Hé ho, hé ho, on rentre du boulot !
Les éboueurs nous ont donnés une lettre indiquant la continuation de leur grève. Je les soutiens, même si garder des poubelles pleines n'est pas hygiénique...
Je ne suis pas allé manifester contre la réforme des retraites, bien que je comprenne à 100% les revendications des gens les plus pauvres. Ce n'est pas que je n'y crois pas, mais presque ... Disons que je préfère agir autrement, par solidarité. Je connais plusieurs personnes qui vivent avec bien moins que 1300 euros par mois. Elles sont obligées de s'adapter, payer uniquement les impôts, factures, loyer... Les loisirs, on s'en tape. La société de consommation se casse complètement la gueule, c'est la plus grande illusion que le monde ait connue. Ce qui, au départ, était une bonne idée puisque cela permettait au plus grand nombre de se nourrir, se laver, se soigner, s'habiller et partir un peu en vacances est devenu aujourd'hui une nouvelle forme d'esclavagisme.
Pour ma part, je pense qu'il faudrait revenir à unsystème de solidarité entre les gens. J'aide depuis plusieurs années des personnes isolées, âgées et malades en faisant des courses pour elles, en leur prêtant des bouquins, en leur donnant des vêtements dont mon mari, ma fille et moi-même ne voulons plus. Le system D n'est pas honteux, c'est simplement un moyen peu coûteux de rester en vie. Les mouvements sociaux actuels sont la continuité des Gilets Jaunes, même si je pense que la lutte est perdue d'avance. Ce jugement ne regarde que moi, je soutiens les gens pauvres qui espèrent en un avenir moins glauque. Mais concrètement, je connais des personnes qui vivent avec 500 euros par mois et désespèrent de leur situation, elles ne se sentent même plus concernées par les manifs car, selon leurs propres mots "ces manifs, c'est bien pour les gens qui ont quelque chose ; moi, je n'ai rien. Je n'ai aucun avenir, pourquoi faire grève ? Les gens comme moi, on les oublie."
De mon côté, je fais un remplacement comme prof de danse. Je vais à l'école en vélib, ça me permet d'éviter d'utiliser inutilement de l'essence, et les embouteillages dûs aux grèves.

Lire l'ouvrage d'andrew murray " une vie intérieure épanouie" donne de la force tant par son contenu basé sur les psaumes et versets bibliques que sur ses phrases au style poétique. L'auteur développe l'idée très simple qu'on doit, tôt le matin, prendre le temps de prier Dieu pour créer une communion avec Lui toute la journée et ainsi renforcer son âme. Ce livre a été écrit dans les années 1900, les conseils sont prodigués aux chrétiens qui souhaitent améliorer leur pratique par une foi plus intense par le biais d'un culte personnel matinal réalisé dans le secret de leur chambre. L'idée principale consiste en le fait de différencier l'homme extérieur, du monde, et l'homme intérieur, de foi. C'est avant tout un livre de vie pratique : andrew murray souligne l'importance de la communion avec le caractère de Christ en vue de s'élever vers Dieu par la puissance de l'Esprit Saint en comprenant la profondeur des versets bibliques. Il ne suffit pas de comprendre intellectuellement la Bible, mais ouvrir son coeur comme un enfant pour accueillir, recevoir sereinement une communion avec Dieu qui nous permettra d'aider les autres à se tourner vers les valeurs chrétiennes. Ce livre fait écho aux autres ouvrages chrétiens lus précedemment, en ce qu'il en est la mise en pratique cohérente grâce à l'intériorité dans laquelle se développe ces vertus. J'ai trouvé ce livre très beau.
patience, de l'amour, de la modération ou de la fidélité, donald gee a le mérite de tendre une main au lecteur pour l'inciter à plus de sincérité dans sa pratique du christianisme. Les fruits de l'esprit sont ces qualités, ces vertus propres au Christ. Ce livre permet de faire une instrospection afin de tenter de ressembler davantage à Christ en développant les dons spirituels.
y a même des poèmes. C'est la suite logique du livre précédemment lu sur le saint-esprit. L'idée principale consiste en ce que nous devons accueillir l'Esprit Saint, être receptif à sa bénédiction déjà présente en nous, au lieu de nous acharner à en créer la puissance par notre volontarisme. Le Saint-Esprit, c'est l'amour qui donne la foi et l'espérance, qui font partie des "fruits de l'Esprit", c'est-à-dire les neuf grâces divines. Comment recevoir en abandonance la sainteté de l'Esprit ? En ne laissant pas entrer le monde extérieur dans notre coeur.
remplir de l'amour du Christ. Pour james conkay, il ne suffit pas de se convertir, il faut créer une communion avec Christ en respectant les deux commandements fondamentaux du christianisme : la foi et l'amour comme conditions de la grâce divine permanente.
J'ai trouvé ces petits livres très intéressants dans la mesure où l'auteur donne des conseils pratiques pour mieux prier, et mieux se rapprocher de Dieu. C'est l'idée de "vie intérieure".Dans le dernier tome, le prêtre insiste beaucoup (au point d'en être répétitif) sur le fait qu'être bon chrétien ne consiste pas à connaître intellectuellement la Bible mais à s'en nourrir spirituellement. MANGER le Seigneur par le pain qui est son corps et le vin qui est son sang. Il incite à prier collectivement, pas seulement en privé, afin de créer un lien sincère avec Dieu, en développant la méthode du "prier-lire" (lire des versets quotidiennement pendant 30 minutes en mettant son ego de côté, simplement pour remercier Dieu)






Ce livre peut sembler bien rétrograde, étant donné qu'aujourd'hui on ne connaît plus ces transes religieuses. Quand on va à la messe, les fidèles sont calmes. Mais j'ai trouvé que dans ces lettres on trouve la raison pour laquelle les églises se sont vidées.

Depuis le covid, je n'ai plus aucun plaisir à sortir. Je n'ai aucune envie de reprendre ma vie sociale telle qu'elle était auparavant, autrement dit active. Finis les restos, les cinés, les spectacles, la piscine... Seuls les musées m'ont manqué pendant les confinements. Pendant cette crise du covid, quelque chose s'est brisé en moi et ne se répare pas. Comme si j'avais atteint un point de non-retour. Certains disent que je plonge dans la dépression nerveuse : peut-être. Envie de rien, envie de ne voir personne. La seule expo qui, en ce moment, m'interpelle et me donne envie de sortir, c'est celle qui se tient au musée de l'hôpital psychiatrique sainte anne. C'est corinne deville qui est mise à l'honneur. Ce n'est pas du tout une artiste connue, c'est surtout une malade psychiatrique qui s'est servie de la peinture comme exutoire de son psychisme. Certains disent que son style se rapproche de l'art naif ou de la l'art populaire. Ce qui m'attire dans cette expo, c'est qu'elle n'est pas conventionnelle. Les artistes ont parfois des tendances psychiatriques, comme c'est le cas aussi pour gérard garouste. Mais les tableaux de corinne deville semblent plus joyeux, peut-être un peu moins torturés.
