souvent que je vois des prêtres et des soeurs aller sur les réseaux sociaux. Normalement, le site web d'une église devrait comporter seulement des infos pratiques (heures de messe, bénévolat, ventes de charité, journées des missionnaires ...), mais pas leur chaîne youtube et leur compte facebook ! Je suis peut-être un tantinet vieux-jeu concernant la religion, mais franchement ...ce côté moderniste m'insupporte ! Au nom de cette pseudo modernité, on fait payer cher le droit de se reposer dans un monastère. Certaines personnes n'ont pas l'argent pour ça. Puis surtout, c'est entièrement contraire à l'esprit chrétien de la charité. La gratuité fait partie de la charité, mais non aujourd'hui on fait payer 20 euros pour avoir "le droit" de passer la journée dans un prieuré. Et tout le monde ne peut pas s'inscrire, hein, on est trié sur le volet.  Moi, ça me dépasse ce genre de comportement, et après on s'étonne que la société s'est déchristianisée ?! C'est de l'hôtellerie, pas du christianisme.

 

Il faudrait peut-être rappeler aux membres de l'Eglise chrétienne que la pauvreté fait partie des trois vertus essentielles. Pauvreté, chasteté, obéissance. A 50 euros.

21 novembre 2024

abus d'enfants

Ce matin, j'ai voulu faire des recherches sur les acteurs de la série " la petite maison dans la prairie". C'est ainsi que j'appris la jeunesse horrible vécue par l'actrice qui fait nelly olson. Violée régulièrement par son frère depuis l'âge de 7 - 8 ans qui l'a ensuite initiée à la drogue, elle a publié son autobiographie "La petite garce  dans la prairie", j'aimerais la lire.
Ce n'est hélas pas la première fois que je découvre le triste revers de décor des séries tv que je regardais, comme "Arnold et willie", une série des années 70 ou 80, l'histoire de deux frères noirs qui sont adoptés par une gentille famille blanche. Le scénario est formidable, le choc est d'autant plus grand quand on apprend que le père adoptif violait régulièrement le gamin qui jouait le frère aîné et que la fille a fini complètement toxicomane.
Tout le monde trouve ça normal de regarder des films ou des séries dans lesquelles jouent des enfants et adolescents, mais c'est ni plus ni moins que de l'exploitation !! On n'a pas le droit de faire travailler des mineurs sur un plateau télé ! Il y a quelque temps, comme j'étais en contact avec un réalisateur, j'ai voulu adapter en film mes romans "le requiem du danseur" et "la destinée du cygne noir". Comme il y a des scènes de sexe dénonçant la pédophilie et de masturbation enfantine, je me suis senti clairement freiné dans la réalisation car je ne me voyais pas du tout faire jouer ça à des jeunes !!! Ce n'est pas sain de faire bosser des mineurs sur un plateau ciné, il y a beaucoup d'abus de ce côté-là, de la même manière que ce n'était pas normal d'utiliser des animaux-acteurs qui étaient souvent maltraités par l'équipe.

24 janvier 2026

unité des chrétiens

 Je supporte de plus en plus difficilement d'avoir affaire aux gens dans la rue qui ne supportent pas qu'on leur demande le moindre renseignement, affichant ouvertement leur mépris des autres. Cela va entièrement à l'encontre des petits exercices spirituels que j'ai faits pendant la semaine de prières pour l'unité des chrétiens. Ce sont des questions sur lesquelles on médite, elles permettent d'aller au-delà de la haine quotidienne qu'on est obligé de subir sans arrêt. Je ne me les suis jamais posées, j'ai été content de pouvoir y réfléchir, ça permet d'avancer humainement.


- lundi 19 janvier : Comment les vertus de l'humilité, de la douceur, de la patience et de la tolérance mentionnées dans la lettre aux éphésiens peuvent-elles nous aider, en tant que chrétiens, à aller de l'avant et surmonter les divisions au sein de nos communautés chrétiennes locales ? Elles créent un dialogue plus humain, plus compatissant.
-mardi 20 : Comment l'enseignement de saint-paul, selon lequel la paix est le fruit de l'Esprit, influe-t-il sur nos interactions  et nos relations quotidiennes au sein de nos communautés, en particulier lorsque la réconciliation et le pardon sont nécessaires ? La paix permet d'éviter la violence, de trouver les mots pour éviter la haine.
- mercredi 21 : Comment pouvons-nous, en tant qu'eglise ou communauté, relever le défi de notre vocation, tout en conservant notre identité et nos traditions ? En regardant toujours vers la lumière de Dieu, qui est unité.
- jeudi 22 : Quelles collaborations nos différentes communautés peuvent-elles entreprendre pour célébrer notre foi commune en jésus-christ et notre unité établie par le baptême ? Lire un même livre, comme L'imitation de Jésus Christ. Aider les plus démunis. 
-vendredi 23 : De quelle manière l'image de Dieu, en tant que père aimant et attentif à tous, peut-elle être intégrée dans la mission et le ministère de nos différentes communautés écclésiales afin de promouvoir un témoignage chrétien plus unifié dans le monde ? En mettant en avant la charité de son coeur sacré.
- samedi 24 : En quelle mesure nos relations changeront-elles, si nous acceptons que la diversité des dons n'est pas un motif d'opposition ou de compétition mais contribue au contraire à l'affermissement de notre foi et au partage ? L'amitié sera au rendez-vous, la haine en sera bannie, ainsi que le mépris.
 

28 janvier 2026

"la guerre des pipis"


Ce que j'appelle la guerre des pipis, c'est quand deux matous ont décidé de s'approprier le même territoire. En l'occurrence, chez moi. Avec le temps, de la patience et de l'éducation, tigrou et petitnoirpiot réussissent à s'entendre."S'entendre" est un bien grand mot, disons qu'ils tolèrent peu à peu la présence l'un de l'autre sur le même territoire. SAUF... qu'ils font pipi à des endroits que je ne vois pas...par contre je sens...pouah la pisse de chat ça pue ! Même en nettoyant avec du savon à la lavande et désinfectant, l'odeur persiste...Faudrait que je mette du vinaigre blanc, l'odeur est aussi forte, ça camouflera ... Petitnoirpiot me fait des mamours tous les matins avant de manger, il passe entre mes jambes et me mordille la main pour me dire qu'il m'aime et il s'installe sur le tapis d'entrée en guise de coussin pour le dodo ; quant à bonhomme tigrou, il circule maintenant dans l'appartement, fait le bisous à nos minettes et son gros dodo là où il veut.
 

2 février 2026

les minets

Non mais vraiment, tigrou et petitnoirpiot payent tous les deux... Il y a entre eux deux une sorte de "je t'aime moi non plus". J'ai franchement l'impression que petitnoirpiot veut jouer mais que ça ne plaît pas du tout à tigrou. Alors quand je les vois faire une sorte de "1,2,3 soleil" je me marre...Tigrou et petitnoirpiot étaient sur le même muret, l'un aller vers la gauche, l'autre vers la droite ; forcément le chemin était bouché ; tigrou fait demi-tour, quand il avance petitnoipiot le suit ; puis quand tigrou s'arrête et se retourne, petitnoirpiot s'arrête aussi ; tigrou me regarde l'air de dire "pfff", reprend sa route, petitnoirpiot le suit ; tigrou s'arrête encore, se retourne, petitnoirpiot s'arrête ...et ainsi de suite. Non mais j'vous jure, ces minets !

16 mars 2026

problème psychiatrique ?

Depuis le covid, il est reconnu qu'il y a de plus en plus de gens développant des maladies mentales. On ignore si ce sont les suites du vaccin inconsidéré ou du covid 19 en lui-même. Je ne suis pas vacciné et je ne crois pas avoir attrapé le covid. Dans le metro, je ne mets pas le masque parce qu'avec j'étouffe. Par contre, j'ai une hygiène au top. J'ai toujours sur moi un gel hydroalcoolique, je me lave les mains au savon dès qu'une occasion se présente, je m'éloigne des gens qui toussent (sans mettre leurs mains devant la bouche, ça va de soi, hein !!!), je prends une douche dès que je rentre, je me nettoie les narines et tympans avec de l'alcool à 90° pour éviter otites et rhumes. La phobie sociale que j'avais développée pendant les confinements est finie, mais je reste à avoir parfois des réactions un peu étranges qui ont tendance à inquiéter mon homme. Cela fait très longtemps que j'ai commencé à me demander si je n'avais pas un souci psychiatrique, non seulement à cause de la coke que j'ai prise pendant plus de 5 ans et qui détruit le cerveau, d'autre part parce que je soupçonne un problème psy héréditaire. Il m'est arrivé de perdre la mémoire par rapport à certains moments de ma vie, d'avoir même eu brièvement une amnèsie partielle qui a zappé beaucoup de mes souvenirs de jeunesse. J'ai été si souvent traumatisé que mon cerveau en a pris un coup, je le sens depuis longtemps.J'ai réussi à m'en remettre grâce au sport et une alimentation saine mais...peut-on vraiment se réparer entièrement quand quelque chose est cassé à l'intérieur de son esprit ?  Je n'ai pas envie de finir interné à St-anne pour schizophrépnie comme tant d'autres anciens toxicos, mais parfois je me fais peur.
 

25 mars 2026

renard

Voilà que je donne désormais à manger à...un renard. C'est la première fois que j'en vois un d'aussi près. Il était pratiquement devant moi, il était couché et me fixait. Je lui ai parlé, je crois qu'il comprend le mot "manger". Il vient régulièrement, il est beau comme tout avec sa queue touffue et sa fourrure orangée. Ila tourné ses oreilles quand je lui parlais, mais sans cesser de me regarder. Je lui ai donné des restes de nourriture, poisson pané et beurre. Cela fait bizarre d'être regardé longtemps par un animal sauvage...

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