ma vie et moi (gay, père, lecteur, danseur, écrivain)

vendredi 12 août 2022

black river meadow

J'ai découvert cette mini série sur youtube. Elle est ... étonnante.
C'est david gareth lloyd qui l'a crée. Il joue également dedans. C'est l'acteur qui interprétait ianto jones dans torchowood. 
Cette série est faite avec de petits budgets, il n'y a aucune parole, la musique ramenée au strict nécessaire pour garder le spectateur en haleine. L histoire est très simple : un couple enterre vivante leur petite fille dans une cheminée, plus tard un homme découvre sa présence mais la gamine est une morte-vivante ; il la nourrit, mais elle finit par lui arracher des doigts. 
Le décor est sommaire, le scénario aussi, les effets spéciaux minimalistes, mais je trouve que c'est quand même une réussite dans la mesure où tout passe par les expressions du visage, l'attitude et les plans cinématographiques. J'aime ce genre de mini série d'auteur, ça montre la créativité et l'autonomie de l'acteur -réalisateur. J'apprécie quand on voit le travail technique qui a été effectué, la mise en scène, les costumes, les attitudes théâtrales, ça permet de se rendre compte que le cinéma est avant tout un métier d'art, pas un star system.

 

 

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mon livre est en promotion

 

Mon livre "le requiem du danseur" est en promotion, 3 euros au lieu de 8 euros.
J'ignore si je dois m'en vexer ou m'en réjouir, mais  c'est une bonne nouvelle pour les lecteurs, donc n'hésitez pas !

Pour ceux qui ne savent pas de quoi il retourne, je résume. Ce roman est une double histoire : celle de camille, un jeune homme qui vit plutôt mal son homosexualité et tombe dans la drogue pour oublier ses amants violents ; d'autre part géraldine, une très jeune fille qui se destine au patinage artistique de haut niveau, mais son identité féminine la complexe beaucoup. Ce roman parle de la transidentité et de l'homophobie. Je l'ai mis dans la catégorie "érotique", mais il s'agit davantage de sensualité que de vulgarité. J'ai tenté d'aborder, en me fiant à mon propre vécu, le sujet du viol et de l'identité trouble. J'ai écrit ce texte pour les jeunes qui ont du mal à accepter l'homosexualité, mon objectif est de sensibiliser sur la dérive du communautarisme gay (drogue, viol, orgies, suicide)  tout en souhaitant m'adresser à un public large afin de mettre en lumière le mal-être qui existe encore chez beaucoup de jeunes homosexuels.

Le requiem du danseur - Alex N.

2003, Paris. Camille est un jeune homme gay en quête d'amour et d'identité. Nous suivons ses tribulations extrêmes au travers d'un texte érotique et noir, avide de poésie désespérée et de sensations émoustillantes, qui oscille entre drames humains et scènes de sexe. Cet ouvrage aborde les suj...

https://www.decitre.fr

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mercredi 10 août 2022

torchwood

J'adore cette série. Dès que je rentre après le boulot, hop je me mets devant torchwood.
C'est la suite de la série anglaise "the doctor who", j'adore son humour décalé, à froid. J'aime torchwood, parce que les dialogues sont savoureux, irrévérencieux et intelligents. Je suis surtout fan de john barrowman,  l'acteur qui incarne le capitaine jack harkness. Il a quelque chose de terriblement sexy, attirant. Cet acteur est d ailleurs ouvertement homosexuel et lutte pour les droits lgbt. Il me fascine. J aime aussi que l'acteur ne soit pas un gamin, il a 40 ans à l'époque du tournage.
Un jour, j'ai entendu asia argento dire que réaliser un film, c'est tomber amoureux des personnages. Avec cette série, c est vrai : j'aime jack harkness. Savoir qu'il est réellement gay rend son personnage encore plus crédible. Pour un peu, je crois que je banderais dès qu'il parle.
Cette série fantastique aborde l'homosexualité  sur un ton badin, c'est toute sa force et son originalité, selon moi.

J'ai toujours eu besoin de m'identifier à des personnages de série, afin de m'affirmer. Comme si les personnages de tv m'aidaient à développer mon identité homosexuelle. Barrrowman est un de ces gays provocateurs qui m'ont jadis aidé à assumer ma différence. Il a écrit son autobiographie "anything goes", j'aimerais bien la lire un de ces jours. En attendant, je savoure les photos...

   Joyeux… John Barrowman | Roijoyeuxhttps://www.rostercon.com/wp-content/uploads/2017/08/John-Barrowman-convention-36.jpgJohn Barrowman and Scott Gill - Accueil | FacebookSunday with John Barrowman: 'We have a cocktail or two at 5pm in the pool' | Sunday with… | The GuardianDavid Tennant Tom Felton John Barrowman et Jennifer Morrison, la journée des panels ! - nokinstars.overblog.comFACTS Pride Story : John Barrowman soutient un cosplayer dévoiléBilletterie et concerts de John Barrowman en 2022 2023 | Wegow France

 

 

John Barrowman Official Website

LIVE APPEARANCES John will be at Tampa Bay Comic Con this weekend, 29-31 July. Colorado Springs will host their Comic Con at the Broadmoor World Arena in August. John will be there on 20-21 August.

https://johnbarrowman.com

 

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lundi 8 août 2022

Guillaume

Je rêve régulièrement de ce gars. Pourtant, cela fait bien longtemps que nous avons perdu le contact. Dans mes rêves, il est comme dans mes souvenirs, il n'a pas veilli.
Nous nous sommes connus à la sorbonne. Il avait un côté gentleman, toujours bien habillé, il parlait posément, était très intéressant, il lisait énormémement. Il nous arrivait de nous asseoir sur les marches du "perron" de la cour pavée, et de discuter pendant deux heures d'affilée. On fumait clope sur clope, on riait beaucoup. Puis on filait dans un bar continuer notre discussion. Je le trouvais adorable. J'avais bien deviné que je lui plaisais, il y avait souvent de l'excitation dans son regard quand je le fixais dans les yeux. Je ne le provoquais pas, nous étions amis. Et comme de son côté il n'a pas osé me faire d'avance ou faire le moindre geste , par galanterie je suppose, on en est restés là. Puis un jour, il a commencé à merder.


Il m'avait invité à un spectacle de soral. Comme un con, j'ignorais qui c'était, j'avais accepté l'invitation. Mais je me suis dessisté quand j'ai su que soral était un type d'extrême droite qui utilisait le théâtre comme propagande. Guillaume avait été élevé par sa grand-mère, ses parents étaient trop égoistes pour l'aimer. Son père était kabyle, mais guillaume semblait renier son origine orientale, il voulait "être plus français que les français". Il prenait de la drogue, beaucoup. Du speed, de la coke, de l'héroine, du lsd, de l'ecta...Il a failli être viré du logement étudiant tant il foutait le bordel. Il ne savait même pas cuisiner un oeuf au plat. Il est complètement parti dans ses délires, il avait des attitudes maniaques, il ne supportait pas de déplacer une bouteille d'eau à tel endroit par exemple. Il a été hospitalisé, il pensait avoir un cancer.Comme il n'avait pas de mutuelle étudiante, il a dû payer 3000 euros. Il devenait aussi créationniste.


Un jour, on s'était donnés rendez-vous, mais comme à l'époque j'étais du genre vélléitaire, je posais souvent des lapins. Je ne suis pas venu au rdv avec guillaume, il a complètement psychoté, il a été voir les flics en disant que j'avais été kidnappé. Une autre fois, j'ai reçu de lui un email aberrant où il me disait qu'il s'était enfui d'un hôpital psychiatrique, qu'il voulait venir me voir pour jouer au tennis avec moi.
Guillaume, c'est le genre de gars qui a mal fini à cause de la drogue dure. Il est devenu un "légume". Mes amis de fac étaient tous ainsi. On se droguait beaucoup. Je ne fréquentais que des parias.


Si je rêve souvent de lui, c'est probablement parce qu'il me manque. Il était le seul à prendre de me nouvelles. On avait été ensemble à un concert de marylin manson. Il me plaisait bien. C'était un homosexuel refoulé, qui n'assumait pas ses attirances sexuelles ni ses origines ethniques. En plus, il était antisémite, il a fini par devenir néo-nazi. Le jour où j'ai appris qu'il mattait des vidéos sur internet représentant des juifs squelettiques dans les camps de concentration pour "le plaisir", j'ai manqué de perdre connaissance. Heureusement qu'il y avait eu un pilier derrière moi, sinon j'aurais défailli. En rentrant chez moi, j'ai pleuré.


Souvent, ma soeur m'a dit et repété que mes "amis" de l'époque n'étaient que des paumés. C'était vrai. Des paumés, et malgré tout des gens vrais. Des gens avec qui je pouvais discuter, éclater de rire. Mais ils ont descendu la pente raide vers l'enfer. Tandis que moi j'ai survécu à la drogue dure. Je suis parti vivre au québec pour fuir cette zone de paris, mais au fil des ans je me suis rendu compte que je n'arrive pas me voir comme quelqu'un de bien. D'ailleurs, les gens "bien" ne m'aiment pas, je ne suis jamais assez intéressant ni assez cultivé, ni assez poli, ni assez sérieux ni assez pertinent ni assez respectueux pour eux . J'ai essayé de modifier mon comportement, devenir un mec bien, responsable et tout le tralala. Mais une part de moi est toujours restée paria, zonard. Je n'étais pas comme ça quand j'étais enfant, j'étais sérieux, gentil, serviable, obéissant. Mais maintenant j'ai docteur jekyll et mister hyde en moi. Un côté qui picole, qui aimerait reprendre de la coke s'il en trouvait, et en même temps un côté qui voudrait rentrer dans les rangs pour être respecté.


Je crois dans le fond que ces parias me manquent cruellement. Je me sentais libre avec eux, ils ne me jugeaient pas, parce qu'ils savaient quelle peine ça faisait d'être sans cesse montrés du doigt par les autres.
ça veut dire quoi être quelqu'un de bien, normal ? Je me vois toujours comme le vilain petit canard, celui qui ne sera jamais qu'un type boiteux et souffreteux. Comme cet étudiant qui s'est enfoncé une pique dans le pied au cimetière du père lachaise, la nuit, parce qu'il marchait pieds nus sur le sol complètement défoncé au lsd. Comme ce type qui marchait la nuit dans les rues de paris, rencontrant des prostitués qui l'abordaient, défoncé tous les jours au canabis, les dents jaunes pourries. Comme guillaume. Est-ce la psychiatrie qui m'attend ?

 

 

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lecture

« la lecture de tous les bons livres est comme une conversation avec les plus honnêtes gens des siècles passés qui en ont été les auteurs ». DESCARTES

"Dans la lecture, l’amitié est soudain ramenée à sa pureté première. Avec les livres, pas d’amabilité. Ces amislà, si nous passons la soirée avec eux, c’est vraiment que nous en avons envie. Eux, du moins, nous ne les quittons souvent qu’à regret." PROUST

 

Quand j'étais au lycée, certains élèves me reprochaient de ne parler que de livres. Je lisais tout le temps, dès que j'avais un moment. Je m'oubliais dans la lecture, j'oubliaisRésultat de recherche d'images pour "sur la lecture proust images" le quotidien, la réalité. Je me plongeais dans des classiques qui me donnaient l'impression de m'élever intellectuellement. Comme on ne me prenait pas au sérieux à l'école, comme chez moi on me rabaissait constamment, je fuyais le réel par l'imaginaire pour retrouver ma dignité. Aujourd'hui encore, quand je me sens mal, je me plonge dans un livre. Pourquoi ? Parce que les livres ne me jugent pas, contrairement à bien des gens. Lire m'a sauvé, et me sauve encore, de la dépression.
Lire fait partie de ma ligne de conduite, cependant aujourd'hui il est très difficile de trouver des personnes qui aiment vraiment lire. J'ai rencontré des "boulimiques de livres", des gens qui lisaient un bouquin en deux heures, sur écran exclusivement, sans rien avoir à en dire après l'avoir fini. Or, pour moi être lecteur consiste avant tout à prendre le temps de s'imprégner des phrases, des mots de l'auteur. On y réfléchit pendant plusieurs jours, on en rêve la nuit, on aime les personnages. De cet état d'esprit, je ne peux plus du tout en discuter avec quiconque désormais.


Les blogs littéraires, d'ailleurs, m'ont déçu, parce que ça sent l'industrie du bouquin. Je me demande souvent comment ces personnes font pour écrire des articles tous les jours ou presque : le livre ne semble être qu'un produit de consommation comme un autre, cela m'attriste. Ce que je reproche aux blogs littéraires, c'est leur désolante "objectivité", je n'y vois presque jamais la trace d'émotions ou pensées personnelles, je ne découvre pas l'empreinte que le livre a eu sur le lecteur. C'est triste de rester aussi froid, aussi extérieur. Pour moi, lire est un moment d'amitié, une intimité, une compagnie qui nous apprend quelque chose, nous fait évoluer, grandir, nous interroge.
J'ai été surpris, et ravi, de découvrir cet essai sur la lecture. Marcel Proust définit la lecture comme l'impulsion d'un autre esprit au sein de notre solitude. Elle est salvatrice quand elle nous incite à retrouver la puissance de penser par nous-même et de créer, mais elle peut être dangereuse quand l'esprit reste dans sa paresse et trouve dans la lecture une sorte de plat cuisiné tout prêt qui ne nous pousse plus à la recherche de la vérité comme idéal.


Cet essai est une formidable aubaine pour réfléchir sur notre rapport au livre. Actuellement, nombreux sont les gens qui préfèrent matter passivement leurs iphones plutôt que de rester seuls avec un livre papier qui les enrichit intérieurement. Les gens lisent de moins en moins, se cultivent de moins en moins. Non que je me prenne pour un exemple de grande culture, mais je suis curieux et autodidacte, j'aime découvrir, apprendre. Quand je faisais mes études en philosophie à la sorbonne, j'aimais tout spécialement aller à la bibliothèque des livres rares, un coin peu connu des étudiants découvert au hasard de mes déambulations dans les rayons et couloirs. On ne pouvait pas emprunter les livres, qui étaient présentés sur des coussins rouges, comme des objets précieux. Quand j'étais en salle de cours, j'aimais lever la tête et voir ces rangées de livres anciens derrière des vitrines, des exemplaires usés de descartes, aristote, kant...Cela me rassurait de voir tous ces ouvrages , je me connectais à leur contenu, à leur amitié, à ce qu'ils me donnaient. Or, aujourd'hui, on lit pour se vider la tête avec des romans de gare qui finissent à la poubelle tant les mots de l'auteur sont creux voire repoussants. Ma personnalité s'est constuite avec les livres, mais désormais, parfois, je me sens déconstruit par cette absence d'intérêt et d'amour envers les livres.
ça m'a fait du bien de m'imprégner de cet essai sur les livres, je me sens moins seul.


"ce livre, ce n’était que cela ? Ces êtres à qui on avait donné plus de son attention et de sa tendresse qu’aux gens de la vie, n’osant pas toujours avouer à quel point on les aimait, et même quand nos parents nous trouvaient en train de lire et avaient l’air de sourire de notre émotion, fermant le livre, avec une indifférence affectée ou un ennui feint ; ces gens pour qui on avait haleté et sangloté, on ne les verrait plus jamais, on ne saurait plus rien d’eux."
"la lecture est exactement une conversation avec des hommes beaucoup plus sages et plus intéressants que ceux que nous pouvons avoir l’occasion de connaître autour de nous."


"ce qui diffère essentiellement entre un livre et un ami, ce n’est pas leur plus ou moins grande sagesse, mais la manière dont on communique avec eux, la lecture, au rebours de la conversation, consistant pour chacun de nous à recevoir communication d’une autre pensée, mais tout en restant seul, c’est-à-dire en continuant à jouir de la puissance intellectuelle qu’on a dans la solitude et que la conversation dissipe immédiatement, en continuant à pouvoir être inspiré, à rester en plein travail fécond de l’esprit sur lui-même."


"Il est cependant certains cas, certains cas pathologiques pour ainsi dire, de dépression spirituelle, où la lecture peut devenir une sorte de discipline curative et être chargée, par des incitations répétées, de réintroduire perpétuellement un esprit paresseux dans la vie de l’esprit. Les livres jouent alors auprès de lui un rôle analogue à celui des psychothérapeutes auprès de certains neurasthéniques."


"Il devient dangereux au contraire quand, au lieu de nous éveiller à la vie personnelle de l’esprit, la lecture tend à se substituer à elle, quand la vérité ne nous apparaît plus comme un idéal que nous ne pouvons réaliser que par le progrès intime de notre pensée et par l’effort de notre cœur, mais comme une chose matérielle, déposée entre les feuillets des livres comme un miel tout préparé par les autres et que nous n’avons qu’à prendre la peine d’atteindre sur les rayons des bibliothèques et de déguster ensuite passivement dans un parfait repos de corps et d'esprit."


" À vrai dire, le fait que des esprits supérieurs soient ce que l’on appelle livresques ne prouve nullement que cela ne soit pas un défaut de l’être ; la lecture est une amitié. Mais du moins c’est une amitié sincère, et le fait qu’elle s’adresse à un mort, à un absent, lui donne quelque chose de désintéressé, de presque touchant. C’est de plus une amitié débarrassée tout ce qui fait la laideur des autres."


"la lecture et le savoir donnent les « belles manières » de l’esprit. La puissance de notre sensibilité et de notre intelligence, nous ne pouvons la développer qu’en nous-mêmes, dans les profondeurs de notre vie spirituelle. Mais c’est dans ce contact avec les autres esprits qu’est la lecture, que se fait l’éducation des « façons » de l’esprit."

 

Ce livre est gratuit ici :

 

 

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mercredi 3 août 2022

mes romans gays

J'ai décidé de proposer mon roman "le requiem du danseur" au prix du roman gay 2022. Non que j'espére détenir ce prix littéraire, mais c'est le meilleur moyen d'être lu. Je vais envoyer ce même ouvrage ,ainsi que "la destinée du cygne noir", à la bibliothèque du centre LGBT de paris. Je me suis rendu compte que beaucoup de bibliothèques et librairies généralistes sont frileuses quant à avoir des romans gays dans leurs rayons. Est-ce justifié ou de la discrimination ? Pour ma part, j'ai voulu publier des romans qui abordent l'homophobie et ne ciblent pas exclusivement un public gay. Il y a des scènes de sexe, oui, mais mon but n'a jamais été d'être vulgaire. Comme je ne veux plus mettre les pieds à la gay pride qui, à mes yeux, est devenue un lupanar géant, je préfére militer à ma manière, c'est à dire en écrivant. J'espère que mes deux romans sauront trouver des lecteurs ouverts. Je sais qu'il y a déjà eu des ventes, mais mon objectif n'a jamais été de publier des "livres vendeurs", au contraire je mise plutôt sur une certaine sensibilité, voire un humanisme, pour tenter, dans une moindre mesure, de faire avancer les mentalités au sujet de l'homosexualité. D'ailleurs, j'ai écrit en pensant être lu par des jeunes. Mon rêve, c'est d'être lu, tout simplement. Lu, compris, entendu, aimé si possible. Et, dans l'idéal, devenir un roman de référence sur le thème de la transidentité et du viol d'homme. Comme on ne m'écoute pas quand je parle de cela, j'ai décidé de témoigner en écrivant.
C'est un honneur que mes ouvrages se retrouvent à Beaubourg.

destinée du cygne noir alexandre nolet sur www.edilivre.com

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samedi 30 juillet 2022

Marie, boycottée du Nouveau Testament

Lorsque je me suis converti au christianisme, c'était pour me rapprocher des enseignements de jésus-christ. Mais comme je suis juif de naissance, je n'ai jamais cru que Résultat de recherche d'images pour "marie james tabor"jésus était dieu. Pour moi, Dieu est une chose, jésus en est une autre. Une conception qui m'a passablement éloigné des chrétiens, jusqu'à ce que je décide d'en savoir plus sur le jésus historique. Après avoir lu cet hiver un ouvrage sérieux sur sa vie, j'ai ouvert un autre ouvrage sur sa mère marie. Il est vraiment étonnant et détonant de tout ce qu'on lit généralement sur la religion chrétienne.

-Marie est toujours représentée comme la vierge éternelle qui a eu un enfant unique, jésus (yechoua en hébreu), paysanne, inculte, alors qu'en vérité elle était issue d'une famille de lignée royale davidique et de lignée sacerdotale de la tribu de lévi, ayant grandi dans la ville culturelle de sepphoris, proche du village de nazareth.


-Femme juive, elle a été mariée par ses parents à joseph, charpentier, et ils ont eu au moins huit enfants, dont jacques qui dirigea le mouvement de jésus après sa crucifixion. Jean le baptiste était le cousin de jésus.


-Les quatre Evangiles n'ont pas été écrites en personne par les apôtres jean, luc, marc et matthieu, mais par des auteurs anonymes, car situés entre 50 et 70 ans après le décès de jésus. Les apôtres et témoins oculaires étaient morts quand les Evangiles ont été rédigées.


-Paul, qui a grandi en turquie, a déformé le symbole de l'eucaristie, prétendant qu'il fallait "manger le corps du christ" en s'inspirant du culte paien de Mithra, alors qu'en réalité la consommation du sang est strictement interdite dans la Bible.


-Jésus christ était juif, son message était profondément et radicalement juif. Marie, sa mère, a évolué dans une époque où le messianisme kabbalistique était chose courante, les révoltes juives étant perçues par les empereurs romains comme des attentats à leur autorité politique car prônant la rédemption du peuple juif (et son indépendance ) dans le royaume de Dieu universel.


-Marie fut volontairement effacée au fil des siècles de la religion chrétienne, à cause de la misogynie de l'église et de sa volonté de nier l'origine juive du Nouveau Testament.


-Il existe un manuscrit dit "de source", comprenant les paroles originelles de jésus-christ : le didachè, texte grec retrouvé en 1873, datant du 1e siècle, où on y trouve le vrai sens de l'eucaristie, le vin représentant le roi david et le pain représentant la connaissance de dieu (comme le kiddouch du chabbat).


En plus du contenu archéologique qui fait l'effet d'une bombe, j'ai également apprécié le style d'écriture. L'auteur ( james tabor) parle un peu de son vécu en tant qu'archéologue, de son ressenti quand il découvre un texte, c'est émouvant et permet de se rendre compte de la puissance du passé.

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mercredi 27 juillet 2022

pub

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J'ai flashé sur cette publicité. Moi qui d'ordinaire suis plutôt hermétique au matracage publicitaire, là j'ai un véritable coup de coeur parce que l'image me fait rêver.
Nous sommes dans une société surpeuplée d'images. Je ne supporte plus ces écrans géants qui font mal aux yeux et déversent leurs messages subliminaux. Pour moi, la pubicité a pour unique objectif de vendre des produits en en présentant les vertus, or depuis quelques années le marketing joue au psy. J'ai horreur de ça, j'ai l'impression qu'on fouine dans ma tête pour y plonger de force des pensées qui ne sont pas les miennes. Pour moi, une bonne pub doit justement rester extérieure aux gens, tout en réussissant à fidéliser une clientèle : c'est l'art du commerce. Quand j'étais au lycée, j'ai passé un bac STT, spécialisé dans le marketing. Je n'avais aucune envie de continuer en BTS mais j'avais beaucoup aimé la créativité propre au monde de la publicité. Ce que je reproche au monde publicitaire d'aujourd'hui, c'est son hyperréalisme. ça me fout mal à l'aise. Voilà pourquoi j'ai immortalisé la pub pour le vin que j'ai reçue ce matin, elle me fait rêver sans que mon intimité soit bafouée.

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mardi 26 juillet 2022

i am gaga

J'aime bien lady gaga. Surtout depuis que j'ai appris qu'elle a été violée à l'âge de 19 ans, alternant crises de boulimie et anorexie depuis. J'ai été anorexique par le passé. Souvent, les gens me disent, en me dévisageant de haut en bas comme un morceau de viande : "woah, ce que tu es mince, canon le mec !".On veut me regarder quand je fais du sport, parce que ça fait fantasmer un mec qui transpire en dansant.
La danse est un sport , mais dans la tête de beaucoup de gens hélas, c'est un fantasme sexuel, le danseur est forcément sexy, il doit forcément s'allonger sur le lit en vue des fantasmes les plus crus. Et si on dit non ? Lady gaga a préféré se faire vomir, comme moi, plutôt que de dénoncer son agresseur. Pourquoi a t on aussi peur ? Pourquoi préfére t-on se faire vomir, maigrir, se punir, au lieu de prendre son courage à deux mains pour dénoncer son violeur ? Pourquoi se conforte-t-ton dans le mensonge, l'illusion et la peine sordide ? Lady gaga a parlé de son vécu traumatique pendant metoo, bravo. Elle a osé raconter son choc. Mais qu'est ce qu'une victime de viol, aux yeux des gens ? Une proie consentante, provocatrice? Immorale ?

humeur : bourré

 

 

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Visage de l'agressé (suite)

 

J'ai eu l'enquêteur au téléphone, il m'a informé du processus de plainte pour viol. Déjà que j'étais très tiède, maintenant je suis carrément froid. Apprendre que l'on me fera une expertise psychiatrique me rebute complètement. C'est dingue, on se fait violer et c'est la victime à qui on fait une analyse psychiatrique pour "voir s'il y a des dégâts dans la tête". Euh...moi qui suis devenu phobique social, non binaire et bipolaire  à cause de ça, on va m'accuser de paranoia et ça va se retourner contre moi, non merci ! J'en suis derechef au point de départ, je vais tout garder pour moi comme un secret empoisonné. C'est triste de se sentir acculé contre un mur quand on est victime de viol, on ne vous écoute que pour vous juger. Oui, les policiers sont formés pour faire face à ce genre de situations, mais il n'empêche que je me sens d'emblée sur le qui-vive. Evidemment que ça a  des conséquences psychiatriques quand on se fait violer plusieurs fois dans sa vie, on vit dans la peur. C'est la victime qu'on expertise mentalement, et pas l'agresseur...Lui a droit à un avocat, il faut qu'il y ait des "preuves", et moi on me fouine la tête pour voir si je n'invente rien et n'accuse pas à tort. Je suis écoeuré.

Je vais trinquer à la police française, tiens ! Tchin tchin !

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spectacle de danse

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Nous avons droit à quelques jours de repos pendant ce mois de juillet, étant donné que la pianiste avec qui je collabore fait des festivals. A l'origine, c'est une musicienne de jazz. Je suis content de ce duo, elle est sympathique et professionnelle. Il y a une bonne ambiance au sein de l'équipe, cela permet de ne pas angoisser. C'est la dernière ligne droite avant de faire la tournée cet automne. C'est un spectacle indépendant, la troupe est en harmonie au plan chorégraphique, je suis ravi des efforts fournis. Nous en sommes aux répétitions avec les costumes de scène. 

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lundi 25 juillet 2022

moi, cultivateur ?

Quand j'étais enfant, j'adorais le livre "candide" de voltaire avec le message selon lequel "le bonheur se cultive dans la terre". De cette époque, j'ai gardé un grand attachement pour le travail de la terre. Puis surtout, je me souviens de mes grands-parents siciliens qui faisaient leur huile d'olive, leur vin et leur jus de citron avec les produits de leur jardin. 
J'arrive à bien m'occuper des plantes en faisant des engrais naturels avec de l'ortie fraîche ou de l'amidon de mais, toutefois je suis moins doué pour les légumes. Je plante des graines de radis, de salades et ça ne donne ... rien. ça ne pousse pas. Voilà pourquoi ce matin j'ai eu l'agréable surprise de voir que  ... j'ai des pommes de terre !! Pas beaucoup certes, certaines étaient même pourries, mais quand même je suis content du résultat !

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vendredi 22 juillet 2022

seuls

dscforetA défaut de partir réellement en vacances, nous nous promenons souvent en forêt. J'ai toujours adoré la nature, elle m'est source d'apaisement et d'inspiration. Seulement, je me suis aperçu que je n'arrive plus en ce moment à ressentir ce bien-être sur un sentir forestier. Peut-être parce que les forêts que nous visitons sont déboisées comme des parcs, parfois il y a des cimétières d'arbres. S'il existait une pétition contre l'ONF qui assassine les fôrets au lieu d'en prendre soin, dans notre époque où l'écologie est la priorité absolue, je la signerais tout de suite !


Mais il y a plus : comme aurore est majeure, elle ne veut plus venir aussi souvent qu'avant en balade avec nous. Elle s'émancipe. Du coup, mon homme et moi nous retrouvons seuls. Ce n'est pas une mauvaise solitude, celle ponctuée de silences gênants de ceux qui n'ont rien à se raconter. C'est plutôt que nous retrouvons cette intimité qui était celle du début de notre relation, quand nous n'étions pas parents. Mais en même temps, vingt ans ont passé. Vingt ans qui font que je n'arrive pas à recouvrer le plaisir de jeunesse que j'avais en allant me promener en fôret. Je n'arrive plus à rêvasser, à me laisser inspirer, guider.


Mon homme et moi en profitons pour discuter, marcher en nous prenant la main quand on il n'y a personne. A montréal, personne ne nous disait rien quand on était publiquement un couple, les québecquois sont passablement indifférents à l'homosexualité. Mais ici, dès qu'on sort de paris pour aller en banlieue, on est rapidement dévisagés, c'est vraiment pénible. Du coup, on se cache un peu pour s'embrasser, se tenir par la taille et la main. Non qu'on ait honte, simplement on veut être tranquille.


Nous avons le projet de partir un week-end dans le même hôtel où nous sommes partis en amoureux, il y a bien longtemps, pour notre premier séjour en couple. J'ai terriblement besoin de me rapprocher de mon mari, de le toucher, lui parler, sentir sa présence, voir qu'il me regarde. Dès le début, ça a été ainsi, le besoin de me fondre en lui est presque une obsession. J'ai besoin d'être seul avec lui, que nous soyons seulement tous les deux.

 

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mardi 19 juillet 2022

ma famille

J'ai coupé les ponts avec mes parents. C'est probablement la meilleure décision que je pouvais prendre. La famille a toujours été un fardeau pour moi. A 14 ans, j'ai coupé les liens avec ma famille paternelle qui ne m'aimait pas. Mes parents ont pris la relève pour continuer ce mépris. Pendant longtemps, j'ai culpabilisé. Ce n'est qu'en partant vivre à montréal à 22 ans que j'ai pris de la distance et ai réalisé combien ils ne m'étaient pas chers du tout. Quand je suis parti, ils ont transformé ma chambre en bureau, en jetant par la même occasion mes livres. Le message était clair : "ne reviens pas, tu n'es pas le bienvenu". Ils ne sont même pas venus à mon mariage avec matthew. A défaut de pouvoir faire autrement, nous nous sommes revus quelques fois depuis que je suis de nouveau parisien, mais même s'il n'y a pas eu de grosses engueulades, il y a eu à chaque fois des prises de bec. On ne s'entend sur rien. Ils n'aiment rien chez moi, ni où j'habite, ni l'éducation que je donne à ma fille, ni ma façon de parler, ni mes fringues...


J'ai réalisé que le problème n'est pas seulement que je ne les supporte plus, mais qu'ils créent en moi une sorte de tremblement de terre intérieur. Ils ne savent pas faire autre chose que me rabaisser, m'humilier avec leurs sales réflexions, du coup quand je rentre chez moi je me sens complètement cassé, comme si le pilier sur lequel je m'appuyais vacillait. C'est tout mon être qui se sent brisé, mon courage, mes idées, mes projets. Mes parents n'ont jamais été des parents pour moi, mais des ados.

Beaucoup de gens m'ont jugé sur le fait que je me suis drogué, en me traitant d'irresponsable fini, mais la réalité était que je voulais oublier tout ce que les irresponsables me faisaient subir, qu'il s'agisse des violeurs ou de ces parents immatures et paresseux qui réagissent comme des gosses de 14 ans, toujours à insulter, mépriser, se croire mieux que tout le monde, ne s'intéresser à rien, ne parler que de leur nombril. J'ai perdu trop d'années à supporter leurs violences. C'est terminé. Je ne veux plus d'eux ni dans ma vie ni dans ma tête. Je veux être libre. Je suis contre le respect aveugle des parents, je pense qu'être parent est un titre qui se mérite. Avant, je ne voulais pas d'enfant car j'avais très peur de recommencer malgré moi ,avec eux, la chaîne violente et méprisante dont j'ai moi-même victime. Mes enfants, je les aime. Mon fils biologique, lorenzo, et ma fille adoptive, aurore. Ils sont très importants pour moi, mais pas non plus le point central de ma vie. Je pense qu'il ne faut pas s'attacher de trop à ses enfants, parce qu'ils prennent leur envol mentalement et physiquement. Mon seul pilier, c'est mon mari. Et je ne laisserai personne le démolir.

 

lorenzoMon fils m'a envoyé cette photo par webcam le mois dernier. Dix-huit ans déjà. Normalement, il va venir sur paris prochainement. J'ai hâte de le revoir,ça fait trois ans que je ne l'ai pas vu hors écran depuis le covid, je n'en peux plus d'attendre. On me dit souvent qu'il me ressemble beaucoup physiquement : même nez, même bouche, mêmes sourcils, mêmes oreilles, la même fossette au menton. Par contre, il a les yeux et les cheveux aussi foncés sur sa mère, ma bella monica. Et il n'est pas longiligne comme moi. Pour moi, ma famille se résume à mes enfants, mon mari, monica et mon frère. Plus d'une fois, on m'a accusé de n'avoir aucun esprit de famille : c'est faux. Quand je sais que je suis aimé et que j'aime aussi, je prends très facilement dans mes bras, je m'intéresse à la vie des miens, j'embrasse, je ris, je conseille, je discute longtemps, j'aime faire des activités avec eux (jardiner, promenades, cuisiner ...). La famille, c'est très important pour moi, depuis toujours. Je me sens béni d'avoir pu retrouver mes origines italiennes grâce à monica qui m'a donné mon très cher lorenzo. Dire que j'avais voulu qu'elle avorte, mon dieu, comme j'aurais eu tort de ne pas le connaître... Il ne semble pas attiré par la drogue. Il a une copine. Pareil pour aurore qui est en couple depuis plus d'un an, je suis heureux pour elle.La seule chose que je demande, c'est que mes enfants soient stables psychologiquement. Ils feront leurs erreurs, comprendront leurs leçons, je me mets en retrait mais je suis là s'ils ont besoin d'aide. Contrairement à mes propres parents, je ne laisserai jamais tomber mes enfants en ne me préoccupant que de ma gueule.

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lundi 18 juillet 2022

ma fille, bientôt illustratrice ?

Ma fille a eu son baccalauréat. Nous sommes heureux qu'elle envisage de continuer des études universitaires. Comme elle est passionnée de dessin, elle a choisi de s'inscrire en première année de licence d'arts plastiques à paris I. ça a l'air intéressant : philo de l'art, création artistique...

(Histoire des techniques / Histoire des arts et du design / Philosophie des arts et des techniques / Théories des images / Pratiques du projet / Communication visuelle / Pratiques graphiques / Infographie / Analyse des espaces / Espace et environnements / Anthropologie de l'espace / Initiation aux technologies multimédias et à l'open-source.)..

On dirait un mix entre les beaux-arts avant-gardistes et une formule traditionnelle.

Elle aimerait vraiment devenir illustratrice mais ça reste un boulot en freelance. Avec le diplôme qu'elle a choisi, on peut se tourner vers le graphisme, pour obtenir un boulot stable.

Quand nous étions en auvergne, elle a fait une illustration que j'aime beaucoup :

cimetiere

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le parc des covidés

Je viens de voir que dans une région de chine, les personnes atteintes du covid devront porter en public un bracelet à la cheville indiquant leur maladie. En france, dans un bar breton, on donne des bracelets aux clients contrôlés pour leur éviter de montrer le pass sanitaire. Je ne peux m'empêcher de faire la corrélation avec les lépreux. On stigmatise complètement les malades du covid, alors qu'il suffit tout simplement de prendre des précautions pour ne pas l'attraper. Il suffit de mettre le masque, de se laver, de mettre régulièrement du gel hydroalcoolque quand on est dehors, ne pas aller dans les endroits populeux. On ne peut pas vivre "normalement" depuis cette crise du covid qui ne finit pas, il faut s'adapter à la situation sanitaire.

A qui la faute ? A tous les irresponsables qui refusent de prendre des précautions d'hygiène. C'est une mentalité assassine.  Porter un bracelet pour identifier qui est malade ou non est une décision de dictateur. Il faudrait simplement que les gens cessent de sortir des idioties comme "on ne peut pas attraper le covid à l'extérieur" ou "on est vaccinés, on est complètement protégés". Le vaccin n'empêche pas du tout de tomber gravement malade du covid. De plus, si on est dehors , qu'on n'a pas de masque, que quelqu'un a nos côtés tousse ou éternue à cause du covid, eh bien on chope le covid.


Ce qui m'énerve, ce sont les statistiques douteuses, il y a une fois par semaine environ des soucis techniques avec 0 nouveaux cas pour faire baisser la moyenne générale.


Quoiqu'il en soit, mon mari et ma fille hésitent à partir un peu à montréal. Je sais qu'ils prendront leurs précautions, mais ça m'inquiète quand même de les voir partir alors qu'il y a autant de contaminations quotidiennes.

 

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dimanche 17 juillet 2022

Le visage de l'agressé

J'ai fait une pré-plainte en ligne pour signaler une agression sexuelle il y a trois ans. Je n'en ai jamais parlé à quiconque. C'était avec le producteur qui finançait mon spectacle.

Quand j'ai vu la possibilité de faire ce signalement sur internet, j'ai vraiment cru que ce serait une bonne idée, que je serai enfin libéré de ce fardeau. Qu'enfin, je pourrai porter plainte contre lui, et symboliquement contre tous les autres abus sexuels dont j'ai été la victime. Mais je crois que j'en suis incapable. Que j'en serai probablement toujours incapable. Je suis certainement d'une lâcheté crasse, mais absolument personne ne connaît mes pensées profondes en tant que personne agressée. Personne ne voit ces yeux où j'y ai lu de l'amusement quand j'ai dit que j'avais été abusé sexuellement, ces yeux qui me hantent et me hanteront toujours. Ce sont ces yeux-là qui m'empêchent de dormir.Ceux-là même qui m'ont encore réveillé à 2 heures de matin, après juste une heure de vague sommeil. Ces yeux où j'y lis de l'amusement parce qu'on imagine, avec un léger haussement de sourcils entendu, un gars en train de se faire sodomiser au lieu de se faire violer. Parce que ça fait sourire.


Personne ne sait combien mes sourires, mon énergie dissimulent en fait une grande détresse, des envies de disparaître pour de bon pour ne plus être harcelé par ces souvenirs.Combien je regrette à chaque fois que je m'en ouvre, que j'en parle. Combien je me sens sali à chaque fois que j'en parle. Comme un poison qui suppure. Parce que les autres ne comprennent pas ce que j'ai vécu, ce que j'ai enduré, pourquoi je suis si énervé parfois. Ils s'en foutent. Leurs mots sont si superficiels, en regard de la peur qui s'est insinuée en moi depuis tant d'années, de cette nausée qui me noue le ventre quand j'aborde le sujet.


Porter plainte n'est pas sans conséquences. Il ne suffit pas de se libérer d'un poids en allant au commissariat, il faut ensuite se replonger dans son histoire et aller au procès pour faire condamner aux Assises l'agresseur. Ce n'est pas l'envie qui m'en manque de le foutre en taule pour le mal qu'il m'a fait, pour que justice soit faite, mais je suis incapable de me dire que l'agresseur risque de me hair encore plus et s'en prendre ensuite à moi. Parce que persone ne me dit que j'ai été courageux d'encaisser tout ça, d'y survivre. Comment je fais, parfois, pour continuer à sourire, à rire, à me regarder dans une glace qui me renvoie ce visage d'agressé ? Grâce au déni. C'est lui, mon kit de survie qui me fait oublier ces yeux horribles qui s'amusent de ce qui m'est arrivé. Les yeux ne mentent pas, la bouche si. On peut prétendre me plaindre, dire que je suis une victime, les yeux s'amusent toujours à me représenter en train de me faire sodomier et pas violer. Parce que les deux se confondent dans la tête des hypocrites.


Le policier (ou la policière) que j'ai eu en ligne n'a pas eu un mot de déplacé. Il a été très correct. C'est lui qui m'a proposé de déposer une plainte, mais il pense en termes judiciaires alors que moi je pense en termes humains. Quand il a voulu me donner une liste d'associations d'aide aux victimes, j'ai refusé. Parce qu'une fois j'ai téléphoné à une de ces associations de prétendue aide, et on m'a traité sournoisement de menteur. On s'est permis de juger mon vécu et de le chiffonner comme un vulgaire mensonge.


A quoi bon aller à ce rendez-vous avec l'enquêteur ?


Cet entretien en ligne a peut-être été pire que tout, dans la mesure où je me suis pris en pleine gueule une réalité que je ne voulais pas admettre. J'ai fait un signalement pour dénoncer une tentative de viol. Mais quand j'ai raconté ce qui s'est passé ce jour-là, le policier a été très clair sur un point : "monsieur, le comportement de cet homme n'était pas normal, il s'agit d'un viol, c'est un crime." Un viol. Pas une tentative de viol comme j'ai voulu y croire. Le déni a fait son oeuvre de camouflage. Par survie, je pense. Mais savoir que juridiquement c'est du lourd, c'est du procès aux Assises pour que le violeur réponde de ses actes, me fait très peur. Une plainte n'est pas anonyme, on m'a dit souvent que des tas de victimes de viol qui ont dénoncé leurs agresseurs se sont après fait agresser par vengeance.
En plus, il est trop tard pour que je porte plainte contre celui qui m'a violé quand j'avais 18 ans : il y a prescription au-delà de 20 ans, il faudrait que je contacte le procureur de la république pour qu'il fasse une enquête. Galère...


Je suis peut-être lâche, sûrement, mais je tiens à préserver ma vie. Je ne tiens pas à me replonger dans cette histoire, dans toutes ces histoires d'abus sexuels, qui m'ont miné le moral pendant tant d'années. Je ne sais pas comment j'ai fait pour y survivre. Cette société patriarcale nous fait croire que ,quand on subit un viol, c'est plutôt en réalité quelqu'un qui nous plaît, qu'on lui envoie inconsciemment des messages sexuels. Il y a sans cesse la peur d'avoir honte, d'être montré du doigt comme menteur. On n'est pas défendu en tant que victime. On nous pousse à ne pas admettre cette réalité du viol en se disant que ce n'était pas une agression. Mais le corps, lui, sait, quand un attouchement prolongé devient un viol.

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samedi 16 juillet 2022

Soldes de non binaire

Cela fait plusieurs mois que je n'ai pas abordé ma non binéarité. Qu'en dire, aujourd'hui ? Cette sitation n'évolue ni dans un sens ou un autre, disons que j'ai des phases, des périodes pendant lesquelles je me sens homme et d'autres femme. J'ai acquis la conviction que ça ne partira jamais de moi, faut que je fasse avec. J'essaye de ne plus me rendre malade avec ce ressenti bigenre si étrange. Je m'étais même acheté des instruments bouddhistes pour équilibrer l'aspect masculin et l'aspect féminin de mon moi. En tout cas, pendant plusieurs mois je me suis senti homme. Du moins, je refoulais mes phases femme. Le problème, c'est que quand je refoule cet état de schizophrénie, ça ressort d'un coup, sans crier gare. C'est ce qui s'est passé avec les soldes. Rien de grave, mais c'est à ce genre de détails qu'on voit que je suis bigenre.

Depuis la crise du covid, j'ai la manie de changer de déco chez nous. Je redécore... tout. Même les wc lol. J'ai trouvé un siège de wc en velours qui permet de ne pas avoir mal dans le bassin quand on s'y assied. Eh oui, on n'y pense pas toujours mais moi qui ai des douleurs fréquentes dans le bas du dos, je peux dire que mes fesses apprécient la douceur du velours ... Sans parler du tapis épais et doux spécial "contour wc" pour poser avec soulagement ses pieds nus...J'ai aussi trouvé des robes de chaises. D'habitude, je vois ou des coussins moches de chaises, ou des housses qui camouflent seulement le dos. Or là, j'ai trouvé des housses longues bordeaux qui donnent un renouveau aux chaises un peu abîmées en les couvrant entièrement . Je rajoute un coussin, et hop, que du moelleux !En plus ça donne un style baroque que j'adore.


Je me suis aussi trouvé des équipements sportifs, en bénéficiant d'énormes promotions, 70 et 80 pour cent. Ce sont des petites choses en apparence anodines, mais qui en fait renforcent la musculature. Avec l'entraînement de danse ressortent mes anciennes douleurs au genou, aux chevilles et au bassin. J'ai donc opté pour un renforcement musculaire à base de gym. J'ai acheté un ballon de pilates de 75 cm de diamètre, qui me permet de retrouver ma souplesse. Je m'assieds dessus, roule de façon à ce que mon dos colle complètement au ballon tout en gardant les pieds au sol, ce qui assouplit les chevilles. Je reste ainsi 3 ou 4 secondes, les bras étendus sur le côté et me relève en croisant les bras. Ensuite, je me mets debout, roule en avant de manière à ce que mon ventre colle complètement sur le ballon, mes pieds sont déroulés, je reste une seconde maxi et reprends ma position debout très vite en gardant les jambes droites. C'est un formidable exercice d'équilibre et de concentration. ça paraît facile, mais une fois j'ai entendu un bruit, j'ai été déconcentré une seconde et ça a suffi pour que je glisse du balllon et tombe sur les genoux.Je me suis aussi trouvé un step. Je fais des mouvements basiques, mais c'est excellent pour là encore assouplir les chevilles. D'ailleurs, les danseurs se servent du step pour apprendre certains pas de danse comme le twist, le charleston ou les pas de liaison en danse classique. A tout ça, j'ai ajouté une petite haie qui me permet de faire rapidement les pas de côté, en me déhanchant sans me faire mal.


Pendant les soldes, j'ai eu également un gros, très gros, coup de coeur pour des pantalons faits par une créatrice, dans son atelier en alsace. L'un est effet cachemire avec motif fleuri, l'autre en tissu punto di roma, vert, très confortable et original. Vraiment, je ne supporte plus du tout de m'habiller comme tout le monde.


Bref, bref, voilà, avec toute cette gym, cette déco et ce tissu, bah je me sens pas toujours homme, hein ! Remarque, c'est l'avantage quand on est homosexuel , on peut se permettre d'avoir des activités et coups de coeur féminins, on trouve ça normal, "pour un pédé" !

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mercredi 13 juillet 2022

gérard depardieu est un monstre

Résultat de recherche d'images pour "monstre depardieu"J'ai toujours aimé gérard depardieu, je trouve son jeu d'acteur exceptionnel, il incarne à fond ses personnages. J'ai commencé à apprécier l'homme il y a quelques années. Il y a environ 8 ou 10 ans, j'étais venu en france voir mon frère. Comme je me lève à l'heure américaine, c'est à dire vers 5 heures, je regardais la télé. Et j'ai découvert une émission de cuisine que j'ai adorée. C'était avec gérard depardieu. Il disait qu'il avait déjà mangé de la baleine. Je l'ai trouvé loin d'être con. Je me souviens encore de sa phrase : "le soir, je me couche fatigué, parce que j'ai fait plein de choses dans ma journée". C'est tout à fait l'état d'esprit de ce livre.


"Monstre" est un recueil de pensées, un livre de coups de gueule. J'ai énormément apprécié le franc-parler de gérard. Il ne cherche pas à plaire, mais seulement à rester lui-même. Puis surtout, il a une sagesse de vie incroyable. Tout tourne autour du désir, du fait d'être vivant. D'une certaine manière, cela m'a fait un peu penser à une conception bouddhiste de l'existence. Seul le présent compte.


Il y parle de ces monstres magnifiques, de ces poètes qu'on ne trouve plus aujourd'hui. Il y dénonce la fausseté des relations humaines actuelles. Tout y passe, des hommes politiques à l'art en passant par internet, le vide des jeunes, le cinéma italien et son amour de la vie. Vraiment, je suis heureux d'avoir lu ce livre. C'est typiquement le genre d'ouvrage qui me fait évoluer, je ne ressors pas indemne de cette lecture. Il y a eu un écho entre ses pensées et les miennes. Comme lui, je suis un assoiffé d'humanité, dans toutes ses démesures.


Gérard depardieu, c'est avant tout un coeur de poète, une vision libre d'artiste, un monstre sacré (non pas du cinéma mais de la Vie). Un râleur qui a le sens critique aiguisé et surtout un coeur immense. J'ai adoré. Je recommande d'ailleurs ce livre à ceux qui désirent prendre du recul par rapport à notre société et changer de point de vue, prendre de la hauteur, grandir, réapprendre à aimer. Un ouvrage magnifiquement écrit.

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samedi 9 juillet 2022

le déni

Je voulais lire un ouvrage de michel onfray, par curiosité. Je me souviens qu'à l'époque où j'étais étudiant en philosophie, nous ne le considérions pas comme un vrai philosophe. Plus tard, je me suis dit que, peut-être, mon jugement avait été hâtif et surtout formaté par la mentalité sorbonnarde. Mais après avoir lu ce livre, franchement, Image d'une page de livre. Cliquez pour afficher l'aperçu.j'ai du mal à le voir comme un philosophe.


Ce livre est une sorte de touche-à-tout, bourré de digressions pas très enrichissantes...
Le thème du livre, par contre, est intéressant. C'est le personnage de don quichotte. Je me rappelle d'un débat que j'avais eu avec des étudiants. On se demandait s'il valait mieux lire d'abord un ouvrage et ensuite son commentaire, ou l'inverse. L'évidence, pour moi, était de lire d'abord de livre et ensuite le commentaire. Mais voilà qu'à 39 ans je lis le commentaire de don quichotte alors que je n'ai jamais lu ce roman de cervantès...


Don quichotte est le déni personnifié. Il croit à l'illusion, bien plus qu'au réel. Des moulins qui sont des géants, une paysanne qui pue l'ail devient une princesse ravissante... Don quichotte est un féru de romans de chevalerie et ses vertus chrétiennes. Cervantès, dont la vie elle-même reste énigmatique, s'amuse à inverser les valeurs du vrai et du faux, du réel et de l'illusion pour écrire un roman du genre Merveilleux, mais surtout une satire de l'Eglise à une époque où la religion chrétienne n'était pas du tout tolérante... Les accusations contre l'Eglise sont portées par un personnage volontairement fou. Sa drôlerie permet aux accusations d'être plus digestes par les lecteurs du 17e siècle. Cela permet aussi à cervantès de ne pas être inquiété par l'inquisition.


J'ai trouvé que michel onfray jouait au philosophe en parlant un peu de n'importe quoi : un coup de psychanalyse, un coup de nietzche, un coup de platon, un coup de logique, des allusions à kant... Je me souviens de mes cours de logique : je ne comprenais RIEN. C'est conceptuellement mathématique.


"Le principe de don quichotte qui nomme la déraison pure suppose la pulvérisation de la logique,du bon sens et du sens commun. Tout est vrai, donc le faux aussi. Le faux devient une modalité du vrai. "


"Voilà la logique de la folie : impossibilité de consentir à la vérité du vrai, affirmation de la relativité du vrai, allégation de la fausseté du vrai, conclusion de la vérité du faux et apotille avec l'assertion que seule est vraie l'affirmation que le vrai n'existe pas".


La logique a son humour de philosophe, n'est-ce pas ! De mes années de DEUG, je me souviens d'un prof qui nous avait assenés une vérité imparable et simple à retenir :
- on ne peut pas dire une chose et son contraire dans une même phrase
- la vérité, c'est dire quelque chose de compréhensible ; si on ne vous comprend pas, c'est que votre raisonnement ne va pas.
Exactement ce que ne fait pas don quichotte.


Ce livre est une analyse à contre-courant de l'habituelle analyse littéraire pleine de condescendance. Michel onfray , ce libertaire et athée assumé, a un ton clairement irrévencieux. Il n'hésite pas à relever les hontes, péchés de don quichotte et de sancho pança. J'ai trouvé drôle le passage graveleux où il est question du moment où sancho veut déféquer sans bruit... hélas c'est un échec malgré ses précautions, ce qui provoque des odeurs nauséabondes en ligne droite et perturbe don quichotte...Je crois que c'est le passage que j'ai le mieux retenu lol !


D'un point de vue plus personnel, ce thème m'a tout de même intéressé car avant on me traitait souvent de don quichotte. Autrement dit, on m'a accusé de déni du réel entre mes 12 ans et mes 21 ans. J'ai fui la réalité violente en lisant, en écrivant, par le sexe puis la drogue. Le déni, c'est une façon de survivre aux traumastismes du réel. Quand la vérité est trop douloureuse à surmonter, on ne la surmonte pas, on l'évite. C'est justement la conclusion de ce livre de michel onfray. Il n'a pas tort, c'est réel.

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