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Ma vie et moi 🙂
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11 décembre 2023

apéro gay

A chaque fois que manu vient nous voir, j'ai le coeur (et le corps) en liesse. Comme je sais qu'il aime la bonne cuisine, je lui prépare des apéros dignes de ce nom. J'ai horreur des apéritifs bas de gamme, façon olives-cacahuètes-petites saucisses en vrac. Pour hier, j'ai fait un velouté d'avocats aux noix et une salade de chou en vinaigrette avec olives aux anchois. Le tout arrosé de vin rouge, ce qui nous met dans de bonnes conditions pour l'orgie romaine qui s'annonce en soirée ...😀

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28 juillet 2023

portraits brisés

Portraits brisés J'ai écrit ce recueil de textes dans le but de réveiller les consciences sur l'indifférence.Aujourd'hui, on trouve tout à fait normal de rejeter les autres sans autre raison qu'ils ne nous ressemblent pas, or c'est extrêmement destructeur. Mon mari a mis mon livre dans la petite bilbiothèque de son cabinet, il pense que mes récits pourraient aider certains de ses patients.
Je dresse ici quelques portraits de personnes profondément fragilisées par des traumatismes. Qu'il s'agisse du viol, de l'exclusion ou de la culpabilité, je propose de réfléchir sur notre environnement social afin mieux cerner le problème central du rejet dans l'autodestruction identitaire de soi. Cela traite de l'homosexualité, de la transidentité, de la féminité.

https://www.edilivre.com/portraits-brises-alexandre-nolet.html/

 

"Le traumatisme, c'est un choc dont le corps ne se remet pas. C'est un choc qui reste coincé dans le coeur comme une lame de couteau qui tourne continuellement, blessant et faisant saigner. Certaines personnes se scarifient une partie corporelle, afin de trouver un éphémère moment d'apaisement. La souffrance psychique est si intense, et reste si muette intérieurement, qu'elle a besoin de s'extérioriser sur la peau sous une forme violente. D'autres se font vomir régulièrement pour ne plus donner vie à leur être profondément morcelé. C'est la haine de soi.

Cette haine fait irrémédiablement mourir. C'est le début d'un chemin qui mène inexorablement au suicide. Si la personne traumatisée ressent encore, parfois, l'urgence de la survie, elle se met alors en quête d'un moyen pour recouvrer le goût du respect envers soi. Mais comment faire ? Tous les chemins semblent bouchés, obstrués par ces caillots haineux qui se sont accumulés en soi depuis que le traumatisme est arrivé.
L'écriture comme mise en scène de soi est une des diverses solutions que la psychologie nous offre. C'est cependant une thérapie qui prend du temps, elle n'a rien d'une solution-éclair parce qu'il faut puiser en ses souvenirs, en ses émotions, pour comprendre ce qui se passe en soi. Prendre ce temps pour s'évaluer et se renouveler, c'est faire machine arrière pour comprendre quand et comment s'est opéré le point de rupture en soi.
Inventer des rôles, des personnages, est une façon de s'irriguer à nouveau. Endosser ces rôles, leur apporter une dimension humainement personnelle, c'est projeter à l'extérieur tout un panel de sentiments à qui l'on donne à nouveau la parole. C'est entamer un dialogue entre son moi intérieur cassé et des moi extérieurs imaginaires, afin de trouver probablement un sens aux traumatismes endurés."

25 avril 2022

les "fringues"

 DSC_0013 (2)La seule chose que mes parents m'ont apprise, c'est que les vêtements que l'on porte révèlent beaucoup de notre personnalité. Ils étaient tous deux stylistes. Ils voyageaient beaucoup pour leurs créations et leurs présentations. Notre vie a changé du tout au tout quand ils ont été embauchés par un grand couturier parisien. Avant, nous vivions en banlieue parisienne, dans une résidence pas top. Ils faisaient leur couture dans l'appartement, je m'amusais à jouer leur modèle vu qu'ils ne possédaient pas de mannequin en bois. Puis un jour, ce fut le loto. Bingo, pleins aux as du jour au lendemain, nous avons emménagé dans un superbe appartement avec vue sur les champs élysées. C'était un appartement de fonction, payé par le patron milliardaire. Ma soeur était ravie de jouer à la princesse dans ce nouveau monde, moi je m'ennuyais, j'étais quasiment tout le temps seul. Mes parents avaient leur propre atelier de couture, je ne servais plus à rien. Mais de cette époque, j'ai gardé un goût prononcé pour l'élégance vestimentaire, voire un certain dandysme. J'en vois parfois à paris, des jeunes hommes au style suranné avec gilet de costume, canne avec bec en argent, moustache pointue. Je les ai vus surtout dans le quartier latin.

Comme je ne m'entends pas du tout avec mes parents, j'ai boycotté pendant des années le "style galant", préférant le "style pd punk". Or depuis peu, je suis revenu à ce dandysme. J'ai toujours été un amoureux des beaux tissus, soie, popeline, satin, flanelle , velours ...C'est presque érotique, pour moi.Comme une passion charnelle entre le tissu et moi, une sorte de baiser.


Il suffit de regarder autour de soi dans la rue pour voir que très peu de gens ont encore du goût vestimentaire. Certains parisiens s'y attachent encore, oui, mais ailleurs ? En banlieue, c'est parka, jogging, jean, basket, sweat à capuche,legging. Beurk. Cette façon déplorable de s'habiller raconte beaucoup de l'absence de personnalité de tous ceux et celles qui les portent comme des clones. Je suis allergique à ce "street style", mon homme aussi. Mon mari a toujours aimé le genre rétro, veste en tweed, veste en cuir, pantalon en jersey, chemise en lin...Cela lui vient probablement de ce qu'il a été galeriste, l'art étant le coeur de sa personnalité. En ce qui me concerne, je peux dire que mon changement vestimentaire raconte mon changement intérieur. La crise du covid m'a fait beaucoup changer, j'ai l'impression ou d'être devenu quelqu'un d'autre ou alors d'être redevenu moi-même. Je suis binaire depuis plusieurs mois, de manière assez stable. En fait, je me force à ne pas céder à mon côté non-binaire quand il arrive. C'est une sorte de schizophrénie que je ne supporte plus. Je me force à rester homme. Et ma façon de m'habiller reflète cet état d'esprit. Mon côté homme aime les vêtements du passé, ce dandysme qui me distingue des autres. J'ai horreur du mot "fringue". La fringue, ça va pour ceux qui ne se respectent pas. Mais quand on se respecte, on s'habille de manière à garder son honneur.


Je ne me "fringue" pas pour rester cool et à la mode, mais pour rester moi-même. Qu'est- ce que cela veut dire de moi ? Mon choix de porter des habits au style passéiste dit que je rejette clairement la modernité. Plus précisément, la fausse modernité, c'est-à-dire les smartphone/iphones, le fastfood, les objets connectés, l'exhibitionnisme. Ce qui m'a poussé dans cette direction, c'est de voir combien les gens sont des clones, tous ils baissent la tête sur leurs écrans toute la journée. Moi , ça me fait peur de voir des gens comme ça. Des gens tellement obnubilés par internet qu'ils ne captent plus rien autour d'eux à part le wifi, des gens qui symboliquement préfèrent baisser la tête plutôt que de la relever avec fierté, des gosses qui ne font plus rien de leurs journées (même pas aller faire un tour en forêt avec leurs grands-parents) sauf traîner sur internet comme ils traînent dans la rue par désoeuvrement. Si c'est ça être "moderne", je préfère retourner vers le passé.

3 octobre 2022

le pantaloon

panta

En tant qu'enfant de stylistes, on m'a toujours dit que le vêtement que l'on porte en dit long sur notre personnalité. C'est d'autant plus vrai pour le pantalon, qui reflète à la fois la montée du féminisme et celle du saphisme. Ce livre m'a toutefois mis par moments un peu mal à l'aise à cause de certains portraits extrêmes de quelques féministes radicales. J'ai retenu surtout les cas de madeleine pelletier et violette morris, très proches des transgenres actuels : la première doctoresse en ethnologie, anarchiste, qui se travestissait en homme tout en détestant les femmes, et la seconde, championne de sport, qui s'est fait retirer les seins, est devenue nazie et a fini assassinée.

Ce livre permet de connaître l'histoire houleuse du féminisme au travers le port du pantalon, qui était considéré comme un travestissement menant à la confusion des sexes, l'invertion sexuelle. Il était seulement admis pour les femmes pendant la période du carnaval et pour des cas exceptionnels de santé, sur autorisation de la police. Cet ouvrage aborde donc à la fois le féminisme et l'évolution du genre. Il m'a permis d'ailleurs de découvrir des ouvrages intéressants sur l'homosexualité.

J'ai été passionné par tous les chapitres de ce livre, surtout les 18e et 19e siècles, mais j'ai décroché à partir des années 1960. Tout simplement parce que, même s'il est nécessaire de comprendre la force symbolique du pantalon, il n'en demeure pas moins qu'aujourd'hui il est synonyme de grande vulgarité. L'unique argument pour vendre ces pantalons moulants se résume en deux mots : "être sexy". Bien que le pantalon ait été synonyme, jusqu'à Chanel, d'affranchissemt des femmes considérées comme des escalaves, désormais le pantalon est tellement moulant que ça fait des silhouettes dégueulasses, en plus d'attirer les pervers. A mes yeux, le pantalon actuel est un avilissement des femmes et jeunes filles, qui sont par ailleurs de plus en plus non binaires (pas de seins, pas de ventre, pas de hanches, pas de cheveux, aucune coquetterie). Je respecte davantage les femmes qui mettent des jupes correctes, décentes, droites ; il n'y a rien de passéiste à revendiquer un retour à la pudeur des femmes, ce qui ne signifie pas du tout les enfermer dans un carcan. La vraie prison des femmes aujourd'hui, c'est ce pantalon sexy qui les humilie bien davantage que les jupes longues.

Notons que le terme "pantalon" dérive à l'origine du personnage de commedia dell'arte nommé "pantaleone", comme si finalement le pantaloon était une mauvaise blague...

Je suis très mitigé à l'égard du féminisme. D'un côté,je suis entièrement pour, parce que c'est un droit humain au même titre que le droit des enfants, celui des animaux, celui des gens de couleur, celui des handicapés, celui des homosexuels... Mais d'un autre, ayant grandi avec une mère qui, au prétexte de se dire féministe et moderne, refusait de s'occupait de son foyer, ne parlait pas à ses enfants, ne cuisinait pas, ne faisait pas les courses, détestait les garçons, passait son temps à regarder la télé, à fumer des clopes, à parler mal, à se plaindre d'être "condamnée" par sa maternité à rester à la maison, je ne vois pas comment je peux respecter ces nanas-là qui sont la majorité des femmes d'aujourd'hui. Quand votre propre mère vous dit, à 12 ans, au nom d'un prétenu féminisme : "avec ton père je ne voulais pas d'enfant, j'aurais préféré avoir une fille, je ne t'ai jamais donné le sein ça me dégoûtait"...

 

26 juillet 2022

Visage de l'agressé (suite)

 

J'ai eu l'enquêteur au téléphone, il m'a informé du processus de plainte pour viol. Déjà que j'étais très tiède, maintenant je suis carrément froid. Apprendre que l'on me fera une expertise psychiatrique me rebute complètement. C'est dingue, on se fait violer et c'est la victime à qui on fait une analyse psychiatrique pour "voir s'il y a des dégâts dans la tête". Euh...moi qui suis devenu phobique social, non binaire et bipolaire  à cause de ça, on va m'accuser de paranoia et ça va se retourner contre moi, non merci ! J'en suis derechef au point de départ, je vais tout garder pour moi comme un secret empoisonné. C'est triste de se sentir acculé contre un mur quand on est victime de viol, on ne vous écoute que pour vous juger. Oui, les policiers sont formés pour faire face à ce genre de situations, mais il n'empêche que je me sens d'emblée sur le qui-vive. Evidemment que ça a  des conséquences psychiatriques quand on se fait violer plusieurs fois dans sa vie, on vit dans la peur. C'est la victime qu'on expertise mentalement, et pas l'agresseur...Lui a droit à un avocat, il faut qu'il y ait des "preuves", et moi on me fouine la tête pour voir si je n'invente rien et n'accuse pas à tort. Je suis écoeuré.

Je vais trinquer à la police française, tiens ! Tchin tchin !

SOURIS GIFS ANIMES - Page 25 | Gif animé, Gifs, Souris

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19 juillet 2022

ma famille

J'ai coupé les ponts avec mes parents. C'est probablement la meilleure décision que je pouvais prendre. La famille a toujours été un fardeau pour moi. A 14 ans, j'ai coupé les liens avec ma famille paternelle qui ne m'aimait pas. Mes parents ont pris la relève pour continuer ce mépris. Pendant longtemps, j'ai culpabilisé. Ce n'est qu'en partant vivre à montréal à 22 ans que j'ai pris de la distance et ai réalisé combien ils ne m'étaient pas chers du tout. Quand je suis parti, ils ont transformé ma chambre en bureau, en jetant par la même occasion mes livres. Le message était clair : "ne reviens pas, tu n'es pas le bienvenu". Ils ne sont même pas venus à mon mariage avec matthew. A défaut de pouvoir faire autrement, nous nous sommes revus quelques fois depuis que je suis de nouveau parisien, mais même s'il n'y a pas eu de grosses engueulades, il y a eu à chaque fois des prises de bec. On ne s'entend sur rien. Ils n'aiment rien chez moi, ni où j'habite, ni l'éducation que je donne à ma fille, ni ma façon de parler, ni mes fringues...


J'ai réalisé que le problème n'est pas seulement que je ne les supporte plus, mais qu'ils créent en moi une sorte de tremblement de terre intérieur. Ils ne savent pas faire autre chose que me rabaisser, m'humilier avec leurs sales réflexions, du coup quand je rentre chez moi je me sens complètement cassé, comme si le pilier sur lequel je m'appuyais vacillait. C'est tout mon être qui se sent brisé, mon courage, mes idées, mes projets. Mes parents n'ont jamais été des parents pour moi, mais des ados.

Beaucoup de gens m'ont jugé sur le fait que je me suis drogué, en me traitant d'irresponsable fini, mais la réalité était que je voulais oublier tout ce que les irresponsables me faisaient subir, qu'il s'agisse des violeurs ou de ces parents immatures et paresseux qui réagissent comme des gosses de 14 ans, toujours à insulter, mépriser, se croire mieux que tout le monde, ne s'intéresser à rien, ne parler que de leur nombril. J'ai perdu trop d'années à supporter leurs violences. C'est terminé. Je ne veux plus d'eux ni dans ma vie ni dans ma tête. Je veux être libre. Je suis contre le respect aveugle des parents, je pense qu'être parent est un titre qui se mérite. Avant, je ne voulais pas d'enfant car j'avais très peur de recommencer malgré moi ,avec eux, la chaîne violente et méprisante dont j'ai moi-même victime. Mes enfants, je les aime. Mon fils biologique, lorenzo, et ma fille adoptive, aurore. Ils sont très importants pour moi, mais pas non plus le point central de ma vie. Je pense qu'il ne faut pas s'attacher de trop à ses enfants, parce qu'ils prennent leur envol mentalement et physiquement. Mon seul pilier, c'est mon mari. Et je ne laisserai personne le démolir.

 

lorenzoMon fils m'a envoyé cette photo par webcam le mois dernier. Dix-huit ans déjà. Normalement, il va venir sur paris prochainement. J'ai hâte de le revoir,ça fait trois ans que je ne l'ai pas vu hors écran depuis le covid, je n'en peux plus d'attendre. On me dit souvent qu'il me ressemble beaucoup physiquement : même nez, même bouche, mêmes sourcils, mêmes oreilles, la même fossette au menton. Par contre, il a les yeux et les cheveux aussi foncés sur sa mère, ma bella monica. Et il n'est pas longiligne comme moi. Pour moi, ma famille se résume à mes enfants, mon mari, monica et mon frère. Plus d'une fois, on m'a accusé de n'avoir aucun esprit de famille : c'est faux. Quand je sais que je suis aimé et que j'aime aussi, je prends très facilement dans mes bras, je m'intéresse à la vie des miens, j'embrasse, je ris, je conseille, je discute longtemps, j'aime faire des activités avec eux (jardiner, promenades, cuisiner ...). La famille, c'est très important pour moi, depuis toujours. Je me sens béni d'avoir pu retrouver mes origines italiennes grâce à monica qui m'a donné mon très cher lorenzo. Dire que j'avais voulu qu'elle avorte, mon dieu, comme j'aurais eu tort de ne pas le connaître... Il ne semble pas attiré par la drogue. Il a une copine. Pareil pour aurore qui est en couple depuis plus d'un an, je suis heureux pour elle.La seule chose que je demande, c'est que mes enfants soient stables psychologiquement. Ils feront leurs erreurs, comprendront leurs leçons, je me mets en retrait mais je suis là s'ils ont besoin d'aide. Contrairement à mes propres parents, je ne laisserai jamais tomber mes enfants en ne me préoccupant que de ma gueule.

13 juillet 2022

gérard depardieu est un monstre

Résultat de recherche d'images pour "monstre depardieu"J'ai toujours aimé gérard depardieu, je trouve son jeu d'acteur exceptionnel, il incarne à fond ses personnages. J'ai commencé à apprécier l'homme il y a quelques années. Il y a environ 8 ou 10 ans, j'étais venu en france voir mon frère. Comme je me lève à l'heure américaine, c'est à dire vers 5 heures, je regardais la télé. Et j'ai découvert une émission de cuisine que j'ai adorée. C'était avec gérard depardieu. Il disait qu'il avait déjà mangé de la baleine. Je l'ai trouvé loin d'être con. Je me souviens encore de sa phrase : "le soir, je me couche fatigué, parce que j'ai fait plein de choses dans ma journée". C'est tout à fait l'état d'esprit de ce livre.


"Monstre" est un recueil de pensées, un livre de coups de gueule. J'ai énormément apprécié le franc-parler de gérard. Il ne cherche pas à plaire, mais seulement à rester lui-même. Puis surtout, il a une sagesse de vie incroyable. Tout tourne autour du désir, du fait d'être vivant. D'une certaine manière, cela m'a fait un peu penser à une conception bouddhiste de l'existence. Seul le présent compte.


Il y parle de ces monstres magnifiques, de ces poètes qu'on ne trouve plus aujourd'hui. Il y dénonce la fausseté des relations humaines actuelles. Tout y passe, des hommes politiques à l'art en passant par internet, le vide des jeunes, le cinéma italien et son amour de la vie. Vraiment, je suis heureux d'avoir lu ce livre. C'est typiquement le genre d'ouvrage qui me fait évoluer, je ne ressors pas indemne de cette lecture. Il y a eu un écho entre ses pensées et les miennes. Comme lui, je suis un assoiffé d'humanité, dans toutes ses démesures.


Gérard depardieu, c'est avant tout un coeur de poète, une vision libre d'artiste, un monstre sacré (non pas du cinéma mais de la Vie). Un râleur qui a le sens critique aiguisé et surtout un coeur immense. J'ai adoré. Je recommande d'ailleurs ce livre à ceux qui désirent prendre du recul par rapport à notre société et changer de point de vue, prendre de la hauteur, grandir, réapprendre à aimer. Un ouvrage magnifiquement écrit.

16 novembre 2021

désir d'enfant

Pour la toussaint, nous avons été voir mon frère pour enfin fêter la naissance de son fils. Je dis "enfin", parce que le petit charles est né... fin juin. Je ne pouvais pas venir à cause de mon spectacle de danse, ensuite nous sommes partis en vacances chacun de notre côté, puis il y a eu la rentrée... Pas facile de trouver un moment pour se voir.

Mon frère et sa nana habitent un bled, en province. C'est charmant. La nuit, il n'y a personne dans les rues.Juste un chat de temps en temps. Nous nous promenions vers 20 heures pour découvrir les alentours. ça m'a fait du bien aux nerfs, tout ce calme. J'ai même eu droit à un splendide coucher de soleil en sortant du bain !

Voilà donc, je suis oncle pour la 3e fois (ma soeur a deux filles). M'occuper de ce bébé a ravivé mon désir d'enfant. Cela fait envion deux ans que j'ai en tête d'adopter un autre enfant. Mais j'ignore si en tant que couple homosexuel on a le droit d'adopter. Puis je vais avoir 39 ans, c'est un âge qui paraît un peu "vieux". C'est vrai que c'est du boulot de s'occuper d'un gosse, l'emmener à l'école, voir les profs, le nourrir, l'emmener chez le médecin, supporter les crises de larmes à cause des genoux qui grandissent. Il faut mettre un budget de côté. Mais j'ai à coeur de sauver un enfant du malheur. Adopter un bébé, c'est l'emmener loin de la misère à laquelle il est destiné dans les familles d'accueil.

A l'adolescence, j'ai eu pour amie une fille qui me racontait ses problèmes à cause des familles d'accueil dans lesquelles elle "vivait". Elle me disait que ces gens s'en foutaient. Elle me disait souvent : "pourquoi est-ce que mes parents ne voulaient pas de moi ? pourquoi est-ce que personne ne m'a adoptée ? est-ce que je suis mauvaise ?" Elle s'appelait soraya, je ne l'ai jamais oubliée. Elle avait une grande colère qui lui donnait une fougue et un courage immenses. Elle ne comprenait pas que je ne m'entende pas avec mes parents. Elle ne rêvait que d'avoir une famille aimante, mais moi aussi.

Mon mari et moi n'avons jamais eu de problème avec la génétique. C'est vrai, on ne connait pas l'ascendance de l'enfant adopté, s'il est le fruit d'un viol, d'un inceste, s'il a une malaie héréditaire... Mais quand je vois notre aurore, je me dis que ça n'a aucune incidence sur  la bonne personne qu'elle devient. J'aimerais renouveler cette sensation d'être utile à quelqu'un, de lui apporter les forces nécessaires pour ne pas l'enfermer dans le carcan du rejet social.

 

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20 septembre 2021

mes parents

A l'occasion de l'anniversaire de ma mère, j'ai revu ma famille. Je me suis efforcé à ne pas ressasser le passé houleux, ma mère a apprécié DSC05131que je lui fasse un bisou en lui donnant ses cadeaux. Elle a eu un roman historique, un pull de mi-saison, un pantalon rayé, deux manteaux chauds, un dvd ("J edgar" avec dicaprio) et un sac. Elle a été ravie. Mon frère a amené un grand cru, nous nous sommes régalés.


C'est surtout ma fille qui a été contente de revoir son oncle, sa tante et ses grands-parents. Comme elle a grandi à montréal, elle connait nettement moins bien sa famille française. Désormais, elle rattrape le temps perdu. Ma soeur (quelle arriviste, celle-là, mais passons !) est bonne cuisinière et lui a donnée des astuces pour aimer le poisson. On y a goûté, c'était excellent : de la truite fumée arrosée de jus de citron sur un lit de crème
DSC05263 fraîche, déposée sur une gaufre surcrée. Délicieux ! Ma fille, qui d'ordinaire n'aime pas trop le poisson, en a raffolé (la gaufre y est pour quelque chose, j'en suis certain ). Du coup, en rentrant le soir à la maison, je lui ai préparée d'autres en-cas pour aujourd'hui quand elle rentrera le midi (hors de question de la mettre à la cantine même si le covid baisse).


Mon homme semblait content de mon attitude. Il trouve que ma mère et moi avons fait la paix. Hum, pas certain à 100 pour 100, mais au moins j'ai fait comme si. Revoir mes parents me fait à chaque fois mal au coeur parce que je trouve qu'ils ne vieillissent pas bien. Ils ne s'intéressent pas à grand-chose hormis la télé et les promenades du chien. Et comme je suis l'aîné, forcément ça va me retomber dessus. Mon frère habite en province, il n'est pas là pour voir leur dégradation et ma soeur ne s'occupe pas de grand-chose en dehors de l'argent.J'ai beau savoir que le caractère change à la vieillesse, mes parents flippent pour un oui pour un non ((surtout ma mère qui est paranoiaque ) , du coup je ne peux leur parler de rien. Et ça m'inquiète de les entendre soliloquer et les voir amaigris.

10 septembre 2021

l'aviation de demain

Le week-end du 25et 26 septembre a lieu Les Assises de l'Aviation, un évènement qui propose une nouvelle façon de voyager pour le futur, plus écologique. Je pense que nous allons y aller. 

Voici le programme :

 

Programme - Assises de l'aviation

Ouverture des Assises au conseil départemental de Toulouse par le PAD et Notre Choix

https://www.assises-aviation.com

Voici ce qu'en dit greenpeace : "Face au réchauffement climatique, le secteur aérien et celui du tourisme doivent faire leur part. Les Assises, organisées par l’association Notre Choix et le collectif Pensons l’Aéronautique de demain, vont proposer des solutions qui répondent vraiment à ce défi et dessiner les contours d'une transition équitable pour les travailleurs et travailleuses de ces secteurs, en exposant les initiatives en cours et les projets à venir."

Je trouve cette initiative excellente. Seront abordés le tourisme durable, les nouveaux transports mais aussi des randos qui ont l'air super !

12 octobre 2025

etre enfant-mannequin

J'ai toujours un peu de mal à regarder les photos de mon adolescence, car elles me rappellent presque toutes de mauvais souvenirs. En revanche, c'est mon fils qui aime

regarder les photos de mannequinat, je crois qu'il veut se comparer à moi. Je suis mannequin depuis l'âge de 12 ans. Pour moi, c'était surtout un jeu de rôle. J'utilisais beaucoup des pas de danse pour donner du peps, de l'originalité aux images. Et c'est justement ce qui a plu. Il y a des gens qui sont fascinés par le monde du mannequinat, d'autres qui au contraire ne veulent pas en entendre parler car ça les dégoûte. En réalité, c'est un milieu professionnel comme un autre. Comme partout, il y a du piston, il y a la loi du plus fort, il y a de la drogue, il y a du harcèlement sexuel. Mais j'ai toujours été tiraillé entre l'obsession de mon apparence physique, assez narcissique je dois dire, et l'envie parfois démesurée qu'on voit en moi seulement quelqu'un d'intelligent. Mais on a cerveau et un corps, il faut l'accepter. Je crois que j'ai toujours été à la fois fasciné par ma beauté et complexé par elle, car elle m'attirait de multiples jalousies. Etre enfant mannequin suscite forcément des jalousies, et les crasses qui vont avec. On est mis de côté. Moi, j'aimais les studios de photographe parce que je devenais quelqu'un d'autre, j'avais des paillettes dorées dans la tête pendant des jours. Je présentais les collections couture du styliste pour lequel bossaient mes parents. On adorait mes poses, parce que je jouais toujours des rôles comme dans un spectacle, je ne me contentais pas de fixer l'objectif, je "faisais l'amour à l'objectif" comme on me disait parfois. C'étaient les années 90, on voulait aller au-delà des convenances, être créatif. Ce qui plaisait tant en moi, c'était le contraste avec mes cheveux foncés et ma peau blanche, mon air de poupin et mon regard vert flamboyant. On me disait souvent que j'étais semblable à un volcan sous une couche de glace, et j'en jouais énormément. Aujourd'hui encore, même si le charme de la jeunesse a disparu, je joue des rôles, j'incarne des silhouettes quand je fais des photos. Je ne présente plus des collections couture, mais je fais partie d'une agence qui met en avant les mannequins à partir de 35-40 ans, ceux dont les corps sont trop gros ou trop vieux, considérés "hors norme" pour les podiums. Est-ce que je regrette le mannequinat ? Non. Par contre, je n'ai jamais poussé mes enfants dans ce milieu en leur faisant miroiter des rêves de gloriole artificiels. Le mannequinat, c'est super comme cours de maintien quand on travaille dans le spectacle, on apprend à se mettre en scène, à se transformer, à jouer avec son corps et les lumières, à développer son esthétique, à intensifier les expressions du visage. Même si je dois reconnaître que cela m'a permis d'affirmer ma féminité, ça reste quand même franchement superficiel.
 

18 octobre 2025

musée du moyen-age

Cela faisait longtemps que je n'avais pas mis les pieds au musée du moyen-âge. J'adore ce musée ! J'y suis allé plusieurs fois, et à chaque fois j'en ressors ravi parce que les objets sont vraiment superbes. Je me sens bien là-bas. J'aime particulièrement des objets lithurgiques sculptés sur ivoire et dans l'or ainsi que les  retables en bois. Moi qui venais de sortir d'un entretien avec l'archevêque à la maison diocésaine pour entamer un séminaire, je ne pouvais qu'être enchanté devant ces saints et scènes de dévotion. La chapelle est toute simple, mais alors j'ai flashé sur la porte magnigfiquement sculptée. En haut, les 12 apôtres en forme d'anges. Cette fois-ci, il y avait une collection éphémère traitant de la vie quotidienne au moyen-âge, j'ai donc vu des tapisseries, des ustensiles de cuisine, des carreaux de pavements, des cheminées, des buffets ... A la boutique, je me suis acheté un roman noir; j'ai hésité avec un essai sur les soins coporels au MA. Il y avait aussi plusieurs objets insolites, mis en déco, sans étiquettes, comme cette superbe baignoire de la rome antique, datée d'il y a 2000 ans. En sortant, je me suis baladé dans le quartier et j'ai eu la grandde, très grande surprise de voir que ... boulinier et gibert étaient encore ouverts !!! J'avais entendu dire plusieurs fois que ce 2 boutiques avaient définitivement fermé leurs portes après les confinements...Du coup j'ai acheté plein de bouquins et cd d'occaz : entre 50 centimes et 2 euros, ça vaut le coup, surtout que je ne suis pas un accro des nouveautés.
 

 

4 mars 2022

colette et les bêtes

J'ai trouvé ce livre agréablement étonnant. Ce qui semble commencer par une collection d'anecdotes personnelles sur le lien qu'entretient colette avec les animaux, prend une autre dimension au fil des pages. Les animaux jalonnent son existence, la traversent comme autant d'amis. Mais surtout, on découvre que son engagement auprès des animaux se rapproche énormément de l'éthologie et de la protection animale d'aujourd'hui.


J'ai beaucoup aimé le style poétique de l'auteur, on sent qu'il aime les animaux. Plus les photographies anciennes de colette avec ses animaux qui agrémentent avec douceur les textes. Ce livre est intéressant dans la mesure où l'on apprend des choses sur l'existence de colette sans pour autant être une biographie, et en même temps on est sensibilisé sur le sort réservé aux animaux en détresse. Du coup, cela me donne envie de lire des ouvrages de colette, notamment "la chatte" qui est apparemment un plaidoyer pour le respect envers les animaux, inspiré de son lien d'intuitive communication avec une chatte achetée à l'exposition universelle. Colette fut l'une des pionnières de la protection animale. Elle serait devenue folle de rage si elle connaissait les conditions actuelles odieuses des animaux destinés aux abattoirs (hormones de croissance qui empêchent de marcher, yeux aveugles à force de ne jamais voir la lumière du jour, caillots sanguins, milliers entassés en cage, antibiotiques forcés...)

16 décembre 2020

portrait symbolique

Dernièrement, j'ai demandé à ma fille de me dire comment elle me percevait, en utilisant soit l'image soit le texte. Le résultat est...fracassant.

Désormais, je crois que je ne peux plus faire comme si elle ne savait pas que j'étais queer ...
Quand j'ai vu l'image, mon coeur s'est gonflé d'amour car j'ai réalisé que ma fille n'est plus une enfant,qu'elle a son propre discernement maintenant.Il y a des détails qui prouvent qu'elle me connaît mieux que je ne le pensais. Elle me voit comme plus vieux que mon âge (quelques cheveux blancs), très croyant ( doigts croisés en prière), provocateur (doigt levé, bouche entr'ouverte)). En effet, je suis parfois fatigué dans mon coeur et ma tête ...ce que les gens en public ne voient pas ( ou refusent de voir). Merci ma aurore pour cette surprise pleine d'humanité 💙

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22 janvier 2024

chambre rooooose

Cette nuit, il m'est arrivé une couille à la con. J'aérais, mais comme il avait beaucoup de vent la porte s'est fermée toute seule en claquant. Et quand j'ai voulu l'ouvrir... eh bien... impossible de l'ouvrir de l'intérieur. J'étais coincé dans ma chambre... C'est mon homme qui, sur son fier destrier blanc n'est-ce pas, a gentiment poussé la porte de l'extérieur ... En dehors du fait que je me suis senti con, j'ai décidé de farfouiller dans les produits de bricolage de matt, et j'ai trouvé une peinture d'intérieur ...rose. J'ai repeint les rebords de la porte en rose, ça donne un charme fou, même si ce n'est pas trop du goût de mon mec. Quoiqu'il en soit, c'est une façon de revendiquer discrètement ma transidentité. Je l'appelle désormais "la chambre rose", en hommage à un travesti que j'avais connu sur paris à 19 ans et qui était un grand fan de Guilda. C'était un prostitué et un chanteur de cabaret qui bossait à Belleville. Il recevait ses clients dans une chambre entièrement peinte en rose. On s'entendait très bien, hélas je l'ai perdu de vue quand je suis parti au québec. On avait parfois des discussions douloureuses mais toujours enrichissantes humainement. ça me manque beaucoup de rencontrer ce type d'individus à part. Aujourd'hui je n'accroche plus du tout avec les lgbt. Je reproche à cette communauté de s'être totalement masculinisée, avec ses lesbiennes agressives, ses pd très binaires, ses trans qui croient que femme = pute... Je préfère vivre dorénavant ma transidentité dans mon coin, j'ai la chance d'avoir un conjoint compréhensif à ce niveau-là. La seule chose qui me manque, dans le fond, c'est le contact avec d'autres gay comme moi.

30 mai 2023

joie de pencôte

A l'occasion de la pencôte, j'ai cuisiné en utilisant un livre de recettes typiquement françaises. J'ai fait une vraie tarte au fromage (avec blanc d'oeuf battu en neige),des madeleines (attention c'est chaud !) et des oeufs au jambon. C'est simple et l'odeur est vraiment délicieuse quand ça cuit. J'aime cuisiner, ça m'enlève mes angoisses.
J'ai aussi terminé un autre livre d'andrew murray, cette fois-ci sur la bénédiction de la pencôte. J'ai été sidéré d'apprendre que les français ignorent pour la plupart le sens de cette fête. C'est un jour de joie où l'on reçoit la grâce de l'Esprit Saint par notre foi. Le repas de roi que j'ai fait a bien participé à la joie de cette journée !


"Nous découvrons que le bonheur se trouve dans le sacrifice de notre amour-propre, de notre avantage et de nos aises, en faveur des autres." andrew murray

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24 mai 2025

soumission


Le sexe a toujours été pour moi un problème. Non que je sois "coincé", au contraire au lit je suis franchement salope. Mais, bien souvent, j'ai eu un sentiment de honte après. J'ai beau me dire que c'est le cerveau reptilien qui régit la sexualité, parfois on est dépassé par ce qu'on fait, ce qu'on aime faire. 
J'ai toujours été soumis sexuellement. On me dit de faire un truc, je le fais même si cela me dégoûte. Je n'ai jamais compris pourquoi je refuse de dire non aux hommes. J'en ai parlé à ma belle-mère qui fut dans sa jeunesse sexologue. Elle ne m'a jamais jugé comme un porc, contrairement à ma mère qui a toujours vu en moi un pervers. Il m'arrive encore aujourd'hui de parler à la maman de matthew, parce qu'elle a une grande finesse psychologique qui m'aide à voir plus clair en moi. Puis surtout, c'est à elle uniquement que j'ai réussi à parler des pédophiles que j'ai rencontrés et qui, hélas, ont façonné en partie ma sexualité.
On m'a toujours dit, depuis mes 12 ans, que je dégageais énormément de sex appeal. J'ai toujours été précoce. Toutefois, il y a certains souvenirs qui me hantent encore aujourd'hui, comme ce mec d'une quarantaine d'années qui, alors que je rentrais à pied de l'école, a ouvert la portière de sa voiture,a glissé un pied nu dehors pour attirer mon attention, je me suis machinalement arrêté pour regarder, il se branlait de plus en plus vite en me fixant d'un air ahuri pour ensuite jouir sur mon manteau ; il y a aussi le souvenir d'un père ivre qui tente de me violer vers 7 ou 8 ans en me traitant de salope ...
Ces images-là, j'ai tenté de les refouler, mais elles reviennent sans cesse comme si elles voulaient me délivrer un message, comme si elles étaient là pour que je comprenne enfin ce qui se passe en moi sexuellement. Pourquoi, d'une certaine façon, j'ai fini par aimer ce qui me faisait peur, ce qui m'écoeurait, ce qui s'est intégré en moi malgré moi... Ces images si dérangeantes expliquent toutefois certaines choses que je faisais enfant, comme cette manie, qui me prenait d'un coup, d'écrire sur papier des mots qui me venaient en tête comme "salope, sale pute, tu n'es qu'une pute, je vais te baiser, baise-moi comme un chien, je suis une pute, grosse salope". C'est de cette époque que date la haine de ma mère à mon égard. Après avoir écrit ces saletés, je déchirais la feuille, la jetais dans ma poubelle de chambre... et ma mère les lisait en douce ...Quand je me suis décidé à en parler à mon mari, lui qui est psychologue pour enfants -ados, il a vite compris que mon attitude relevait d'un traumatisme refoulé, dont je ne me souviens pas. Autrement dit, je tentais par l'écriture de tous ces mots sales d'extraire de moi ce venin d'une humiliation profonde inconsciente, comme si je répétais des mots entendus. Et puis il y avait aussi cette sensation subite qui me prenait parfois dans la rue quand je voyais des hommes adultes me fixer ...j'avais soudain l'impression d'une grande faiblesse, d'un grand mal-être, je ressentais l'envie soudaine de raser le mur, d'entrer dans un trou de souris pour me cacher des autres. Comme si j'étais une proie face à des prédateurs. J'avais peur. Puis quelques secondes après, je redevenais normal. Quand j'en ai parlé à ma mère, elle a décrété que j'avais une carence en magnésium... Elle a été dans le même déni quand, il y a quelques années, je lui ai parlée de ce souvenir de la tentative de viol paternel ; comme à son habitude, elle a ricané et m'a traité de menteur. Pourtant, dans cette image douloureuse il y a des détails réactionnels m'incitant à croire que c'est du vécu, non de l'imagination, quand je dis qu'il me fait mal, qu'il me tire par le bras, que j'entends sa voix rauque qui me dit que ça va me faire encore plus mal, puis ma mère qui arrive, son air effaré quand je lui dis qu'il m'a traité de salope ...Mais il n'y aura jamais de preuves, alors ... Cependant, ce n'est pas parce que quelque chose se passe "dans la tête" que ce n'est pas réel.

 

17 avril 2024

arche de noé dans le jardin

En ce moment, c'est l'arche de noé chez nous. Il y a trois chats errants qui viennent régulièrement (un noir, un tigré et un que j'ai surnommé "froufrou" à cause de sa collerette blanche) manger les croquettes que je leur donne tôt le matin dans un coin du jardinet. Puis il y a aussi les oiseaux qui se régalent des morceaux de pizza et des croûtes de fromage que je leur lance pour ne rien gaspiller.

J'aime le printemps pour la vie qui se renouvelle. J'ai planté des tournesols, et quand les fleurs seront épanouies je prendrai les graines pour en faire de la nourriture pour mésanges, moineaux et rouges-gorge qui adorent venir dans la mangeoire où j'ai mis des boules de graisse. Comme il n'y a aucun produit chimique dans nos plantes et fleurs, ça favorise à petite échelle la protection de la biodiversité.

fleur d'ortie

19 mars 2024

moi, trans

Depuis quelque temps, j'ai passé le cap. Autrement dit, je réussis à m'habiller en femme sans en avoir honte. Mais cela reste purement privé. Je le fais uniquement chez moi. Avant, c'était un trip sexuel avec mon homme, puis la psychothérapie que j'ai suivie cet été m'a fait comprendre que j'adhérais aux valeurs féminines, que j'avais envie de me sentir femme physiquement. Bon, pas au point d'envisager un traitement hormonal, mais simplement par mon changement d''aspect physique au niveau vestimentaire. Je n'ai jamais été heureux en tant qu'homme, je me suis toujours senti obligé de jouer le rôle de l'individu binaire que je n'ai jamais été au fond de moi.  Il est vrai qu'entendre dire souvent que la transidentité est une obscénité a de quoi refroidir les ardeurs du trans le plus enthousiaste, mais j'essaye de boycotter de ma cervelle les préjugés que la société a encore sur le travestissement. Je veux juste être moi-même, tant pis que mon look ne plaît pas aux autres. Gothique et femme, pas mal non ?😚🤗🤩

ps : photo authentique 😍

18 janvier 2025

bye bye trans ?

Je ne parle plus de ma transidentité. A personne. J'ai tellement été déçu des réactions transphobes que je garde ce ressenti pour moi exclusivement. Les gens sont bourrés d'a priori malsains sur les transgenre, pour eux être trans est synonyme de prostitué. Le problème, c'est qu'à force de ne rencontrer que des connards, on finit par croire qu'ils ont raison. Or ils sont à côté de la plaque concernant l'identité trans. Je ne fais pas partie

de ceux qui prônent haut et fort le drapeau non binaire, je sais pourquoi je suis devenu trans : c'est à cause des agressions que j'ai subies. Même si j'ai toujours été assez effeminé dès mon enfance, je ne me suis jamais réellement entendu avec les mecs. Je les ai toujours trouvés vulgaires, faux, pervers, violents, sales. J'ai beau avoir passé ma vie à revendiquer la liberté homosexuelle en ayant plein d'amants, aujourd'hui je ne supporte plus qu'un mec me touche. Seuls manu et mon homme le peuvent, mais avec les autres c'est un non définitif. Il y a un an et demi, j'ai souffert  très profondément d'un rejet transphobe auquel je ne m'attendais pas, cela m'a brisé. J'ai cru que ma haine des hommes était momentanée, simple réaction de colère, mais elle dure. Ce rejet transphobe a ravivé des traumatismes dont je n'avais nul besoin de me souvenir. Hélas, je me suis souvenu des pédophiles qui venaient vers moi comme si j'étais une chose qui leur était dûe. Je pense que tous les mecs sont des agresseurs aujourd'hui, les mecs bien ça n'existe plus. On peut me trouver radical, je m'en fiche, je sais que j'ai trop souffert à cause des mecs, peu importe leur orientation sexuelle, leur religion, leur âge, leur rang social. Toute ma vie j'ai été victime des salopards (qui ont le culot de me dire que c'est moi qui les agresse ou les provoque parce que ça ne plaît pas que je ne me laisse plus faire par eux). J'ai un profond et irréversible écoeurement pour les hommes. J'ignore si ma transidentité a un avenir, je crois que j'en ai honte. J'ai toujours détesté ce que je suis, les autres s'en sont donnés à coeur mauvais d'attiser ce sentiment d'exclusion. Je ne souhaite pas militer ou manifester en faveur des trans. Je n'ai même plus l'envie d'en parler dans des romans. J'espère juste que mes deux romans gay ont pu toucher un certain public, en france, en belgique et au canada, parce que je ne suis vraiment plus certain d'avoir le courage de puiser en moi comme je l'ai fait.

14 février 2026

la paix ?

Bonhomme tigrou n'est pas venu...pendant 4 jours !! Je commençais à me faire un sang d'encre.Puis le revoilà avec sa grosse bouille de matou ! J'étais à la fois fâché et heureux de le revoir, je l'ai traité de vilain garçon...tout en le caressant, évidemment ! J'ai vu que

sa cicatrice sur le front avait presque entièrement cicatrisé, le savon est efficace ! Il a passé plusieurs heures à regarder avidement les grosses souris qui venaient manger leurs épluchures de carottes. Maintenant c'est au tour de petitnoirpiot de faire des infidélités...Peut-être est-ce dû au printemps, heure des zamours des chats ?
Ce matin est à marquer d'une pierre blanche. Tigrou et petitnoirpiot commencent à bien mieux se tolérer. Tigrou faisait son dodo, affalé sur une mache, tandis que petitnoirpiot faisait ses mamours contre mes jambes, piaillant pour demander toujours plus de caresses.
J'ai vu une tourterelle tomber dans la courette à cause du vent. Elle a réussi à se relever et à s'envoler mais elle avait l'air fatiguée. J'espère qu'elle va bien. Petitnoirpiot avait commencé à la chasser, heureusement que je suis intervenu. Ce qui est bien, c'est que les deux minets m'écoutent. Je suis content de voir qu'une certaine de paix réside entre eux. J'ai remarqué que tigrou a aussi une cicatrice sur l'oreille, qu'il n'avait pas avant sa bagarre...
 

22 novembre 2023

séances DJ

Depuis plusieurs mois, je fais des DJ set dans Paris. La musique a toujours été très importante pour moi, elle m'a été une aide précieuse quand j'allais mal.

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J'écoute de tout, même si mes préférences s'orientent plus vers la musique classique et la techno. Quand j'avais 18-20 ans, j'allais souvent en rave party. De cette époque, j'ai gardé une passion parfois excentrique pour la zik tonitruante, assourdissante, envoûtante, enveloppante. Je me suis naturellement tourné vers le djing, que je fais de temps en temps quand on me propose un contrat intéressant, souvent pour des soirées privées. En général, je m'arrête vers 5 heures du mat'. Je passe de la techno hardcore. C'est pendant la crise du covid que je me suis mis à la platine, j'en ai trouvée une en solde chez cultura et ça m'a permis de me remettre à la création techno. Si j'aime être dj, ce n'est pas pour me prendre pour une star, mais pour jouir de mes propres créations musicales par le mix. On invente tout un monde nocturne. Parfois, il y a quand même des pète-couilles qui, soit parce qu'ils sont shootés soit parce qu'ils sont cons, s'amusent à toucher la platine quand j'ai le dos tourné. Une fois, un mec a reçu une claque sur la main et un "non non" de ma chère tête frangée, doublé d'une furieuse envie de lui faire un doigt d'honneur. Une platine, c'est fragile, pas touche quand on ne connaît pas le maniement. Seule ma fille a le droit de la tripoter à sa guise, par pur désir de frimer devant ses potes ...Parfois elle m'aide à trouver des pépites sur soundcloud, que je mix ensuite.

3 juin 2023

fast-pensée

En france, je me sens mal. Depuis toujours. Pourtant, j'aime beaucoup le patrimoine de ce pays, sa gastronomie, ses musées, ses châteaux, sa haute couture. Mais au quotidien je ne me sens pas à ma place. Je me suis toujours demandé d'où ça venait : de mon physique ? de mon franc-parler ? de mes ambitions ? Déjà à l'école, je n'inspirais pas de respect aux élèves dont certains me harcelaient. Pourtant j'étais sérieux, j'avais de bonnes notes, j'étais obéissant, ne faisais pas d'embrouilles. Plus tard, mon chemin de vie a été jalonné de mépris en tous genres, de violences, de haines. Combien de fois me suis-je répété : "qu'est-ce qui cloche chez moi ?" A force d'être rejeté sans raison, on culpabilise énormément, on se déteste, on fuit les autres et on se fuit soi-même.

Quand j'habitais au québec, je n'avais pas de problèmes particuliers pour mes lier aux autres, ça se faisait naturellement. Et quand je suis revenu vivre sur paris ... ce fut de nouveau la dégringolade. Pas de liens, rien, pas de nouvelles amitiés solides, pas de contacts sympas avec les voisins. Rien. J'ai trouvé un peu de consolation dans le bénévolat, car au moins on respecte un peu les services que je rends. Du fait de mes origines italiennes, je suis une personne tactile. J'ai toujours besoin, envie de toucher, de caresser, d'embrasser, de regarder dans les yeux, de sourire, de prendre les mains. J'ai terriblement besoin de ce contact câlin avec les autres. A cause de cette attitude, en france on me prend pour une pute. En italie, les gens sont plus excentriques, plus sensuels aussi, on se touche pour mieux se parler, se comprendre. En fait, j'ai réalisé que les français se savent plus dialoguer, être deux ; ils restent enfermés dans leurs carcans, il n'y a pas de débats d'idées. C'est la tyrannie de la pensée unique.


Je viens d'écouter gaspard koenig à la radio ; cet ancien agrégé de philosophie se présente comme candidat à la présidentielle. Ce que j'ai aimé, c'est que ça ne puait pas le programme politique surfait et imbécile : au contraire, ce mec parle franc, il réfléchit. Il dénonce le fait que la politique française se réduit aujourd'hui à la personnalité des candidats affichés sur les réseaux sociaux, niant tout débat d'idées. Il a donné l'exemple des suisses qui, pendant toute une journée, vont à l'agora pour écouter les candidats en le regardant en face ; pas d'écran, pas d'applis stupides mais du vrai, de la démocratie directe.
Je trouve que mon ressenti de mal-être en france trouve son origine dans l'absence de débats d'idée en politique. Nous ne sommes plus citoyens mais sujets ; nous ne cherchons plus le contact authentique avec autrui, mais restons les esclaves de l'Image. Et nous condamnons les autres selon ce critère superficiel à l'extrême, ravageant les personnalités pour mieux asseoir la dictature de la fast-pensée.

 

28 avril 2023

écoeuré des livres ?

 cygneJ'ai voulu donner une seconde chance à mon livre "la destinée du cygne noir" car c'est celui qui se vend le moins. Dommage, car c'est un roman engagé contre l'homophobie et la transphobie. Quand j'étais gosse, je rêvais devenir écrivain ; aujourd'hui, je suis à deux doigts d'être écoeuré du monde éditorial. J'essaye de publier de bons livres, sérieux et engagés. Mais j'ai de plus en plus de doutes sur la fiabilité des comités de lecture qui se permettent de donner vie ou mort aux manuscrits selon leurs humeurs et leur bon vouloir. Un manuscrit peut être refusé en deux jours, ou accepté sur un coup de tête. S'il y a des homophobes dans le tas,  un manuscrit sur l'homophobie sera refusé, sans autre critère que la subjectivité  de ces  gens !!

Il y a tant et tant de gens qui publient des bouquins, souvent auto-publiés, que c'est extrêmement difficile de sortir du lot. Je suis heureux que de prestigieuses bibliothèques parisiennes aient accepté certains de mes ouvrages, j'espère que les lecteurs en sont contents. J'aimerais bien avoir un écho, un jour, de la part d'éventuels lecteurs.
Récemment, en discutant avec un libraire j'ai appris que les impressions à la demande étaient un obstacle pour vendre ses livres. Pratiquement toutes les maisons d'edition désormais ont opté pour une publication de leurs livres au compte-goutte, selon la demande de tel ou tel client. Les ventes restent ponctuelles. Rien à voir, donc, avec l'envoi "en masse" des livres aux librairies. Et donc, on ne vend quasiment rien. Si on arrive à vendre par ci par là un ou deux bouquins, c'est bien. Le mieux, c'est d'intéresser les bibliothèques, au moins on reste plus longtemps dans les mémoires. Par contre, les bibliothécaires ne veulent pas acheter, tout est aux frais de l'auteur, c'est moi qui ai proposé, acheté et envoyé mes livres.


Mon manuscrit a été refusé par L'harmattan mais accepté par un sous-groupe spécialisé dans les sciences humaines. Sur le coup, j'ai cru que l'expérience allait être différente, mais après lecture du contrat et quelques questions posées à l'éditeur, je me suis rendu compte que c'est exactement la même galère pour vendre que partout ailleurs. Impressions à la demande, et tenter de vendre par ses propres moyens.  A la différence que l'auteur est obligé d'acheter 50 exemplaires de son bouquin, ce qui reviendrait dans mon cas à presque 800 euros. Je trouve ça vraiment dégueulasse, on a tous des soucis financiers à cause de l'inflation et du chômage, et le monde éditorial impose cette condition pour "réaliser son rêve de publier un livre". Un rêve, mon cul oui ! Une arnaque plutôt ! Résultat, j'ai laissé tombé chez eux, ça ne vaut pas le coup. Pour ce prix-là, je préfère partir en vacances. Non seulement tu débourses une somme folle pour te retrouver ensuite sur les bras avec 50 exemplaires de ton bouquin dont tu ne sauras absolument pas quoi faire (sauf les embarquer avec toi sur un salon du livre dont tu auras évidemment payé ta place au prix fort) , mais en plus tes livres ne seront pas sur les rayons des librairies, tu devras te débrouiller par tes propres petits moyens pour vendre au compte-goutte, et tu ne pourras être payé par les droits d'auteurs à hauteur de 4 % qu'après avoir fait 500 ventes ! Non mais c'est effarant !

13 mars 2023

manu, mon sauveur

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Hier en fin d'aprem, manu est venu nous voir. Il venait prendre de mes nouvelles, parce qu'il sait qu'en ce moment c'est la big déprime à cause de mon genou qui s'est pété encore une fois, du coup je ne peux pas monter le spectacle que j'avais en tête. Et surtout, surtout, je me fais royalement chier depuis cette inactivité forcée depuis plusieurs semaines. Je peux marcher, mais avec précautions. Heureusement qu'on habite au rez-de-chaussée.
Manu est le seul vrai ami que j'ai jamais eu. Il est le seul à ne jamais avoir été pourri par la jalousie envers moi. Au contraire, il est gentil, serviable, compatissant (ce dont j'ai vraiment besoin en ce moment).Lui parler me fait toujours beaucoup de bien. Il me redonne confiance en moi. Hier, il m'a proposé de faire un remplacement comme prof de danse dans son école. C'est prévu pour dans un mois, je pourrai de nouveau effectuer des mouvements.Il va en parler au directeur, j'espère que ce sera oui.
Pour l'apéro, j'ai proposé des croustillants de camembert et un moelleux au choco (faits maison !) avec du vin blanc.Mon moral va nettement mieux. Manu 'mon sauveur de nerfs' ! 🥰

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