S'il avait raison ?
J'ai passé ma journée à pleurer. Dès 6 heures, surprise de taille : un email d'adieu bien énervé d'un blogueur avec qui j'ai échangé quelques messages pendant une semaine. Tout ça parce qu'il a pris une de mes reflexions sur une critique littéraire pour une vengeance personnelle. Ah bon. J'ai tout d'abord été stupéfait, puis écoeuré, extrêmement triste et en colère.
Pendant deux ans et demi, j'ai commenté ses notes. Je les adorais. Je lui en ai parlé, je ne cache pas ce que je ressens. Ni ce que je fais, d'ailleurs. En ce moment, je bois beaucoup de vin, c'est vrai. Par gourmandise, mais aussi pour oublier le mal-être dû à ma fin de carrière de danseur. Au début, tout allait bien, il semblait content d'échanger des mails avec moi. "Pourquoi n'aurais-je pas répondu à vos messages ? Vous êtes d'un pessimisme crispant". Il a reconnu ma sensiblité exacerbée. Il avait même acheté deux de mes livres. Puis j'ai eu le malheur de répondre alors que j'étais aviné. Mes messages étaient, selon lui, totalement hors de propos. Ensuite, tout est parti en vrille. Parce que j'ai eu le malheur de lui faire lire un post que j'avais jadis écrit sur sa personne. Un post où je le remerciais, dans lequel je disais être content de l'avoir rencontré. Cela ne lui a pas plu du tout, il a estimé que je le jugeais méchamment. Puis il décidé de couper tout lien avec moi et mon blog, prétextant ma prétendue intolérance envers lui. J'avoue avoir parfois un ton péremptoire. Je ne suis pas ouvert d'esprit sur tous les sujets. Ce matin, j'ai éclaté en sanglots quand j'ai lu son email. La veille, il me dit qu'il me trouve sympathique et une heure après vlan je m'en prends plein la gueule. J'ai beaucoup culpabilisé. J'ai eu vraiment honte de ma personne, de mes propos, de mes notes ici. Après de nombreuses crises de larmes non alcoolisées, après moult excuses passées sous silence définitif, j'ai pris du recul et je me suis rendu compte que son attitude envers moi était cruelle.
Toute ma vie, j'ai subi ce genre de comportements de la part des autres : on me fait croire qu'on m'apprécie, et d'un coup on me tourne le dos pour me poignarder. Je me sens profondément trahi. J'avais confiance en cet homme que je respectais. Je ne comprends pas ce qui lui a pris de me cracher soudain à la gueule comme un cafard. Parce que pour lui, je n'ai été qu'un énergumène, un cafard, un pestiféré. Il me l'a dit clairement : "nous n'avons rien en commun, pas même de quoi partager virtuellement".
Comment garder la tête haute, comment garder une quelconque fierté quand on vous lynche ainsi ? Il m'a viré d'instagram, de babelio, a sûrement bloqué mes mails et ne reviendra jamais ici. Il m'a même ordonné de ne plus aller sur son blog. Quand j'en ai parlé à mon mari, il m'a dit : "tant pis pour lui, laisse le tomber toi aussi". Oui. Mais c'est quand même très douloureux de sentir sa confiance ainsi bafouée, piétinée par une personne qu'on a estimée pendant plus de deux ans et qui se relève cruelle. Ce blogueur savait pertinemment combien son message d'adieu allait me blesser. J'ai eu tort de lui parler à coeur ouvert, de lui parler de mes traumatismes et de mon sentiment de solitude. Je ne sais pas ce qui a déclenché sa haine. Avec le recul, je reste partagé : je me dis que c'est en partie de ma faute, que je n'aurais pas dû lui faire remarquer que son amitié virtuelle ne correspondait à ce que j'attendais. Peut-être cela l'a-t-il blessé dans son amour-propre. J'ouvre trop ma gueule. Qu'est-ce qui pousse quelqu'un a apprécier l'autre, puis tout à coup à changer radicalement d'attitude en le boycottant de son cercles d'amis ? Là encore, je continue de culpabiliser malgré ma colère. Pourquoi ai-je aspiré à tant d'attentions de sa part ? Pourquoi lui ai-je fait remarquer ma déception ? Il en était désolé.
Putain, mais j'aimais ce gars. Et j'ai tout fait foirer. Comme un con. Je n'ai jamais su m'y prendre avec les autres. Jamais su comment leur parler. Il m'avait dit : "vous pouvez parler de vous, si vous en avez besoin, cela me permettra de mieux vous connaître". Une semaine plus tard, c'est : "pour qui vous prenez-vous pour juger les autres ?" La vérité, c'est que je me sens minable. Parce que cet homme a en partie raison. Je voulais tellement son amitié que j'en ai récolté sa haine, son mépris. Pardon. Suis-je si intolérant que j'y parais ? Il m'a accusé d'avoir des jugements à la va-vite. Est-ce que je suis aussi con que je le semble ? Apparemment, oui. Je n'ai vraiment pas l'impression de valoir grand-chose comme être humain. Je me sens si confus que mes propos en sont incohérents. Et s'ils avaient raison, tous ces gens qui me méprisent ? J'aimerais recommencer cette semaine, ne pas boire de vin, être moins centré sur moi, être plus intéressant, et surtout ne pas avoir écrit cette note littéraire où j'ai émis un jugement erronné sur les juifs. J'ai tout perdu : son amitié virtuelle, ma fierté, mon envie de continuer d'écrire. Malgré ma colère, malgré mes jugements hâtifs : pardon.
Je ne suis qu'alexchore, un pseudo virtuel, une coquille vide tout juste bonne à se soûler la tronche, se faire vomir et se scarifier le bras.
Le fascicule de derek prince intitulé "comment opère la grâce ?" est intense. Puis surtout, cela permet de réfléchir sur la grosse différence entre judaisme et christianisme. Le judaisme, c'est la Loi tandis que le christianisme est la Grâce. Derek dit que la Loi mène au péché, à la rebellion contre D.ieu, tandis que la grâce chrétienne mène à l'amour de Dieu et du prochain. Quant aux chrétiens, ils ont tendance au sein des églises à manquer cruellement de solennité envers les saints sacrements, veulent trop moderniser la religion pour ne plus être taxés de ringards ou d'inquisiteurs. Pour ma part, j'ai fait mon choix : c'est le christinianisme qui m'aide à me relever quand je me sens orphelin. Jésus christ l'a promis et Il tient ses promesses : "venez à moi et vous ne serez plus jamais seuls, vous ne serez plus jamais orphelins". C'est cela, la grâce du saint-esprit.
Je viens d'écouter gaspard koenig à la radio ; cet ancien agrégé de philosophie se présente comme candidat à la présidentielle. Ce que j'ai aimé, c'est que ça ne puait pas le programme politique surfait et imbécile : au contraire, ce mec parle franc, il réfléchit. Il dénonce le fait que la politique française se réduit aujourd'hui à la personnalité des candidats affichés sur les réseaux sociaux, niant tout débat d'idées. Il a donné l'exemple des suisses qui, pendant toute une journée, vont à l'agora pour écouter les candidats en le regardant en face ; pas d'écran, pas d'applis stupides mais du vrai, de la démocratie directe. 


du mal", cet évrivain romantique livre ici toute sa verve passionnée typique du 19e siècle. C'est l'histoire d'un poète hypocrite qui, retrouvant au parc du luxembourg une ancienne conquête amoureuse, lui joue la comédie de la passion. Mais la femme lui livre ses chagrins, l'infidélité de son mari, et décide de jouer un sale tour à l'amante de son mari, danseuse de profession, dont tombe amoureux le poète. C'est un récit sur l'amour, avec toute la tournure d'esprit dramatique, à la fois cynique et pure, voluptueuse et vénéneuse, d'un romantique désabusé. Baudelaire est l'un de mes modèles littéraires en matière de poésie, il m'a inspiré mon recueil gothique " l'anachorète".
A l'heure où une majorité de chrétiens pratiquants prétendent ne pas croire à l'existence du paradis, de l'enfer ou du purgatoire, où on nie la divinité de jésus-christ, où on refuse d'entendre parler de péchés, où on ne comprend plus la notion de rédemption, où on a une foi très tiède en dieu (un jour on croit, un jour on ne croit pas au salut), où on ne jure que par son corps, où on dit qu'il n'est pas nécessaire de se convertir ni de respecter les commandements divins, où on ne pratique plus ni la pénitence ni l'Eucaristie, où google et l'argent sont devenus les nouveaux dieux paiens, où on retire des calvaires de l'espace public, où le christianisme édulcoré est devenu une parodie, il est bon de se remettre dans la tête la vraie idéologie chrétienne. Avec ce livre "L'imitation de jésus christ", on ne peut que se plonger dans la sagesse véritable du christianisme. Ecrit au 15e siècle par le moine thomas a kempis, qui a vécu au mont saint-agnès à zwolle, l'ouvrage que j'ai lu comporte en supplément des commentaires en fin de chaque chapitre donnés par l'abbé félicité de lemennais en 1824. Les chapitres sont courts, très clairs, efficaces et permettent de bien saisir toute la portée spirituelle de la sagesse chrétienne. Ce sont les enseignements de base inculqués par jésus christ. L'idée qui revient le plus souvent est celle de se couper du monde extérieur et de ses vicissitudes afin de se consacrer aux choses du Ciel. Lire un peu quotidiennement ce livre permet de se recenter pour s'élever loin des folies vaniteuses et superficielles d'ici-bas. La seule chose fondamentale, c'est la charité, l'humilité. C'est un livre de chevet à consulter régulièrement si on est en quête de vertus. De plus, j'ai trouvé l'analyse du coeur humain très juste dans la connaissance des fautes.
Cela fait très longtemps que je n'ai pas été autant subjugué par un film. A plusieurs scènes, j'ai eu vraiment les larmes aux yeux. C'est l'histoire de max jacob, un poète juif, homosexuel, qui fut déporté au camp de drancy en 1944 malgré sa conversion au christianisme. Une enfant qu'il a voulu adopter, alice, mais à qui on l'a enlevé au bout d'une semaine parce qu'en 1900 on ne laissait pas une enfant à un homosexuel, une fois devenue adulte, décide de se sacrifier en entrant dans le camp après avoir usurpé l'identité d'une femme juive pour sauver max. Mais il meurt d'une crise cardiaque. C'est la façon dont l'histoire est présentée qui m'a bouleversé. Tant de poésie, de détresse. Je crois que je me retrouve beaucoup dans le personnage de monsieur max, cet homosexuel qui se confesse en disant qu'il est un clown triste, qu'il amuse ses amis mais qu'il ne les intéresse pas, que le sexe brutal permet de ne pas donner libre cours à sa conscience, qu'il consomme une forte dose d'éther, qu'il va d'errances en repentirs, que quand le chagrin l'étreint il se perd dans le vice mais que le lendemain c'est encore pire, que pour lui la solution à sa détresse est de devenir chrétien. Je ne peux pas mieux résumer ce que je suis, ce que je pense de moi.







Ce texte est une méditation basée sur l'Epître de Paul aux éphésiens. Elle se divise en trois parties : être assis en christ, marcher devant les hommes, ternir ferme devant Satan. Son objectif est d'atteindre la maturité chrétienne.