pourquoi je suis parti au québec
Deux des raisons qui m'ont poussé à partir vivre au québec quand j'avais 22 ans sont :
1. mon matthew est originaire de montréal et je voulais connaître sa famille, là où il avait grandi.
2. rien ni personne ne me retenait en france.
C'est sur cette seconde raison que je vais m'attarder dans cette note. Même si elle n'intéresse personne, je tiens à dire ce que j'ai sur le coeur. Et ce n'est pas facile parce que je suis du genre à refouler mes sentiments, quitte à avoir un handicap émotionnel qui m'empêche de m'exprimer franchement sur des sujets qui me touchent profondément.
Quand j'étais enfant, on vivait en banlieue parisienne, dans une résidence pas top. Les voisins étaient très bruyants, le collège où j'allais était vu comme une zep. Puis mes parents ont trouvé un super boulot de stylistes pour un millardiaire parisien, et là notre vie a changé radicalement. Du jour au lendemain, on a emménagé dans un appartement de fonction superbe dans l'arrondissement le plus cher de la capitale. Le lycée où j'étudiais était un établissement privé, cher, catho, coincé. Du jour au lendemain j'ai dû modifier mon comportement pour m'adappter à cet environnement qui n'avait rien à voir avec celui plutôt punk dans lequel j'avais grandi. Mes parents ne pensaient qu'à leur travail,ils voyageaient beaucoup, je ne les voyais presque jamais, j'étais livré à moi-même. Par contre, côté cadeaux, j'avais tout ce que je voulais. J'ai assez vite eu la réputation d'être un gosse de riches infect, égocentrique, hautain, pute. On ne venait vers moi que pour l'argent que mes parents possédaient. Je ne pouvais être moi-même avec personne. On ne supportait pas mon homosexualité, qu'on qualifiait de zone, alors je suis devenu rebelle, j'ai fait ressortir ma personnalité punk de mon enfance. J'utilisais toute ma colère, mon chagrin. Voilà pourquoi j'ai pris l'habitude de me droguer et de baiser avec n'importe qui. Je donnais mon corps au premier venu, je m'oubliais avec la coke, parce que personne ne cherchait à me connaître réellement. Tout n'était qu'apparence. Je n'avais aucun véritable ami. On ne venait vers moi que parce que j'avais l'aspect d'un éphèbe. Pendant des années, j'ai agi ainsi. Puis je suis parti au québec où je me suis marié, j'ai lancé ma carrière de danseur, j'ai été papa, j'ai été heureux. Je ne voulais pas revenir en france, j'y avais trop de souvenirs douloureux. Mais quand j'ai été "obligé" de revenir sur paris il y a plus de 5 ans, ma psychologie a fait un revirement, j'ai eu de nouveau les mêmes angoisses qu'avant, les mêmes envies autodestructrices. Ici, je n'arrive pas à me faire d'amis. C'est une réalité qu'il est difficile d'admettre parce que ça renvoie à un énorme échec
personnel, à une honte rendue d'autant plus culpabilisante que les autres s'en réjouissent. En revenant sur paris, j'ai revu cette mère qui m'est insupportable, je me suis de nouveau heurté à cette indifférence qui caractérise si désespérement les gens de ce pays. J'ai voulu sortir de moi-même pour ne pas redevenir ce vilain petit canard qu'on a toujours vu en moi, alors j'ai crée des spectacles de danse, j'ai publié des livres que j'espère intéressants, c'était ma façon de redorer mon blason, de retrouver mon honneur. Seulement, cet honneur a été encore une fois piétiné par des individus sans états d'âme, sans scrupules, qui m'ont accusé des mêmes torts que ce dont qui on m'accusait à l'adolescence. Comme si j'étais encore ce mec égocentrique, pourri gâté, prétentieux. J'ai simplement réalisé que ça ne finira jamais, par jalousie ou autre raison. Ici, j'ai toujours tous les défauts du monde, je me pose en victime, je suis bête et méchant, lâche, salope ...ect ect ect ect. Désormais, je ne supporte même plus le mot "amitié", ça me fait horreur. Je suis né pour être solitaire, c'est ma manière de fonctionner. Pourquoi se forcer à croire qu'il y a malgré tout des gens qui vont vous accepter comme vous êtes et vous aimer comme vous êtes ? C'est faux. Les gens ne vont que vers ceux qui leur ressemblent. J'ai toujours été un paria, malgré moi. Je n'ai pas un fond méchant, mais ma nature punk fait que j'ai une parole acerbe. Ces trois dernières années, j'ai voulu tuer ma transidentité en essayant de ressembler à un mec binaire qui n'avait aucun respect pour moi. J'ai été vraiment con de croire à mon propre rôle de théâtre. Je ne suis pas fait pour avoir des amis humains. Je préfère l'amitié des animaux qui, elle, se fait très naturellement et sainement. Je suis parti vivre au québec parce que je me sentais profondément rejeté en france. Aujourd'hui les autres continuent de voir en moi un cygne noir qui se prend pour le nombril du monde, superficiel, méchant, hautain, pute et j'en passe. Peut-être y a t-il un peu de vrai. Mais je me connais mieux que les autres ne prétendent me connaître, et je sais désormais que personne n'a envie de me connaître vraiment. Ma personnalité, les autres s'en tapent. Je n'ai jamais eu rien d'autre que mon corps.

Cette nuit, il m'est arrivé une couille à la con. J'aérais, mais comme il avait beaucoup de vent la porte s'est fermée toute seule en claquant. Et quand j'ai voulu l'ouvrir... eh bien... impossible de l'ouvrir de l'intérieur. J'étais coincé dans ma chambre... C'est mon homme qui, sur son fier destrier blanc n'est-ce pas, a gentiment poussé la porte de l'extérieur ... En dehors du fait que je me suis senti con, j'ai décidé de farfouiller dans les produits de bricolage de matt, et j'ai trouvé une peinture d'intérieur ...rose. J'ai repeint les rebords de la porte en rose, ça donne un charme fou, même si ce n'est pas trop du goût de mon mec. Quoiqu'il en soit, c'est une façon de revendiquer discrètement ma transidentité. Je l'appelle désormais "la chambre rose", en hommage à un travesti que j'avais connu sur paris à 19 ans et qui était un grand fan de Guilda. C'était un prostitué et un chanteur de cabaret qui bossait à Belleville. Il recevait ses clients dans une chambre entièrement peinte en rose. On s'entendait très bien, hélas je l'ai perdu de vue quand je suis parti au québec. On avait parfois des discussions douloureuses mais toujours enrichissantes humainement. ça me manque beaucoup de rencontrer ce type d'individus à part. Aujourd'hui je n'accroche plus du tout avec les lgbt. Je reproche à cette communauté de s'être totalement masculinisée, avec ses lesbiennes agressives, ses pd très binaires, ses trans qui croient que femme = pute... Je préfère vivre dorénavant ma transidentité dans mon coin, j'ai la chance d'avoir un conjoint compréhensif à ce niveau-là. La seule chose qui me manque, dans le fond, c'est le contact avec d'autres gay comme moi.
elle ce matin, elle avait pourtant de vieilles chaussures, mais des chaussures beaucoup trop grandes pour ses si petits pieds. Aussi les perdit-elle lorsqu'elle courut pour traverser devant une file de voitures; les voitures passées, elle voulut les reprendre, mais un méchant gamin s'enfuyait en emportant l'une d'elles en riant, et l'autre avait été entièrement écrasée par le flot des voitures. Voilà pourquoi la malheureuse enfant n'avait plus rien pour protéger ses pauvres petits petons. Dans son vieux tablier, elle portait des allumettes: elle en tenait une boîte à la main pour essayer de la vendre. Mais, ce jour-là, comme c'était la veille du nouvel an, tout le monde était affairé et par cet affreux temps, personne n'avait le temps de s'arrêter et de considérer l'air suppliant de la petite fille. La journée finissait, et elle n'avait pas encore vendu une seule boîte d'allumettes.
blanche, sur laquelle brillait une superbe vaisselle de porcelaine. Au milieu, s'étalait une magnifique oie rôtie, entourée de pommes sautées: et voilà que la bête se met en mouvement et, avec un couteau et avec une fourchette, vient se présenter devant la pauvre petite affamée. Et puis plus rien: la flamme de l'allumette s'éteint. L'enfant prend une troisième allumette, et elle se voit

plus ou moins sympas, avec plus ou moins de cadeaux et plus ou moins de bons repas. Mais là, ce fut différent parce que depuis plusieurs mois je reçois des courriers venant d'une association chrétienne. Au début, j'étais méfiant, je pensais qu'il s'agissait d'une connerie. Puis je me suis rendu compte que leurs engagements sont très sérieux. Parfois je signe des pétitions, je reçois des médailles, des livrets, des chapelets ... C'est donc la première fois que je fête un noel plein de sens, j'ai découvert certaines fêtes oubliées comme celle de la sainte vierge le 1e janvier, celle de la sainte famille le 31 décembre, la théophanie le 7 janvier, les consacrés à dieu le 2 janvier, le baptême de jésus le 8 janvier. Je me suis toujours demandé pourquoi j'avais fait une crise d'épileptie le 1e janvier quand j'avais 22 ans ; ça m'a sauvé la vie puisque j'avais prévu de me tuer ce jour-là. Le fait de me retrouver aux urgences hospitalières m'a évité le suicide. J'étais dans une chambre commune, il y avait une vieille dame qui avait tenté de se couper les veines. Pendant longtemps je me suis demandé "pourquoi ?". Maintenant j'ai la réponse : c'est la sainte vierge marie qui m'a sauvé. 
C'était mon film favori, lorsque j'étais enfant. Non seulement j'adorais les personnages de fantasy (le mangeur de pierres, les gnomes, le dragon porte-bonheur...), mais surtout ce film m'a fait voir les livres autrement. Il y a une interaction entre le lecteur et le récit. L'histoire qu'on lit nous transforme. Aujourd'hui, on n'entend plus du tout ce genre de propos, les lecteurs bouffent du bouquin comme des hamburgers, ils restent extérieurs aux personnages, ils n'en ressortent pas changés. "L'histoire sans fin" valorise totalement la lecture comme transformation de soi au travers la participation active au récit. On est happé par un récit et ça modifie durablement notre façon d'être, notre vision des choses. En tout cas, moi, ça m'a rendu lecteur avec un grand L comme voyageur hors de moi.
C'est par hasard que je suis tombé sur ce film que j'avais déjà vu à l'adolescence. Je le trouve super. Ce n'est pas tant l'histoire comique qui m'a plu mais plutôt le message de bienveillance. Le scénario est inspiré par un récit de mark twain. Quand j'étais jeune, j'étais fan de whoopi golberg, elle a une spontanéité et une bonne humeur communicatives. ça fait du bien de regarder un tel film qui contient un message d'espoir, où l'on parle de courage, de loyauté, d'honneur...C'est tout à fait le genre de film que j'aime regarder à l'époque de noel, ça me fait rêver et, surtout, ça me redonne un vrai sourire.





sphères célestes. Il n'y a plus de poésie dans les coeurs. On ne parle que de fric et d'internet. Au nom de la laicité, on ne veut plus de sapins de noel sur les places publiques. Or, quoi de mieux pour retrouver des forces que de contempler la beauté des lumières de noel ? Mais noel, ce n'est pas le gros papa noel rubicond avec son ho ho ho, c'est une fête chrétienne où l'on honore des vertus essentielles comme l'humilité, la patience, la charité, la gentillesse, la foi. On a perdu énormement des vraies valeurs de noel. L'avent, c'est le carême de la nativité où on essaye de redonner à son coeur et son esprit un élan de bonté et de désintéressement. Voilà pourquoi j'ai été ravi de découvrir ce recueil de textes de georges andré intitulé "Avançons jusqu'à Lui". C'est un ensemble de courts récits destinés aux adolescents pour leur faire prendre conscience des valeurs du christianisme et les leçons morales qu'on peut en tirer. Lire ça est merveilleux, c'est un baume au coeur.