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Ma vie et moi 🙂

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Ma vie et moi 🙂
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29 octobre 2024

monpti

J'ai découvert ce film de 1957 récemment et j'aimerais en parler car j'ai eu un vrai coup de coeur. C'est l'histoire plutôt banale d'une rencontre amoureuse entre un jeune homme et une jeune fille à paris. L'un est étranger,  vit dans une chambre d'hôtel ; l'autre semble assez bourgeoise.

Non seulement j'ai adoré les décors des toits de paname, ses rues, ses marchands, ses passants des années 50, mais surtout le message de fond. Car au-delà d'une simple histoire d'amour, c'est une façon d'aborder les thèmes de la pauvreté et de la solitude.

Le titre est à comprendre comme l'argot titi parisien de l'époque : mon p'tit gars

La fin est tragique.

Ce film parle en fait de la puissance de l'imagination, quand on préfère imaginer sa vie au lieu de la voir telle qu'elle est en réalité.

On entend souvent dire que les films des années 50 sont niais, mais c'est faux ! Bien au contraire, plus j'en regarde et plus je me sens interpellé par les messages humains de ces scénarios d'un autre temps, nettement moins bourrés de stéréotypes qu'aujourd'hui et beaucoup plus portés sur la réflexion.

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27 octobre 2024

la métamorphose

Ce petit récit de kafka m'a toujours fait penser, à tort, au film SF des années 80  "la mouche". Or, cela n'a rien à voir. Ecrit en 1912 et basé sur l'expérience de salarié de l'auteur, le texte est avant tout une allégorie du statut d'handicapé. C'est l'histoire d'un jeune homme qui, un matin, se réveille en ayant la forme d'un insecte. Evidemment il ne peut plus aller bosser et cela alerte sa famille. Ce qui est terriblement poignant dans cette nouvelle, c'est de se rendre compte à quel point ne plus pouvoir subvenir aux besoins de sa famille est vu comme un handicap, un poids mort inutile. On est vu ... comme un cafard. C'est une histoire cruelle car le métamorphosé (ou devrais-je dire l'handicapé) est jugé indigne de rester dans la maison familiale, et le père finit par le tuer presque par accident. Je ne peux pas m'empêcher de faire le rapprochement avec aujourd'hui, où le handicap, qu'il soit visible ou invisible, est encore considéré comme un poids pour la société.

26 octobre 2024

des nouvelles en vrac

Depuis septembre, ma vie a changé 😎


- Je travaille désormais dans un cabaret où nous faisons un nouveau petit show par semaine. C'est exaltant, innovant. Cela correspond bien à mon tempérament fantasque, provocateur et énergique. Les collègues sont plus sympas que dans les ballets, moins prétentieux.

-Je suis en contact régulier avec un prêtre qui a la gentillesse de me prodiguer ses bons conseils pour être plus en phase avec ma foi. Il prie pour moi chaque jour et m'envoie des fascicules. Cela me fait un bien fou de pouvoir exprimer ce que j'ai dans la tête et sur le coeur sans être jugé.

-Je vais bientôt publier un autre livre d'histoire, cette fois-ci sur les musiciens oubliés du grand public. J'ai également terminé un roman gay.

-Nous avons un nouveau chatounet qui vient manger dans le jardinet. Presque tous les matins, il se régale des sardines que je lui donne 😀. Il répond maintenant au nom que je lui ai choisi à cause de sa robe : tigrou. Et il me fait les yeux doux quand je lui dis que c'est un beau matou 😁.

-Comme j'ai fait beaucoup de photographies de danse, j'envisage de les exposer dans une galerie d'art.

-Matthew et moi avons décidé d'entamer une procédure pour adopter un nouvel enfant. Advienne que pourra, au moins on tente notre chance. 

6 septembre 2024

Non a la drogue

Cet été on a reçu dans notre boite aux lettres un fascicule d une asso qui lutte contre la drogue. Dedans, des descriptifs de toutes les defonces. 

J ai pris de la coke pendant 5 ans, ça m'a fait faire une convulsion, sans parler des saignements de nez, de la perte musculaire, de la perte d appétit et de sommeil... En plus de l exta que je prenais en rave et le crack que j ai tenté a la fin. Grâce a dieu j ai été sauvé et ai pu avoir une vie saine au Québec mais beaucoup n ont pas cette chance, ils finissent en légumes.

J ai toujours dissuade mes gosses de prendre de la dope, même pour le fun. Ce petit catalogue nous apprend que beaucoup de français se droguent, jeunes et vieux. 

 

2 septembre 2024

Mariage de ma soeur

Ma soeurette s'est remariée. Son homme a l air sympa, je ne l avais pas rencontré étant donné que j avais coupé les ponts avec ma famille parigote. Avec mes parents, toujours les mêmes rapports froids. Mais même si Adeline n'a jamais aimé mon caractère sauvage et insolent, je lui ai dit pour l'occaz que je l aimais. Elle en a presque eu les larmes aux yeux, peut être le champagne y était il pour quelque chose 😊. En tout cas, me suis pris une bonne cuite au bergerac hehe 😇.

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31 août 2024

Un truc dans le ciel

OVNI ou satellite foireux ?😕

 

27 août 2024

Dessin

Mon tout premier dessin numérique fait à la main 😊. Un vrai chef d oeuvre digne de maternelle , je vais l accrocher au frigo 😂

 

24 août 2024

Chats de venise

On a été à Venise. Là bas il y a beaucoup de chats errants. Sur la photo Monica et moi posons avec des chatons dans les bras. Elle a gardé le sien, qu'elle a appelé chocolat car il a les coussinets marrons ☺😆

Sur ce, je lui ai parlée de ma transidentite et elle a bien réagi. Pour le fun, du coup, on s'est habillés pareil 😂

 

23 août 2024

Perruches

4 perruches sont venues plusieurs jours d affilée 😊

 

23 août 2024

Sex pop art

Vert blague potache 😁😈

23 août 2024

Vin estival

Hier on nous a fait déguster un vin du midi qu on a trouvé délicieux 😊😉

 

17 août 2024

Moineau

Photo nocturne d un moineau 😄

 

15 août 2024

Perruche

J ai photographié une perruche sauvage 😁 

 

 

14 août 2024

Pensée de alain

Moi qui ai une licence en philo, je ne connaissais pas du tout ALain. C'est un philosophe du 20e siecle, dit rationaliste, proche de la phénoménologie. Il a principalement écrit son recueil d articles ' Propos sur le bonheur', que j ai trouvé plus psychologiques que philososophiques. Publiés en 1925 dans des jorurnaux, ce sont de très courts textes dont l idée majeure est que quand l esprit va mal, c'est parce-que le corps se sent mal. C'est ce qu on entend dire souvent aujourd'hui, comme le fait que les cauchemars proviennent  de ce quj on a mangé. Le ton est drôle, presque sarcastique.

 

27 juillet 2024

Je suis content d avoir réussi mes premières escalopes de poulet panées !! Avec de surcroit une sauce béarnaise faite maison, pas grasse du tout . c est juste une sauce au yaourt avec de l oignon, du citron, de l échalote et du poivre😂

15 juillet 2024

questionnaire littéraire

Il y a un an, j'ai répondu à un questionnaire pour la revue littéraire "L'encrier renversé".

Nom (ou nom de plume) :   Alex. N / Alexandre Nolet

Mes livres : 
- l'anachorète, alex.N, écho éditions (poésie)
- le requiem du danseur, alex.N, écho éditions (roman)
- la destinée du cygne noir, alexandre nolet, édilivre (roman)
- mime ta vie, alexandre nolet, édilivre (essai)
- danse avec moi, alexandre nolet, édilivre (essai) 
- portraits brisés, alexandre nolet, édilivre (nouvelles)

 

1. La nouvelle : votre distance de prédilection ou l’un des plis de votre éventail littéraire ?
J'ai débuté mon aventure littéraire par des romans et des essais, mais récemment j'ai publié un recueil de nouvelles. Tout dépend de mon objectif. Pour brosser des portraits, par exemple, je deviens nouvelliste. Le rythme est plus court et plus intense.

2. Êtes-vous transgenre (blanc, noir, rose, fantastique, fantasy, S-F…) ?
J'aime aller au-delà des genres, qu'ils soient littéraires ou identitaires. D'ailleurs, pour moi les deux sont indissociables. J'écris selon mes humeurs bipolaires, donc mes écrits sont parfois borderline. En général je suis plutôt inspiré par le style noir. J'alterne entre noir et fantastique. Si je suis transgenre ? Oui.
 

3. Vous êtes-vous déjà autoédité(e) ?
Jamais, et l'expérience ne me tente pas. C'est très cher et on n'a aucun moyen fiable de diffuser son ouvrage.
 

4. Êtes-vous ou fûtes-vous un(e) « coureur/coureuse » de prix (d’écriture) ?
Pour le moment, je me contente de proposer certains de mes livres au Prix du roman gay, où j'ai d'ailleurs reçu ce prix en 2022 dans la catégorie érotique pour mon livre "le requiem du danseur". J'ai regardé d'autres prix d'écriture mais il y en a tellement que je m'y perds et cela me démotive car il faut pour chacun en éplucher les caractéristiques pour trouver celui qui correspond au profil exact de l'ouvrage proposé. Quitte à participer à un prix littéraire, je préfère viser haut comme Femina ou Goncourt plutôt que de perdre mon temps à participer à des prix littéraires dont personne - pas même les librairies- ont entendu parler car finalement on s'excite pour rien.
 

5. Entretenez-vous des rapports amicaux et/ou de collaboration avec certaines revues, certains éditeurs de nouvelles ?
Pas du tout, je n'ai la chance d'avoir été pistonné.
 

6. Animez-vous un blog, un site littéraires ? Fréquentez-vous les webforums dédiés à l’écrit ?
Je possède un blog qui est à la fois personnel et littéraire. J'y parle de mes lectures, non pour jouer au chroniqueur, mais parce que mon identité dépend entièrement de ce que je lis. Je lis donc je suis. En revanche, je ne vais sur aucun forum dédié à l'écriture car je n'aime pas qu'on me dicte la moindre règle de conduite en matière de lecture ou d'écriture. Je lis et j'écris ce que je suis, les réactions des autres n'y ont pas leur place, je n'aime pas être influencé par la société actuelle. Sur mon blog, je présente des bouquins que le public a zappé, soit parce qu'ils sont épuisés, soit parce qu'ils sont passés de mode. J'aime fouiner dans les rayonnages oubliés, chez les bouquinistes. C'est ainsi que je découvre des perles rares, comme certains livres chrétiens anciens dont personne n'a entendu parler et qui regorgent de sagesse.
 

7. L’atelier d’écriture est-il un passage obligé ?
L'atelier me semble une bonne idée pour les adolescents qui souhaitent apprendre à écrire correctement un texte. Un peu comme au collège, à l'époque où l'on écrivait des rédactions. Pour ma part, j'ai appris le minima à l'école, puis j'ai gagné en autonomie au fil des ans. J'ai mis longtemps avant de savoir bien écrire, mais c'est grâce à mon caractère autodidacte et libre que j'ai pu créer mon style littéraire personnel. Le problème, selon moi, des ateliers d'écriture, c'est qu'on n'apprend aucunement à développer sa personnalité littéraire, au contraire on apprend à copier les autres en y collant des règles d'écriture toutes faites qui n'auront jamais rien de percutant.
 

8. Noircir des feuillets blanchit-il vos nuits ou est-ce une activité de fin de semaine ?
Je peux passer des mois, voire des années, sans écrire. Ecrire n'a jamais été pour moi un loisir. Je n'écris pas comme on joue au mini-golf en espérant mettre le bon mot dans le bon trou pour éviter la page blanche. Toutefois, je n'écris pas non plus 100 pages en une nuit. Ecrire est pour moi vital, mais je ne force pas l'inspiration. J'écris quand j'en ressens le besoin, la démangeaison qui frise la piqûre de moustique.
 

9. Êtes-vous tourneur/tourneuse de phrases ou adepte de l’épaulé-jeté ?
Epaulé-jeté, j'adhère ! J'ai horreur de me relire. Je corrige les fautes grammaticales, de conjugaison, mais je prends le parti de l'écriture quasi-automatique. Ma tête livre sur papier des phrases dont après, bien après, je trouve le sens. C'est ainsi que j'écris ma poésie, en tout cas. Une sorte d'écriture un peu zinzin sort de moi, comme le vilain croque-mitaine de sous le lit. 
 

10. Avez-vous la ponctuation scrupuleuse, insoucieuse, inventive ?
Inventive, fantaisiste, soupe-au-lait, agressive. C'est mon caractère très direct, théâtral et acerbe qui ressort dans ma ponctuation.
 

11. Votre façon d’écrire : sobre, sèche, musculeuse, précieuse, expérimentale, synthétique, psychologisante, poétique, humoristique… ?

J'ai plusieurs façons d'écrire, cela dépend du sujet abordé. Pour mes romans, j'ai clairement utilisé une écriture psychologisante pour mieux cerner les tressaillements de mes personnages. En revanche, pour ma poésie, mon style est nettement plus expérimental, humoristique. Je borde ma poésie de jeux de mots loufoques. 
 

12. Avez-vous des tics d’écriture, des marottes (usage répété ou proscription d’un signe de ponctuation, de termes, d’un temps…) ? Un thème obsessionnel ?
J'ai deux obsessions littéraires : la mort et l'homosexualité. Mes poèmes tournent sans cesse autour du thème de la mort, de la folie car je suis inspiré depuis mon adolescence par le romantime noir et le symbolisme du 19e siècle. Quant à l'homosexualité, j'y vois probablement le besoin d'extraire une sensibilité à fleur de peau en la couchant sur papier. Je fais partie des auteurs torturés, tourmentés. Je suis obsédé par l'obsession. En fait, j'ai surtout une manière assez autiste d'écrire , je suis dans mon monde, l'environnement s'écroule sous le tremblement de terre de mes ressentis phrasés.

13. Pourriez-vous co-signer une œuvre fictionnelle ?
Pourquoi pas ? A condition que le contrat soit honnête et que les drois d'auteurs soient réels.
 

14. Écriture et relectures se font-elles à l’écran ou l’étape papier est-elle nécessaire ?
Sur écran. J'ai égaré ma machine à écrire.
 

15. En usant d’une métaphore, qu’est-ce qu’une nouvelle réussie (ex. « Un fil tendu. ») ?
Sur le fil du rasoir. Pour tenir le lecteur en haleine. Mais je n'ai pas dit qu'elle devait être rasoir pour autant.
 

16. Que vous inspirent le fleurissement sur la Toile des plateformes d’autoédition, l’éclosion des générateurs de textes par l’IA ?

Déjà, j'ignore ce qu'est l'IA. Je suis tout sauf geek, internet m'ennuie et m'indiffère. 
En théorie, je trouve cela super que des tas de gens puissent publier eux-mêmes leurs livres, trop de maisons d'édition de qualité sont fermées aux auteurs qui ne sont pas des têtes d'affiche. Toutefois, dans l'autoédition on trouve parfois de sacrées merdes, illisibles, bourrées de fotes d'ortografe, où on sent que l'auteur ne sait pas du tout mettre en scène son écriture. C'est quand même une porte grande ouverte au n'importe quoi. Ecrire, ça s'apprend, ça se développe sur des années. On ne peut pas s'investir dans une mission d'écrivain si on n'a pas les entrailles qui vont avec. Etre écrivain, c'est une âme, pas juste un paiement de 1000 euros pour dire : "youpi j'ai réalisé mon rêve" pour ensuite devenir un flop monstrueux.

 

17. La nouvelle est-elle suffisamment mise en lumière ? Quelles actions seraient profitables à sa promotion ?
Récemment, j'ai lu un excellent recueil de nouvelles : "le temps mort", de rené belletto. Ses textes ont été écrits dans les années 70, ils sont aberrants, absurdes, entre folie et génie. Comparativement à certaines nouvelles proposées gratuitement sur des librairies en ligne, c'est le jour et la nuit. René belletto a un talent fou, tandis que les nouvelles écrites aujourd'hui sont terriblement fades, calquées sur les films américains à intrigue violente. La meilleure promotion pour les nouvellistes ne serait-elle pas d'avoir du talent ?
 

18. Êtes-vous gros(se) lecteur/lectrice ? Plutôt livres papier ou « immatériels » ?
Je lis énormément. Pas un jour ne s'égrène sans lire. Je mourrai moins bête. Livres papiers pour le plaisir, ebooks si je trouve des perles rares seulement en pdf. Moi mal voir sur écran, mal à la tête.
 

19. Quel est le titre de votre recueil de chevet (tiré de la production mondiale) ?
Quand j'aime un livre, c'est à vie. Mon livre de chevet est la Bible. Mais j'ai également dans le coeur "La confession d'un enfant du siècle" d'alfred de musset, un roman qui m'a transformé, m'a rendu romantique au sens sombre.
 

20. Quel(le)s sont les nouvellistes de langue française (toutes époques confondues) de votre panthéon ?

 René belletto, Edgar poe, Guy de Maupassant. On entre dans leurs univers, on n'en sort pas sans bleus.

21. Vous sentez-vous en amitié, en cousinage avec d’autres auteur(e)s du temps présent ?
Non. Dans mon coeur réside un temple de bouquins oubliés et poussiéreux. Quitte à paraître cynique, je n'ai pas beaucoup d'estime pour le trop-plein d'auteurs actuels qui ne jurent que par le fric, le succès sur les réseaux sociaux, leur image : les couvertures insipides de la plupart des bouquins en disent long sur l'absence de sens des contenus. J'essaye tant bien que mal de me démarquer du lot. Le livre est devenu un objet de consommation comme un autre, le métier d'écrivain n'est plus pris au sérieux à cause du flot ininterrompu de gens qui ne savent pas écrire et qui écrivent quand même, au risque de salir toute la beauté du mot "littérature". Pour moi, écrire revient à jouer un rôle ; le papier est la scène.


🤩Extrait du livre " l'anachorète"🤩 :

C'est dans la peur que sa voix se faisait entendre,
De ci, de là, elle interprétait les aléas de la vie
Comme autant d'incrédulités tapies
Derrière le masque mortuaire qui voulait pendre

Celui dont l'esprit s'était envolé.

C'est dans la tristesse que les âmes quittent ici-bas,
Que les verbes hauts se métamorphosent en las trépas,
Que l'arc-en-ciel ne transporte plus de magie ni de naiveté.

C'est dans le cauchemar que s'insinue le poison
Des souvenirs que l'on fuit, à l'instar

Des hurlements mesquins que l'on pousse sur la frondaison
Des arbres desséchés par les paroles ignares.

J'ai regardé, un jour, ce tableau qui me maudit ;
Semblable à un portrait défiguré, fissures
Et balafres sur un oeil qui ne voit que blessures,
J'ai gravi les échelons d'espoirs sans fin qui m'ont trahi.

C'est sur du vélin que j'écris tant de rimes impromptues,

Des textes sacrés mangés par les vers,

Des parchemins sur lesquels j'ai aimé rêver, tête à l'envers,

Dire le juste et son opposé, timides et farfelus.

C'est sur une chanson troublante

Que j'ai vomi les mélopées teintées de faux bonheur,

Indifférente parodie qui, lassante,

S'est fait fi de toutes les tragédies qui furent les leurs.
 

15 juillet 2024

anecdotes du jardin

 

S'il y a bien une chose que je n'aime pas, c'est quand mes minettes tuent des oiseaux et souris dans le jardinet. Je culpabilise d'autant plus que je les attire en leur donnant à manger (mélange de riz-flocons d'avoine-madeleine-semoule). Il y a des mésanges, des rouge-gorges, des pies, des corneilles, des pigeons et des moineaux. Ce matin, j'ai trouvé ma miss conneries en train de jouer avec une mésange qu'elle venait de tuer 😑...Je l'ai enterrée. Il y a des gens qui n'ont aucun égard pour les animaux trouvés morts ou agonisants  chez eux, ils les foutent à la poubelle comme si ce n'était rien ! Pas moi. Je les mets en terre, je fais une prière comme pour n'importe quelle créature.

 

Chose plus marrante, ce matin j'ai trouvé dans mon carton à engrais un ...ustensile de guitare ! ça sert pour gratter les cordes sans se faire des ampoules au bout des doigts ... Je vais m'en servir ! C'est la première fois que j'en vois un avec un look aussi psychédélique ! 😂

25 juin 2024

emmanuel, mystère d'amour

On m'a offert ce livre, en remerciement de tout ce que j'ai acheté dans l'abbaye. C'est le récit anonyme d'un père qui raconte le bonheur

d'avoir élevé son enfant atteint de la trisomie 21. Un petit garçon qui n'a vécu que 13 ans, décédé d'une leucémie qui le rongeait depuis l'âge de 5 ans. L'ouvrage a été publié en 2001, mais le témoignage se passe dans les années 70. C'est bien sûr émouvant mais pas impudique. Ce qui est impressionnant, c'est de constater que les parents sont admiratifs de leur fils dont la simplicité intellectuelle a fait de lui presque un saint. A la fin de son agonie, le petit trisomique a developpé une foi chrétienne intense, qui lui donnait un sérieux dans son attitude plutôt inhabituel chez un enfant de cet âge. Le père dit clairement que son fils malade était à l'image des "petits" tant aimés par Jésus-christ. 


Ce n'est pas la première fois que j'entends dire que les enfants handicapés changement la façon de voir de ceux qui s'en occupent. Ils apportent beaucoup d'amour et de spontanéité. Moi-même, il y a lontemps, j'en ai fait un peu l'expérience. J'avais 15 ans. A cette époque, j'étais détesté de ma classe, on m'excluait, j'étais tout le temps isolé. Le midi, je rentrais parfois chez moi pour manger. Plusieurs fois d'affilée, avant de retourner en cours l'après-midi, j'ai croisé une jeune fille trisomique. Pour une raison que j'ignore, elle voulait absolument me parler à chaque fois, elle réagissait comme si on était amis. Elle me mettait parfois en retard...J'étais un peu gêné qu'on me voit avec une trisomique dans la rue, surtout qu'elle avait une tendresse démonstrative. Un jour, évidemment, des cons de ma classe m'ont vu et se sont ouvertement moqués de moi. Pour eux, le fait que je parlais avec une trisomique était forcément la preuve que j'étais moi aussi un débile, qu'ils avaient donc raison de me rejeter. La jeune fille avait conscience de sa différence. Je ne lui parlais pas bébé, mais avec des mots simples. Quand les autres se sont foutus de moi, j'ai eu honte et ai décidé de ne plus parler à la jeune handicapée. Elle s'est vexée, blessée par mon attitude. Plus tard, je l'ai revue dans la rue, elle a fait semblant de ne pas me voir. Je me suis arrêté, je me suis excusé et on a à nouveau discuté. J'avais compris que cette trisomique était dans le fond moins sotte et plus mature que les crétins de ma classe. Elle m'a pris dans ses bras, toute souriante, et je lui ai fait un bisous sur la joue. Elle en a été heureuse. Puis je ne l'ai plus jamais revue. C'est à ce moment-là que j'ai compris ce qu'elle m'avait apporté de précieux : de par son contact, j'ai repris courage et ai décidé de ne plus me laisser malmener par les réactions des cons, l'apparence étant franchement trompeuse.

""Emmanuel est tout un symbole. Il nous introduit dans un univers où l'amour n'est pas un accessoire de l'existence, mais où aimer c'est faire vivre et c'est vivre. Au milieu d'une société impitoyable, où la destruction du plus faible, du plus petit, du plus pauvre est banalisée jusqu'à la conception de la "solution finale", l'amour a illuminé emmanuel, comme la lumière illumine le phare au milieu de la tempête. Là où il aurait pu être un reclus, un exclu, une épave, l'amour a fait de lui un être libre, partie prenante de son groupe humain, rayonnant lui-même sur les autres."

18 juin 2024

le deuil de juin

Ceux qui suivent ce blog savent que tout au long de cette année j'ai souffert de ma transidentité à cause d'un rejet inattendu en juin dernier qui m'a extrêmement blessé. Cela a fait hélas ressortir tout un tas d'anciens traumatismes, dont je me serais vraiment passé. Il m'a fallu presque un an pour m'en remettre. La seule chose qui anesthésiait ma douleur était le vin. Puis un jour, j'ai fait le deuil. 

Cette blessure m'a fait l'effet d'une bombe intérieure, parce que ce rejet était transphobe. Après avoir ressenti une honte profonde et très douloureuse de ce que je suis, j'ai commencé, avec l'aide de mon tendre conjoint, à m'accepter, à cesser de me hair.

J'ai réalisé que je ne peux pas faire autrement que d'être trans. Je ne revendique pas publiquement cet état, il est purement privé, mais  j'ai modifié un certain nombre de choses. Comme les cosmétiques. Cela peut faire sourire, mais ça a toujours été important pour moi de me maquiller, d'être beau. Pas désirable, juste beau.

J'ai boycotté les soins du visage pour homme. Parce que je ne me sens plus homme. Pareil pour les vêtements. J'ai passé un cap, cette année, il n'y a plus de retour en arrière possible, je le sais. Quelque chose en moi, en juin dernier, s'est fondamentalement brisé et ne pourra jamais être réparé. Il y a un moment où on ne peut plus faire semblant, où le corps dit stop.

Le fait de mettre sur ma peau des cosmétiques féminins a un sens par rapport à mon trouble identitaire. Je suis content de moi quand je me vois maquillé dans le miroir, quand je me pose des crèmes pour femmes matures. ça me soigne. Enfin, je dis adieu à cet être que je n'ai jamais été.

16 juin 2024

yeux

 

Yoshitomonara03

Cette peinture me fait penser au film "big eyes". Elle est de yoshitomo nara, dont le style est à la fois minimaliste et audacieux. 

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