Roman karmen, cinéaste russe socialiste, issu d'un père juif révolutionnaire et écrivain dont il prendra la pseudo ; il a dabord été photographe pour un journal futuriste où il apprend qu'une image se compose, se construit, se façonne de manière à ce qu'il y ait l'empreinte personnelle du regard sur la scène , puis a fimé les horreurs réelles de la guerre, à madrid, en chine, les camps de concentration pendant la 2e guerre mondiale où il a été militaire caporal, au wietnam...Il a inauguré le journalisme de guerre, mais pour lui il n'existe pas de "cinéma-vérité" car ses films et toutes ses photos ont servi le pouvoir. Après la guerre, ses films sont propagandistes en ce qu'ils transforment l'urss en un décor pour comédie musicale et ballet du bolchoi ; ses films ne cherchent plus la réalité de la guerre, mais créent des mystifications, des semi-fictions basées sur des montages.
Comme j'ai découvert ce dessin animé quand j'étais en bord de mer, j'ai cru bêtement qu'il s'agissait d'un programme régional... Les gags me font rire. Par contre, au fil du temps je les trouve de plus en plus lourds.Alors que les premiers épisodes (2010) sont plus normaux : on voit le trait des crayons, la sirène est plus jolie, elle ne marche pas sur ses nageoires, ne ricane pas comme une conne, elle chante, elle joue de la harpe, le requin a un air plus méchant, il y a moins de bruitages idiots, il n'y pas de bateau, les personnages sont moins sales, il n'y a ni tablette ni téléphone. Je préfère largement les premiers épisodes, on dirait un peu tom et jerry. La grosse différence, c'est qu'au début la sirène est toujours souriante, et attend sagement sur son rocher. De plus, il y a nettement plus d'épisodes qui se passent sous l'océan, ce qui est plus logique vu le concept du dessin animé, et j'adore les coups de crayon visibles sur le décor.
A la rentrée, on m'a proposé un "accompagnement" spécialement pour les chorégraphes qui ont du mal à se faire connaître. On a beau être un excellent danseur, on a beau avoir des tas d'idées de chorégraphies, monter un spectacle est avant tout une réalité économique. Quand j'ai crée mon 1e spectacle, c'était pendant le covid, le concept gothique n'a pas plu et au final j'ai fait perdre de l'argent au producteur. Pour mon 2e spectacle, j'ai choisi de le monter en indépendant, avec un concept plus simple, collaborant avec une pianiste de jazz, au final le tout a été réalisable et a plu au public. Etre chorégraphe est au danseur ce que le réaliseur d'un film est à l'acteur :l'un dirige tandis que l'autre exécute. Depuis gosse j'invente des chorégraphies, j'adore ça, mais aujourd'hui il y a tout un aspect éco auquel on ne pense pas forcément avant de créer un spectacle. Je me suis donc inscrit à ce suivi, contenant d'ailleurs pas mal de courtes formations en ligne, en espérant que ce soit un tremplin dans ma carrière de chorégraphe.
"wolf hall" est une série anglaise. J'ai vu la saison 1 et 2,une mini-série historique de 12 épisodes de chacun une heure, inspirée du livre de hilary Mantel, qui raconte la dynastie des Tudor (anne boleyne, henry 8, thomas moore, cromwell...), tout en axant l'histoire sur le personnage de cromwell, homme de basse extraction qui est devenu conseiller du roi Henri, mais qui est finalement accusé de trahison à cause de son accointane avec le protestantisme. C'est filmé comme une docu-fiction, tourné dans un véritable château. J' ai trouvé cette série très bien faite. Les épisodes sont intenses, les acteurs jouent comme au théâtre. C'est prenant.
J'ai toujours été fasciné par le violon, sans trop savoir pourquoi. Cet instrument est associé au juif errant et au tsignane, ce que je suis. Des écrivains comme anne rice et peintres comme chagall ont fait "parler" le violon comme s'il était un être humain qui racontait une histoire. C'est un peu l'idée d'un concert que j'ai entendu, en hommage à amnon weinstein. Un violon qui "chante" pour le première fois depuis 70 ans. Son histoire est dramatique : son propriétaire était un survivant de la shoah. Au camp de concentration, il faisait partie d'un orchestre qui acommpagnait les juifs aux chambres à gaz. J'ignorais ce détail de la shoah. Comme du côté de ma mère, mes ancêtres étaient des maranes, c'est à dire des juifs séfarades convertis de force au christianisme, ma famille n'a pas été touchée personnellement par la shoah. Je suis juif, et en même temps je ne me sens pas juif. J'ai du mal à comprendre l'identité juive, tout en ayant une sensibilité très juive. Quand j'ai écouté ce concert, j'ai été bien plus ému que pour un autre concert de musique classique, car ce violon fait revivre un drame, la dernière fois qu'il a été utilisé était au camp de concentration, c'est comme s'il livrait au bout de 70 ans toutes ses peines, tout ce dont il a été témoin silencieusement. Sa musique est sa parole, sa musique est son souvenir de mort, son chant de pleurs.
Pour moi, le film "paris texas" est un chef d'oeuvre, tant par l'histoire atypique que par la façon de jouer des acteurs et les prises de vue superbes sur les paysages. Le rythme est lent, les dialogues ne sont pas superflus, c'est tout le charme de ce film. J'en ai marre des films d'aujourd'hui qui sont filmés tellement vite avec le smartphone que le regard du spectacteur n'a même pas le temps de se poser sur la scène. Au moins là, on peut s'imprégner des prises de vue réalisées en super 8, comme celle, magnifique, qui se passe sur une route, la nuit, où l'on voit seulement les phares des camions, de la voiture et du coucher de soleil. Pendant au moins une minute, on s'abreuve de cette scène comme si on y était soi-même. J'ai surtout aimé les premières scènes où le personnage marche sur les routes désertes, muet, gardant le silence sur ces 4 années pendant lesquelles il a disparu, laissant son jeune fils à son frère. Je me retrouve dans ce personnage de marcheur, qui fuit un traumatisme en s'isolant du monde.
Ce film parle du rapport difficile entre lady diana et sa royale famille. On voit de vrais reportages montrant cette femme qui était adorée du peuple grâce à ses actes humanitaires envers les enfants, les malades du sida ... Elle incarnait une liberté que sa famille conservatrice détestait. Quand elle est morte en 1997 suite à son accident de voiture à paris, je n'ai pas été bouleversé, car je n'aimais pas trop son côté exhibitionniste comme une star devant des paparazzi. Néanmoins, lady diana a toujours suscité une réflexion autour de la façon d'être roi aujourd'hui. Beaucoup de personnalités publiques ont commencé, à cette époque, à différencier la personne privée du personnage public, au point qu'aujourd'hui toutes les personnalités publiques jouent à la familiarité, vont sur les réseaux sociaux pour "faire jeune". On ne veut plus sembler guindé comme pour De gaulle, on veut paraître cool. Pour ma part, je trouve ça lamentable d'avoir perdu cette élégance guindée en public. Pour en revenir au film, il met en lumière deux générations de femmes que tout, en apparence, oppose : la "queen", qui subit sa situation royale sans se plaindre dans un monde patriarcal, et lady diana, une femme libre et libérée du carcan aristocratique, mais qui dans le fond avaient toutes deux un fort tempérament.
Comme j'ai toujours aimé le fantastique, on m'avait conseillé de lire lovecraft. Mais comme ce romancier était vivement apprécié d'un de mes ex complètement fou, j'ai boycotté cet auteur. A tort, puisque ses écrits sont en fait géniaux. J'ai récemment lu plusieurs de ses nouvelles, à savoir : "l'indicible", "la maison de la sorcière", "air froid", "le monstre sur le seuil" et "celui qui hantait les ténèbres". Elles sont toutes axées sur le même thème, celui de la 4e dimension, de la réalité parallèle.
Lovecraft est considéré comme l'auteur de science-fiction par excellence, il est vrai que ses nouvelles se basent sur l'inconnu comme recherche scientifique, qui avait le vent en poupe dans les années 1920-30. J'ai hâte de lire ses autres romans.
Moi qui ne suis pas un fana des pièces modernistes, j'ai ici un grand coup de coeur pour
la pièce inspirée des "Misérables" et adaptée librement par philippe honoré. J'aime beaucoup la mise en scène, philippe person a réussi à mêler habilement passages du roman et clins d'oeil modernes comme musique rock (marylin manson)lors des barricades qui donnent un aspect un peu cabaret. Contrairement aux téléfilms, cette pièce ne fait pas une fixation sur les couples valjean/ javert et marius / causette. Les moments clefs du roman sont respectés, mais les personnages mettent surtout en avant le caractère politique du livre. En effet, "Les misérables" de victor hugo incarne encore aujourd'hui l'idéal français, ce qui donne tout son honneur à la France, c'est-à-dire la justice.
On m'a offert une invitation pour assister au concert d'un groupe espagnol : magicanima. J'aime vraiment beaucoup. C'est un duo homme-femme très simple, juste une voix a capella, une guitare acoustique. J'aime surtout la sobriété, aux antipodes de la musique "latina" commerciale. Il y a de la poésie dans les textes. C'est typiquement le genre de musique qui apaise l'esprit et le coeur.
A l'heure où le smartphone supplante les artistes, on peut se demander comment faire pour réaliser encore des photographies de qualité.
J'ai toujours été inspiré par la photo surréaliste, dont l'artiste phare est man ray. Ses créations sont oniriques, mais pas spécialement belles. Au contraire, elles mettent en avant la laideur, le trash, le spectateur est mal à l'aise. L'art, ce n'est pas seulement faire du gentillet.
Ce qui est fascinant et génial dans le style surréaliste, c'est qu'on ne sait pas ce qui est réel, on ne sait plus ce qui est représenté. Le signifié est signifiant, et inversement, les formes ne sont plus nettes, elles sont transversales, transgressives. Tout n'est qu'une question d'astuces qui modifient complètement le concept.
A ma manière, j'essaie de faire aussi de la création surréaliste, mais en utilisant beaucoup le numérique. J'ai déjà exposé à paris, en italie, en espagne et au québec.
J'ai toujours été fasciné par l'astronomie. Non que cela soit devenu une passion, mais je m'intéresse aux nouvelles découvertes comme c'est le cas pour ce docufiction passé plusieurs fois sur arte. Il se compose de 4 parties, c'est un récit d'anticipation basé sur les recherches réelles en planétologie. Tout part de la découverte des exoplanètes, des milliers de petites planètes qui correspondent chacune aux milliers d'étoiles que l'on voit dans le ciel. Un scientifique a imaginé une expédition sur la planète minerva, lancée en 2157, pour voir si elle serait aussi habitable que la terre. Le docu parle à la fois de la structure du vaisseau spatial et de la possibilité de vie sur cette exoplanète. De là, on questionne forcément la recherche de la vie extraterrestre. Sommes-nous seuls dans l'univers ? Non, si d'autres petites planètes contiennent de l'ozone et de l'eau liquide pour favoriser l'appartition de la vie. Dans la 4e partie, le docu montre des images virtuelles d'une probable vie sous-marine, on dirait un jeu vidéo, c'est magnifique. J'ai vu plusieurs fois ce documentaire d'anticipation, et je ne m'en lasse pas du tout car c'est passionnant de pouvoir rêver en se disant que derrière chaque étoile se cache une petite planète.
Voici un film d'animation gentillet, que j'ai aimé regarder parce que les personnages ne sont pas grossiers, qu'il y a de la poésie et une sensibilisation au problème de la déforestation. A l'époque où j'allais sur twitter, je suivais le compte d'indiens qui militaient pour la préservation des traditions amazoniennes, qui disparaissent hélas à cause du saccage de leur environnement.
J'ai passé mon été à florence, dans la caravane de la famille postée dans le jardin. C'était cosy, dépaysant. J'aime bien cette ville, son histoire, ses monuments, berceau de la Renaissance, mais il y a trop de touristes à mon goût. Je préfère ses petites rues étroites, ses coins de verdure. Je suis allé plusieurs fois me recueillir sur le plus vieux cimetière d'italie, il date du 2e siècle. J'ai d'ailleurs pris une photo marrante avec un pigeon qui se dorait la pilule sur une statue. Lorenzo a fini son époque sabbatique, après avoir voyagé il a décidé de faire une école de commerce, comme beau-papa. Monica a bien joué à la merveilleuse, splendide, fabuleuse dolce vita avec ses robes à froufous que j'adore. Elle a trois ans de plus que moi mais je la trouve toujours aussi attirante. Elle est l'une des très rares femmes qui me donnent envie de lui faire un autre polichinelle. Quant à la petite annabella, elle a bien grandi, c'est une petite chieuse comme sa mama. Début août, nous avons emmené lorenzo et annabella à rome, à l'occasion des journées mondiales de la jeunesse. Aurore nous a rejoints, accompagnée de matthew. La chaleur était bien supportable, par contre il y avait une de ces foules sur la place saint pierre ! MOn fils et ma fille en ont profité pour faires des activités sportives et artistiques, notamment de la musique. Monica et son mari les ont "obligés"
à se confesser au Cercle massime. C'est la première fois que j'assiste à une messe en italie. J'ai aimé l'homélie du pape léon 14, motivante et bienveillante. Pour une fois, j'ai apprécié donner et recevoir la paix avec des gens souriants qui me serraient la main. Chose curieuse, il y a eu pas mal d'hospitalisations chez les pélerins, et même deux jeunes qui sont décédés, on entendait les ambulances ...Les prêtres étaient accessibles sous des parasols jaunes, pour qu'on les repère mieux parmi la foule. Comme on était tout derrière, on suivait surtout les chants sur les écrans géants, ça ressemblait à
de l'opéra. A la fin, j'ai adoré le chant anglais. Je n'ai pas pu m'empêcher de verser des larmes de joie durant la communion, car je suis heureux d'offrir à mes enfants ce que je n'ai jamais eu pendant ma jeunesse : le sentiment de ne pas être abandonné.
Dans notre jardinet se sont plantées des graines de roses trémières. J'adore quand les plantes poussent sans l'intervention humaine, leur sauvagerie me charme. Il y en a plusieurs, des grandes et des petites, chacune avec une couleur différente : blanche, rose clair, mauve , rosé foncé. Comme il a fait super chaud, je les arrosais tous les 2 jours environ.
Une de nos copines, qui habite en banlieue, n'ose plus aller en forêt. Et pour cause : un fou attaque les promeneurs avec une hache afin de les voler ! Dire que jadis la forêt était source de romantisme, aujourd'hui c'est un nid à agresseurs.
Ma fille a décidé, pour la rentrée prochaine, de retourner au québec pour faire une école de design, maintenant qu'elle a validé sa licence en histoire de l'art à la sobonne. Elle sera à montréal. Cela faisait un certain temps qu'elle nous en parlait, sa famille et ses amis lui manquent. Je peux le comprendre. Moi-même, je suis très déçu de mon retour en france, je n'aime pas du tout les gens que j'ai rencontrés. Avec matt, on a pensé à retourner au québec, mais je suis frileux à l'idée de repartir sur montréal. Je ne supporte plus la vie citadine. Le québec ne se résume pas à montréal, il y a plus loin des coins de campagne très charmants. Pourtant, mon coeur me porte toujours vers l'italie du sud, la sicile est mon terroir. Ma carrière de danseur est pratiquement finie, je peux partir ailleurs, il faut juste voir avec matt s'il accepte de faire une croix sur son cabinet de psychologue...Il s'est beaucoup investi dans son renouveau professionnel, il n'a pas envie de tout recommencer (encore) au québec.
Le prêtre avec qui je correspond m'a gentiment offert l'an passé un fascicule sur la foi en jésus-christ. Il a été publié en 2000, par les moines de l'abbaye. Il est clair, et surtout permet de remettre les points sur les i concernant la profession de foi chrétienne. Ce n'est cependant pas un livret de catéchisme, plutôt un feuillet qui présente jésus-christ, dans son humanité et sa divinité, les citations des Evangiles à l'appui. J'ai trouvé judicieux d'en parler, car quand on entend aujourd'hui de sombres conneries comme : "vous, les chrétiens, vous croyez en trois dieux" quand on parle de la sainte trinité, ça fait froid dans le dos d'être aussi inculte...
La 4e dimension est une série fantastique des années 50. Débutée en 1959, terminée en 1965, elle relève tout simplement du génie. Car au-delà du simple scénario de science-fiction, les épisodes sont surtout le fruit d'une reflexion sur la société de cette époque, notamment la peur de la bombe atomique, la folie, les adultes qui se marient tard, le stress du travail... Certaines histoires sont inspirées directement de richard matheson, un auteur SF; d'autres sont écrits par rob serling lui-même. Certains épisodes sont clairement engagés contre la tyrannie : contre le mac cartisme, le néo-nazime, l'oubli de la shoah. D'autres sont juste très drôles, inspirés des gags du cinéma muet. Bref, une plétore d'historiettes toutes plus percutantes et intelligentes les unes que les autres, dont les chutes sont extraordinaires. C'est la meilleure série que j'ai vue jusqu'à présent.
A noter: tous les personnages de la série "Ma sorcière bien-aimée" ont joué dans cette série, ainsi que Peter falk le fameux colombo.
Ce livre est un plaidoyer en faveur de la kabale. Beaucoup de gens aujourd'hui pensent, à tort, que cabale est synonyme de magie noire. C'est grave, car cela a profondément dénaturé toute la mystique qui donne un sens aux sacrements chrétiens. Comme j'ai fréquenté les loubavitch qui sont versés dans la kabale, j'ai été habitué aux raisonnements très avancés comme les sephirot, ou les nombres en lien avec les lettres de l'alphabet hébraique pour mieux définir de nouvelles idées mystiques. La kabale divine est compliquée, elle n'est recommandée qu'à partir de 40 ans, après avoir respecté les lois pragmatiques de la Torah. Ce que j'ai apprécié dans ce livre, c'est qu'il est très compréhensible sachant qu'il a été publié en 1625.L'auteur, jacques gaffarel, tend à démontrer que, contrairement à ce qu'affirment ses détracteurs qui voient en elle une fumisterie pleine de superstitions, la cabale permet de mieux saisir les vérités du christianisme. Comprendre la sainte trinité n'est possible que si on se plonge dans la mystique. J'ai appris que les psaumes étaient numérotés selon leur efficacité, dont le nombre 50 correspond à la Pitié. Et aussi, que le mot "hébreu" vient du prophète heber.