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Ma vie et moi 🙂

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Ma vie et moi 🙂
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26 février 2022

médecin à la con

Ce matin, je ne me suis pas senti bien du tout. Hier soir, après avoir bu un peu trop de vin, j'ai vomi. Jusque-là, rien d'inquiétant. Mais ce matin, j'ai encore vomi après avoir bu une tisane de bouleau. Ensuite, divers symtômes se sont enchaînés : mal de tête avec vertiges, nausée, gros mal d'estomac, mal de ventre. Et surtout, j'ai vomi un filet de sang. Sur le moment j'ai paniqué, puis je me suis rendu compte que ma gorge était tout simplement irritée. Mon homme a voulu que j'aille voir un médecin. Selon ses dires, j'étais très pâle ce matin. Mon médecin traitant n'étant pas là, j'en ai vu un autre qui a de prime abord été étonné que j'ai fait 4 phlébites pour ensuite faire une fixation sur le covid. Il a voulu que je fasse un test covid, ce que j'ai refusé car je n'avais aucune envie d'enlever mon masque dans le cabinet médical. Il m'a donné des médicaments dont je n'avais pas besoin (un sirop pour la toux alors que je ne tousse pas et en plus ce n'est pas remboursé). Quand je lui ai demandé si ce que j'avais n'était pas trop grave,il m'a dit : "non...pour l'instant". Ce qui veut dire ? Ce qui veut dire que ce connard de toubib avait décrété que j'avais les symptômes du covid alors que j'ai juste attrapé froid hier en faisant du stepper dans le froid matinal. C'est tout. Mais lui, ô merveilleux toubib à la con, a cherché à distiller la peur en moi en me disant qu'on pouvait attraper le covid en restant chez soi, en ne voyant personne... ben voyons... Le covid ne s'attrape pas comme ça en respirant l'air !! Il s'attrape plutôt quand on ne prend aucune précaution. Or, je me lave régulièrement les mains au gel hydroalcooique, je mets toujours le masque dehors, je nettoie et aère tous les jours chez moi, mon homme fait très attention. Bon ma fille, je ne sais pas trop vu qu'elle a un petit copain... mais à la maison elle prend ses précautions. Je n'ai pas de fièvre, je n'éternue pas, je n'ai pas de courbatures, je n'ai pas de mal à respirer, j'ai juste une migraine et le ventre en vrac à cause du vin. ça m'énerve grandement ces médecins qui veulent se faire du fric supplémentaire en forçant les gens à se tester au covid en leur insinuant de la peur. Il serait plus intelligent de garder le masque dehors et dans les lieux confinés, ou éviter les rassemblements de foule. Mais non, le covid est devenu source de fric pour les corrumpus, évidemment. Voilà pourquoi  je préfère me soigner de moi-même par des tisanes, c'est plus efficace. Journée pourrie.

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20 février 2022

lgbt et détresse

Ma fille trouve que je fais ma crise de la quarantaine. Probablement, oui. Quarante ans, c'est l'âge des bilans. Et les miens ne sont pas fameux.
Depuis l'an dernier, je m'éloigne considérablement des lgbt. Aujourd'hui, j'en suis au point de ne plus supporter de voir des photos de mecs ensemble, sauf s'il s'agit de tendresse. Mais les images choc, provocatrices, me font l'effet d'un heurt. Je détourne les yeux car ça me rend malade. Cela a de quoi surprendre, moi qui ai passé plus de 20 ans à me définir comme gay provocateur. Alors, qu'est-ce qui se passe en ce moment ?

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Difficile de faire réellement le point, de trouver les termes exacts pour décrire ce que je ressens. C'est en réalité un amalgame de situations qui fait qu'aujourd'hui, à 39 ans, je rejette la communauté lgbt.


Ces derniers temps, mon moral est descendu un peu plus chaque mois, au point de toucher le fond ce mois-ci. ça ne va un peu mieux que depuis la saint-valentin.
Fin janvier, je suis allé boulevard magenta afin de voir une personne pour mon spectacle de danse. Ce quartier est assez pouilleux. Je ne sais pas comment je me suis démené, mais après mon rendez-vous je me suis perdu dans le coin des prostituées. Impossible de retrouver la route du métro, c'était peut-être dû à ma migraine. Je fais une fois, deux fois, trois fois le tour comme un con. Puis j'entends quelqu'un me parler. Je me retourne. Un type baragouine quelque chose que je ne comprends pas bien, il a un accent. Mais en quelques secondes, je finis par comprendre : il veut que je monte chez lui. Il regarde fixement mon cul, avidement même, trépigne comme un chien en rut quand il me dit "j'habite là, viens, viens chez moi" puis il redirige ses regards de vicelard sur mes fesses. J'ignore s'il était une pute ou s'il me prenait pour une pute. Je me suis tiré, mais j'ai gardé toute la journée la sensation d'être sali. Quand je suis rentré chez moi, je suis allé droit au dressing

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et me suis regardé dans la grande glace pendant un quart d'heure pour voir ce qui avait pu susciter chez ce taré tant d'envies juste en me voyant dans la rue. Ma bouche charnue qu'on imagine anus? Mes yeux verts où on y lit de la provocation sexuelle ? Qu'est-ce qu'il a mon cul de si spécial ? Parce que je n'ai pas le cul flasque, parce que j'ai un cul de danseur ? Ensuite je me suis douché. Douché, lavé du regard de l'autre. C'est le regard des autres, salissant, humiliant, qui m'a rendu maniaque.
Ce genre de rencontres gays, j'en ai vécues toute ma vie des semblables.
Je n'en parle plus car on me prend pour un menteur, genre " ce gars, il est tellement narcissique , il se croit tellement beau qu'il croit que tout le monde veut le baiser". Sans m'en rendre compte sur le moment, j'ai fait ce que toutes les victimes de viol font : j'ai culpabilisé. Au lieu de me dire que ce gars était un gros pervers, je me suis naturellement dit que c'était de ma faute. La faute au jean moulant que je portais ? La faute au manteau en peau retournée qui m'arrivait à la taille et laissait voir la forme ronde de mon cul ?


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Quand j'étais très jeune, je ne savais pas dire non. Et à ce genre de gars, je disais oui. Pas parce que j'en avais envie, mais parce que j'avais peur de leurs réactions. Cela me vient de ma mère, quand elle me frappait, elle a distillé en moi cette peur horrible qui me figeait, qui paralysait mon kit de survie. Alors on me baisait dans la rue, comme un chien, comme une pute.


Cette rencontre fin janvier fut le catalyseur d'une dépression nerveuse qui me pendait au nez depuis les confinements. Je sentais mon moral s'enfoncer chaque mois un peu plus, notamment à cause de déceptions-trahisons sentimentales, mais je me relevais. Puis j'ai commencé à pleurer de plus en plus souvent, à voir ma phobie sociale s'accentuer, à picoler de trop pour oublier(sans succès), à penser tous les jours au suicide. Je ne réussissais à me lever que pour continuer en visio le spectacle de danse. L'ambiance était un peu tendue à la maison, la classe de ma fille était fermée à cause du covid, elle était donc ici à suivre ses cours sur tablette, mon homme donnait ses séances de psychologue sur ordinateur. Pour ne pas être un poids, je me suis replié dans ma coquille, dans mon coin. Je me suis isolé, principalement dans la chambre, à lire, manger une connerie de temps en temps, choyer ma miss conneries qui a eu quatre morsures à l'arrière-train et à la queue suite à une bagarre. Je m'allongeais, je regardais le plafond, je me souvenais, je réfléchissais et je pleurais. J'ai réalisé alors que les gens m'avaient tué. Que fréquenter la communauté lgbt a été la plus grosse erreur de ma vie, parce qu'elle m'a poussé à paraître ce que je ne suis pas, ce que je n'ai jamais été, qu'elle a généré en moi énormément de détresse. J'ai toujours voulu être quelqu'un de bien, quelqu'un de sérieux, un intello. J'ai une licence en

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philosophie, mais tout le monde s'en fiche. Je lis beaucoup, mais on s'en fout. J'aime visiter les musées, les châteaux, aller à des conférences, des expositions, mais on s'en fiche. On s'en fiche parce que ce alex là est solitaire, pas très marrant. Moins marrant en tout cas que le alex gay à moitié pute qui se shootait pour sembler cool aux autres. Moins drôle que le alex non binaire avec ses fringues de nana.
Ce alex-là, je n'en veux plus jamais. Il me fait trop honte. Ce alex-là est un faux moi qui ne m'a apporté que de graves problèmes.
Que sont mes derniers souvenirs de la gay pride ? Un gars qui danse sur un abribus, en montrant bien en évidence au public son cul dans son pantalon moulant; une nana sur le char qui retire son t-shirt, laisse voir les seins nus, des gamines lesbiennes qui hurlent de désir sexuel refoulé en la mattant; 5 gars d'environ 18-20 ans qui font semblant de faire une orgie en disant à voix haute : "on s'encule, et on s'encule !!"; deux nanas hyper agressives qui m'ont à moitié insulté parce que j'ai osé leur demander où étaient les drapeaux arc-en-ciel. Les drapeaux arc-en-ciel, parlons-en, tiens, pas de quoi être fier. Les couleurs ne renvoient à aucune fierté mais à ce qu'il y a de plus pervers, de plus écoeurant : dans les années 70 ans, des bandanas de différentes couleurs (noir, rouge, jaune, bleu....) étaient portés par des gays qui spéficiaient chacun leur trip sexuel : telle couleur pour les scatos (ceux qui aiment les excréments), telle couleur pour les uros (ceux qui aiment l'urine), telle couleur pour les SM (ceux qui aiment se faire frapper), telle couleur pour ceux qui cherchent juste de la sodomie, telle couleur pour ceux qui voulaient juste du sexe oral... Et nous, on porte ce drapeau multicolore en parlant de "marche des FIERTES" ??? Mais où est la fierté?!

J'en suis à un point aujourd'hui, je ne suppporte plus qu'un mec me touche, me regarde, me parle, autrement que s'il s'agit d'un contact purement professionnel. Le seul

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gay à quoi j'autorise tout ça, c'est mon mari. Lui non plus n'a jamais aimé la communauté lgbt, il s'est aussi rendu compte de tout le mal (involontaire) qu'elle produit chez les jeunes homosexuels. On nous incite à prendre du poppers, c'est presque un rite d'initiation, cette drogue qui dilate l'anus afin de se faire sodomiser à fond comme dans un film porno. C'est ça, se sentir fier d'etre gay ? ...


J'ai écrit deux livres sur l'homophobie, je ne suis donc pas contre l'homosexualité. Mais la communauté lgbt ne veut pas entendre parler des viols de mecs perpétrés par des gays, le dénoncer est pour elle une façon de renforcer l'homophobie. Or c'est une réalité. Et une réalité d'autant plus douloureuse qu'elle n'est écoutée par personne. J'ai regardé des associations gays sur internet, mais aucune ne dénonce les violences entre gays.J'aurais aimé tenir d'autres propos moins sinistres sur les lgbt, mais je ne peux pas faire comme si je n'avais pas fait de mauvaises rencontres. La seule personne qui m'empêche de sombrer définitivement dans le cynisme, c'est mon homme. Lui pour qui sa bisexualité n'a jamais été un souci, lui dont la mère a été sexologue, n'a jamais été aussi vulgaire que bien des gays que j'ai rencontrés !
Le jour de la saint-valentin, j'ai beaucoup pleuré. J'ai éclaté en sanglots dans ses bras tellement je culpabilisais de l'avoir trompé aussi souvent. J'ai réalisé que le couple libre est une vraie connerie, au même titre que la communauté lgbt est une illusion pour s'épanouir individuellement. On m'a toujours poussé à collectionner les amants. On me disait : "regarde comme tu es canon, tu ne vas pas gâcher ton corps d'éphèbe avec un seul mec !" Et moi, je suis tombé dans le panneau. L'égocentrisme m'a fait me noyer dans la mare qui me renvoyait mon reflet, comme Narcisse. J'ai perdu mon énergie et mon temps avec des mecs dont j'ai à peine le souvenir alors que j'avais le bonheur chez moi, dans mon couple. Je m'en veux terriblement. Matthew est la seule personne qui me respecte comme je suis, il ne m'a jamais forcé à paraître plus pute que je ne le suis en réalité. Et aujourd'hui, je comprends que je ne peux pas vivre sans lui. S'il venait à mourir, je serai incapable de survivre à son absence. Avoir pleuré, et pleuré, dans ses bras le jour de la saint-valentin, m'a fait du bien. J'avais besoin de le toucher, qu'il me touche, je me suis senti vivant entre ses bras. Il est bien le seul à savoir me redonner le sourire.
J'aimerais tellement dire qu'il y a des valeurs homosexuelles, mais j'ai bien peur de me tromper. Les gays ne parlent que de cul : sucer, enculer. On dirait des putes, je ne veux plus être associé à eux. Je ne veux même plus qu'on me parle d'homosexualité. Je veux redevenir l'homme que j'aurais dû être si je n'avais jamais mis les pieds dans cette foutue et illusoire communauté. Puis aussi, j'ai beaucoup de mal à oublier cette relation destructrice que j'ai eue pendant deux ans avec un trans. Il a profondément bafoué ma confiance, sali la notion d'amitié. J'ai naivement cru que c'était une bonne personne, je ne le jugeais pas du tout sur sa transidentité. Et un jour j'ai compris la triste réalité de son comportement bizarre : il s'est servi de moi pour obtenir son changement d'état civil. Tout le temps qu'a duré la démarche administrative, il a fait semblant de m'apprécier, d'être mon ami, voire d'être amoureux de moi. J'y ai cru. J'ai envoyé mon témoignage au tribunal de justice, ce qui a pesé lourd dans son dossier et la décision judiciaire. Dès que la réponse a été positive, il a cessé le contact avec moi du jour au lendemain. Il n'avait plus besoin de moi. Il m'a complètement manipulé, il me faisait croire qu'il avait besoin de tendresse, d'humanité alors qu'en fait ce type est totalement sado-maso, qu'il se faisait tatouer le corps parce que l'aiguille l'excitait.. La fois où on a couché ensemble, on avait pas mal bu. Il m'a dit au lit : "vas-y, fais-moi mal". Je lui avais parlé des viols que j'avais endurés, il prétendait avoir de la compassion alors qu'en réalité ce que je lui racontais le faisait fantasmer. Il me demandait des détails sur ce qui s'était passé. Je suis écoeuré. Quand j'ai appris cet automne qu'il s'était fait agresser dans la rue par deux ados, je n'ai pas cillé. Lui aussi fait partie de ces salopards qui m'ont éloigné des lgbt. C'est bien triste à dire, mais je pense qu'il est représentatif des lgbt : violent, faux, pervers, prétentieux.


La seule chose qui m'aide à reprendre goût au quotidien, c'est qu'aurore soit venu me voir pour me dire qu'elle m'aimait et que j'étais un père pour elle. Je l'ai prise dans mes bras, embrassée sur les cheveux et j'ai pleuré. De joie,cette fois-ci. Je pense que mon homme a dû lui dire que je me sentais très mal, qu'aurore devait être plus gentille avec moi, mais son geste n'était pas emprunté ni superficiel. Merci ma aurore. ça ne doit pas être facile tous les jours pour elle de vivre avec deux pères...


humeur : triste

15 février 2022

jack london

Jack london est l'un des premiers auteurs que j'ai lus dans ma jeunesse. Il m'a toujours été présenté comme un romancier qui écrit des livres d'aventures pour adolescents. Il me semble que j'ai lu en premier "croc blanc". Or, à la lecture de cette biographie, je me suis rendu compte combien on a aujourd'hui édulcoré ses histoires, oublié ses messages politiques et philosophiques. Car jack london était avant tout un assoiffé de justice pour l'humanité, malgré des préjugés racistes propres à son époque. Il était Jack London par Fauconniertrès engagé dans le socialisme, tenant des propos revolutionnaires.Abandonné par son père et mal aimé par sa mère, il a développé une quête permanente de toute-puissance, quitte à être un peu trop proche du sur-homme de nietzche. C'est une personnalité autodidacte, qui a écrit une cinquantaine de livres en 15 ans de carrière littéraire, livres tirés de ses réflexions personnelles, de sa vie (la ruée vers l'or dans le grand nord, ses voyages à hawai, la piraterie, lectures effrenées).


J'aimerais bien lire Martin eden, un roman autobiographique. Et aussi celui où il passe au crible son addiction à l'alcool en mettant en garde contre ce vice.
C'est un auteur qui est avant tout un homme, avec ses contradictions, ses extrêmes, ses faiblesses et ses forces incroyables. D'une enfance miséreuse, il a réussi à forger lui-même son destin, au point de développer une vision athée de la vie. Puis surtout, jack london est une sorte de henri david thoreau, prônant le retour aux vraies valeurs de la terre sauvage. Pour lui, le bonheur est à rechercher loin des villes industrialisées.


On ne sait pas s'il s'est suicidé ou non, mais vers 40 ans il avait des douleurs terribles, beaucoup de rhumatismes, des migraines, les jambes enflées, un coeur défaillant... Il se calmait avec de l'opium, de l'alcool, après avoir été très mal soigné à l'hôpital par des médecins qui lui ont donné un traitement à base ... d'arsenic, ce qui a évidemment empoisonné ses organes et ses nerfs.

J'ai aimé me plonger dans ce livre. Plus qu'un livre, c'est l'histoire d'un homme. Je l'ai refermé avec une certaine tristesse, comme si j'avais perdu un compagnon.En tout cas, je suis content d'avoir redécouvert les messages profonds de ses romans, qui ne sont pas à simplifier en histoires d'aventures pour ados. Son message principal au travers de ses histoires à rebondissements, c'est que l'homme ne peut se dégager de la tyrannie de la société, briser ses chaînes de l'esclavage de la pauvreté, qu'en retournant vivre auprès de la nature. J'ai aimé découvrir un jack london en quête de vrai, d'authentique.


"Pour les gens de son espèce, issus de la classe ouvrière, le seul salut est d'apprendre, d'accéder au savoir pour ne pas rester dans le camp des victimes".

8 février 2022

"leur indifférence est humiliante"

Si je devais choisir une phrase pour décrire ce que je ressens au tréfonds de moi, ce serait celle-ci.

Le jour où j'ai posté l'article sur l'autobiographie d'asia argento, je suis allé sur son instagram et je lui ai laissée un message en disant que j'avais aimé son message de courage, que je lui souhaitais de vivre sans tourments sur son île bien-aimée, que je l'aimais. Elle m'a répondu peu de temps après en me mettant un petit coeur et en écrivant "merci, de tout mon coeur". Autant dire que j'avais un sourire béat devant mon écran ! Mais ça m'a fait mal aussi, parce que j'ai réalisé que les anonymes sont bien souvent plus prétentieux que les stars. Asia, qui est une star internationale, trouve le temps de me dire merci avec sincérité, tandis que mes prétendus amis n'ont pas le temps de prendre de mes nouvelles ou de répondre à mes mails. Pas un ne me remercie quand je suis franc avec eux.


S'il y a une chose qui me rebute complètement, c'est l'indifférence car c'est la plus grande des violences. J'ai grandi dans l'indifférence de mes parents, et elle continue de me poursuivre, comme une malédiction. J'ai beau avoir des propos sympas, on me trouve "bizarre", genre "c'est quoi ce taré qui dit qu'il m'aime bien ??" Si je suis bizarre parce que les autres sont monstrueux d'indifférence, alors je préfère rester bizarre. Au moins, je garde mon humanité. L'indifférence est devenue chose banale aujourd'hui, les gens ne se regardent plus dans les yeux, ils disent "ça va ?" comme des robots, préfèrent matter leurs iphones plutôt que d'avoir une discussion intéressante avec autrui. Autrui n'existe plus. Il y a vraiment un problème avec les gens. Ah, ça ne plait pas quand je dis ça, mais n'empêche que j'ai raison : en quoi est-ce normal de ne pas répondre à un email, de ne pas demander comment je vais, de ne pas relever quand je dis que j'ai des soucis personnels, ne pas me regarder franchement dans les yeux ? C'est genre "toi, tu n'existes pas vraiment pour moi". Combien de fois des inconnus m'ont sorti : "si tu avais eu l'intelligence de ..." comme si j'étais le roi des crétins. Les gens se prennent pour des starlettes depuis qu'ils sont tous sur les réseaux sociaux et vraiment ça me met en colère parce qu'on déshumanise sciemment, volontairement, les rapports humains. Et quand on a le malheur d'avoir un coeur qui recherche le vrai, l'authentique, on se heurte à des murs qu'on a envie de démolir. Merde à la fin, c'est humiliant cette situation. Quand est-ce que les gens cesseront d'être indifférents dans cette société où on consomme les autres comme des cannibales et où on prend tout le monde pour des déchets ?! Putain, qu'est-ce qu'on se sent seul dans cette société d'indifférence !

7 février 2022

good news

Bonne nouvelle, tout à l'heure j'ai vu le phlébologue à la clinique et il m'a dit que comme je n'ai pas fait de phlébites depuis plusieurs années et que je tolère bien le médicament, je pourrai peut-être cesser le traitement l'année prochaine. Alleluia !
Par contre, en sortant j'ai vu dans la rue un cradingue de service qui, en passant juste à côté de moi, a jeté sa morve par terre, a craché et a toussé de manière dégueulasse. Heureusement que je portais mon masque ffp2, mais je me suis quand même douché entièrement en rentrant chez moi pour éviter d'attraper le covid. Contrairement à ce que prétend le gouvernement, je ne pense pas que pire soit derrière nous. Je ne suis pas du genre à enlever le masque dans la rue ou dans les endroits fermés.

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1 février 2022

Asia argento, biographie

Je ne pouvais pas ne pas lire cette autobiographie, tout simplement parce que j'aime cette artiste depuis que j'ai 17 ans. Je l'ai découverte dans le téléfilm "les misérables" avec clavier et depardieu, j'ai flashé sur elle : je l'ai trouvée magnifique tant physiquement que dans son rôle. Avec mylène farmer, elle fait partie de ces artistes qui Image d'une page de livre. Cliquez pour afficher l'aperçu.jalonnent ma vie depuis longtemps, comme des sortes d'amis. Et lire son livre fut pour moi une compagnie appréciable. Au début, j'avoue, je trouvais son écriture assez vulgaire, mais elle avait l'excuse d'avoir entamé le récit pendant une sévère dépression nerveuse. Plus les chapitres passent, plus on sent un effet cathartique, une prise de recul à l'égard de ses traumatismes. Son message ? Ne jamais baisser les bras et toujours se relever le plus vite possible quand on tombe à genoux.
Ce que j'aime chez asia argento, c'est sa capacité à rechercher l'authenticité dans sa vie, ses relations.


Je suis content d'avoir lu ce livre car, enfin, j'ai pu découvrir la véritable asia. La femme. La personne. Il y a tant et tant de conneries racontées sur son compte dans les médias que j'avais beaucoup de mal à trouver des interviews d'elle qui me permettent de la comprendre. Je ne suis pas un "fan", disons que j'aime cette femme, tout simplement. J'aime ce qu'elle dit. Je me souviens d'une interiew donnée juste après la sortie de "scarlet diva", elle disait qu'elle aimait les trois couleurs or, noir, rouge, et qu'elle aimerait faire du porno mais en plus métaphysique. Elle a été sévèrement jugée parce que les scènes de sexe de sont pas simulées, asia argento recherchait le vrai dans les comportements humains.

Dans le livre, elle parle de Metoo et de tout ce qui hélas en a découlé de négatif dans sa vie. Je me souviens, je la suivais presque tous les jours sur twitter et instagram quand elle se faisait insulter par les gens sur twitter, qu'elle a perdu anthony bourdain, que son amitié avec rose macgowan s'est rompue, que certains l'ont traitée de pédophile à cause d'un acteur qui lui soutirait de l'argent en ayant inventé une histoire pathétique. Je me souviens d'une image sur instagram qui m'avait alerté : on la voyait de façon totalement déformée, presque morbide, on aurait dit une sorcière, avec en hashtag "suicide". Je me souviens aussi de ce que m'avait dit sa mère, à qui elle disait sur twitter "bonjour maman amour" : "la joie, toujours la joie", peu de temps avant de faire son avc. J'avais conseillé à asia argento de dire ses vérités dans une autobiographie, eh bien voilà elle l'a fait, j'en suis ravi. J'ignorais qu'elle avait souffert de fibromyalgie, qu'elle avait été alcoolique jusqu'à récemment, qu'elle avait été clairement toxicomane pendant sa jeunesse, que son film "le livre de jérémie" est basé sur une supercherie (le roman de j t leroy a été présenté comme le témoignage de l'auteur, enfant d'une prostituée, qui s'est lui-même vendu dès son plus jeune ; l'auteur se faisait passer une femme trans alors qu'en réalité c'était une actrice qui a dupé tout le monde, son témoignage n'est en vérité qu'une simple fiction). Le chapitre que j'ai préféré ? Celui où elle raconte son amour pour l'île de sa jeunesse, là où elle se sent bien, enfin elle-même, loin des tourments, et de son lien avec pietro le pêcheur aux yeux verts.


Je trouve cette femme attachante, pleine de bon sens,  bien loin du starsystem à la con. A la fin du livre, on la sent plus apaisée.
Contrairement à l'autobiographie de rose macgowan, asia argento ne parle pas exclusivement de son rapport aux hommes, mais plus largement de son rapport à la vie. Il y a assez peu de phrases dans lesquelles je me suis reconnu, dont celles-ci :


" Je suis trop ou trop peu, c'est le grand problème de ma vie, le résultat de son énorme déséquilibre intérieur.Pendant des années, on m'a fait croire que j'étais nulle, zéro, que je ne valais rien. Et puis, tout à coup, le succès m'a arrachée à l'anonymat (...)Un paradoxe inoui pour une personne comme moi, honteuse du moindre souffle qu'elle vole au reste du monde. Je suis et je demeure la fille la plus timide et la plus seule que je connaisse, et en même temps un simulacre exagérément vaniteux dont je me sers pour provoquer, me protéger et me venger de ceux qui veulent me rendre muette et faible. C'est désormais cette dichotomie qui me distingue, et maintenant c'est trop tard. Je ne pourrai plus jamais me débarasser de cette fausse moi, comme une chemise trop serrée sans laquelle je me sens nue".


"La seule manière d'affronter les traumatismes de l'enfance, c'est de mettre ses ressentiments de côté et de pardonner."


"La musique me tenait compagnie, me défoulait, séchait mes larmes. Elle m'a toujours soutenue et inspirée, et elle continue de le faire. La musique est un don qui ne cesse jamais de donner. Elle m'a fait voir les films les plus beaux de ma vie. Parce que, lorsque j'écoute de la musique, en réalité, je la vois ,je vois des images, des plans, des voyages oniriques, une force capable de me transporter en-dehors de moi-même, de ma frivolité et de ma mesquinerie. La musique m'élève, m'envahit, m'obsède."

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Anatomie d'un coeur sauvage  ? Je dirais plutôt "anatomie d'un coeur humain". Simplement et profondément humain.

30 janvier 2022

"j'aime toucher"

J'aime toucher les meubles, en sentir les aspérités du bois, parce qu'ils me rappellent les accrocs que j'ai dans le coeur.
J'aime toucher les corps, parce que j'y vois un dialogue que nul ne me donne autrement.
J'aime toucher les visages,tenir les mains et poser mes mains sur les épaules dans une amitié un peu béate , un peu naive d'un homme qui serait resté un peu enfant.
J'aime toucher les vêtements, me repaître de leurs tissus, parce que c'est une magnificience qui me nourrit.
J'aime me bercer de musique, et toucher les paroles que j'entends, parce qu'elles pénètrent mon âme si troublée.
J'aime que la pluie me touche de sa fraîcheur, parce qu'elle me rend vivant, réceptif à la moindre parcelle d'existence et de lumière.
J'aime entendre des rires à gorge déployée, sincères, honnêtes, francs, parce qu'ils me touchent, enfin, comme s'ils nettoyaient ma peau de leurs scories.
J'aime toucher les pages d'un livre, parce qu'ils sont mes amis, leurs histoires sont mes compagnes de route.
J'aime toucher l'encre de mon stylo, les doigts tachés de la poésie couchée sur papier, parce qu'elle est l'incarnation de mon ressenti, du moment présent que je ne pourrai plus jamais recommencer.
J'aime pleurer, parce que mes larmes sont la présence de mon âme, de ce que je suis et que les autres ne voient pas.
J'aime chanter quand je sens ma voix vibrer dans ma gorge, parce que je ne fais qu'un avec la musique, cette sensation d'ultime présence au monde et à moi-meme, comme si je pouvais pénétrer de mes mots chantés la réalité, comme si mes souvenirs chantés pouvaient pénétrer dans le coeur des autres, partout, en même temps, dans une unité.
J'aime danser, parce que je touche le ciel, que les étoiles entendent mes pleurs, tous ces combats que j'ai menés, tous mes naufrages, danser comme une toupie qui ne finirait jamais de tourbillonner, comme une ivresse sans aboutissement, comme un appel d'âme qui serait enfin compris. Et pardonné.

 

 

 

30 janvier 2022

"tu ressembles à ta mère"

En ce moment, je ne suis pas ce qu'on appelle de bonne humeur. J'ai des humeurs fluctuantes: parfois agressif, parfois triste au point de sangloter, ensuite indifférent. Il faut dire que je picole pas mal, ce qui n'arrange pas ma stabilité émotionnelle. J'ai l'impression que dans ma tête c'est la roulette russe, un jour j'ai la chance de me sentir bien et je me vois un avenir, le lendemain je me sens noir à l'intérieur.
Je me sens ainsi depuis que aurore m'a dit (innocemment ?) que je ressemblais à ma mère. Elle m'a dit ça sur un ton badin, comme si c'était une évidence. Si elle n'avait pas été ma fille, je l'aurais giflée. Il n'y a rien de pire pour moi que de me dire que je ressemble à ma mère. Physiquement, je sais que je lui ressemble : même cheveux foncés, même nez, même bouche, même minceur. Mais j'ai toujours fait en sorte de ne JAMAIS ressembler à ma mère mentalement. D'ailleurs, je ne la considère plus comme une mère, elle est pour moi une inconnue depuis des années. Elle a passé son temps à m'humilier, me rabaisser. Sa violence, quand elle n'est pas physique, est verbale. Et toujours ciblée contre moi. Sympa avec ma soeur, sympa avec mon frère, mais moi je n'ai droit qu'à des réflexions méchantes ou indifférentes qui me font sentir son mépris.
Je n'ai jamais compris pourquoi elle est comme ça avec moi. Qu'est-ce que j'ai qui lui inspire une haine pareille ? Elle a projeté sur moi ses ambitions déçues, mais je l'ai déçue comme à chaque fois que j'ai entrepris quelque chose. Notre médecin de famille m'avait prévenu, jadis : il m'avait avoué qu'elle exagérait sa douleur pour attirer l'attention sur elle. Ma mère est avant tout une paresseuse et une égoiste forcenée. Elle a toujours été bizarre avec moi, malsaine, ambigue. Plus d'une fois, j'ai eu l'impression qu'elle faisait des crises de jalousie et qu'elle faisait tout pour que je perde le peu d'amis que j'avais. Et ça a réussi. Et son obsession pathologique sur ma beauté, ses gestes déplacés qui me font encore cauchemarder à presque 40 ans. Une mère qui met ses mains aux fesses de son fils en disant "tu me plais... mais non je rigole !", se frotte sexuellement contre son gosse de 7 ans qui vient faire un câlin dans le lit, moi j'appelle ça une détraquée, une incestueuse refoulée.
Depuis que j'ai 7 ans, j'ai peur d'elle. C'est l'âge où j'ai commencé à faire des cauchemars à son sujet, je la voyais droguée, hagarde. Aujourd'hui, quand je rêve d'elle, c'est toujours avec une grande violence, en général je revis en rêve des scènes de dispute qui ont réellement eu lieu il y a dix ans.
Ma mère ne me frappe plus, parce qu'elle sait que je peux rétorquer. Je ne suis plus l'enfant chétif de 12 ans qu'elle insultait et giflait au point de lui faire éclater la lèvre. Il y a quelques années, je lui ai demandée de reconnaître devant mon père, ma soeur et mon frère, qu'elle m'avait maltraité. Elle a éclaté de rire.
J'ai toujours eu peur de lui ressembler. C'est comme si j'avais peur de l'hérédité qu'elle m'a légué. Peur du poison qu'elle a insinué en moi. Je me suis toujours battu contre moi-même, en étant l'opposé de cette femme, en gardant le sourire, en étant gentil avec les autres. Mais j'ai une violence au fond de moi que j'ai du mal à réfréner, une violence que je préfère retourner contre moi. Comme si elle m'avait insufflé sa haine, sa folie. Comme si, au final, c'était la seule chose qu'elle m'avait donné.
Ma mère est dépressive depuis longtemps. Elle a des périodes heureuses, d'autres malheureuses. Son esprit est profondément instable, puéril. Elle n'a jamais acquis la maturité d'une adulte. A 16 ans, elle me faisait honte et pitié. Je l'ai pourtant aidée, j'allais chercher mon frère à l'école, lui donnait son goûter, faisait faire ses devoirs à ma soeur, mais elle n'a jamais voulu le reconnaître, elle a préféré m'humilier sans cesse en disant que je pourrissais tout...Je parle de cette situation affreuse dans une partie de mon roman "la destinée du cygne noir".
Aujourd'hui, j'ai l'impression qu'elle essaye de se racheter une conduite avec aurore. Ou de l'acheter avec des vêtements de luxe, je ne sais pas. Ne manquerait plus qu'elle cherche à évincer ma fille et mon mari (ce qu'elle a déjà tenté) de ma vie, ce serait le coup de grâce. Elle en est capable. Qu'aurore m'ait dit que je ressemblais à ma mère comme si c'était une évidence a ravivé des souvenirs houleux, boueux, sales, douloureux, je n'arrive pas à y faire face. Je noie cette tristesse dans une bouteille de vin. Tous les deux jours environ.Je sais que j'ai le même attrait pour le luxe que ma mère, que j'ai une tendance à la déprime et à la violence... Et si ma fille avait raison ?

26 janvier 2022

le goût du luxe

Nous sommes particulièrement heureux de nos nouvelles acquisitions. Nous avons trouvé des perles rares : une horloge représentant un hibou en nacre et peint à la main, une tapisserie d'alphonse mucha représentant la femme-hiver, un vrai fossile (ganiolite d'il y a 400 millions d'années, trouvé en amérique du nord et europe), une reproduction de la vierge marie tenant dans ses bras l'enfant jésus inspirée d'un tableau byzantin datant entre le 11e et 13e siècle, des chemises en flanelle, un gilet dandy, une lampe tiffany représentant une danseuse de ballet avec une robe-paon en verre peint..


J'ai grandi dans le luxe, forcément ça m'a marqué. Pourtant, quand nous vivions à montréal j'avais changé de style de vie. Plus simple. J'aimais beaucoup le ranch de mes beaux-parents, qui vivent dans la campagne canadienne.On a d'ailleurs ramené un tapis en peau de vache que nous aimons beaucoup, ils nous rappellent de doux souvenirs. Tandis qu'ici, sur paris, je me sens horriblement seul. En 4 ans, je ne me suis pas fait un seul bon ami. Je ne sais pas ce qui coince. Du coup, quand je suis en période de mal -être, j'achète. Je fais quand même attention à ne pas mettre trop cher, mais j'ai clairement des goûts de luxe.

Ce que j'aime dans le luxe, c'est l'idée d'avoir des objets uniques. Je ne supporte plus les objets médiocres, j'ai besoin de qualité, cela me rassure, comble un manque affectif que même l'amour de mon cher et tendre mari n'arrive pas entièrement à remplir. Puis surtout, je repars dans l'élégance. J'ai réalisé que je ne veux plus être le gars vulgaire et provocateur que j'ai été toute ma vie. Je veux mieux, plus chic. Je crois que dans le fond, je ne veux plus faire honte à mon homme. Ni à moi-même.

24 janvier 2022

françois 1er, max gallo

PRichelieu : La foi dans la France - ebook (ePub) - Max Gallo - Achat ebook | fnacas spécialement emballé par le livre. Ressemble plus à un document sur le roi françois 1er qu'à un roman historique. L'auteur insiste beaucoup sur la relation " je t'aime moi non plus " avec charles quint. Mais n'étant fan ni de l'histoire militaire ni des rois, j'avoue ne pas avoir accroché au style de max gallo. C'est néanmoins intéressant, mais je m'attendais à ce que l'auteur présente davantage la passion de l'art faisant du roi "le prince de la Renaissance française". J'ai trouvé le style assez redondant et sec.

16 janvier 2022

écrivain

DSC_0007J'ai reçu début janvier, gratuitement, le recueil de nouvelles "dis-moi plus que des mots d'amour", concours organisé par edilivre. J'ai beaucoup aimé le mot sympathique de la part de l'équipe : "Encore félicitations pour cette magnifique nouvelle !"
Depuis que je publie des livres, je me heurte à deux réactions chez mes interlocuteurs : soit on me regarde comme si j'étais une star, soit on me lance un regard de mépris. Dans un cas comme dans l'autre, je trouve cela incompréhensible. Mais j'ai remarqué que dire "je suis écrivain" suscite rarement de l'indifférence. Souvent, on me demande : "est-ce que vous publiez ?" Euh,la réponse me semble évidente, mais elle ne l'est pas pour tout le monde apparemment. Il y a en effet beaucoup de personnes qui ne réussissent pas à se faire publier. Ils écrivent des manuscrits mais sans passer du côté de l'édition.

Quand j'étais adolescent, pour moi devenir écrivain était un rêve. C'était quasiment un honneur. J'écris de la poésie depuis mes 15 ans, des nouvelles depuis mes 12 ans. J'ai mis du temps avant de savoir bien écrire. Pour les poèmes, je me suis servi des règles littéraires que j'apprenais à l'école, puis je m'en émancipais dans mon coin grâce à de la prose sentimentale. Ce n'est que récemment que je me suis remis à l'écriture de la poésie, et j'ai réalisé combien ma façon d'écrire avait évolué. Elle est nettement plus scénique, théâtrale, artistique. C'est ainsi que j'ai réussi à constituer un recueil qui va être publié.


J'ai le sentiment qu'aujourd'hui le métier d'écrivain s'est considérablement galvaudé à cause des ebooks. Un ebook, ce n'est pas qu'un support numérique, c'est aussi autre façon d'envisager l'écriture. J'ai déjà vu des internautes qui se disent écrivains juste parce qu'ils ont publié un ebook de 20 pages et qu'ils se font de la "pub" via leurs réseaux sociaux ! Etre écrivain, c'est écrire régulièrement avec qualité. J'ai l'impression que les gens d'aujourd'hui ne respectent plus du tout ni les livres ni les auteurs. Qu'il n'y a plus d'écrivains mais des scrivaillons. C'est le moment où je suis censé dire : "mais je ne suis pas un gros prétentieux, mes ouvrages ne sont pas mieux que les autres". La vérité, je ne le pense pas. Tout simplement parce que je suis fier d'avoir publié des livres que j'ai écrits avec le coeur, avec des souvenirs, avec des recherches culturelles. J'ai tenté d'écrire de la littérature. Voilà pourquoi j'ai mis un point d'honneur à publier des livres qui ont du contenu, autrement dit au moins 200 pages. Pour moi, écrire des livres n'a rien à voir avec la source de revenus que je peux en tirer. Dans le fond, je suis poète, or la poésie est l'art le plus désintéressé qui soit. On écrit par amour des mots, de l'art. Or aujourd'hui, plein de gens publient à la va-vite des bouquins de moins de 100 pages, ne se relisent même pas eux-mêmes, n'écrivent pas des histoires cohérentes, les poèmes ressemblent à ceux d'un collégien.


Je me souviens d'une copine de classe, en seconde, à qui j'avais fait lire un de mes poèmes. Elle m'avait dit : "on dirait du rimbaud". En effet, j'écris comme les symbolistes, je m'en suis rendu compte cette année en écrivant mon recueil.
Ce qui me chagrine, c'est l'attitude des professionnels du livre, les librairies, les bibliothèques, les blogs littéraires. J'ai l'impression qu'ils ne prennent pas au sérieux mes livres parce que je ne suis pas un écrivain connu. Je suis tenté de m'énerver face à cette stituation frustrante, mais en fait je les plains s'ils ne sont pas capables de différencier les nouveautés littéraires plus ou moins merdiques des auteurs qui cherchent à publier de la qualité. Je suis également déçu de manque total de contact avec les maisons d'édition : en tant qu'auteur, je n'ai jamais entendu la voix ou vu les membres de l'équipe. Je propose mon manuscrit, si ça plaît au comité de lecture on me crée une maquette, je donne mon accord et l'ouvrage est publié. C'est chacun dans son coin.

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14 janvier 2022

le covid dans ma vie


J'ai la chance de ne pas avoir attrapé le covid. Mais je ne jure de rien, on ne sait jamais ce que nous réserve l'avenir.
Dépasser les 300 000 contaminations quotidiennes m'angoisse. Cette énorme crise sanitaire fait ressortir mon côté loup solitaire. Je me claquemure chez moi, et en suis totalement satisfait.


Au début, j'avais du mal à mettre de distance avec autrui, parce que je me suis habitué depuis plusieurs années à avoir une fausse vie sociale. Je dis "fausse" car en fait je n'aime pas du tout le contact avec les gens. Tout simplement parce que les gens sont malveillants, indifférents. L'indifférence est la plus grande des violences.
J'ai réaménagé notre appartement. A l'orgine, il n'était pas prévu qu'on reste aussi longtemps en france. Je voulais juste faire mon spectacle de danse gothique puis retourner au canada. Mais là, nous sommes coincés, d'autant plus que je ne suis pas vacciné. Pour le moment, je refuse de l'être. Non que je sois un militant anti-vaccin, simplement j'ai une peur bleue des vaccins. Avoir un virus qui se balade dans mon corps me fait horreur. Mon mari s'est fait vacciner cet automne... eh bien, il a eu de gros coups de fatigue durant trois semaines. Ma fille, elle, l'a plutôt bien supporté. Mais moi, je n'ai pas confiance dans la médecine chimique. Je refuse de donner mon argent au monde médical, qu'il s'agisse des hôpitaux, des pharmacies ou cabinets de médecins. Mon attitude est peut-être radicale, mais j'ai une grosse dent contre l'halopathie depuis que j'ai été aux urgences pour une phlébite... et que les urgentistes n'ont même pas vu les deux caillots que j'avais dans la jambe. Je suis ressorti de l'hôpital avec une ordonnance pour avoir du dopliprane. J'aurais pu mourir si mon organisme avait été moins résistant. Depuis, je boycotte le monde médical, sauf cas de force majeure.
Je pense que les gens n'ont aucune hygiène, voilà pourquoi il y a tant de contaminations. Les vaccinés diffusent considérablement le virus car ils ne prennent aucune précaution : ils ne se lavent pas les mains, certains ne se lavent pas tout court, ils crachent dans la rue, se rassemblent en bandes... On est désormais obligé de remettre le masque dans la rue. POur ma part, je n'avais jamais cessé de le garder. Certains me regardaient de travers comme si j'étais fou, mais j'avais raison de mettre le masque en public. Je ne le retire que quand je suis totalement seul, c'est à dire pas souvent. Chez moi, j'aère beaucoup. Je nettoie au savon noir et huiles essentielles purifiantes. Je ne supporte plus du tout les gens qui font comme si le covid n'était qu'un rhume inoffensif. Les boîtes de nuit sont fermées, tant mieux, cela fait des nids à délinquance en moins.


Cette crise sanitaire qui n'en finit pas me semble justice. Après tout, l'espèce humaine détruit l'environnement, il est logique que la Terre se venge en envoyant des virus qui mutent.
Le spectacle que je suis en train de co-créer avec une amie est suspendu "par précaution". Du coup, rebelote entraînement en visio. Ce n'est pas très pratique, mais au moins la troupe continue d'exister. En ce moment, on travaille sur Les Nocturnes de chopin . Mon amie joue divers morceaux au piano, et nous ajoutons une touche sobre de danse classique par derrière. C'est novateur. Par contre, on ne se voit carrément pas mettre le masque triangulaire FFP2 qu'il est conseillé de mettre en ce moment, c'est trop étouffant.
Est-ce que le covid a changé ma vie ? Oui, clairement. Déjà, les confinements m'ont fait prendre conscience que je voulais dorénavant rester fidèle à mon mari. Ensuite, le fait de ne plus avoir de vie nocturne (boîte de nuit, bar, fêtes...) m'a permis de me recenter sur mes priorités personnelles et de redevenir moi-même, sans avoir l'envie de jouer des rôles. Enfin, ça a été l'occasion de renouer avec mon amour de l'écriture. Comme ma carrière de danseur-chorégraphe ne bat pas son plein à cause de la crise sanitaire, je reviens à des passions que j'avais jadis mises de côté.


Je n'ai jamais été aussi content d'être maniaque ! J'ai toujours aimé me parfumer, prendre soin de moi, me laver, mais alors là dès que j'ai un moment j'aére, nettoie tout (jusqu'à la semelle des chaussures et les bouteilles de vin). Hélas , on ne peut pas retourner à montréal à cause des frontières. Du coup, cette situation me permet de renouer avec mon identité française, tant dans ma façon de m'habiller que de cuisiner.
Le covid n'est pas un hasard. Je fais ressortir également ma personnalité très croyante, que celaplaise ou non à autrui. Je vais souvent dans les églises pour prier, chaque jour je fais mes prières juives et demande régulièrement des bénédictions pour garder bonne santé. Je me sens mieux depuis que je ne fais plus semblant d'être athée.

Ce qui m'effare,c'est que les gens ici ont la même mentalité qu'aux usa : ils se croient plus forts que le virus. Ils ont la mentalité du "can do", ils veulent continuer à avoir une vie normale: aller à la piscine, au cinéma, aux concerts, aux manifestations... sans prendre de gants. Or, n'importe qui avec un peu de bon sens sait qu'on doit s'adapter à la situation, on ne peut pas continuer d'imposer notre mode de vie de consommation effrenée à un environnement déjà très abîmé. Le covid est là pour nous dire "stop", et qu'est-ce que nous faisons ? Nous contnuons de polluer la planète avec les iphones (qui ajoutent autant d'effet de serre que les avions), avec la voiture, avec le plastique (les médias ne parlent pas assez de la catastrophe écologique perpétrée par tous les Connards qui jettent leurs masques dans la nature). Le covid est le nouveau choléra, ce n'est pas parce que des petits médecins ont su créer un vaccin tout relatif que nous pouvons prendre le virus à la légère.

 

 

10 janvier 2022

jalousie

Le matin du 24 décembre, j'ai fait une sieste. Et durant cette pause, j'ai fait un cauchemar. Ou plutôt, un rêve qui m'a fait pleurer.
Je téléphonais à un ancien ami de fac.Une nana me répondait, je lui disais que je voulais parler à guillaume. Elle me le passait, sans même demander qui j'étais. Le gars semblait content de me parler, puis il me dit d'attendre. Je l'entends alors taper sur ordinateur, faire ci et ça... mais il ne me répond toujours pas. Et moi j'attends au bout du fil, j'attends....

En soi, ce n'est pas un rêve bien trash, mais quand je me suis réveillé, j'ai pleuré. Pourquoi ? Parce que ce rêve réaliste symbolise complètement l'état de mes amitiés : j'attends, et on ne me donne rien en retour.


Ce que je souhaite pour cette nouvelle année, c'est prendre de la distance, voire couper les ponts, avec tout le monde. Tout le monde se fout de moi, pour quelle raison est-ce que je devrais rester attentif à ce qu'on me raconte ? Je ne suis entouré que de gens indifférents à ce que je fais et dis. De mes parents à mes prétendus amis, je n'ai droit qu'à des silences. On se fout de ma gueule.
J'ai ce problème avec les autres depuis que j'ai 15 ans. Je n'ai jamais compris pourquoi mais le schéma se répète sans cesse : on me trouve super sympa, on me regarde avec des étoiles dans les yeux, on me trouve adorable, on me fait des confidences et puis un jour plus rien. Indifférence totale du jour au lendemain. Le seul qui ne m'a jamais fait ce genre de coup bas, c'est mon mari. Il est stable psychologiquement, voilà pourquoi je l'aime tant. Je lui ai parlé de cette situation nauséabonde à maintes reprises . Pour lui, les choses sont claires : mes "amis" sont tout simplement jaloux. Jaloux parce qu'ils me trouvent pus beau qu'eux, jaloux parce que j'ai réussi ma carrière de danseur, jaloux parce que mes parents ont de l'argent, jaloux parce que je suis en couple depuis près de 20 ans, jaloux parce que j'ai des enfants, jaloux parce que j'ai publié des livres, jaloux parce que je porte des vêtements élégants...La jalousie n'a jamais de limites. Pendant des années, j'ai culpabilisé. On m'a fait culpabiliser, plus exactement, en me disant que tout était de ma faute, ma propre mère qui me disait que je pourrissais tout...On me jalouse, alors on cherche à me détruire intérieurement, c'est pire qu'immonde.


J'ai du mal à parler de cette situation parce qu'elle me force à me rappeler des souvenirs douloureux que je souhaite (sans y arriver) oublier.
Du coup, je ne veux plus de contacts humains dans ma vie, sauf relations professionnelles et administratives.Les prétendues "amitiés" n'en sont pas, de même que la "famille" avec mes parents et ma soeur. D'un côté, c'est vrai, prendre cette décision me fait mal parce que je suis d'un naturel aimant et confiant, mais quand je vois les conséquences désastreuses que ça met dans ma vie, les tourments que ça met dans mon coeur, je préfère m'en passer.

9 janvier 2022

sainte alix le clerc

Sa famille habitait Remiremont dans les Vosges était riche.

Alix était belle, elle aimait la vie, la danse et les danseurs. Et puis, un jour, elle se convertit. Elle avait vingt et un ans.

Ce ne fut toutefois qu'après une vision de la vierge marie, durant la grand-messe dans l'église Notre Dame, qu'elle prit conscience de sa vocation.

Immédiatement, elle changea de vie, s'habilla d'une robe de paysanne, et refusa tout loisir, se consacrant exclusivement à la prière et aux mortifications, malgré l'étonnement et les quolibets de son entourage.

Sous la direction spirituelle de saint pierre fourier, elle se donna à l'éducation des jeunes filles en fondant la congrégation Notre-Dame (Chanoinesses de Saint-Augustin).
Sa vie est faite de simplicité, de prière et de respect de la grâce de Dieu en chaque jeune dont elle recevait la charge éducative.C'est elle qui eut l'idée de fonder une « Maison nouvelle de filles pour y pratiquer tout le bien qu'on pourrait ». Son confesseur, auquel elle s'était confiée, essaya d'abord de tempérer son enthousiasme, avant de se rendre à ses raisons et de lui donner l'autorisation de prendre avec elle quelques compagnes, leur donnant l'ordre de s'occuper des pauvres de la région.

Malgré le succès de cette première école, la foi et l'enthousiasme de la communauté réunie autour d'Alix, les difficultés ne manquaient pas, à commencer par l'hostilité des dames du Chapitre, toute de bonne noblesse, peu enclines à voir s'épanouir si près d'elles un groupe aussi vertueux et austère alors qu'elles-mêmes ne l'étaient guère. Madame d'Apremont réussit à persuader Alix et ses compagnes de s'installer à mattaincourt dans une maison qu'elle venait d'acquérir. Ce qu'elles firent avec la protection de pierre fourier, curé du lieu.

 


Elle meurt le 9 janvier 1622 au monastère de Nancy, récemment fondé. Pie XII la béatifie le 4 mai 1947.

« Ceci me réjouit, de me retirer du monde qui m'ennuyait sans en savoir la cause »

 

7 janvier 2022

vie et destin de jésus

Image d'une page de livre. Cliquez pour afficher l'aperçu.J'ai trouvé cet ouvrage formidable d'une part parce qu'il n'y a aucun prosélytisme religieux, d'autre part parce qu'il y a une grande minutie dans le travail de recherche effectué par l'auteur qui est à la fois historien et bibliste.
Il s'agit de découvrir qui était le jésus de l'histoire, autrement dit le jésus humain. Il s'appellait yechoua ben notsri. Il était juif palestinien. Il était guérisseur. Ce livre va bien au-delà de l'imagerie chrétienne traditionnelle pour le moins trompeuse. On se rend compte en lisant les chapitres que les propos de jésus ont été déformés par l'église ainsi que par les juifs, l'une voulant en faire un dieu tandis que les autres le ridiculisaient en en faisant un idôlatre. Contrairement à l'image d'épinal, jésus n'avait rien d'aryen, au contraire l'archéologie le montre avec la peau foncée, les cheveux foncés, le style sémite oriental. De même sur la croix à golgotha il n'a pas été cloué aux mains mais aux avant-bras.
Jésus fut jugé coupable de sorcellerie et de blasphème, puis condamné par ponce pilate à la crucifixion, torture hélas courante au 1e siècle.
M'étant converti au christianisme, j'ai toujours vu en jésus christ ( du grec christos qui signifie messie, devenu son nom propre après la réssurection) un sage, un prophète dont les enseignements moraux tournaient autour de l'amour universel. Par contre, je n'y ai jamais vu un dieu. C'est le prosélystisme chrétien qui a divagué sur ce sujet, notamment à cause des évangiles apocryphes (écrits après pâques). Mais le message que je retiens de ce livre, c'est que yechoua fut avant tout un croyant, probablement rabbin, qui ne cherchait pas à déformer la Torah mais qui simplement était un kabbaliste avant l'heure. Un 'hassid avant l'heure. Son message d'origine est vraiment très proche du 'hassidisme, ce mouvement juif tourné vers la pratique constante du 'hessed (générosité). Par contre, il s'en sépare pour tout ce qui touche aux lois de la pureté séparant les juifs des autres nations, les ablutions des mains et du corps, les lois alimentaires. Il considérait qu'il fallait diffuser la sainteté de soi aux autres plutôt que de se couper des autres jugés impurs. C'est d'une très grande force morale.
C'est un livre que je recommande à ceux qui veulent se débarasser des préjugés toxiques sur le personnage central du christianisme

4 janvier 2022

saint robert de reims

Image illustrative de l’article Robert de Lenoncourt (archevêque de Reims)Il est né vers 745.

D'abord abbé bénédictin d'Orbais dans la Marne, il fut archevêque de Reims. C'était à l'époque du changement de dynasties des rois mérovingiens. Exilé en Gascogne, il put revenir à Reims où il avait été supplanté par un évêque à la solde de Charles Martel. Il connut alors une vie de prière et d'humiliations, retiré dans la solitude, n'ayant pour joie que de pouvoir célébrer, de temps à autre, une liturgie dans sa cathédrale, selon le bon vouloir de son remplaçant.

Comme archevêque de Reims, il réédifie le portail de la basilique de saint rémi et la dote de dix tapisseries représentant la vie du prélat. Le 25 janvier 1515, il saxre le roi François 1e dans la cathédrale de reims.

Il fit d'autre part de grands biens à son église, nourrissant  tous les jours trois cents pauvres lors d'une famine survenue en Champagne en 1520.

2 janvier 2022

"est-ce que tu m'aimes encore ?"

Mes fêtes de fin d'année ont été mitigées.D'un côté, mon avent fut gâché par des rdv inutiles avec pole emploi, dont je me suis débarassé in extremis en m'engageant dans une formation à distance. Me voilà donc sur le chemin pour devenir écrivain public. D'un autre côté, j'ai passé un excellent noel rien qu'avec mon homme, notre fille nous faisant un peu la gueule depuis qu'on lui a retirée son iphone et qui a décidé de passer le réveillon chez mes parents. Me retrouver seul avec mon mari m'a fait du bien. Il a le don de me faire des cadeaux qui correspondent à ce que je suis. J'ai eu de somptueux bijoux, à la fois pour mon annif et pour noel. Des colliers féminins, l'un avec pendentif en saphir, un autre chrétien en forme de croix copte plaquée or portant un héliothrope, dite "pierre du martyr" qui représente le sang de jesus christ. Mon fils et sa mère m'ont envoyé un chapelet en nacre et émail.

Durant tout le mois de décembre, j'ai lu la biographie de jesus christ, cela m'a permis d'oublier la saleté flippante du monde environnant et sa flambée hallucinante de covid (94 000 le 24 et 104 000 le 25...). La pharmacie à côté de chez nous a été prise d'assaut, mon mari m'a dit qu'en allant chercher la bûche à la boulangerie, il a vu une quarantaine de personnes ( collées les unes derrière les autres) dans la rue qui attendaient de se faire tester au covid. Franchement, on peut faire ça un autre jour que noel quand même...


DSC00033Heureusement, le bon vin de caviste nous a aidés à garder bon moral, surtout la bouteille de "croix des gentis" de 2018 à 14 degrés, un vrai délice en bouche avec le fromage et la dinde farcie au foie gras de canard...
Aurore a reçu en cadeau de la part de mes parents une robe chanel et nous, une lampe Art Nouveau Tiffany avec abat-jour en vitrail et socle en résine patiné à la main.Je ne suis pas étonné, ils ne jurent que par le fric. Je n'ai pas voulu aller les voir, je souhaitais passer un noel tranquille, ma vraie famille se résumant à mon homme et ma fille. J'ai dit que je me sentais malade. Mon mari a quand même été apporter les cadeaux que j'avais achetés pour eux , ma soeur et et mon frère: des parures de lit (bouti, draps, housses de couette), vêtements (manteaux, pantalons, chaussures), livres (sur les amerindiens et romans policiers)...


Le réveillon, nous avons regardé le film "noé", on avait besoin d'avoir un noel religieux. L'aspect gamin du petit (et obèse) papa noel nous a toujours rebutés, noel est avant tout une fête chrétienne. Ce moment est un rappel de l'amour et du désintéressement. On a écouté nos messes sur radio notre-dame, cela nous a fait chaud au coeur. Par contre, on n' a pas été à la messe de minuit à cause du covid, puis on était fatigués à cause du vin. ça s'est plutôt fini en câlin de minuit lol. Mon homme me demande souvent si je l'aime autant qu'avant à cause de son âge. Il a 48 ans, quelques cheveux blancs et des poignées d'amour, mais je suis toujours raide dingue de lui tant physiquement que mentalement, même plus qu'avant.


Nous avons offert à aurore des jeux de société traditionnels, dont un mini-billard. On veut qu'elle apprenne à vivre sans iphone. Dernièrement, elle a eu des soucis de santé à cause de l'iphone. Elle avait la manie, comme beaucoup d'autres, de le poser sur son ventre, n'y voyant pas la dangerosité. Du coup, elle avait souvent mal aux ovaires. Le médecin lui a dit que les ondes de l'iphone risquaient de la rendre stérile si elle continuait. Donc, boycott iphone de merde et welcome les jeux en bois.


Quant au 31, nous l'avons fêté tranquillement chez nous. J'ai concocté un repas gourmet traditionnel : coq au vin, terrine de chevreuil aux noisettes, pâté de caille aux pruneaux, flûteaux de jambon, raviolis aux poissons avec sauce à la langoustine, papitou, soufflés de crabe et noix de saint-jacques, vin magnum "secret cathare" de gaillac, chocolats à la liqueur, saucisson au chocolat...J'ai aussi offert quelques petits cadeaux, car pour nous noel continue jusqu'à l'épiphanie : un tapis, une horloge avec chants d'oiseaux et un protège fauteuil matelassé...
Notre miss conneries a eu son repas de noel : boudin blanc-chantilly lol. Elle s'est assise sous le sapin, en plein milieu des paquets enrubannés: elle a été notre plus joli cadeau !

 

 

 

29 décembre 2021

saint thomas becket

Il est né à Londres en 1170  dans une famille normande. Il fit de bonnes études à Londres et à Paris , puis le roi Henri II Plantagenêt choisit ce sujet comme chancelier. Enchanté de son administration, il le fait nommer archevêque de Canterbury, pensant ainsi résoudre les difficultés qu'il connaît avec les évêques de son royaume. Thomas change du tout au tout. De fastueux, il devient ascétique; de servile, il se trouve bientôt en conflit avec le roi, qui veut imposer sa loi par-dessus celle de l'Église romaine. Il invite les pauvres à sa table et prend l'habit de moine. La querelle s'envenime au point qu'il doit s'enfuir en France. Il rejoint alors l'abbaye cistercienne de Pontigny, en Bourgogne. Il regagne Canterbury en novembre 1170, et c'est là que, dans sa cathédrale, peu après Noël, quatre familiers de roi vont l'abattre devant l'autel après qu'il eût refusé de lever les excommunications qu'il avait portées contre les évêques trop dociles à l'égard du roi.


Illustration: Enluminure du XIIIe siècle représentant le meurtre de Thomas Becket.
Enluminure du XIIIe siècle représentant le meurtre de Thomas Becket

19 décembre 2021

galette frangipane

AAAAAHHHHH je suis content d'avoir fait une galette à la frangipane ! La dernière fois que j'en avais fait une, c'était il y a plusieurs années avc ma belle-mère.
Mon homme et ma fille se sont regalés (moi aussi). Dommage qu'il n'y ait pas de fèves à l'intérieur, hehe ! Elle est juste un peu brûlée sur le dessus, mais bon elle ne pouvait pas être parfaite !!

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16 décembre 2021

Mime ta vie

Mime ta vieOn dit que le mime et le ballet sont des soeurs ennemies. Pour ma part, je les pense plutôt complémentaires. Quand j'étais en formation à l'école de danse, on avait des cours de théâtre, notamment de mime. La danse et le mime sont des arts qui s'expriment par le corps. L'un ne va pas sans l'autre. Lorsque l'on crée un spectacle de danse classique, en s'inspirant de grands musiciens comme Tchaïkovski ou de chorégraphes comme Petipa, on soumet son corps à la transcendance. On dépasse les simples mouvements corporels pour devenir langage. Le mime m'a toujours fasciné parce que cet art demande des talents multiples pour exister: de la psychologie pour bien cerner son personnage et faire face aux réactions du public ; de la poésie pour délivrer un message muet ; un sens aigue de l'esthétique pour que la dérision devienne critique. Le mime est transmission. Etre danseur, c'est avant tout être comédien.
J'ai toujours été passionné par le théâtre. Danser, c'est se projeter au-delà de ses limites ; faire du mime, c'est se servir de ses propres émotions pour jouer avec la dérision.
Donc voilà, je suis heureux d'avoir publié ce livre sur l'histoire du mime. J'y parle de la commedia dell'arte, des personnages de pierrot, arlequin, le clown, le bouffon, ainsi que les mimes les plus importants comme jean-gaspard debureau, le cinéma burlesque...
Je suis très content de l'image de couverture. J'ai fait de multiples essais pour découvrir celle qui me plaisait le plus. Au début, j'avais choisi une illustration du 18e siècle représentant pierrot et en fond des comediens italiens. Mais j'ai abandonné parce qu'elle ne pouvait pas se placer en pleine page... Tandis que la sculpture que j'ai choisie au dernier moment est à la fois culturelle et moderne. J'adore.

Mime ta vie - Alexandre Nolet - Edilivre

Histoire de la pantomime Par Alexandre Nolet Thème : Arts et spectacle Le mime Marceau disait : " l'art du mime puise sa force poétique dans cet engagement de tout le corps pour donner forme à l'invisible, créer la métaphore au travers des gestes et du regard ".

https://www.edilivre.com
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