Internet et moi ça fait deux
Comme mon mari est psy pour enfants, il constate régulièrement les dégâts qu'internet fait dans la tête des jeunes...Aujourd'hui internet est devenu omniprésent, on se sent obligé d'y aller tous les jours, même si on n'a rien à faire ni personne à qui parler... Les jeunes racontent à mon mari qu'ils se sentent noirs intérieurement, que la trace de ce qu'ils voient sur le web est indélibile en eux ...Des études sociologiques ont montré que beaucoup de jeunes deviennent dépressifs après avoir été sur les réseaux sociaux, sans parler des harcèlements monstrueux...
J'ai eu internet à 18 ans. Je suis souvent nostalgique de l'époque où je n'avais pas internet. La vie n'était pas parfaite, loin de là , mais au moins quand je décidais de m'éloigner des gens en me mettant dans mon coin, on ne me faisait plus chier et je me calmais... Alors qu'aujourd'hui, les jeunes se sont harceler à l'école, dans la rue mais EN PLUS ça continue chez eux, tout le temps, sur les réseaux sociaux qu'ils consultent sur leurs téléphones à longueur de journée et de nuit...
Les gens sont devenus des geeks, pas seulement les jeunes. Pour ma part je me fais royalement chier sur internet. J'ai essayé les sites de rencontres, les blogs, les réseaux sociaux, ça ne va pas du tout... On croit connaître des internautes, puis on se rend compte un jour qu'il n'y avait rien, qu'on s'était imaginé une personnalité qui ne colle pas au réel... Les internautes sont des gens que j'ai toujours trouvé extrêmement bizarres, d'ailleurs au début des années 2000 internet avait la sale réputation d'attirer le plus de fous au monde...Je ne comprends pas pourquoi internet a pris une telle ampleur dans le monde, ça a rendu les gens dépendants de la réputation, crétins, extrêmement intolérants et déshumanisés...Ils ne supportent pas la moindre contrariété... Il ne faut pas parler de ça, par dire ceci, pas s'exprimer de telle façon... Il n'y a aucune liberté d'expression sur internet, aucune...
Quand j'avais 19-20 ans, je rencontrais parfois sur des tchats des personnes avec qui je sympathisais ensuite par emails. On discutait longuement. J'ai désespérement voulu retrouver ce genre d'amitié virtuelle, ces échanges...mais la mentalité des gens d'aujourd'hui n'a plus rien à voir, on ne cherche plus le dialogue, les gens restent entre eux ... Ce qui s'est passé il y a quelques jours avec un blogueur m'a radicalement écoeuré, son inconséquence a fait ressortir mes traumatismes, mes souvenirs d'agressions et le mal d'être profond qui en découle...Ce qui s'est passé, c'est typique d'internet : tu crois apprécier quelqu'un, tu lui fais confiance pendant deux ans et puis tu te fais déchirer la gueule comme une merde parce que tu as osé écrire une phrase qui n'a pas plu à l'autre... du jour au lendement on te vire, on te dégage, on te BLOQUE.
Mon mari a souvent affaire à des jeunes qui lui parlent de ça, justement... des gamins pas très aimés que les autres "bloquent" à la fois sur internet et dans la vraie vie... J'ai l'impression que les gens ne savent plus faire la différence entre internet et la vraie vie, quel que soit leur âge. Ils bloquent ceux qui ne leur ressemblent pas, de la même manière qu'ils bloquent untel sur twitter ...Il n'y a aucun dialogue, aucune explication possible... Tu dis un truc qui ne plaît pas à l'autre, par maladresse ou saute d'humeur, et on te "bloque" définitivement ... Moi ça me dépasse complètement.Les internautes se montent la tête, fiers de leurs délires, ils prennent tout en attaque personnelle... J'ai toujours vu internet comme un moyen de communiquer, pas de tuer. ça fait déjà plus d'un an qu'aller sur internet me soûle vraiment, je n'ai rien à y faire ni personne à voir. Il faut savoir cesser internet avant que ça ne génère trop de dégâts indélibiles dans le coeur et la tête. Internet est loin d'être indispensable, même si la société nous fait croire le contraire. Je n'ai jamais été un partisan de la pensée unique.
humeur : j'ai l'air zen ? on me pète les couilles !



Le fascicule de derek prince intitulé "comment opère la grâce ?" est intense. Puis surtout, cela permet de réfléchir sur la grosse différence entre judaisme et christianisme. Le judaisme, c'est la Loi tandis que le christianisme est la Grâce. Derek dit que la Loi mène au péché, à la rebellion contre D.ieu, tandis que la grâce chrétienne mène à l'amour de Dieu et du prochain. Quant aux chrétiens, ils ont tendance au sein des églises à manquer cruellement de solennité envers les saints sacrements, veulent trop moderniser la religion pour ne plus être taxés de ringards ou d'inquisiteurs. Pour ma part, j'ai fait mon choix : c'est le christinianisme qui m'aide à me relever quand je me sens orphelin. Jésus christ l'a promis et Il tient ses promesses : "venez à moi et vous ne serez plus jamais seuls, vous ne serez plus jamais orphelins". C'est cela, la grâce du saint-esprit.
Je viens d'écouter gaspard koenig à la radio ; cet ancien agrégé de philosophie se présente comme candidat à la présidentielle. Ce que j'ai aimé, c'est que ça ne puait pas le programme politique surfait et imbécile : au contraire, ce mec parle franc, il réfléchit. Il dénonce le fait que la politique française se réduit aujourd'hui à la personnalité des candidats affichés sur les réseaux sociaux, niant tout débat d'idées. Il a donné l'exemple des suisses qui, pendant toute une journée, vont à l'agora pour écouter les candidats en le regardant en face ; pas d'écran, pas d'applis stupides mais du vrai, de la démocratie directe. 


du mal", cet évrivain romantique livre ici toute sa verve passionnée typique du 19e siècle. C'est l'histoire d'un poète hypocrite qui, retrouvant au parc du luxembourg une ancienne conquête amoureuse, lui joue la comédie de la passion. Mais la femme lui livre ses chagrins, l'infidélité de son mari, et décide de jouer un sale tour à l'amante de son mari, danseuse de profession, dont tombe amoureux le poète. C'est un récit sur l'amour, avec toute la tournure d'esprit dramatique, à la fois cynique et pure, voluptueuse et vénéneuse, d'un romantique désabusé. Baudelaire est l'un de mes modèles littéraires en matière de poésie, il m'a inspiré mon recueil gothique " l'anachorète".
A l'heure où une majorité de chrétiens pratiquants prétendent ne pas croire à l'existence du paradis, de l'enfer ou du purgatoire, où on nie la divinité de jésus-christ, où on refuse d'entendre parler de péchés, où on ne comprend plus la notion de rédemption, où on a une foi très tiède en dieu (un jour on croit, un jour on ne croit pas au salut), où on ne jure que par son corps, où on dit qu'il n'est pas nécessaire de se convertir ni de respecter les commandements divins, où on ne pratique plus ni la pénitence ni l'Eucaristie, où google et l'argent sont devenus les nouveaux dieux paiens, où on retire des calvaires de l'espace public, où le christianisme édulcoré est devenu une parodie, il est bon de se remettre dans la tête la vraie idéologie chrétienne. Avec ce livre "L'imitation de jésus christ", on ne peut que se plonger dans la sagesse véritable du christianisme. Ecrit au 15e siècle par le moine thomas a kempis, qui a vécu au mont saint-agnès à zwolle, l'ouvrage que j'ai lu comporte en supplément des commentaires en fin de chaque chapitre donnés par l'abbé félicité de lemennais en 1824. Les chapitres sont courts, très clairs, efficaces et permettent de bien saisir toute la portée spirituelle de la sagesse chrétienne. Ce sont les enseignements de base inculqués par jésus christ. L'idée qui revient le plus souvent est celle de se couper du monde extérieur et de ses vicissitudes afin de se consacrer aux choses du Ciel. Lire un peu quotidiennement ce livre permet de se recenter pour s'élever loin des folies vaniteuses et superficielles d'ici-bas. La seule chose fondamentale, c'est la charité, l'humilité. C'est un livre de chevet à consulter régulièrement si on est en quête de vertus. De plus, j'ai trouvé l'analyse du coeur humain très juste dans la connaissance des fautes.
Cela fait très longtemps que je n'ai pas été autant subjugué par un film. A plusieurs scènes, j'ai eu vraiment les larmes aux yeux. C'est l'histoire de max jacob, un poète juif, homosexuel, qui fut déporté au camp de drancy en 1944 malgré sa conversion au christianisme. Une enfant qu'il a voulu adopter, alice, mais à qui on l'a enlevé au bout d'une semaine parce qu'en 1900 on ne laissait pas une enfant à un homosexuel, une fois devenue adulte, décide de se sacrifier en entrant dans le camp après avoir usurpé l'identité d'une femme juive pour sauver max. Mais il meurt d'une crise cardiaque. C'est la façon dont l'histoire est présentée qui m'a bouleversé. Tant de poésie, de détresse. Je crois que je me retrouve beaucoup dans le personnage de monsieur max, cet homosexuel qui se confesse en disant qu'il est un clown triste, qu'il amuse ses amis mais qu'il ne les intéresse pas, que le sexe brutal permet de ne pas donner libre cours à sa conscience, qu'il consomme une forte dose d'éther, qu'il va d'errances en repentirs, que quand le chagrin l'étreint il se perd dans le vice mais que le lendemain c'est encore pire, que pour lui la solution à sa détresse est de devenir chrétien. Je ne peux pas mieux résumer ce que je suis, ce que je pense de moi.

