possession
Je viens de lire le livre de michel chiron intitulé "j'étais possédé".Eh non, ce n'est pas un roman fantastique mais... un témoignage ! Eh oui mes cocos, les démons existent ! C'est l'histoire d'un homme athée qui, dans les années 70, "joue" au spitirisme avec ses potes. Il renie Dieu, devient éducateur d'extrême gauche, puis divorce de sa femme. Ce divorce le mine, il se sent désespérement seul, alors il contacte des démons qui, peu à peu, le prennent sous son emprise. L'histoire se passe dans le berry.
J'ai aimé l'autodérision de l'auteur, il y a des passages vraiment drôles. Peut-être me suis -je marré parce que j'ai un humour noir, qui sait... Mais peu importe en vérité, ce qui compte est l'exactitude des faits. Car, cela n'a strictement rien à voir avec des filmographies horrifiques, c'est un témoignage sur la réalité des démons. Pour se débarrasser de "ses esprits", il se tourne vers Dieu. Ce livre est un merveilleux hommage à la Grâce divine libératrice, où l'auteur raconte son parcours de chrétien depuis sa conversion.
Je n'ai pas acheté ce livre parce que j'aime les romans fantastiques, mais parce que j'ai moi-même vécu ce genre de situations. Ou presque. En fait, quand j'étais enfant, j'adorais le film "hocus pocus", une histoire de sorcières. Rien de bien méchant, évidemment, mais cela a attisé ma curiosité envers la sorcellerie. Un jour, je suis allé dans une librairie avec ma mère. J'avais 12 ans. Dans les rayons, j'ai vu un livre de magie noire, j'ai décidé de l'acheter. A la caisse, la vendeuse a clairement masqué, elle a dit : "c'est impossible que ce livre soit là, nous ne l'avons pas commandé". Ma mère, athée comme un chien, disait qu'elle ne croyait pas du tout en ces âneries magiques. Par contre moi, j'y croyais. L'entrée de ce grimoire dans ma vie est un mystère, sa sortie aussi. J'avais 18 ans, une copine de lycée me l'avait demandé, puis l'a envoyé à sa cousine, sans ma permission, au portugal. Je ne l'ai jamais redemandé, ce livre m'effrayait. Je me souviens encore des dessins pornographiques de démons faisant un cunnilingus à une sorcière. Je me souviens avoir essayé plusieurs formules magiques, surtout celle pour faire coaguler le sang après une coupure. Parfois, je me dis que c'est à cause de ça que j'ai fait des phlébites successives.
Même si depuis plusieurs années je me suis tourné vers la religion, je garde en moi un désespérant attait pour l'occultisme. C'est dans mes gênes, beurk. Je sais que dans ma famille tsigane il y a des antécédents de sorcellerie. Il y a encore deux ans, j'ai failli acheter un livre de magie, mais quand j'ai su que c'était le "dragon rouge", le livre de sorcellerie pratiqué par hitler, je l'ai laissé tomber par terre en poussant un cri de dégoût.
Depuis très jeune, j'ai la sensation d'avoir à mes côtés à la fois dieu et diable. Je suis très superstitieux, je ne remets pas du tout en question l'existence de dieu, diable, des démons et des anges. Il y a dix ans, j'ai eu une expérience de mort imminente. J'étais dans la rue en train de me disputer avec une femme loubavitch. Puis j'ai eu très, très, mal au niveau cardiaque. Quelqu'un m'a demandé : "est-ce que ça va ?" j'ai dit "non", puis je suis tombé par terre sans m'en rendre compte. Quand j'ai repris conscience, c'était sous une autre forme, j'ai vu mon corps allongé sur le sol. La femme pleurait devant mon corps. Puis, je ne sais pas pourquoi, je me suis mis à paniquer, je me disais que je ne pouvais plus respirer, alors j'ai voulu attraper la ventoline qui était dans mon sac. Je ne pouvais pas respirer normalement, mon nez restait "chaud"; quand je décidais de faire un geste c'était par la pensée uniquement, j'avais l'impression de voler ; j'ai réussi , par un acte de télékynésie, à soulever la ventoline en l'air. La femme, surprise, a regardé l'objet voler, puis m'a vu. Elle a alors compris que j'étais mort.Elle a pleuré. Je lui ai dit (sans pouvoir bouger les lèvres) "ce n'est qu'un corps", je m'apprêtais à partir, puis elle a répondu " oui mais c'est VOTRE corps", et c'est ce qui m'a fait revenir à la vie matérielle. J'ai vu mes grands-parents, et le rabbi mena'hem schnersonn. C'est lui qui m'a dit que le cerveau mourait à partir de 8 minutes. C'est lui qui m'a ramené à la vie. Depuis ce jour, je ne vois plus la vie ni ma mort sous le même angle. Je sais que l'âme existe. Les fantômes existent, ils n'ont rien de flippant, ce sont des âmes voilà tout.
Ce livre ne m'a fait pas fait peur du tout, il n'a fait que confirmer ma propre expérience de l'au-delà. Mais attention, la magie noire a réellement des effets sur notre vie. A partir du moment où j'ai fricoté avec la magie noire, j 'ai eu des emmerdes dans ma vie : du harcèlement, de la violence, des agressions. Depuis longtemps, je me dis que je suis capable autant de faire le mal que le bien. Mais j'ai choisi le bien, j'ai choisi dieu, pas le diable. Il y a, pourtant, des moments, où je me sens porté vers le mal démoniaque, l'absence de limites, j'écoute du black metal, puis cette hargne se tait et je me reporte vers dieu à nouveau. Je pense que nier l'existence de la réalité spitiruelle (ange, démons, dieu, satan), c'est justement tomber dans le piège du diable qui nous incite à nous croire tout permis.
le quotidien, la réalité. Je me plongeais dans des classiques qui me donnaient l'impression de m'élever intellectuellement. Comme on ne me prenait pas au sérieux à l'école, comme chez moi on me rabaissait constamment, je fuyais le réel par l'imaginaire pour retrouver ma dignité. Aujourd'hui encore, quand je me sens mal, je me plonge dans un livre. Pourquoi ? Parce que les livres ne me jugent pas, contrairement à bien des gens. Lire m'a sauvé, et me sauve encore, de la dépression. 





A défaut de partir réellement en vacances, nous nous promenons souvent en forêt. J'ai toujours adoré la nature, elle m'est source d'apaisement et d'inspiration. Seulement, je me suis aperçu que je n'arrive plus en ce moment à ressentir ce bien-être sur un sentir forestier. Peut-être parce que les forêts que nous visitons sont déboisées comme des parcs, parfois il y a des cimétières d'arbres. S'il existait une pétition contre l'ONF qui assassine les fôrets au lieu d'en prendre soin, dans notre époque où l'écologie est la priorité absolue, je la signerais tout de suite !
Mon fils m'a envoyé cette photo par webcam le mois dernier. Dix-huit ans déjà. Normalement, il va venir sur paris prochainement. J'ai hâte de le revoir,ça fait trois ans que je ne l'ai pas vu hors écran depuis le covid, je n'en peux plus d'attendre. On me dit souvent qu'il me ressemble beaucoup physiquement : même nez, même bouche, mêmes sourcils, mêmes oreilles, la même fossette au menton. Par contre, il a les yeux et les cheveux aussi foncés sur sa mère, ma bella monica. Et il n'est pas longiligne comme moi. Pour moi, ma famille se résume à mes enfants, mon mari, monica et mon frère. Plus d'une fois, on m'a accusé de n'avoir aucun esprit de famille : c'est faux. Quand je sais que je suis aimé et que j'aime aussi, je prends très facilement dans mes bras, je m'intéresse à la vie des miens, j'embrasse, je ris, je conseille, je discute longtemps, j'aime faire des activités avec eux (jardiner, promenades, cuisiner ...). La famille, c'est très important pour moi, depuis toujours. Je me sens béni d'avoir pu retrouver mes origines italiennes grâce à monica qui m'a donné mon très cher lorenzo. Dire que j'avais voulu qu'elle avorte, mon dieu, comme j'aurais eu tort de ne pas le connaître... Il ne semble pas attiré par la drogue. Il a une copine. Pareil pour aurore qui est en couple depuis plus d'un an, je suis heureux pour elle.La seule chose que je demande, c'est que mes enfants soient stables psychologiquement. Ils feront leurs erreurs, comprendront leurs leçons, je me mets en retrait mais je suis là s'ils ont besoin d'aide. Contrairement à mes propres parents, je ne laisserai jamais tomber mes enfants en ne me préoccupant que de ma gueule.