Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Ma vie et moi 🙂

Publicité
Publicité
Ma vie et moi 🙂
Newsletter
Publicité
Archives
Publicité
29 mars 2022

nous étions seulement des enfants

Nous étions seulement des enfants, Rachel Jedinak | Livre de PocheJ'ai lu ce livre en une journée. Pas compliqué, vu qu'il fait 135 pages. Pourtant, ce court récit est un témoignage fort qui, parfois, m'a mis les larmes aux yeux.
Ce sont les souvenirs de l'auteure, aujourd'hui âgée d'environ 80 ans, de la première rafle du vel d'hiv en 1942, à ménilmontant dans le 20e arrondissement de paris. Elle y relate ses souvenirs, raconte l'antisémitisme avec ses yeux de l'époque, son regard d'enfant. Cette femme milite aujourd'hui pour la mémoire de la shoah. Elle pose des plaques commémoratives dans les écoles, va témoigner auprès des jeunes générations. Ce récit devrait être lu par tous les adolescents afin qu'ils n'oublient pas , car le négationnisme fait de gros dégâts dans la tête des jeunes depuis quelque temps, surtout via internet.


Je me souviens d'une survivante qui était venue témoigner dans ma classe, j'étais en seconde. La plupart des élèves avaient écouté attentivement, seuls trois cons avaient decrété que la shoah était "un détail de l'histoire" sans importance.
J'entends dire parfois qu'il faut arrêter de remuer le passé, qu'il faut laisser les crimes de la shoah au placard car c'est trop de souffrances. Mais il faut aussi ne pas oublier ce qui s'est passé, tant pour les juifs que les résistants. Bien des fois, je me suis dit : "et si ça se reproduisait, comment est-ce que les gens réagiraient aujourd'hui, eux qui préférènt trainer sur le web toute la journée au lieu de parler avec leurs enfants ?" Car ce qui ressort du récit de rachel, c'est la force qu'elle a eue grâce à l'amour de sa famille. D'ailleurs, quand elle raconte pudiquement comment sa mère lui a dit de partir pour qu'elle reste en vie, j'ai eu les larmes aux yeux.


Ce livre fait remonter une partie de mon histoire. Je suis juif du côté maternel et non-juif du côté paternel. Ma mère a toujours été profondément athée, bien qu'élevée dans la religion chrétienne (qu'elle a reniée). Elle fait partie des séfarades d'italie, maranes. Mes grands-parents étaient résistants. Mes grands-parents paternels, eux, étaient hélas collabos. Je me suis toujours senti profondément écartelé entre ces deux extrêmes familiaux, comme si mon héritage génétique était brouillé, confus. Bien des fois, je me suis demandé si ma judéité se voyait sur ma tête. Je me suis souvent posé cette question pour tenter de comprendre, voire justifier, la haine sans raison que beaucoup de gens m'ont porté. Comme si j'avais en moi quelque chose qui dérangeait. Quelque chose dont je ne suis pas responsable. D'ailleurs, je n'ai appris ma judéité qu'à l'âge de 19 ans. C'est à ce moment que j'ai compris pourquoi ma mère me détestait tant : je lui rappelais, tant physiquement que mentalement, sa propre judéité qu'elle rejette. Ce n'est que quand j'ai rencontré la communauté loubavitch à montréal que j'ai commencé à me sentir juif. Pour moi, être juif consiste à pratiquer la religion juive, pas juste à manger du chnitsel (repas achkénaze) et de la dafina (repas séfarade). Quand j'allais à chabbat à la synagogue, souvent des hommes m'adressaient la parole comme s'ils me connaissaient, j'en étais étonné. Un jour j'en ai appris la raison : je ressemblais comme deux gouttes d'eau à un jeune homme 'habad. Je l'ai rencontré par hasard, on a stoppé net et on s'est regardés. On se ressemblait presque comme des jumeaux, ça nous a fait très bizarre. C'est à ce moment-là que j'ai pris conscience de mon aspect juif, ce qui auparavant n'avait eu aucune importance pour moi.


Bref, tout ça pour dire que ce récit est un témoignage fort, vital, pudique et sans misérabilisme, qui devrait être lu par les jeunes afin de lutter contre l'ignorance qui est le plat favori des tyrans.


"Dans chaque existence, il y a un souvenir noué. Une souffrance intense, que le temps a essayé de consoler, d'attendrir et puis de masquer. (...) C'est ce qu'on fait quand on souffre trop. On mue, on se transforme. On abandonne un moi au passé pour en façonner un autre. On renaît pour survivre".


"Comment allaient réagir les autres ? Mes camarades de classe ? Et les gens dans la rue, allaient-ils me regarder autrement ? Je redoutais qu'on ne me voie plus comme rachel, la petite fille qui parle aussi bien que les grands, ou comme rachel, la petite fille qui rougit quand on lui donne des bonbons. Allais-je simplement devenir rachel la juive ? Je garde de ce jour une terrible sensation de honte. Pas d'être juive, mais de devoir l'être avant toutes choses que j'étais, et d'en être différente des autres."

Publicité
29 mars 2022

iphone de merde

DĂ©jĂ  que je n'aimais pas beaucoup l'iphone mais alors lĂ  ...!Hier, un mec a photographiĂ© avec son iphone ma chatte ainsi que l'intĂ©rieur de l'appartement. Je l'ai sĂ©rieusement engueulĂ©. Il m'a rĂ©pondu connement par un "je fais ce que je veux", mais non avec moi il ne fait pas ce qu'il veut. Je l'ai menacĂ© de porter plainte contre lui et ai appelĂ© les flics pour obtenir une patrouille dans le quartier. Ce type pouvait ĂŞtre un cambrioleur. Cet incident rĂ©veille ma haine de l'iphone. Il y a 10 ans, un gars m'a harcelĂ© sur internet. J'ignore qui il Ă©tait, il faisait peut-ĂŞtre partie du personnel du spectacle "giselle" auquel je participais en tant que danseur. Il a fait une fixation sur moi, il a mis une vidĂ©o sur dailymotion oĂą on me voyait en train de danser mais aussi chez moi quand je jardinais, par exemple. Il m'avait suivi jusqu'Ă  chez moi,cecinglĂ©.Quand j'ai vu la vidĂ©o sur internet , j'ai portĂ© plainte. Au commissariat, on m'a appris que beaucoup de  gars filmaient les Ă©bats sexuels avec leur partenaire, pour ensuite les harceler sur internet. Les iphones ne servent qu'aux dĂ©linquants, ceux qui se croient tout permis. Ils filment et photographient les gens Ă  leur insu, en violant leur vie privĂ©e. J'en ai parlĂ© Ă  ma fille, je voulais qu'elle comprenne la gravitĂ© ce qu'implique l'iphone dans la vie de tous les jours. En plus, ce n'est pas Ă©colo, les millards d'iphones dans le monde augmentent considĂ©rablement l'effet de serre dans l'atmopshère. Ce n'est pas parce que l'iphone est ma mode qu'il n'est pas dangereux. Du coup, je suis tant Ă©coeurĂ© de ce truc que j'ai repris un tĂ©lĂ©phone portable basique, sans internet. ça fait du bien.

iphone 

29 mars 2022

le train

L'Histoire prend le train - Acheter Histoire, politique - L'Homme ModerneC'est un ensemble de récits historiques sur le thème du train. L'auteure choisit de présenter l'histoire des locomotives de façon variée, basée sur des faits divers : sa construction, des catastrophes ferroviaires, les trains représentés dans les films et la littérature, les actes de cheminots résistants durant la 2e guerre mondiale, les wagons royaux ... Seule la toute fin m'a un peu ennuyé, probablement parce que les textes sont trop récents à mon goût (tgv, barak obama...).
J'ai surtout bien aimé un récit sur l'ancien président paul deschanel qui est tombé du train, en se penchant à la fenêtre, moitié assommé par un médicament, et qui s'est retrouvé dehors en pyjama ! Je connaissais déjà cette anecdote , entendue dans l'émission d'histoire "frank ferrand raconte" sur radio classique à 14 heures.

29 mars 2022

surprenant moyen-âge

Surprenant Moyen Age ! - Didier Chirat - BabelioMoi qui suis fasciné par la période du moyen-âge depuis mon enfance (j'avais même chipé un livre sur le sujet dans la bibliothèque de mon école primaire, tant il me plaisait), j'ai un faible pour cet ouvrage de vulgarisation. C'est un ensemble de récits. L'ouvrage est composé de plusieurs thèmes, comme les femmes, le pouvoir, la religion, la justice, la santé...Non dénué d'humour de la part de l'auteur, ces courts articles de deux-trois pages n'en sont pas moins très enrichissants. On apprend par exemple l'origine de certaines expressions comme "faire les 400 coups" ou "avoir le béguin". Didier chirat réussit à concilier anecdotes de la petite histoire et grandes lignes de la grande Histoire.
C'est un ouvrage que j'ai lu tranquillement, qui m'a permis de passer le temps intelligemment. Au lieu de ne pas savoir quoi faire, je m'instruisais pendant 5 minutes !

12 mars 2022

aider un homme...

Alors là je suis sur le cul. Il vient de m'arriver quelque chose d'étonnant. A 6h30, quelqu'un sonne deux fois à l'interphone. Comme c'est chabbat, je ne suis pas censé répondre, mais machinalement je l'ai fait. Et là, j'entends un homme qui parle d'une manière totalement hachée. Je ne voyais qu'une ombre sur l'écran. Je me suis dit : 'ah encore un gars bourré !' Et puis j'ai écouté, je n'ai pas raccroché. Il me disait qu'il s'appelait joseph van ...qu'il était yougoslave ou tchèque je ne sais plus, qu'il était réfugié depuis 2018, qu'il était orthodoxe et qu'il cherchait... une église. Je n'ai pas su quoi répondre, c'est la première fois qu'on sonne chez moi tôt le matin pour me demander où se trouver l'église orthodoxe la plus proche ! Il me disait de l'aider...Puis d'un coup, l'interphone s'est éteint. Je suis allé dans le jardinet et lui ai dit qu'il y avait une église pas très loin, mais le silence me répondait, je pensais qu'il était parti. Puis j'ai entendu des pas, et une voix qui disait 'à moi'.


Je suis troublé. D'autant plus que cette nuit j'ai rêvé de l'abbé pierre, celui qui aidait les sans-abris. Et les nuits de chabbat sont saintes, les rêves ont toujours un sens. Ce qui me fout un peu les pétoches, c'est l'idée que je n'ai pas su aider cet homme dans le besoin. Je trouve cela très étrange. Je refuse d'y voir une sorte d'arnaque, je pense que cet homme avait vraiment besoin d'aide. Pourquoi est-ce que dieu m'a envoyé cet homme perdu ? Pourquoi ai-je rêvé de l'abbé pierre cette nuit ? Pourquoi est-ce que je n'ai vu qu'une ombre ? Pourquoi est-ce que l'interphone a cessé soudain ? C'est comme si j'avais été en contact avec une âme...

Publicité
11 mars 2022

notre miss conneries confinée

J'ai retrouvé une ancienne photo de notre miss conneries, le lendemain de son arrivée. Dire qu'elle mesurait à peine ma main !
Dernièrement, elle s'est bagarrée dans la rue avec un chat. Comme c'est la saison des amours, un chat était sûrement en rut, en quête de femelles, mais notre toutouille ne s'est pas laissée faire ! Elle en a eu pour plusieurs morsures, à l'arrière-train et à la queue. On a eu peur qu'elle attrape la FIV (sida des chats). Là, ça va mieux. Du coup, on lui interdit en ce moment de sortir tous les jours. Parce que la miss, quand elle va dehors, elle rentre au bout de 4 heures ! Du coup, elle a retrouvé avec plaisir ses jeux de bébé : cache-cache derrière la machine à laver, ruban derrière le canapé, coussins sur la tête, cache-cache derrière le panier à linge et aussi...elle s'amuse à sauter sur le tapis de douche qui fait pifout pfiout quand il y a de l'eau après avoir arrosé mes plantes...
Mon mari et moi n'avons jamais aimé ne pas faire sortir nos chats. Ils ont le besoin physique et psychologique de se dégourdir les pattes. A montréal, on avait une maison, mais ici à paris on a un appartement. Même si on a la chance d'avoir un jardinet et de vivre dans un quartier calme de montmartre, on tient à ce que notre miss ne passe pas son temps dehors, la rue est dangereuse. Du coup, elle qui avait un appétit difficile, mange bien en ce moment.

10 mars 2022

mystère à éclaircir

Quand j'étais enfant, j'achetais de temps en temps au bureau de tabac des cahiers qui permettaient de collectionner des images autocollantes sur divers thèmes. Mon préféré, c'était l'astronomie. J'ai toujours été fasciné par les planètes. Aujourd'hui encore, je reste fasciné par le ciel, les nuages, les étoiles... et les satellites. Ce matin, j'ai revu la ligne de satellites que j'avais déjà mentionnée cet automne dans une de mes notes.


C'est étrange : ça vient de nulle part, on dirait des ballons lumineux qui se déplacent en ligne comme sur un fil invisible et ça repart dans un coin du ciel, pouf ça disparaît d'un coup. Comme je ne crois pas aux petits hommes verts de l'espace, j'opte plutôt pour un intérêt scientifique : on dirait qu'il y a des poches d'air dans le ciel qui font office de "portes" d'où sortent et rentrent ces lignes de satellites phosphorescents. Ce matin, je les ai vus durant 10 secondes à peine. Mystère à éclaircir, watson...

9 mars 2022

prédiction covid

Je ne suis pas devin, mais je vais tout de même faire une prédiction au sujet du covid : dans un mois, on aura une flambée phénoménale de covid en france. La faute à qui ? Au gouvernement qui a la très très mauvaise idée de supprimer le masque obligatoire dans les transports, les écoles, les entreprises, les musées... Je suis pour qu'on retire le pass vaccinal, mais pas pour inciter le maximum de gens à l'irresponsabilité la plus totale !! ça va être bien pire qu'au début de la crise sanitaire. Dans le train, il n'y avait que 30% de risque de contamination en portant le masque. Si les gens ne prennent plus aucune précaution, on va se retrouver très bientôt avec 80% de contamination.


Nos amis et notre famille canadiens sont sidérés de cette décision française qui flatte l'ego des irresponsables. A montréal, les gens font nettement plus attention au covid. En france, on veut faire l'autruche, faire comme si le covid n'existait plus. Rien que dans ma famille, 9 personnes ont attrapé au moins une fois le covid alors qu'ils étaient tous vaccinés. Je connais des personnes qui ont attrapé 3 fois le covid. Quand est-ce que les gens cesseront de faire n'importe quoi ?! Une chose est certaine, cette situation ne va pas améliorer ma phobie sociale, bien au contraire. Je ne suis pas prêt à retourner dans un ciné, dans une manif ou au resto.


C'est tout ou rien : ou on a affaire à des médecins qui vous font flipper en disant : "vous avez le nez qui coule, oh la la, vous avez certainement le covid, vous allez vous retrouver en réanimation si vous ne vous vaccinez pas", et d'un autre on voit le gouvernement qui pousse les gens à ne prendre aucune précaution d'hygiène en public. C'est incohérent. Avec cet état d'esprit, le covid est loin de se terminer. Le vaccin est expérimental, provisoire, il ne protège pas des contaminations, seuls le masque ffp2 et la propreté personnelle sont efficaces. J'aurais préféré vivre la crise sanitaire à montréal.

9 mars 2022

les femmes et l'écologie

Hier, c'était la journée de la femme. J'ai envie de poster un article sur le rôle qu'ont joué les femmes dans la création de greenpeace.

 

Les femmes qui fondèrent Greenpeace

Si ces hommes ont fait les gros titres, de nombreuses femmes fortes et visionnaires ont également contribué à l'expédition d'Amchitka et à donner vie à Greenpeace. Ces femmes courageuses et fortes de leurs convictions nous ont montré la voie à suivre.

https://www.greenpeace.fr

 

4 mars 2022

colette et les bĂŞtes

J'ai trouvé ce livre agréablement étonnant. Ce qui semble commencer par une collection d'anecdotes personnelles sur le lien qu'entretient colette avec les animaux, prend une autre dimension au fil des pages. Les animaux jalonnent son existence, la traversent comme autant d'amis. Mais surtout, on découvre que son engagement auprès des animaux se rapproche énormément de l'éthologie et de la protection animale d'aujourd'hui.


J'ai beaucoup aimé le style poétique de l'auteur, on sent qu'il aime les animaux. Plus les photographies anciennes de colette avec ses animaux qui agrémentent avec douceur les textes. Ce livre est intéressant dans la mesure où l'on apprend des choses sur l'existence de colette sans pour autant être une biographie, et en même temps on est sensibilisé sur le sort réservé aux animaux en détresse. Du coup, cela me donne envie de lire des ouvrages de colette, notamment "la chatte" qui est apparemment un plaidoyer pour le respect envers les animaux, inspiré de son lien d'intuitive communication avec une chatte achetée à l'exposition universelle. Colette fut l'une des pionnières de la protection animale. Elle serait devenue folle de rage si elle connaissait les conditions actuelles odieuses des animaux destinés aux abattoirs (hormones de croissance qui empêchent de marcher, yeux aveugles à force de ne jamais voir la lumière du jour, caillots sanguins, milliers entassés en cage, antibiotiques forcés...)

1 mars 2022

guide-animaux

Je me suis acheté le "jeu" des animaux-guides. Ce n'est ni un jeu de société ni un jeu de tarot, c'est plutôt un guide spirituel. Depuis très jeune, j'ai un lien très particulier avec les animaux, sauvages ou non. Un jour, j'avais 14 ans, un oiseau est passé par la fenêtre et s'est posé sur ma table de classe, je l'ai pris naturellement dans les mains ; il y a 5 ans, je marchais dans la rue et un rat est monté sur ma chaussure pour y faire sa toilette, puis il est redescendu et je lui ai ouvert ma main, il y a posé ses griffes sans me faire aucun mal; un oiseau s'est perché sur mon doigt et y resté plusieurs heures, sans bouger ; une souris, pourchassée par mes chats, s'est naturellement mise entre mes mains quand je les ai posées à ses côtés ; un renard venait manger chez nous, la nuit, et il m'a fixé pendant une minute puis est parti. J'ai toujours eu un don avec les animaux, je comprends leur langage et ils me comprennent. Parce que je suis quelqu'un d'instinctif qui ne refoule pas sa part animale. Tout à l'heure, j'ai choisi de faire le tirage "ciel-père" qui représente l'initiation, le chemin à prendre, et "terre-mère" qui représente l'application concrète en ce monde. J'ai fermé les yeux, me suis concentré sur la question : "de quelles énergies ai-je besoin en ce moment pour me guérir ?" et ai laissé mes mains choisir deux cartes : le dauphin en ciel-père et la libellule en terre-mère. Le dauphin signifie le nouveau souffle dans une vie, la libellule le besoin de dissiper les illusions d'une vie. Cela veut dire que j'ai besoin, pour me guérir, de voir les choses autrement pour progresser dans mes projets de vie.
Quand j'ai reçu ce guide-animaux, avant même de l'ouvrir, j'ai senti de la magie dans mes mains. J'ai toujours été médium, plus jeune j'avais très souvent des visions prémonitoires. Cela a cessé il y a environ 10 ans, je sens que mon énergie vitale s'est amoindrie. Même si je suis chrétien né juif, j'ai une très forte attirance pour les croyances amerindiennes. D'ailleurs, le tatouage que j'ai sur les omoplates représente un corbeau, animal qui symbolise l'équité et les vérités intérieures. Mon homme, lui, s'est tatoué sur le torse un aigle, symbolisant la puissance du mental. En fait, nous nous sommes faits ces tatouages après notre mariage au canada, après avoir discuté avec un homme chaman. Ils nous donnés l'impression de lire en nous clairement, on ne voulait pas oublier ses messages.

 

bordu_280

2e essai : j'ai encore une fois demandé aux guides-animaux de m'aider à voir plus clair en moi. Ma question était : "comment retrouver la paix de l'âme ?" La réponse a été, encore une fois, percutante, en écho avec ce que je ressens. Je suis tombé sur l'écureuil comme symbole d'initiation, qui représente l'équilibre entre l'intérieur et l'extérieur pour plus de stabilité (j'ai en effet modifié en grande partie la déco chez moi par besoin de réconfort). Et pour l'action concrète, je suis tombé sur le bison blanc, qui signifie la foi pour avancer dans ma vie. C'est vrai que quand on pleure sur son mauvais sort, c'est qu'on ne croit plus en les bienfaits accordés par dieu. Dans le judaisme, il est recommandé d'avoir du bita'hon, autrement dit une confiance totale en dieu, en se disant que le mal n'est qu'apparent, que tout ce que l'on vit (les maladies, les traumatismes...) est pour notre bien. Un peu comme si dieu avait une longue vue pour regarder l'horizon et nous, pauvres humains, une simple loupe pour se regarder le nombril.

26 février 2022

alexandra david-neel

 

Alexandra David Neel - brochéOn prononce né-el et pas nil, contrairement à ce que j'ai cru pendant longtemps. Adolescent, j'avais trouvé dans la bibliothèque de mes parents le livre "une parisienne à lhassa". Je ne m'en souviens pas en détails, mais uniquement que cet ouvrage m'a ouvert les yeux sur d'autres cultures. J'ai donc été content de découvrir l'existence de cette femme chanceuse, têtue et robuste au tempérament rebelle. Cette femme qui a vécu presque jusqu'à 101 ans, qui a laissé en plan son mariage pour découvrir l'inde et le tibet sauvages (himalaya) pendant 14 ans, qui a entretenu une correspondance affectueuse avec son mari lointain pendant 40 ans, qui a été cantatrice, qui est considérée encore aujourd'hui comme une orientaliste renommée, qui a adopté un jeune indien devenu lui-même lama, qui a étudié le bouddhisme avec des ascètes, qui était féministe,qui est restée coincée dix ans dans une chine massacrée durant la 2e guerre mondiale, qui avait un respect infini pour la nature et les animaux, qui était persuadée avoir été nomade tibétaine dans une vie antérieure, qui savait cogner les brigands pour se faire respecter.

Cette biographie permet à la fois de connaître la vie de cette femme hors du commun, mais aussi le tibet d'autrefois, le pays des neiges et du bouddhisme tel qu'il était avant sa modernisation destrucrice par mao zédong. J'ai eu grand plaisir à lire ces lignes qui m'ont fait imaginer le Voyage au sens noble, si semblable à un pélerinage qui a guéri alexandra david-neel de la neurasthénie. C'était un oiseau qui ne supportait pas d'être en cage. Une femme libre avant l'heure.

26 février 2022

médecin à la con

Ce matin, je ne me suis pas senti bien du tout. Hier soir, après avoir bu un peu trop de vin, j'ai vomi. Jusque-lĂ , rien d'inquiĂ©tant. Mais ce matin, j'ai encore vomi après avoir bu une tisane de bouleau. Ensuite, divers symtĂ´mes se sont enchaĂ®nĂ©s : mal de tĂŞte avec vertiges, nausĂ©e, gros mal d'estomac, mal de ventre. Et surtout, j'ai vomi un filet de sang. Sur le moment j'ai paniquĂ©, puis je me suis rendu compte que ma gorge Ă©tait tout simplement irritĂ©e. Mon homme a voulu que j'aille voir un mĂ©decin. Selon ses dires, j'Ă©tais très pâle ce matin. Mon mĂ©decin traitant n'Ă©tant pas lĂ , j'en ai vu un autre qui a de prime abord Ă©tĂ© Ă©tonnĂ© que j'ai fait 4 phlĂ©bites pour ensuite faire une fixation sur le covid. Il a voulu que je fasse un test covid, ce que j'ai refusĂ© car je n'avais aucune envie d'enlever mon masque dans le cabinet mĂ©dical. Il m'a donnĂ© des mĂ©dicaments dont je n'avais pas besoin (un sirop pour la toux alors que je ne tousse pas et en plus ce n'est pas remboursĂ©). Quand je lui ai demandĂ© si ce que j'avais n'Ă©tait pas trop grave,il m'a dit : "non...pour l'instant". Ce qui veut dire ? Ce qui veut dire que ce connard de toubib avait dĂ©crĂ©tĂ© que j'avais les symptĂ´mes du covid alors que j'ai juste attrapĂ© froid hier en faisant du stepper dans le froid matinal. C'est tout. Mais lui, Ă´ merveilleux toubib Ă  la con, a cherchĂ© Ă  distiller la peur en moi en me disant qu'on pouvait attraper le covid en restant chez soi, en ne voyant personne... ben voyons... Le covid ne s'attrape pas comme ça en respirant l'air !! Il s'attrape plutĂ´t quand on ne prend aucune prĂ©caution. Or, je me lave rĂ©gulièrement les mains au gel hydroalcooique, je mets toujours le masque dehors, je nettoie et aère tous les jours chez moi, mon homme fait très attention. Bon ma fille, je ne sais pas trop vu qu'elle a un petit copain... mais Ă  la maison elle prend ses prĂ©cautions. Je n'ai pas de fièvre, je n'Ă©ternue pas, je n'ai pas de courbatures, je n'ai pas de mal Ă  respirer, j'ai juste une migraine et le ventre en vrac Ă  cause du vin. ça m'Ă©nerve grandement ces mĂ©decins qui veulent se faire du fric supplĂ©mentaire en forçant les gens Ă  se tester au covid en leur insinuant de la peur. Il serait plus intelligent de garder le masque dehors et dans les lieux confinĂ©s, ou Ă©viter les rassemblements de foule. Mais non, le covid est devenu source de fric pour les corrumpus, Ă©videmment. VoilĂ  pourquoi  je prĂ©fère me soigner de moi-mĂŞme par des tisanes, c'est plus efficace. JournĂ©e pourrie.

20 février 2022

lgbt et détresse

Ma fille trouve que je fais ma crise de la quarantaine. Probablement, oui. Quarante ans, c'est l'âge des bilans. Et les miens ne sont pas fameux.
Depuis l'an dernier, je m'éloigne considérablement des lgbt. Aujourd'hui, j'en suis au point de ne plus supporter de voir des photos de mecs ensemble, sauf s'il s'agit de tendresse. Mais les images choc, provocatrices, me font l'effet d'un heurt. Je détourne les yeux car ça me rend malade. Cela a de quoi surprendre, moi qui ai passé plus de 20 ans à me définir comme gay provocateur. Alors, qu'est-ce qui se passe en ce moment ?

1388170713_fdd06d1e2a_m

Difficile de faire réellement le point, de trouver les termes exacts pour décrire ce que je ressens. C'est en réalité un amalgame de situations qui fait qu'aujourd'hui, à 39 ans, je rejette la communauté lgbt.


Ces derniers temps, mon moral est descendu un peu plus chaque mois, au point de toucher le fond ce mois-ci. ça ne va un peu mieux que depuis la saint-valentin.
Fin janvier, je suis allé boulevard magenta afin de voir une personne pour mon spectacle de danse. Ce quartier est assez pouilleux. Je ne sais pas comment je me suis démené, mais après mon rendez-vous je me suis perdu dans le coin des prostituées. Impossible de retrouver la route du métro, c'était peut-être dû à ma migraine. Je fais une fois, deux fois, trois fois le tour comme un con. Puis j'entends quelqu'un me parler. Je me retourne. Un type baragouine quelque chose que je ne comprends pas bien, il a un accent. Mais en quelques secondes, je finis par comprendre : il veut que je monte chez lui. Il regarde fixement mon cul, avidement même, trépigne comme un chien en rut quand il me dit "j'habite là, viens, viens chez moi" puis il redirige ses regards de vicelard sur mes fesses. J'ignore s'il était une pute ou s'il me prenait pour une pute. Je me suis tiré, mais j'ai gardé toute la journée la sensation d'être sali. Quand je suis rentré chez moi, je suis allé droit au dressing

558783079_ef5202a113_m

et me suis regardé dans la grande glace pendant un quart d'heure pour voir ce qui avait pu susciter chez ce taré tant d'envies juste en me voyant dans la rue. Ma bouche charnue qu'on imagine anus? Mes yeux verts où on y lit de la provocation sexuelle ? Qu'est-ce qu'il a mon cul de si spécial ? Parce que je n'ai pas le cul flasque, parce que j'ai un cul de danseur ? Ensuite je me suis douché. Douché, lavé du regard de l'autre. C'est le regard des autres, salissant, humiliant, qui m'a rendu maniaque.
Ce genre de rencontres gays, j'en ai vécues toute ma vie des semblables.
Je n'en parle plus car on me prend pour un menteur, genre " ce gars, il est tellement narcissique , il se croit tellement beau qu'il croit que tout le monde veut le baiser". Sans m'en rendre compte sur le moment, j'ai fait ce que toutes les victimes de viol font : j'ai culpabilisé. Au lieu de me dire que ce gars était un gros pervers, je me suis naturellement dit que c'était de ma faute. La faute au jean moulant que je portais ? La faute au manteau en peau retournée qui m'arrivait à la taille et laissait voir la forme ronde de mon cul ?


457028970_small

Quand j'étais très jeune, je ne savais pas dire non. Et à ce genre de gars, je disais oui. Pas parce que j'en avais envie, mais parce que j'avais peur de leurs réactions. Cela me vient de ma mère, quand elle me frappait, elle a distillé en moi cette peur horrible qui me figeait, qui paralysait mon kit de survie. Alors on me baisait dans la rue, comme un chien, comme une pute.


Cette rencontre fin janvier fut le catalyseur d'une dépression nerveuse qui me pendait au nez depuis les confinements. Je sentais mon moral s'enfoncer chaque mois un peu plus, notamment à cause de déceptions-trahisons sentimentales, mais je me relevais. Puis j'ai commencé à pleurer de plus en plus souvent, à voir ma phobie sociale s'accentuer, à picoler de trop pour oublier(sans succès), à penser tous les jours au suicide. Je ne réussissais à me lever que pour continuer en visio le spectacle de danse. L'ambiance était un peu tendue à la maison, la classe de ma fille était fermée à cause du covid, elle était donc ici à suivre ses cours sur tablette, mon homme donnait ses séances de psychologue sur ordinateur. Pour ne pas être un poids, je me suis replié dans ma coquille, dans mon coin. Je me suis isolé, principalement dans la chambre, à lire, manger une connerie de temps en temps, choyer ma miss conneries qui a eu quatre morsures à l'arrière-train et à la queue suite à une bagarre. Je m'allongeais, je regardais le plafond, je me souvenais, je réfléchissais et je pleurais. J'ai réalisé alors que les gens m'avaient tué. Que fréquenter la communauté lgbt a été la plus grosse erreur de ma vie, parce qu'elle m'a poussé à paraître ce que je ne suis pas, ce que je n'ai jamais été, qu'elle a généré en moi énormément de détresse. J'ai toujours voulu être quelqu'un de bien, quelqu'un de sérieux, un intello. J'ai une licence en

batmankiss

philosophie, mais tout le monde s'en fiche. Je lis beaucoup, mais on s'en fout. J'aime visiter les musées, les châteaux, aller à des conférences, des expositions, mais on s'en fiche. On s'en fiche parce que ce alex là est solitaire, pas très marrant. Moins marrant en tout cas que le alex gay à moitié pute qui se shootait pour sembler cool aux autres. Moins drôle que le alex non binaire avec ses fringues de nana.
Ce alex-là, je n'en veux plus jamais. Il me fait trop honte. Ce alex-là est un faux moi qui ne m'a apporté que de graves problèmes.
Que sont mes derniers souvenirs de la gay pride ? Un gars qui danse sur un abribus, en montrant bien en évidence au public son cul dans son pantalon moulant; une nana sur le char qui retire son t-shirt, laisse voir les seins nus, des gamines lesbiennes qui hurlent de désir sexuel refoulé en la mattant; 5 gars d'environ 18-20 ans qui font semblant de faire une orgie en disant à voix haute : "on s'encule, et on s'encule !!"; deux nanas hyper agressives qui m'ont à moitié insulté parce que j'ai osé leur demander où étaient les drapeaux arc-en-ciel. Les drapeaux arc-en-ciel, parlons-en, tiens, pas de quoi être fier. Les couleurs ne renvoient à aucune fierté mais à ce qu'il y a de plus pervers, de plus écoeurant : dans les années 70 ans, des bandanas de différentes couleurs (noir, rouge, jaune, bleu....) étaient portés par des gays qui spéficiaient chacun leur trip sexuel : telle couleur pour les scatos (ceux qui aiment les excréments), telle couleur pour les uros (ceux qui aiment l'urine), telle couleur pour les SM (ceux qui aiment se faire frapper), telle couleur pour ceux qui cherchent juste de la sodomie, telle couleur pour ceux qui voulaient juste du sexe oral... Et nous, on porte ce drapeau multicolore en parlant de "marche des FIERTES" ??? Mais où est la fierté?!

J'en suis Ă  un point aujourd'hui, je ne suppporte plus qu'un mec me touche, me regarde, me parle, autrement que s'il s'agit d'un contact purement professionnel. Le seul

t-photo5_gay1

gay à quoi j'autorise tout ça, c'est mon mari. Lui non plus n'a jamais aimé la communauté lgbt, il s'est aussi rendu compte de tout le mal (involontaire) qu'elle produit chez les jeunes homosexuels. On nous incite à prendre du poppers, c'est presque un rite d'initiation, cette drogue qui dilate l'anus afin de se faire sodomiser à fond comme dans un film porno. C'est ça, se sentir fier d'etre gay ? ...


J'ai écrit deux livres sur l'homophobie, je ne suis donc pas contre l'homosexualité. Mais la communauté lgbt ne veut pas entendre parler des viols de mecs perpétrés par des gays, le dénoncer est pour elle une façon de renforcer l'homophobie. Or c'est une réalité. Et une réalité d'autant plus douloureuse qu'elle n'est écoutée par personne. J'ai regardé des associations gays sur internet, mais aucune ne dénonce les violences entre gays.J'aurais aimé tenir d'autres propos moins sinistres sur les lgbt, mais je ne peux pas faire comme si je n'avais pas fait de mauvaises rencontres. La seule personne qui m'empêche de sombrer définitivement dans le cynisme, c'est mon homme. Lui pour qui sa bisexualité n'a jamais été un souci, lui dont la mère a été sexologue, n'a jamais été aussi vulgaire que bien des gays que j'ai rencontrés !
Le jour de la saint-valentin, j'ai beaucoup pleuré. J'ai éclaté en sanglots dans ses bras tellement je culpabilisais de l'avoir trompé aussi souvent. J'ai réalisé que le couple libre est une vraie connerie, au même titre que la communauté lgbt est une illusion pour s'épanouir individuellement. On m'a toujours poussé à collectionner les amants. On me disait : "regarde comme tu es canon, tu ne vas pas gâcher ton corps d'éphèbe avec un seul mec !" Et moi, je suis tombé dans le panneau. L'égocentrisme m'a fait me noyer dans la mare qui me renvoyait mon reflet, comme Narcisse. J'ai perdu mon énergie et mon temps avec des mecs dont j'ai à peine le souvenir alors que j'avais le bonheur chez moi, dans mon couple. Je m'en veux terriblement. Matthew est la seule personne qui me respecte comme je suis, il ne m'a jamais forcé à paraître plus pute que je ne le suis en réalité. Et aujourd'hui, je comprends que je ne peux pas vivre sans lui. S'il venait à mourir, je serai incapable de survivre à son absence. Avoir pleuré, et pleuré, dans ses bras le jour de la saint-valentin, m'a fait du bien. J'avais besoin de le toucher, qu'il me touche, je me suis senti vivant entre ses bras. Il est bien le seul à savoir me redonner le sourire.
J'aimerais tellement dire qu'il y a des valeurs homosexuelles, mais j'ai bien peur de me tromper. Les gays ne parlent que de cul : sucer, enculer. On dirait des putes, je ne veux plus être associé à eux. Je ne veux même plus qu'on me parle d'homosexualité. Je veux redevenir l'homme que j'aurais dû être si je n'avais jamais mis les pieds dans cette foutue et illusoire communauté. Puis aussi, j'ai beaucoup de mal à oublier cette relation destructrice que j'ai eue pendant deux ans avec un trans. Il a profondément bafoué ma confiance, sali la notion d'amitié. J'ai naivement cru que c'était une bonne personne, je ne le jugeais pas du tout sur sa transidentité. Et un jour j'ai compris la triste réalité de son comportement bizarre : il s'est servi de moi pour obtenir son changement d'état civil. Tout le temps qu'a duré la démarche administrative, il a fait semblant de m'apprécier, d'être mon ami, voire d'être amoureux de moi. J'y ai cru. J'ai envoyé mon témoignage au tribunal de justice, ce qui a pesé lourd dans son dossier et la décision judiciaire. Dès que la réponse a été positive, il a cessé le contact avec moi du jour au lendemain. Il n'avait plus besoin de moi. Il m'a complètement manipulé, il me faisait croire qu'il avait besoin de tendresse, d'humanité alors qu'en fait ce type est totalement sado-maso, qu'il se faisait tatouer le corps parce que l'aiguille l'excitait.. La fois où on a couché ensemble, on avait pas mal bu. Il m'a dit au lit : "vas-y, fais-moi mal". Je lui avais parlé des viols que j'avais endurés, il prétendait avoir de la compassion alors qu'en réalité ce que je lui racontais le faisait fantasmer. Il me demandait des détails sur ce qui s'était passé. Je suis écoeuré. Quand j'ai appris cet automne qu'il s'était fait agresser dans la rue par deux ados, je n'ai pas cillé. Lui aussi fait partie de ces salopards qui m'ont éloigné des lgbt. C'est bien triste à dire, mais je pense qu'il est représentatif des lgbt : violent, faux, pervers, prétentieux.


La seule chose qui m'aide à reprendre goût au quotidien, c'est qu'aurore soit venu me voir pour me dire qu'elle m'aimait et que j'étais un père pour elle. Je l'ai prise dans mes bras, embrassée sur les cheveux et j'ai pleuré. De joie,cette fois-ci. Je pense que mon homme a dû lui dire que je me sentais très mal, qu'aurore devait être plus gentille avec moi, mais son geste n'était pas emprunté ni superficiel. Merci ma aurore. ça ne doit pas être facile tous les jours pour elle de vivre avec deux pères...


humeur : triste

15 février 2022

jack london

Jack london est l'un des premiers auteurs que j'ai lus dans ma jeunesse. Il m'a toujours été présenté comme un romancier qui écrit des livres d'aventures pour adolescents. Il me semble que j'ai lu en premier "croc blanc". Or, à la lecture de cette biographie, je me suis rendu compte combien on a aujourd'hui édulcoré ses histoires, oublié ses messages politiques et philosophiques. Car jack london était avant tout un assoiffé de justice pour l'humanité, malgré des préjugés racistes propres à son époque. Il était Jack London par Fauconniertrès engagé dans le socialisme, tenant des propos revolutionnaires.Abandonné par son père et mal aimé par sa mère, il a développé une quête permanente de toute-puissance, quitte à être un peu trop proche du sur-homme de nietzche. C'est une personnalité autodidacte, qui a écrit une cinquantaine de livres en 15 ans de carrière littéraire, livres tirés de ses réflexions personnelles, de sa vie (la ruée vers l'or dans le grand nord, ses voyages à hawai, la piraterie, lectures effrenées).


J'aimerais bien lire Martin eden, un roman autobiographique. Et aussi celui oĂą il passe au crible son addiction Ă  l'alcool en mettant en garde contre ce vice.
C'est un auteur qui est avant tout un homme, avec ses contradictions, ses extrêmes, ses faiblesses et ses forces incroyables. D'une enfance miséreuse, il a réussi à forger lui-même son destin, au point de développer une vision athée de la vie. Puis surtout, jack london est une sorte de henri david thoreau, prônant le retour aux vraies valeurs de la terre sauvage. Pour lui, le bonheur est à rechercher loin des villes industrialisées.


On ne sait pas s'il s'est suicidé ou non, mais vers 40 ans il avait des douleurs terribles, beaucoup de rhumatismes, des migraines, les jambes enflées, un coeur défaillant... Il se calmait avec de l'opium, de l'alcool, après avoir été très mal soigné à l'hôpital par des médecins qui lui ont donné un traitement à base ... d'arsenic, ce qui a évidemment empoisonné ses organes et ses nerfs.

J'ai aimé me plonger dans ce livre. Plus qu'un livre, c'est l'histoire d'un homme. Je l'ai refermé avec une certaine tristesse, comme si j'avais perdu un compagnon.En tout cas, je suis content d'avoir redécouvert les messages profonds de ses romans, qui ne sont pas à simplifier en histoires d'aventures pour ados. Son message principal au travers de ses histoires à rebondissements, c'est que l'homme ne peut se dégager de la tyrannie de la société, briser ses chaînes de l'esclavage de la pauvreté, qu'en retournant vivre auprès de la nature. J'ai aimé découvrir un jack london en quête de vrai, d'authentique.


"Pour les gens de son espèce, issus de la classe ouvrière, le seul salut est d'apprendre, d'accéder au savoir pour ne pas rester dans le camp des victimes".

8 février 2022

"leur indifférence est humiliante"

Si je devais choisir une phrase pour décrire ce que je ressens au tréfonds de moi, ce serait celle-ci.

Le jour où j'ai posté l'article sur l'autobiographie d'asia argento, je suis allé sur son instagram et je lui ai laissée un message en disant que j'avais aimé son message de courage, que je lui souhaitais de vivre sans tourments sur son île bien-aimée, que je l'aimais. Elle m'a répondu peu de temps après en me mettant un petit coeur et en écrivant "merci, de tout mon coeur". Autant dire que j'avais un sourire béat devant mon écran ! Mais ça m'a fait mal aussi, parce que j'ai réalisé que les anonymes sont bien souvent plus prétentieux que les stars. Asia, qui est une star internationale, trouve le temps de me dire merci avec sincérité, tandis que mes prétendus amis n'ont pas le temps de prendre de mes nouvelles ou de répondre à mes mails. Pas un ne me remercie quand je suis franc avec eux.


S'il y a une chose qui me rebute complètement, c'est l'indifférence car c'est la plus grande des violences. J'ai grandi dans l'indifférence de mes parents, et elle continue de me poursuivre, comme une malédiction. J'ai beau avoir des propos sympas, on me trouve "bizarre", genre "c'est quoi ce taré qui dit qu'il m'aime bien ??" Si je suis bizarre parce que les autres sont monstrueux d'indifférence, alors je préfère rester bizarre. Au moins, je garde mon humanité. L'indifférence est devenue chose banale aujourd'hui, les gens ne se regardent plus dans les yeux, ils disent "ça va ?" comme des robots, préfèrent matter leurs iphones plutôt que d'avoir une discussion intéressante avec autrui. Autrui n'existe plus. Il y a vraiment un problème avec les gens. Ah, ça ne plait pas quand je dis ça, mais n'empêche que j'ai raison : en quoi est-ce normal de ne pas répondre à un email, de ne pas demander comment je vais, de ne pas relever quand je dis que j'ai des soucis personnels, ne pas me regarder franchement dans les yeux ? C'est genre "toi, tu n'existes pas vraiment pour moi". Combien de fois des inconnus m'ont sorti : "si tu avais eu l'intelligence de ..." comme si j'étais le roi des crétins. Les gens se prennent pour des starlettes depuis qu'ils sont tous sur les réseaux sociaux et vraiment ça me met en colère parce qu'on déshumanise sciemment, volontairement, les rapports humains. Et quand on a le malheur d'avoir un coeur qui recherche le vrai, l'authentique, on se heurte à des murs qu'on a envie de démolir. Merde à la fin, c'est humiliant cette situation. Quand est-ce que les gens cesseront d'être indifférents dans cette société où on consomme les autres comme des cannibales et où on prend tout le monde pour des déchets ?! Putain, qu'est-ce qu'on se sent seul dans cette société d'indifférence !

7 février 2022

good news

Bonne nouvelle, tout à l'heure j'ai vu le phlébologue à la clinique et il m'a dit que comme je n'ai pas fait de phlébites depuis plusieurs années et que je tolère bien le médicament, je pourrai peut-être cesser le traitement l'année prochaine. Alleluia !
Par contre, en sortant j'ai vu dans la rue un cradingue de service qui, en passant juste à côté de moi, a jeté sa morve par terre, a craché et a toussé de manière dégueulasse. Heureusement que je portais mon masque ffp2, mais je me suis quand même douché entièrement en rentrant chez moi pour éviter d'attraper le covid. Contrairement à ce que prétend le gouvernement, je ne pense pas que pire soit derrière nous. Je ne suis pas du genre à enlever le masque dans la rue ou dans les endroits fermés.

1 février 2022

Asia argento, biographie

Je ne pouvais pas ne pas lire cette autobiographie, tout simplement parce que j'aime cette artiste depuis que j'ai 17 ans. Je l'ai découverte dans le téléfilm "les misérables" avec clavier et depardieu, j'ai flashé sur elle : je l'ai trouvée magnifique tant physiquement que dans son rôle. Avec mylène farmer, elle fait partie de ces artistes qui Image d'une page de livre. Cliquez pour afficher l'aperçu.jalonnent ma vie depuis longtemps, comme des sortes d'amis. Et lire son livre fut pour moi une compagnie appréciable. Au début, j'avoue, je trouvais son écriture assez vulgaire, mais elle avait l'excuse d'avoir entamé le récit pendant une sévère dépression nerveuse. Plus les chapitres passent, plus on sent un effet cathartique, une prise de recul à l'égard de ses traumatismes. Son message ? Ne jamais baisser les bras et toujours se relever le plus vite possible quand on tombe à genoux.
Ce que j'aime chez asia argento, c'est sa capacité à rechercher l'authenticité dans sa vie, ses relations.


Je suis content d'avoir lu ce livre car, enfin, j'ai pu découvrir la véritable asia. La femme. La personne. Il y a tant et tant de conneries racontées sur son compte dans les médias que j'avais beaucoup de mal à trouver des interviews d'elle qui me permettent de la comprendre. Je ne suis pas un "fan", disons que j'aime cette femme, tout simplement. J'aime ce qu'elle dit. Je me souviens d'une interiew donnée juste après la sortie de "scarlet diva", elle disait qu'elle aimait les trois couleurs or, noir, rouge, et qu'elle aimerait faire du porno mais en plus métaphysique. Elle a été sévèrement jugée parce que les scènes de sexe de sont pas simulées, asia argento recherchait le vrai dans les comportements humains.

Dans le livre, elle parle de Metoo et de tout ce qui hélas en a découlé de négatif dans sa vie. Je me souviens, je la suivais presque tous les jours sur twitter et instagram quand elle se faisait insulter par les gens sur twitter, qu'elle a perdu anthony bourdain, que son amitié avec rose macgowan s'est rompue, que certains l'ont traitée de pédophile à cause d'un acteur qui lui soutirait de l'argent en ayant inventé une histoire pathétique. Je me souviens d'une image sur instagram qui m'avait alerté : on la voyait de façon totalement déformée, presque morbide, on aurait dit une sorcière, avec en hashtag "suicide". Je me souviens aussi de ce que m'avait dit sa mère, à qui elle disait sur twitter "bonjour maman amour" : "la joie, toujours la joie", peu de temps avant de faire son avc. J'avais conseillé à asia argento de dire ses vérités dans une autobiographie, eh bien voilà elle l'a fait, j'en suis ravi. J'ignorais qu'elle avait souffert de fibromyalgie, qu'elle avait été alcoolique jusqu'à récemment, qu'elle avait été clairement toxicomane pendant sa jeunesse, que son film "le livre de jérémie" est basé sur une supercherie (le roman de j t leroy a été présenté comme le témoignage de l'auteur, enfant d'une prostituée, qui s'est lui-même vendu dès son plus jeune ; l'auteur se faisait passer une femme trans alors qu'en réalité c'était une actrice qui a dupé tout le monde, son témoignage n'est en vérité qu'une simple fiction). Le chapitre que j'ai préféré ? Celui où elle raconte son amour pour l'île de sa jeunesse, là où elle se sent bien, enfin elle-même, loin des tourments, et de son lien avec pietro le pêcheur aux yeux verts.


Je trouve cette femme attachante, pleine de bon sens,  bien loin du starsystem Ă  la con. A la fin du livre, on la sent plus apaisĂ©e.
Contrairement Ă  l'autobiographie de rose macgowan, asia argento ne parle pas exclusivement de son rapport aux hommes, mais plus largement de son rapport Ă  la vie. Il y a assez peu de phrases dans lesquelles je me suis reconnu, dont celles-ci :


" Je suis trop ou trop peu, c'est le grand problème de ma vie, le résultat de son énorme déséquilibre intérieur.Pendant des années, on m'a fait croire que j'étais nulle, zéro, que je ne valais rien. Et puis, tout à coup, le succès m'a arrachée à l'anonymat (...)Un paradoxe inoui pour une personne comme moi, honteuse du moindre souffle qu'elle vole au reste du monde. Je suis et je demeure la fille la plus timide et la plus seule que je connaisse, et en même temps un simulacre exagérément vaniteux dont je me sers pour provoquer, me protéger et me venger de ceux qui veulent me rendre muette et faible. C'est désormais cette dichotomie qui me distingue, et maintenant c'est trop tard. Je ne pourrai plus jamais me débarasser de cette fausse moi, comme une chemise trop serrée sans laquelle je me sens nue".


"La seule manière d'affronter les traumatismes de l'enfance, c'est de mettre ses ressentiments de côté et de pardonner."


"La musique me tenait compagnie, me défoulait, séchait mes larmes. Elle m'a toujours soutenue et inspirée, et elle continue de le faire. La musique est un don qui ne cesse jamais de donner. Elle m'a fait voir les films les plus beaux de ma vie. Parce que, lorsque j'écoute de la musique, en réalité, je la vois ,je vois des images, des plans, des voyages oniriques, une force capable de me transporter en-dehors de moi-même, de ma frivolité et de ma mesquinerie. La musique m'élève, m'envahit, m'obsède."

ImageImageImageImageImageImageImageImageImageImageImageImageImageImageImageImage

Anatomie d'un coeur sauvage  ? Je dirais plutĂ´t "anatomie d'un coeur humain". Simplement et profondĂ©ment humain.

30 janvier 2022

"j'aime toucher"

J'aime toucher les meubles, en sentir les aspérités du bois, parce qu'ils me rappellent les accrocs que j'ai dans le coeur.
J'aime toucher les corps, parce que j'y vois un dialogue que nul ne me donne autrement.
J'aime toucher les visages,tenir les mains et poser mes mains sur les épaules dans une amitié un peu béate , un peu naive d'un homme qui serait resté un peu enfant.
J'aime toucher les vêtements, me repaître de leurs tissus, parce que c'est une magnificience qui me nourrit.
J'aime me bercer de musique, et toucher les paroles que j'entends, parce qu'elles pénètrent mon âme si troublée.
J'aime que la pluie me touche de sa fraîcheur, parce qu'elle me rend vivant, réceptif à la moindre parcelle d'existence et de lumière.
J'aime entendre des rires à gorge déployée, sincères, honnêtes, francs, parce qu'ils me touchent, enfin, comme s'ils nettoyaient ma peau de leurs scories.
J'aime toucher les pages d'un livre, parce qu'ils sont mes amis, leurs histoires sont mes compagnes de route.
J'aime toucher l'encre de mon stylo, les doigts tachés de la poésie couchée sur papier, parce qu'elle est l'incarnation de mon ressenti, du moment présent que je ne pourrai plus jamais recommencer.
J'aime pleurer, parce que mes larmes sont la présence de mon âme, de ce que je suis et que les autres ne voient pas.
J'aime chanter quand je sens ma voix vibrer dans ma gorge, parce que je ne fais qu'un avec la musique, cette sensation d'ultime présence au monde et à moi-meme, comme si je pouvais pénétrer de mes mots chantés la réalité, comme si mes souvenirs chantés pouvaient pénétrer dans le coeur des autres, partout, en même temps, dans une unité.
J'aime danser, parce que je touche le ciel, que les étoiles entendent mes pleurs, tous ces combats que j'ai menés, tous mes naufrages, danser comme une toupie qui ne finirait jamais de tourbillonner, comme une ivresse sans aboutissement, comme un appel d'âme qui serait enfin compris. Et pardonné.

 

 

 

30 janvier 2022

"tu ressembles à ta mère"

En ce moment, je ne suis pas ce qu'on appelle de bonne humeur. J'ai des humeurs fluctuantes: parfois agressif, parfois triste au point de sangloter, ensuite indifférent. Il faut dire que je picole pas mal, ce qui n'arrange pas ma stabilité émotionnelle. J'ai l'impression que dans ma tête c'est la roulette russe, un jour j'ai la chance de me sentir bien et je me vois un avenir, le lendemain je me sens noir à l'intérieur.
Je me sens ainsi depuis que aurore m'a dit (innocemment ?) que je ressemblais à ma mère. Elle m'a dit ça sur un ton badin, comme si c'était une évidence. Si elle n'avait pas été ma fille, je l'aurais giflée. Il n'y a rien de pire pour moi que de me dire que je ressemble à ma mère. Physiquement, je sais que je lui ressemble : même cheveux foncés, même nez, même bouche, même minceur. Mais j'ai toujours fait en sorte de ne JAMAIS ressembler à ma mère mentalement. D'ailleurs, je ne la considère plus comme une mère, elle est pour moi une inconnue depuis des années. Elle a passé son temps à m'humilier, me rabaisser. Sa violence, quand elle n'est pas physique, est verbale. Et toujours ciblée contre moi. Sympa avec ma soeur, sympa avec mon frère, mais moi je n'ai droit qu'à des réflexions méchantes ou indifférentes qui me font sentir son mépris.
Je n'ai jamais compris pourquoi elle est comme ça avec moi. Qu'est-ce que j'ai qui lui inspire une haine pareille ? Elle a projeté sur moi ses ambitions déçues, mais je l'ai déçue comme à chaque fois que j'ai entrepris quelque chose. Notre médecin de famille m'avait prévenu, jadis : il m'avait avoué qu'elle exagérait sa douleur pour attirer l'attention sur elle. Ma mère est avant tout une paresseuse et une égoiste forcenée. Elle a toujours été bizarre avec moi, malsaine, ambigue. Plus d'une fois, j'ai eu l'impression qu'elle faisait des crises de jalousie et qu'elle faisait tout pour que je perde le peu d'amis que j'avais. Et ça a réussi. Et son obsession pathologique sur ma beauté, ses gestes déplacés qui me font encore cauchemarder à presque 40 ans. Une mère qui met ses mains aux fesses de son fils en disant "tu me plais... mais non je rigole !", se frotte sexuellement contre son gosse de 7 ans qui vient faire un câlin dans le lit, moi j'appelle ça une détraquée, une incestueuse refoulée.
Depuis que j'ai 7 ans, j'ai peur d'elle. C'est l'âge où j'ai commencé à faire des cauchemars à son sujet, je la voyais droguée, hagarde. Aujourd'hui, quand je rêve d'elle, c'est toujours avec une grande violence, en général je revis en rêve des scènes de dispute qui ont réellement eu lieu il y a dix ans.
Ma mère ne me frappe plus, parce qu'elle sait que je peux rétorquer. Je ne suis plus l'enfant chétif de 12 ans qu'elle insultait et giflait au point de lui faire éclater la lèvre. Il y a quelques années, je lui ai demandée de reconnaître devant mon père, ma soeur et mon frère, qu'elle m'avait maltraité. Elle a éclaté de rire.
J'ai toujours eu peur de lui ressembler. C'est comme si j'avais peur de l'hérédité qu'elle m'a légué. Peur du poison qu'elle a insinué en moi. Je me suis toujours battu contre moi-même, en étant l'opposé de cette femme, en gardant le sourire, en étant gentil avec les autres. Mais j'ai une violence au fond de moi que j'ai du mal à réfréner, une violence que je préfère retourner contre moi. Comme si elle m'avait insufflé sa haine, sa folie. Comme si, au final, c'était la seule chose qu'elle m'avait donné.
Ma mère est dépressive depuis longtemps. Elle a des périodes heureuses, d'autres malheureuses. Son esprit est profondément instable, puéril. Elle n'a jamais acquis la maturité d'une adulte. A 16 ans, elle me faisait honte et pitié. Je l'ai pourtant aidée, j'allais chercher mon frère à l'école, lui donnait son goûter, faisait faire ses devoirs à ma soeur, mais elle n'a jamais voulu le reconnaître, elle a préféré m'humilier sans cesse en disant que je pourrissais tout...Je parle de cette situation affreuse dans une partie de mon roman "la destinée du cygne noir".
Aujourd'hui, j'ai l'impression qu'elle essaye de se racheter une conduite avec aurore. Ou de l'acheter avec des vêtements de luxe, je ne sais pas. Ne manquerait plus qu'elle cherche à évincer ma fille et mon mari (ce qu'elle a déjà tenté) de ma vie, ce serait le coup de grâce. Elle en est capable. Qu'aurore m'ait dit que je ressemblais à ma mère comme si c'était une évidence a ravivé des souvenirs houleux, boueux, sales, douloureux, je n'arrive pas à y faire face. Je noie cette tristesse dans une bouteille de vin. Tous les deux jours environ.Je sais que j'ai le même attrait pour le luxe que ma mère, que j'ai une tendance à la déprime et à la violence... Et si ma fille avait raison ?

Publicité